Sabbat 18/3/27/120
Chers amis,
Ce Sabbat, il est approprié d'écrire à propos d'une vue erronée qui a été mise en avant dans les Églises de Dieu et qui est venue du Protestantisme postérieur. Elle est basée sur la contrefaçon d'Actes 15 dans le Receptus et elle attaque la Loi de Dieu.
Comme la plupart d'entre nous le savons, le texte d'Actes 15 traite du débat de la Circoncision dans l'Église auquel a participé Pierre et les autres disciples et anciens. Il avait rapport à la circoncision et aux rituels de purification que les Pharisiens avaient introduits. À cette conférence, il a été rendu évident que les Païens (Nations), qui venaient à l'Église, avaient de sérieux problèmes en rapport à la circoncision des mâles adultes et, comme plusieurs étaient des esclaves, le problème était aggravé. En effet, on ne permettait pas de se livrer impunément à des attouchements (de là, circoncire) sur l'esclave d'un autre homme. Le texte d'Actes 15 décrit les problèmes et la résolution de la question.
La position doctrinale correcte, telle qu'elle a été appliquée dans l'Église, a été publiée dans l'étude La Purification et la Circoncision [251]. Le problème a surgi, parce que certaines personnes en Judée, peut-être certains des sacrificateurs mentionnés dans Actes 6:7, sont allés dans les églises en Asie Mineure et ont fait des remontrances aux gens en exigeant qu'ils soient circoncis, sinon ils ne pouvaient pas être sauvés. Paul et Barnabas ont eu un débat avec eux, puis, accompagnés d'un groupe, ils sont allés à Jérusalem pour débattre cette question avec les apôtres et les anciens. Ils sont venus via la route de la côte jusqu'à Césarée, à travers la Phénicie et la Samarie, et ils ont proclamé l'extension du salut aux Païens et les frères se sont réjouis.
À Jérusalem, des membres convertis du parti des Pharisiens se sont levés et ont demandé que les Païens soient circoncis et observent la Loi de Moïse. L'Église a considéré cette question et Pierre s'est levé et a dit :
''Hommes frères, vous savez que dès longtemps Dieu a fait un choix parmi vous, afin que, par ma bouche, les païens entendissent la parole de l'Évangile et qu'ils crussent. Et Dieu, qui connaît les cours, leur a rendu témoignage, en leur donnant le Saint Esprit comme à nous; il n'a fait aucune différence entre nous et eux, ayant purifié leurs cours par la foi. Maintenant donc, pourquoi tentez-vous Dieu, en mettant sur le cou des disciples un joug que ni nos pères ni nous n'avons pu porter? Mais c'est par la grâce du Seigneur Jésus que nous croyons être sauvés, de la même manière qu'eux". (Actes 15:7-11)
Les frères ont ensuite écouté en silence Barnabas et Paul raconter les miracles que Dieu avait faits par eux au milieu des Païens.
Jacques (Yakob, le frère du Seigneur, voir Actes 12:17 et rem. à la Companion Bible; et Galates 1:19) a alors pris la parole et dit: "Hommes frères, écoutez-moi!" Il a alors utilisé le nom réel de Pierre quand il a dit: "Simon a raconté comment Dieu a d'abord jeté les regards sur les nations pour choisir du milieu d'elles un peuple qui portât son nom. Et avec cela s'accordent les paroles des prophètes, selon qu'il est écrit: Après cela, je reviendrai, et je relèverai de sa chute la tente de David (de son humble condition), j'en réparerai les ruines (autels renversés, voir Rom. 11:3), et je la redresserai, afin que le reste des hommes (kataloipos, le reste fidèle) cherche le Seigneur, ainsi que toutes les nations sur lesquelles mon nom est invoqué, (prenant la deuxième place; voir Zacharie 8:23 et aussi Deutéronome 28:10; Jérémie 14:9; Jacques 2:7)".
Jacques a fait un certain nombre de choses ici. Il a montré qu'il était l'apôtre senior ou le président de la conférence et que Pierre n'était pas l'apôtre senior. Paul a aussi montré ici qu'il faisait partie de, et était soumis à, la direction du conseil des apôtres et des anciens de l'Église, qui était sous la présidence de Jacques, fait qu'il a aussi reconnu, de même que Pierre. Jacques montre aussi que le Temple devait être détruit, car cette conférence a eu lieu à Jérusalem avant sa destruction. La foi et le salut étaient donc destinés à être étendus aux Païens, qui composeraient aussi le tabernacle ou la tente de David. Cet édifice a précédé le temple de Salomon et s'étendait de toute évidence au-delà de la structure physique. Jacques a montré ici que la prophétie s'étendait à toutes les nations et que les gens à qui le salut de Dieu s'est étendu seraient le reste fidèle. Il doit donc y avoir un reste fidèle de l'humanité à travers la tribulation. Mais fidèle à quoi, pourrait-on demander ?
Jacques a ensuite continué avec ce qui a été transformé en la plus embarrassante des déclarations. Il a dit: "Qui fait ces choses, et à qui elles sont connues de toute éternité. C'est pourquoi je suis d'avis (je juge ou décide) qu'on ne crée pas des difficultés à ceux des païens qui se convertissent à Dieu, mais qu'on leur écrive de s'abstenir des souillures des idoles, de l'impudicité, des animaux étouffés et du sang. Car, depuis bien des générations, Moïse a dans chaque ville des gens qui le prêchent, puisqu'on le lit tous les jours de sabbat dans les synagogues".
Puis, les apôtres et les anciens et l'Église entière ont envoyé Jude, appelé Barsabas, et Silas, hommes principaux de l'Église, avec Paul et Barnabas, avec des lettres écrites par eux pour les églises à Antioche, en Syrie et en Cilicie.
Ils ont dit: "Ayant appris que quelques hommes partis de chez nous, et auxquels nous n'avions donné aucun ordre, vous ont troublés par leurs discours et ont ébranlé vos âmes, nous avons jugé à propos, après nous être réunis tous ensemble, de choisir des délégués et de vous les envoyer avec nos bien-aimés Barnabas et Paul, ces hommes qui ont exposé leur vie pour le nom de notre Seigneur Jésus Christ. Nous avons donc envoyé Jude et Silas, qui vous annonceront de leur bouche les mêmes choses". Dans la KJV, ce texte contient une contrefaçon du Receptus dans lequel les paroles: "qui disent que vous devez être circoncis et observer la loi" ont été ajoutées. Ce texte n'est pas présent dans les textes anciens et il a été inséré dans le Receptus lors de la Réformation. Il n'a aucune base en fait. Ce texte est utilisé pour justifier l'argument de la grâce-loi en disant que la Loi est abolie et que les seules limitations sur les Païens et, de là, l'Église en entier aussi, étant donné l'impossibilité d'identifier les nations d'Israël, sont celles inscrites ici dans ce texte (voir l'étude La Relation entre le Salut par la Grâce et la Loi [082]).
Le texte continue ensuite dans Actes 15:28-29: "Car il a paru bon au Saint Esprit et à nous de ne vous imposer d'autre charge que ce qui est nécessaire, à savoir, de vous abstenir des viandes sacrifiées aux idoles, du sang, des animaux étouffés et de l'impudicité, choses contre lesquelles vous vous trouverez bien de vous tenir en garde".
Ils sont retournés à Antioche où ils ont d'abord livré le message. Jude et Silas, qui étaient prophètes, ont exhorté les frères et sont restés là pour quelque temps pour les fortifier.
Maintenant, si c'était un résumé compréhensif des exigences de la foi, nous sommes alors à la dérive, en effet. Pourquoi aurions-nous besoin d'une Bible et de toutes les épîtres subséquentes de l'Église pour traiter des questions qui ont surgi en observant les Sabbats, les Nouvelles Lunes et les Fêtes, s'ils ont été rejetés pour les Païens qui joignent les Églises de Dieu?
Si on donne à cette liste l'intention supposée de limiter la Loi du Pentateuque donnée à Moïse à ces quelques catégories, elle supprime alors les Dix Commandements.
La traîtrise entière de Jean sur l'Amour et la transgression de la loi est sans signification. L'épître de Jacques est aussi sans signification et contradictoire à sa propre décision. La série entière des lettres de Paul devient un non-sens, tout comme celles de Pierre. L'épître aux Hébreux devient aussi un non-sens, à moins d'admettre que les Églises des Hébreux sont soumises à une loi et à une séquence entièrement différentes des Païens. Les évangiles et les paroles et les actions de Christ sont placés en opposition totale à ce qui est dit ici. Les enseignements de Christ sont détruits par cette vue. On fait de Dieu un capricieux et on le blasphème.
Si cette interprétation que la loi est réduite à ces catégories est correcte, nous pouvons alors abuser de Dieu, avoir n'importe quelle vue de la théologie, adopter n'importe quel calendrier qui nous semble convenable ou ne pas observer aucun jour du tout, abuser de nos parents, assassiner ou tuer par l'euthanasie ou l'avortement, mentir, rompre impunément nos ententes, frauder, voler, convoiter et manger n'importe quelle chose impure. Nous pouvons prendre autant de concubines que nous le souhaitons et autant de femmes que nous le désirons. Il n'y a aucune relation interdite et l'inceste est permis. Nous pouvons même faire ce que les Païens eux-mêmes considéreraient comme scandaleux. Nos sociétés peuvent faire ce qu'elles font maintenant et introduire la moralité relative. La condamnation de Paul dans 1Corinthiens 5:5, où un homme vivait avec la femme de son père, serait sans signification. Ce serait un mariage valable et ce, après le fait. L'interprétation d'Actes 15 le long de ces lignes ferait du Christianisme une risée parmi les nations et aurait emmené son glas et ce, en quelques mois après une telle interprétation. Aucune personne raisonnable ne se serait embêtée avec le Christianisme. Il aurait été un culte amoral et chaque état aurait eu une obligation de le limiter.
C'est la vue que les antinomiens aimeraient bien vous faire adopter, mais c'est un faux enseignement ou une interprétation fausse. Aucune église de la Réformation n'a adopté une telle interprétation. Les vues des églises Protestantes sont toutes couvertes dans La Distinction dans la Loi [096]. La distinction est entre la loi sacrificielle et les Lois de Dieu, telles qu'exprimées par les Commandements.
La question ici concernait l'approche face aux aliments et à la législation introduite par les Pharisiens quant aux manipulations et aux purifications, que les Païens ne pouvaient jamais observer et ce, à cause de leur environnement. Les esclaves étaient maintenus dans le mariage et ils étaient accouplés inégalement dans de nombreux cas. Le concubinage était endémique. C'est ce qui a été signifié ici dans une société qui était énormément différente de la nôtre.
Jacques dit d'être des hommes d'action de la parole et pas seulement des auditeurs, appelant la loi la loi parfaite de liberté (Jacques 1:25). Il dit, dans Jacques 2:8-14: "Si vous accomplissez la loi royale, selon l'Écriture: Tu aimeras ton prochain comme toi-même, vous faites bien. Mais si vous faites acception de personnes, vous commettez un péché, vous êtes condamnés par la loi comme des transgresseurs. Car quiconque observe toute la loi, mais pèche contre un seul commandement, devient coupable de tous. En effet, celui qui a dit: Tu ne commettras point d'adultère, a dit aussi: Tu ne tueras point. Or, si tu ne commets point d'adultère, mais que tu commettes un meurtre, tu deviens transgresseur de la loi. Parlez et agissez comme devant être jugés par une loi de liberté, car le jugement est sans miséricorde pour qui n'a pas fait miséricorde. La miséricorde triomphe du jugement. Mes frères, que sert-il à quelqu'un de dire qu'il a la foi, s'il n'a pas les ouvres? La foi peut-elle le sauver? "
Dans Actes 15, Jacques dit donc quelque chose d'entièrement différent de ce qui est peint par les antinomiens. Il n'enlève pas la loi de Dieu. Il n'y a aucune autorité pour cela et, en effet, il serait disqualifié de la foi, s'il devait faire ainsi. S'ils ne parlent pas selon la loi et le témoignage, il n'y a aucune lumière en eux (Ésaïe 8:20).
Les dispositions postérieures pour la libération des esclaves de maîtres Chrétiens ont été faites conformément à la loi du Pentateuque, comme cela avait été fait puis annulé, tel qu'enregistré par Jérémie dans Jérémie 34:8-17.
Pierre dit que Christ a porté nos péchés dans son corps sur l'arbre (1Pierre 2:24). Jean nous dit que le péché est la transgression de la loi (1Jean 3:4). Quiconque est né de Dieu ne pratique pas le péché, parce que la semence de Dieu demeure en lui; et il ne peut pécher, parce qu'il est né de Dieu. C'est par-là que se font reconnaître les enfants de Dieu et les enfants du diable. Quiconque ne pratique pas la justice n'est pas de Dieu, non plus que celui qui n'aime pas son frère (1Jean 3:9-10). Donc, comment pouvons-nous être coupables de transgresser la loi de Dieu et nous faire ensuite dire que nous sommes libérés de la loi qui a exigé que nous soyons baptisés dans le corps de Christ ? Puis, on nous dit prétendument qu'elle n'a pas besoin d'être observée de toute façon. Comment la pénalité peut-elle être autre chose qu'un caprice, si tel était le cas? Cette façon de penser n'a aucune logique et elle fait de l'Église une imbécile.
Il y en a parmi les Églises de Dieu qui prononcent ces sentiments puérils. Ils sont comme ceux qui viennent parmi nous pour planter de l'ivraie. Ils cherchent à renverser les Églises de Dieu par cet enseignement faux. Vous reconnaissez ceux qui ne parlent pas en l'Esprit Saint par cet enseignement. Les élus sont ceux qui observent les commandements de Dieu et qui gardent le témoignage ou la foi de Jésus Christ (Apocalypse 12:17; 14:12).
Il est écrit: Tu aimeras le Seigneur, ton Dieu, de tout ton cour, de toute ton âme, et de toute ta pensée. C'est le premier et le plus grand commandement. Et voici le second, qui lui est semblable: Tu aimeras ton prochain comme toi-même. De ces deux commandements dépendent toute la loi et les prophètes. (Matthieu 22:37-40)
La loi et les prophètes étaient des enseignants pour nous amener à Dieu à travers Christ. Nous ne sommes pas exempts de la loi, mais placés plutôt dans la position de vivre à l'intérieur de celle-ci, comme la loi parfaite de liberté, et d'aller au-delà de la loi et ce, dans la grâce et la miséricorde. Nous sommes libérés des sacrifices par le sacrifice de Christ. L'ensemble de la loi sacrificielle a été accompli en Christ. La loi de Dieu n'a pas été accomplie et pas un seul iota ou un seul trait de lettre ne disparaîtra jusqu'à ce que tout soit accompli et le ciel et la terre passent.
Aimez-vous
les uns les autres et gardez-vous libres des péchés du
monde.
Wade Cox
Coordonnateur Général