Message du Sabbat  © Tous Droits Réservés

Par Wade Cox Coordonnateur Général

29/9/30/120

Chers Amis

Beaucoup de nos jeunes s'inquiètent de l’obésité et de l’image de leur corps. La plupart ne comprend pas pourquoi ils deviennent si obèses, malgré leurs soucis pour leur poids et l'image de leur corps. Dans un interview récent, qui a été d'abord diffusé le 9 juillet 2007 sur le programme d’informations matinal national de la Commission de Radiodiffusion Australienne et, de nouveau le 3 décembre 2007, la raison fondamentale du problème nous est donnée. L'interview s’est passé entre le journaliste scientifique Norman Swan et le chercheur Américain Robert Lustig.

L'interview traite du problème par lequel la cause de l'épidémie de l'obésité est plus que simplement les calories que nous mangeons et le manque d'exercice. La cause réelle est une substance que les fabricants alimentaires utilisent à grande échelle.

La bande sonore peut être trouvée (en anglais seulement) à www.abc.net.au :

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Norman Swan a commencé en se référant à une théorie avec preuve scientifique à l’appui de la raison pour laquelle l'épidémie d'obésité est peut être pire qu’elle ne devrait l’être. Norman Swan a dit que : «l'industrie alimentaire, particulièrement aux États-Unis, déteste le message que vous êtes sur le point d'entendre et tandis que certaines pratiques industrielles mentionnées ne se font pas en Australie, comme vous le constaterez, certaines en fait le sont. La question vise à savoir s'il y a des substances dans notre nourriture qui nous rend encore plus gras que notre excès de calorie pourrait causer. La question est en fait, comment un glucide peut se comporter comme un gras diététique.»

La personne interviewée était le docteur Robert Lustig, Professeur d'Endocrinologie Pédiatrique à l'Université de Californie à San Francisco.

Docteur Lustig a dit : «je suis très intéressé avec ce qui s’est passé au cours des 30 dernières années qui ont fomenté cette épidémie d'obésité. Et évidemment, tout le monde dit eh bien, le problème c'est que vous mangez trop et vous ne faites pas assez d’exercices et évidemment c'est vrai. Mais la question est : qu’y a-t-il dans notre physiologie, qui permette cela de se produire ? Nous avons des mécanismes de rétroactions négatives incorporés qui sont supposés de nous arrêter de prendre trop de poids, mais il est évident qu’ils ne fonctionnent pas. La question qui a capté mon intérêt maintenant au cours des dix dernières années est celle-ci, à savoir, qu'est-ce qui bloque actuellement ce signal au cerveau pour dire à nos corps de manger moins et de faire plus d’exercice ? Il est évident qu’il y a quelque chose qui fait interférence.

Au cours de ces dix années, j'ai fait de nombreuses expériences sur des gens et je suis arrivé à la notion que ceci est actuellement une des fonctions principales de l’insuline, une hormone. La fonction de l'Insuline est de stocker l'énergie; la fonction de l'insuline ’est de vous faire prendre du poids. »

La fonction de l'Insuline est de transporter le sucre à partir du sang jusque dans les cellules.

Robert Lustig a dit au sujet de l'insuline : «Prenons un diabétique de la rue, avec un taux de glycémie de 300 – en terme Australien, ce serait probablement l’équivalent d’un taux de 15 environ. Nous leur donnons une injection d'insuline. Cela fait chuter son taux de glycémie à 100 – cela est environ 4 ou 5 - donc la question est : où est allé le sucre? Il s’est transformé en gras pour le stockage. C'est la fonction de l'insuline. La fonction de l'insuline est de prendre le sucre dans le sang et de le transformer en gras pour le stockage - plus d'insuline donc plus de gras. Or tous ces enfants qui se promènent en étant massivement obèses ont maintenant des taux d’insulines extraordinairement élevés. La question est : quand votre insuline est élevée et que vous stockez de l'énergie, vous produisez une autre hormone et cette hormone est appelée leptine. La leptine est sensée aller à votre cerveau et de lui dire que vous avez assez mangé.»

La leptine est produite par des cellules grasses et circule dans le sang. Elle se lie aux récepteurs spécifiques dans l'hypothalamus, la région du cerveau qui contrôle l'équilibre de l'énergie et est sensée faire cesser l’impulsion de manger. En plus, il élève aussi le ton d'une région de votre cerveau, appelé le système sympathique, qui est conçu en fait pour vous aider à brûler de l'énergie. Ainsi, en réduisant la consommation de nourriture et en augmentant la dépense d'énergie, vous êtes supposés rester en équilibre. Cependant, les enfants et les adultes d’aujourd'hui ne sont pas en équilibre. 

La question qui a été posée durant l'interview a alors été : est-ce que l'insuline serait actuellement en train d’interférer avec ce signal de la leptine ? Cette question a été examinée par Robert Lustig et son équipe. Elle a été démontrée par la suppression de l'insuline avec une drogue.

Lustig a pris des enfants qui, après avoir subi des tumeurs cérébrales, ont développé une obésité massive. Ces enfants avaient un tumeur dans la région du cerveau qui contrôle l'équilibre d'énergie, le plus commun étant appelé la pharyngite crânienne. Une fois que les enfants ont été traités, cette région du cerveau était alors morte et «ils ne peuvent pas voir la leptine». Quand la leptine ne peut pas être distinguée, le cerveau est en famine. Par conséquent, ce qu'il fait, c’est d'augmenter votre consommation alimentaire parce que vous devez manger plus, malgré qu'il y a une abondance de leptine. C’est comme si elle n'était pas là. Elle réduit aussi votre système nerveux sympathique. Cela cause en vous un sentiment de dépression et réduit le désir en vous de consommer de l'énergie, selon Robert Lustig.

Il a été signalé que la dépense d'énergie, la combustion d'énergie et la qualité de vie sont, en réalité, la même chose. Donc, tout ce qui fait augmenter votre dépense d'énergie, vous fait du bien. Tout ce qui fait réduire votre dépense d'énergie, comme par exemple l’hypothyroïdie, vous fait sentir "déprimé". Donc, quand vous ne pouvez pas voir votre leptine, votre cerveau pense que vous êtes affamés et vous vous sentez déprimés, vous ne voulez pas faire d’exercice et vous mangerez plus.

Les enfants avec des tumeurs au cerveau ont ensuite été utilisés pour voir si le cycle de rétroaction pouvait être modifié. On a donné aux enfants une drogue appelée Octreotide qui a réduit leurs niveaux d'insuline. Spontanément, ces jeunes enfants ont arrêté de manger et ont commencé à faire de l’exercice.

Il est devenu évident que l'insuline avait une influence sur le cerveau lui-même. En faisant diminuer l'insuline, au lieu que l'énergie qu'ils mangeaient soit forcée de se transformer en gras, l'énergie qu'ils mangeaient pouvaient maintenant être brûlée par les muscles et par le reste du corps. Ils se sentaient mieux à cause de cela.

Lustig a déclaré que, jusqu'à présent, toutes les expériences où on donnait de la leptine aux personnes obèses ont essentiellement échoué, à cause de ce qui est appelé la résistance à la leptine. Essentiellement, le corps ne peut pas voir sa propre leptine. Si elle pouvait reconnaître la leptine, la personne ne serait pas grasse. Il a été déclaré que : «La résistance à la leptine et l'obésité sont en réalité la même chose.» Donc la question était : «Qu’est-ce qui cause la résistance à la leptine; qu’est-ce qui cause votre incapacité de voir votre propre leptine ? » La raison chez les enfants ayant subi des tumeurs au cerveau, était que cette région du cerveau était morte. Lustig a alors demandé ce qui est évident : «la question est : qu'est-ce qui ne va pas avec le reste de nous tous ? »

L’étape suivante a été de diminuer l'insuline chez des personnes adultes autrement normales, saines mais obèses, en utilisant le même mécanisme. La réponse a été la même. L'équipe a été capable de les faire arrêter de manger. Ils ont immédiatement cessé de manger des glucides. Il est rapporté qu’ils sont passés d’une consommation de glucide de 900 calories par jour à 350 calories de glucide par jour. Il est rapporté qu’ils ont arrêté de grignoter entre les repas et ils ont arrêté de boire des boissons gazeuses.

L'interview dit que : «Ils n’ont pas été commandés de le faire, ils l'ont simplement fait, ils n'étaient pas obligés de le faire. Leur insuline s’est abaissée ;  ils se sentaient mieux ; ils ont commencé à faire de l’exercice et ils ont perdu du poids. Ils ont continué à faire de l’exercice et ont continué à perdre du poids.»

Il a été souligné par Robert Lustig que parmi toutes les drogues qui sont sur le marché aujourd'hui, elles causent toutes une certaine perte de poids mais ensuite, au quatrième mois, vous n’êtes désormais plus capables d’en perdre. Vous frappez un plateau négatif et vous ne pouvez pas en perdre plus. Et la raison que vous frappez ce plateau négatif est parce que votre leptine est finalement descendue à un point où votre cerveau est maintenant en famine.

Selon Lustig, la percée majeure semble être : «Quand nous avons diminué l'insuline, non seulement la leptine a-t-elle continué à baisser mais elle a continué à baisser davantage. Les sujets continuaient à perdre plus de poids . Ils continuaient à se sentir mieux et ils continuaient à faire de l’exercice. Ils ont été capables de ne pas atteindre de plateau négatif. Ils ont perdu encore plus de poids au cours de l'année.»

Norman Swan a alors posé une question clef : «Comment se fait-il alors que les drogues anti-diabétiques qui font cela efficacement, c’est-à-dire qu’elles réduisent la résistance à l’insuline et font baisser vos niveaux d'insuline - comment se fait-il qu'elles ne provoquent pas toujours une perte de poids mais certaines d'entre elles, au contraire, peuvent causer un gain de poids ? »

Robert Lustig a expliqué : ‘Cela dépend de la drogue administrée. En fait, Metformin est un sensibilisateur d' insuline. Il est vrai qu’elle diminue les niveaux d'insuline et nous avons démontré qu’elle est en réalité un très bon promoteur de perte de poids, particulièrement chez des enfants résistant à l'insuline. Si vous examinez les données pour les adultes, le résultat est relativement médiocre. La question est : pourquoi fonctionne-t-elle chez certains patients, pour causer une perte de poids et non chez d'autres ? Et il y a une réponse très compliquée. Je pense qu’elle est reliée au niveau de résistance à l'insuline que vous avez au moment que vous prenez le médicament.

Il y a certaines drogues anti-diabétiques nouvelle génération qui vous font prendre du poids. Elles sont appelées les glitazones. L’une est appelée ‘rosiglitazone’ ou ‘piaglitazone’. »

Le Docteur Lustig dit : «La raison qu'elles font prendre du poids, c’est parce qu'elles causent en réalité des pré-adipocytes, c’est-à-dire, des fibroblastes, qui ne sont pas eux-mêmes adipocytes encore...»

Robert Lustig dit qu'ils sont presque devenus des cellules souches adipocytes et qu’elles «causent en réalité une transformation en adipocytes, ce qui vous donne un plus grand réservoir pour stocker de l'énergie. Et quand cela se produit, vous pouvez actuellement dépenser de l'énergie plus efficacement et cela vous rend sensibles à l’insuline pour un certain temps. Seulement,  cela se produit aux dépends d'augmenter la capacité de stockage.»

Norman Swan a alors soulevé la question, à savoir, pourquoi les gens sont toujours à la recherche de drogues pour la perte de poids si tout ce que vous devez faire, c’est de diminuer l'insuline et que cette technologie existe pour le faire.

Docteur Lustig a répondu : «Malheureusement, ce n'est pas si facile. En fait, c'est très difficile. Ce n’est pas tout le monde qui a un désordre qui conduit à la résistance à l'insuline. Seulement 20 % des adultes environ ont le désordre appelé l'hypersécrétion d'insuline qui répondent bien à cette drogue appelée Octreotide. 80 % sont résistants à l'insuline et Octreotide ne fonctionne pas du tout pour eux. Metformin fonctionnera pour eux, mais seulement jusqu’à un certain point, parce que ce n'est pas non plus la drogue parfaite et elle a d'autres effets secondaires.»

Norman Swan a souligné qu'il y avait une chose, hors des médicaments, qui fonctionne. C’est l'exercice physique, particulièrement l'exercice de musculation, pour développer vos muscles.

Robert Lustig acquiesça et dit que l'exercice physique est le meilleur traitement. «La question est pourquoi l’exercice fonctionne-t-il pour l'obésité ? Est-ce parce qu'il brûle des calories ? Cela est absurde. Vingt minutes de jogging équivaut à un biscuit aux pépites de chocolat. C’est évident, vous ne pourrez pas y arriver. Un Big Mac exige trois heures d'exercice vigoureux pour s’en débarrasser. Ce n'est pas pour cette raison que l'exercice est important. L'exercice physique est important pour trois raisons à part du fait qu'il brûle des calories.

La première raison est qu’il augmente la sensibilité à l'insuline des muscles ou autrement dit, il rend vos muscles plus sensibles à l'insuline, donc votre pancréas en produit moins et par conséquent, vos niveaux peuvent chuter. Donc, il y a moins d'insuline dans votre sang pour transformer le sucre en gras. C'est probablement la raison principale que l'exercice physique est important. » Lustig  dit qu'il était totalement en faveur.

La deuxième raison pour laquelle l'exercice physique est important est qu’il est l’unique et le meilleur traitement pour diminuer votre cortisol. Le cortisol est votre hormone de stress. C'est l'hormone qui monte quand vous êtes extrêmement stressés. C'est l'hormone qui cause essentiellement la déposition de gras viscéral, qui est un mauvais gras, et il a été relié au syndrome métabolique. Ainsi, en réduisant votre cortisol, vous réduisez en réalité la quantité de gras déposé et aussi la consommation d’aliments. Pour une raison ou une autres, les gens pensent que l'exercice augmente la consommation alimentaire. Ce n’est pas le cas – il réduit plutôt la consommation alimentaire.

Robert Lustig a alors démontré un point important. Il dit : ‘La troisième raison pour laquelle l'exercice est important, qui n'est pas en fait bien connue, mais que je tente présentement de l'évaluer, c’est qu'en réalité, il aide à désintoxiquer un sucre, à savoir, le fructose. Le fructose est en réalité une hépato-toxine. Maintenant, le fructose est le sucre provenant des fruits mais nous ne sommes pas faits pour consommer tant de fructose. Notre consommation de fructose est passée de moins d’une demie livre par année en 1970 jusqu’à 56 livres par année en 2003 ‘ (emphase ajoutée).

Ceci a été le moment où l'interview a bifurqué pour identifier la cause réelle de l'épidémie d'obésité et ce qui est le fructose, une hépato-toxine. Il se retrouve maintenant dans tout et aux États-Unis, vous ne pouvez pas l’éviter parce qu’il est placé dans tout, aussi bien dans les pains de hamburger que dans une grande variété de produits alimentaires qui n'ont jamais été conçus pour être mangés avec de tels édulcorants. Comme nous le verrons, cela est délibéré et mortel.

Norman Swan a fait remarqué par exemple que c'était le sucre dominant dans ces soi-disant confitures sans sucre, ces soi-disant confitures de fruit naturelles .

Docteur Lustig était d’accord. Il a dit que, «À l'origine, il était utilisé parce que, puisqu'il n'est pas régularisé par l'insuline, on a pensé que c’était le sucre parfait pour les diabétiques et donc, il a été introduit comme tel. Ensuite, bien sûr, le sirop de maïs à haute teneur en fructose est arrivé sur le marché après qu’il fut inventé au Japon en 1966. En 1975, il a commencé à s’infiltrer dans les produits alimentaires Américains. En 1980, les compagnies de boissons gazeuses ont commencé à l'introduire dans leurs boissons gazeuses et vous pouvez actuellement tracer la prévalence de l'obésité chez les enfants et sa hausse, à l’année 1980 où ce changement a été fait.»

Il a été identifié que le problème n'était pas les calories, mais le fait que le seul organe dans le corps qui est capable de recevoir le fructose est le foie - et souvenez-vous, le docteur Lustig l'a identifié comme étant une toxine du foie ou une hépato-toxine.

Robert Lustig a dit : «Le glucose qui est le sucre standard, peut être absorbé par tous les organes dans le corps. Seulement 20 % de la charge de glucose arrive à votre foie. Donc, prenons comme exemple 120 calories de glucose, (deux tranches de pain blanc) : seulement 24 de ces 120 calories seront métabolisées par le foie, le reste sera métabolisé par vos muscles, votre cerveau, vos reins, votre cœur etc. et ce, directement, sans intermédiaire. Maintenant, prenons 120 calories de jus d'orange. Ce sont les mêmes 120 calories, mais maintenant, 60 de ces calories sont du fructose parce que le fructose est moitié saccharose et le saccharose  est ce qui se trouve dans le jus d'orange. Donc, ce sera tout le fructose, c'est-à-dire 60 calories, plus 20 % du glucose, donc ce sera un autre 12 calories des 60 - autrement dit, ce sera 72 calories des 120 calories qui frappera le foie, ce qui est trois fois le substrat comparativement à lorsque c'était juste le glucose seulement.

Cette quantité de substrat supplémentaire qui est envoyé à votre foie lui fait subir de très mauvaises choses.»

Norman a mis en évidence l'importance du Rapport de Santé spécial à la Radio Nationale ABC comme étant, «Comment les fabricants d'aliments, en ajoutant du fructose à nos produits alimentaires, soit du sirop de maïs comme aux États-Unis ou soit du saccharose ajouté comme en Australie, pourraient actuellement, être en train de rendre l'épidémie d'obésité encore pire, en commençant par des dommages à nos cellules du foie, les hépatocytes.»

Le Docteur Lustig a ensuite souligné comment le fructose, durant son cycle, augmente actuellement l'acide urique. L’acide urique cause la goutte. Ainsi, les enfants sont exposés à de hauts niveaux d'acide urique et sont ainsi enclins à la goutte plus tard durant leur vie et à des dommages aux os pendant l'exercice physique en stockant cet acide urique.

Robert Lustig dit : «La première chose qu'il accomplit est d’augmenter l'épuisement du phosphate de l’hépatocyte qui finalement cause une augmentation de l'acide urique. L'acide urique est un inhibiteur d'oxyde nitrique. L'oxyde nitrique est votre réducteur naturel de tension artérielle. Et donc le fructose est clairement reconnu comme causant l'hypertension.»

Norman Swan a alors expliqué : l'Hypertension est une tension artérielle élevée, donc, dès que le foie est appauvri du phosphate, la réaction en aval [d'hypertension] se produit.

Robert Lustig acquiesça et a dit : «Quand vous avez un excès d'acide urique, vous allez vous retrouver avec une tension artérielle plus élevée. Nous avons actuellement des données provenant de l'étude NHANES en Amérique – the National Health and Nutritional Examination Survey in America (Enquête d’Examen Nutritionelle et de Santé Nationale d'Amérique) - qui montre qu’effectivement les jeunes enfants les plus obèses souffrant d’hypertension produisent plus d'acide urique et ont un pourcentage plus élevé de leurs calories provenant du fructose.»

Finalement, ils souffriront sérieusement de la goutte.

Le point crucial est arrivé dans l'interview lorsque Norman Swan a dit : «Alors, vous êtes en train de dire que malgré que nous mangeons évidemment trop, nous mangeons passivement trop des mauvaises choses, et que l'industrie alimentaire met des substances qui activent l'épidémie ? »

Robert Lustig a répondu : «Absolument! Nous sommes en train d’être empoisonnés à mort. C'est une déclaration très forte mais je crois que nous pouvons l’appuyer avec une preuve scientifique très claire.»

Ils étaient tous deux d’accord sur l’existence d’une preuve scientifique évidente de la voie pathologique du fructose dans le foie.

Robert Lustig dit : «Il y a une preuve scientifique évidente de trois choses faites par le fructose qui sont particulièrement mauvaises dans le foie. La première est cette voie pathologique de l’acide urique que je viens tout juste de mentionner. La deuxième est que le fructose amorce ce que l'on appelle novo lipogenesis .... qui est la production excessive de gras et ainsi, les VLDL (les lipoprotéines à très basse densité) sont finalement produites quand vous consommez une telle quantité de fructose d’une manière que le glucose ne fait pas et cela mène à l’hyperlipidémie» (la mauvaise forme de cholestérol).

La dernière chose que le fructose effectue dans le foie, c’est de produire une enzyme appelée ‘Junk one’ (déchet). Selon Robert Lustig, les investigateurs à la Faculté de médecine de Harvard ont démontré ‘Junk one’ comme étant la voie métabolique de l'inflammation. Quand ‘Junk one’ est produite, le récepteur d'insuline dans votre foie arrête de fonctionner. Il dit : « Il est phosphorylé au point qu’il est rendu essentiellement inactif. C’est appelé la phosphorylation du sérum et quand votre récepteur d'insuline ne fonctionne pas dans votre foie, cela signifie que vos niveaux d'insuline partout dans votre corps doivent augmenter. Et quand cela arrive, essentiellement, vous allez interférer avec le métabolisme cérébral normal du signal d'insuline, qui fait partie de ce phénomène de leptine que j'ai mentionné auparavant. Cela va aussi faire augmenter la quantité d'insuline à l'adipocyte, stockant plus d'énergie. Et en mettant tout ça ensemble, essentiellement, vous avez un système proactif d'insuline élevée, une plus grande quantité de gras de foie, une déposition de gras au foie, une plus grande inflammation - vous aboutissez avec la maladie du foie gras non-alcoolique. Vous aboutissez avec l’incapacité de voir votre leptine et donc vous consommez plus de fructose et vous avez maintenant un cycle vicieux hors de contrôle. »

Robert Lustig a fait un point très important lorsqu’il a dit que le fructose, à cause de la façon qu’il est métabolisé, est actuellement en train d’endommager votre foie de la même manière que le fait l'alcool. En fait, c'est exactement la même voie pathologique. Il a dit que le fructose est comme l'alcool sans l’euphorie.

Norman Swan dit alors : «Donc, ceci est la maladie du foie gras relié à l'obésité dont parlent les gens?» Robert Lustig acquiesça et Norman dit : «Certains disent, ‘ j'ai entendu des experts d'obésité dire qu'il est surprenant, qu'avec toute la disponibilité de nourriture, que nous ne sommes pas plus gras ’. En d'autres mots, c’est surprenant que nous sommes en train de contrôler notre appétit tout de même relativement bien, étant donné le fait que nous avons probablement été conçus pour manger tout ce qui bouge et il y en a plein partout autour de nous, pourquoi donc ne sommes-nous pas plus gras ? La question n'est pas autant pourquoi y a-t-il une épidémie d'obésité, mais plutôt pourquoi n’est-elle pas plus grave ; c’est ce que les gens disent. Par conséquent, vous n’êtes pas poussés à postuler le fructose. C'est tout simplement le fait que nous avons évolué dans la Savane pour manger en périodes d'abondance. »

Robert Lustig répondit : «j'ai entendu ces mêmes préoccupations que vous connaissez, c’est-à-dire, pourquoi, si nous avons tant de calories, ne sommes-nous pas plus gras ? Eh Bien, il y a quelques raisons pour lesquelles il en est ainsi. Je voudrais mentionner que l'industrie alimentaire Américaine produit 3,900 calories par personne par jour. Nous pouvons seulement manger 1,800 calories par personne par jour. En d'autres mots, l'industrie alimentaire Américaine produit le double de la quantité d'aliments que nous pouvons en réalité utiliser. Qui mange le reste ? C’est nous, grâce à ce mécanisme. Ils le savent actuellement en mettant du fructose dans les produits alimentaires que nous mangeons, comme par exemple les bretzels. Pourquoi avons-nous besoin de fructose dans des bretzels, pourquoi avons-nous besoin de fructose dans les pains de hamburger ? »

Norman Swan a alors posé la grande question : «Suggérez-vous ici une conspiration de fructose, de la même manière que l'industrie de tabac avait une conspiration concernant la nicotine ? »

Robert Lustig répondit : «Bien, je ne peux pas l'appeler intrinsèquement une conspiration. Je sais avec certitude comme ils les savent, qu'ils en vendent davantage quand ils y ajoutent le fructose. C'est pourquoi il est mis dans les aliments, autrement, pourquoi serait-il là ? Savent-ils que c'est actuellement nuisible ? C'est ce que je ne sais pas. Il n'y a aucune preuve flagrante. En fin de compte, nous avons trouvé la preuve flagrante pour la cigarette; vous savez, nous avons trouvé les documents. Je ne suis pas prêt à dire la même chose des compagnies d'alimentation. Je ne sais pas s'ils savent qu'ils sont en train de nous faire du mal. Cependant, ils savent très certainement qu'ils vendent davantage et cela coïncide temporairement avec l'apparition du fructose ajouté à notre régime.»

Norman Swan souligna que : «Et bien sûr, vous pourriez argumenter que c’est en train d’augmenter, parce qu'ils réagissent au marché et ils ont des produits sans sucre, sans gras, etc.» ; auquel le docteur Lustig  répondit : «Mais, en fait, les produits ”sans gras n'aident pas. Au minimum, on peut avancer qu’à mesure que la teneur en matières grasses de nos produits alimentaires a diminué - et c’est un fait qu’elle a diminué, plus précisément, elle est passé de 40 % jusqu’à 30 %, - en réalité, la prévalence de l'obésité a augmenté. Donc, ce n'est pas la réponse. »

Le problème a alors été identifié.

Norman Swan dit : «La raison est qu'ils y ajoutent des glucides et des sucres pour remplacer les matières  grasses».

Robert Lustig répondit : «Absolument. En fait, les matières grasses n’élèvent pas votre insuline mais le sucre le fait certainement. Et on a fait la promotion du fructose ... parce qu'après tout, il n’élève pas votre insuline de façon directe, parce qu'il n'y a aucun récepteur de fructose sur vos cellules bêta dans votre pancréas. Donc, les gens affirment : bon alors, il n’élève pas votre insuline. Mais en fait, il le fait, parce que c'est un effet chronique, pas un effet aigu. Cela n’a rien à voir avec un seul repas de fructose. Cela concerne une année entière de consommation de repas de fructose, ou une vie entière à consommer des repas de fructose, parce que, à mesure que vous devenez résistants à l'insuline – ce que fait clairement le fructose et ce qui a été prouvé par plusieurs chercheurs, pas seulement moi – cela cause une interférence avec le signal de leptine qui vous incite à mangez plus. »

L'interview a souligné que la résistance à l'insuline augmente vos niveaux d'insuline parce que votre pancréas pompe encore davantage pour activer l'insuline, d'autant plus que votre foie n'y répond pas à cause de l'effet sur la phosphorylation du sérum du récepteur d'insuline. Donc, cela vous fait produire une encore plus grande quantité d'insuline, qui interfère avec votre leptine, qui vous fait manger plus - et le cycle continue hors de contrôle.

Aucune expérience n'a encore été faite sur une alimentation sans fructose mais le docteur Lustig a dit qu'il essaye de le faire en conjonction avec la Fondation Atkins en Amérique afin de répondre directement à la question.

L'ingrédient à éviter est identifié comme étant le sirop de maïs à haute teneur en fructose. La vérité dans l’étiquetage des ingrédients est importante à ce sujet. Les boissons gazeuses en Australie contiennent de la saccharose qui est à moitié de fructose.

Le sirop de maïs à haute teneur en fructose est soit 42 % soit 55 % de fructose, le reste est du glucose. Eh bien, la saccharose est 50 % de fructose et le reste est du glucose. En fait, le sirop de maïs à haute teneur en fructose et la saccharose sont également problématiques selon Robert Lustig.

Norman Swan dit que c'est essentiellement du sucre de table. Robert Lustig acquiesça et dit que nous n'avons pas été conçus pour manger toute cette quantité de sucre. Nous sommes supposés manger nos glucides, plus particulièrement notre fructose avec une haute teneur en fibres. La vérité est que nous avons des sacs de sucres de 45 kg qui entrent dans les gâteaux et les beignes.

Norman Swan dit : «Donc, nous n’avons pas besoin d‘être obsédés par les sucres fruitiers. C'est le sucre lui-même, la saccharose.»

Robert Lustig acquiesça : «Absolument, c'est le sucre en général. Donc les gens vont dire, ' Oh, cela signifie-t-il que je ne peux plus manger de fruits ? ' Non. Prenons comme exemple, l’orange. Une orange a 20 calories, dont 10 sont du fructose et elle a une haute teneur en fibres. Un verre de jus d'orange contient 120 calories. Ce verre de jus d'orange équivaut à 6 oranges et il n'y a aucune fibre. Dites-moi ce qui est mieux pour vous ? Je vous en prie donc, mangez le fruit, mais ne buvez pas que son jus. Le jus fait partie du problème et il y a une abondance de données, pas seulement les miennes. Miles Faith avait un article dans la Pédiatrie, en décembre 2006, montrant que chez les bambins vivant en quartiers déshérités de Harlem, à New York, le nombre de portions de jus  consommés corrélaient avec le degré d’augmentation de l’IMC (indice de masse corporel).»

L'interview s’est alors tourné à la discussion de l'index glycémique. L'Université de Sydney a ouvert la voie en matière de l'index glycémique qui est basé sur l'idée qu'il y a certains aliments qui, en fait, augmentent très rapidement votre glycémie et d’autres qui sont lents. Ils pensent que ce n’est pas terriblement important de quel  type de sucre il est question et que cela dépend seulement de la vitesse avec laquelle votre insuline augmente.

Ce que nous voyons ici, c’est que l'index glycémique n’est que la moitié de l'histoire; l'autre moitié de l'histoire, c’est les fibres.

Docteur Lustig a expliqué le problème par rapport aux carottes. «Les carottes sont très élevées sur l’index glycémique. Quelle est la définition de l'index glycémique ? C’est le niveau auquel votre glycémie s’élève si vous mangez 50 grammes de glucides d’une nourriture en question, cela est l'index glycémique. Ainsi, si vous mangez 50 grammes de glucides de carottes, votre glycémie s’élève beaucoup et donc, ce serait considéré comme un aliment élevé sur l’index glycémique. Le fructose est un aliment bas sur l’index glycémique parce que le fructose ne stimule pas l'insuline; c'est rempli de calories mais qui ne stimulent pas l'insuline. Donc, en fait une boisson gazeuse a un index glycémique de 53, ce qui est bas. Donc vous diriez, ' Oh, un instant s’il vous plaît, donc les carottes sont nuisibles pour vous tandis qu’une boisson gazeuse est bonne pour vous ? ' C’est parce que l'index glycémique n'est pas toute l'histoire. En fait, ce dont vous voulez vraiment discuter, c’est d’un concept apparenté, appelé la charge glycémique.»

Il a alors continué en expliquant ce qu’est la charge glycémique.

«La charge glycémique est l'index glycémique multiplié par la quantité d'aliment que vous devriez réellement manger pour obtenir 50 grammes de glucides. Donc, en carottes, vous devriez manger un camion rempli pour l'atteindre. Mais cela est impossible, vous ne pourrez pas y arriver, donc en réalité, les carottes, bien qu'elles soient élevées sur l’index glycémique, elles sont en fait basse en charge glycémique. Les carottes sont excellentes. Il n'y a rien de nuisible dans les carottes. D'autre part, quant au fructose dans une boisson gazeuse, je t’assure que c’est très nuisible mais vous ne le verriez pas seulement en regardant l’index glycémique.»

C'est évident, suite à la discussion, que la clef est l'index glycémique combiné aux fibres. Ce sont les fibres qui transforment n'importe quelle nourriture en aliment ayant une basse charge glycémique. La solution clef, c’est que nous devrions manger nos glucides avec des fibres. Mangez une orange entière mais ne faites pas que boire son jus extrait. Ne mangez pas d’aliments faits par procédés agroalimentaires. Par exemple, le blé de procédés est blanc. Le son naturel en est retiré, ce qui est la fibre. C'est la partie profitable que nous devrions actuellement manger.

En discutant du problème de la raison pour laquelle les Asiatiques mangent des glucides et restent toujours minces, il est identifié que le problème clef est le fructose qui est généralement absent dans les régimes Japonais et Asiatiques. Le fructose, qui n'est pas vraiment un glucide, provoque une production de gras dans le foie. Il se comporte en tant qu’un gras dans le foie. Il ne stimule pas l'insuline comme une matière grasse et provoque la novo lipogénèse ou la production de gras dans le foie. L'alcool agit aussi comme une matière grasse.

La discussion n'a pas traité du fait que l’alcool dans la consommation de vin est la raison pour laquelle les Français peuvent manger deux fois plus de matières grasses que les Américains et ne pas devenir obèses, étant donné que le vin aide à maintenir l'équilibre dans le corps. Les Américains ne consomment habituellement pas leur alcool en tant que vin et donc les résultats sont déformés dans les études Américaines. 

Les soi-disant régimes pauvres en matières grasses ont augmenté aux États-Unis et de plus en plus, les systèmes Britanniques et Australiens sont sans goût et donc ils ajoutent du fructose. Donc, cela devient un régime à haute teneur en gras à cause de la façon que le fructose agit.

Ainsi, c'est un fait que les régimes Asiatiques avec beaucoup de glucides et une haute teneur  en fibres, sont excellents.

En ayant inventé le fructose en 1966 et en l’ayant infligé aux Américains, les Japonais ont récemment ajouté du fructose à leur régime et l'obésité infantile a doublé au Japon au cours des dix dernières années à cause du fructose et aussi parce qu'ils mangent maintenant comme les Américains. Le régime adulte n'a pas changé et leur taux d'obésité est stable.

En 1978, la US Federal Trade Commission (la Commission de Commerce Fédéral Américaine) a consacré une audition entière au congrès sur le marketing et la publicité destinés aux enfants. Les compagnies d'alimentation ont en réalité fait pression contre le congrès pour la décommander. Lustig dit qu'ils savaient pourquoi. Ils savaient ce qu'ils faisaient à ce moment-là et ils le feront encore parce que ce n'est pas dans leur meilleur intérêt. Lustig dit simplement qu'ils ne pourraient pas augmenter leurs profits de 5 % par an s'ils ne faisaient pas de publicité et de mise en marché pour les enfants.

Il faut que l’industrie alimentaire Américaine soit conduite par la science et non pas par les groupes de pression comme c'est le cas à présent. L'industrie du tabac a prouvé une chose et c'est que vous ne pouvez pas avoir confiance aux systèmes corporatifs aux États-Unis ou en Australie pour régir sa propre politique sur la science et le souci pour la santé. Cela s'est aussi étendu à l'industrie de la construction dans l'utilisation de l'amiante. C'est un fait connu que les directeurs des compagnies d'amiante connaissaient les dangers s’y rattachant et ils ont continué à en fabriquer et à utiliser le produit tout en sachant qu’il était fortement cancérigène. On ne peut pas avoir confiance à l’agence Food and Drug Administration (agence gouvernementale américaine de contrôle des aliments et des médicaments) pour se régir selon la science seulement.

Ce qu’il nous faut, c’est une loi avec des dents qui peut poursuivre les directeurs des compagnies qui produisent sciemment des produits qui sont dangereux pour la santé des consommateurs. La International Obesity Task Force (L'Équipe spéciale Internationale contre l’obésité) a produit en octobre 2006 les Principes de Sydney à la conférence à Sydney. Les objectifs sont d’éliminer toute publicité et tout marketing aux enfants. Environ 52 ministres de santé des pays européens se sont assemblés à Istanbul sous l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) en août 2006 et ils ont reconnu que le marketing aux enfants doit cesser, mais cela a été ignoré en Amérique et particulièrement aux États-Unis. Le peuple des États-Unis doit prendre des mesures pour forcer les législateurs à mettre en vigueur des lois responsables pour protéger la santé de la nation contre son exploitation par ses propres entreprises.

C’est aussi le cas en Australie et les attentes du gouvernement Fédéral, jusqu'à présent, ont été extrêmement naïves. À moins qu'il n'y ait de législation claire et punitive contre les biens personnels des directeurs des compagnies et les compagnies elles-mêmes, on ne peut pas faire confiance aux compagnies pour se surveiller elles-mêmes.

C'est la responsabilité des parents de contrôler les régimes alimentaires de leurs enfants. La publicité destinée aux enfants doit être arrêtée et l’ajout de fructose aux produits alimentaires doit aussi être arrêté. Qui a besoin du fructose ou du sucre de n’importe quel sorte dans un pain de hamburger ou dans une boîte de haricots cuits ? J'ai dû voyager de Kansas-City jusqu’à Leavenworth pour me procurer une boîte de haricots cuits sans sucre - importé du Royaume-Uni avec d'autres articles de l'Australie au magasin appelé ‘The Queen’s Pantry (Le Garde-Manger de la Reine) étant donné qu’il n'y avait même pas un seul supermarché à Kansas-City qui vendait une boîte de haricots cuits sans sucre.

Prenons contrôle de nos régimes alimentaires et faisons pression pour le contrôle de ces compagnies qui tuent  secrètement.

Wade Cox

Coordonnateur Général

L’Interview par Norman Swan avec le docteur Robert Lustig, Professeur d'Endocrinologie Pédiatrique à l'Université de Californie, San Francisco était basé sur les références suivantes (en anglais seulement):

Robert H. Lustig, Childhood obesity: behavioral aberration or biochemical drive? Reinterpreting the First Law of Thermodynamics. Nature Clinical Practice, Endocrinology & Metabolism Review, August 2006; 2; 8:447-457

Robert H Lustig, MD, The 'Skinny' on Childhood Obesity: How Our Western Environment Starves Kids' Brains. Pediatric Annals, November 2006; 35; 12:899-907

Elvira Isganaitis, Robert H. Lustig, Fast Food, Central Nervous System Insulin Resistance, and Obesity. Arterioscler Thromb Vasc Biol. 2005; 25:2451-2462