Message du Sabbat 

par Wade Cox

Sabbat 27/02/27/120

 

Chers amis, 

Ce Sabbat, nous aborderons la question du temps quand nous adorons. Dans la période du Temple, l'Église de Dieu a observé exactement les mêmes jours et les mêmes heures que le Temple lui-même. Depuis les jours de Noé, le calendrier avait été observé selon le système lunaire et ce, basé sur l'équinoxe qui déterminait l'année en Abib. Le système à Babylone a changé le début de l'année au septième mois, mais les mois ont été observés comme ils l'avaient été avec Noé. Le livre de la Genèse enregistre que le déluge a été déterminé selon les années du système en existence avant le déluge et depuis Adam. Le terme que nous trouvons dans la Genèse pour mois est chodesh (SHD 2320). C'est la Nouvelle Lune et l'événement, c'est-à-dire la conjonction, qui mesure les jours pour le déluge, qui a commencé durant le deuxième mois (chodesh), le dix-septième jour du mois (chodesh). Les mois étaient jadis numérotés et le sont restés pendant la période entière des Patriarches et du Temple. L'Église a numéroté les mois et les Samaritains aussi. La pratique d'utiliser les noms hébreux pour les mois, basés sur les Babyloniens, est devenue répandue et les noms des mois sont entrés dans le record biblique, bien que la Bible ne les enregistre pas tous. Cela implique en soi qu'ils n'étaient pas universels et qu'ils n'ont pas remplacé le système des nombres du calendrier du Temple, pendant que le Canon était compilé. Tous les textes du Canon hébreu étaient terminés et compilés à la mort d'Esdras, en 321 BCE (avant ère actuelle), qui a coïncidé avec l'année de la mort d'Alexandre le Grand, qui est aussi 321 BCE, d'après les records. 

Une idée aberrante est circulée, parmi les racistes, que le livre d'Hénoc et les livres des Jubilés sont d'une façon ou d'une autre inspirés, mais que le Canon ne l'est pas. Ils le font pour introduire une variante du Calendrier Qumran, basée sur le système solaire d'Hénoc. Pour y arriver, ils circulent la fiction que le livre d'Hénoc est l'ancien livre des Patriarches, écrit par le patriarche Hénoc, qui était juste. Le livre mentionne l'ange Uriel et ils prétendent qu'Uriel a donné le texte à Hénoc et, de là, qu'il précède Noé et le Pentateuque et qu'il est inspiré. Ils utilisent ensuite le livre d'Esther, à titre d'exemple d'un livre tardif qui n'est pas inspiré, pour attaquer ce qu'ils décrivent comme le Judaïsme. Cette vue est le plus imaginaire des non-sens et il est difficile de comprendre comment des adultes peuvent se laisser emporter par de telles idées. 

Avec les autres textes, le Livre d'Esther a été inclus dans le Canon à la mort d'Esdras, en 321 BCE, et traduit dans la Septante, au troisième siècle BCE. Il est une histoire des activités pendant la captivité babylonienne, mais il représente aussi une vérité beaucoup plus grande quant au Messie et à l'Église. On donne le symbolisme dans Commentaire sur Esther [063]. 

C'est un non-sens total de dire que le Livre d'Esther a été écrit vers 150 BCE ou que d'autres livres du Canon ont été écrits aussi tard. L'Apocryphe est une autre question. Nous savons qu'il a été écrit plus tard, mais sa nature non inspirée est évidente à la lumière de ses contradictions avec le Canon. J'ai écouté des professeurs d'Études Religieuses de l'Afrique du Sud et d'autres ayant les mêmes idées présenter de tels concepts à un séminaire. Daniel, Esdras et Néhémie, etc. étaient tous des écrits tardifs. Les prophéties qu'ils contiennent ne sont pas prises pour leur nature inspirée, mais plutôt comme une évidence qu'ils ont été écrits après l'événement. J'ai attiré leur attention sur les découvertes archéologiques à Éléphantine, qui ont été traduites par Ginsberg. Ces découvertes sont publiées dans un des manuels les plus fondamentaux dans les pays anglophones, à savoir The Ancient Near East An Anthology of Texts and Pictures (L'Ancien Proche-Orient, une Anthologie de Textes et d'Images) de James B. Pritchard, Vol. 1, Princeton University Press et Oxford University Press, 1958.  

À la page 279 de ce texte, nous trouvons une copie du Papyrus original de la Pâque, qui était un ordre envoyé par le roi Darius à Arsames, le satrape de l'Égypte, en ce qui est identifié comme l'année 419 BCE. C'est un ordre d'observer la Pâque que nous voyons identifié dans les textes d'Esdras. D'après les lettres écrites là, on voit que les gens dans le Temple à Éléphantine étaient en contact avec les sacrificateurs à Jérusalem et qu'ils ont fourni des fonds pour la rénovation du Temple, après sa construction. C'est exactement en accord avec le texte, dans Esdras, et elles mentionnent les sacrificateurs par leurs noms, comme nous les retrouvons dans les textes de l'Écriture. Elles prouvent que les textes de la Bible ont été écrits exactement quand la Bible dit qu'ils ont été écrits. Maintenant, si un étudiant avait écrit un essai sans prendre ces textes en considération, il/elle aurait été sévèrement pénalisé(e). Nous voyons pourtant des conférenciers d'université le faire et écrire des non-sens par ignorance. 

Les livres d'Hénoc et des Jubilés ont été écrits au début du deuxième siècle BCE; ils n'ont aucune autorité Canonique et n'en ont jamais eu. Ils contredisent la loi et le témoignage. Ce sont des écrits pseudépigraphe. Cette pratique a été utilisée du deuxième siècle BCE au quatrième siècle CE (ère actuelle); elle a attribué des écrits à des gens souvent rencontrés dans la Bible et morts depuis longtemps. Il y a des livres par Adam, Hénoc, Abraham,  Eldad et Modad. Il y a l'Apocalypse d'Adam, celle d'Élie et le Testament de Moïse, l'Apocryphon d'Ézéchiel et les Questions, la Vision et l'Apocalypse d'Esdras. Il y a des travaux concernant Jacob, Job, Johannes, Jambres, Joseph et Asenath; il y a une prière de Manassé et même un traité prétendument écrit par Sem. Personne ayant une formation sérieuse ne se laisse prendre par ces écrits. 

Le livre d'Hénoc a été écrit plus tard et montre par son utilisation des noms grecs des mois, qui sont les noms des dieux et des déesses hellénisés, une influence hellénisée qui ne peut pas avoir précédé les Ptolémées. C'était la visite d'Alexandre et de Ptolémée à Jérusalem qui a servi aux Juifs auprès des Grecs. Après que Ptolémée a repris l'Égypte par ses successeurs, on a ordonné la traduction de la Septante, parce que les Grecs ont développé de bonnes relations avec les Juifs à Alexandrie et que Ptolémée a décidé de les utiliser. La meilleure façon de les mettre de son côté était de traduire le Canon existant des Écritures; de là, la Septante (LXX) est venue à l'existence. 

Les Grecs n'avaient pas cette influence avant Alexandre le Grand et elle a seulement été enracinée en Égypte à partir de 321 BCE. Les Séleucides n'ont envahi la Judée et n'y ont emmené leur système que bien après cela, vers le milieu du deuxième siècle BCE, sous Antiochus Épiphanes. C'est la raison pour laquelle Onias IV a construit le temple à Héliopolis en Égypte, vers 160 BCE, tel que prophétisé par Dieu à travers Ésaïe, dans Ésaïe 19:19. Ensuite, ils nous diront qu'Ésaïe a été écrit après 160 CE, parce que le Temple y a été construit à ce moment-là, conformément à la prophétie; cela doit donc avoir été après l'événement. 

Le livre d'Hénoc montre un calendrier qui a une influence grecque et qui a adopté un système égyptien de calendrier et indique l'influence probable du premier Gnosticisme alexandrien. Un des premiers proto-Pharisiens sectaires est reconnu pour avoir écrit le livre des Jubilés durant la première moitié du deuxième siècle BCE. Ils ont cherché à corrompre le calendrier du Temple avec cela pour introduire des traditions. Le calendrier Énochien est un calendrier solaire et il est basé sur un ancien calendrier égyptien, qui avait douze mois de trente jours dans l'année. Il était intercalé en y ajoutant cinq jours et ce, à chaque année. Ces jours n'étaient pas comptés. Quatre de ces jours tombaient sur les équinoxes et les solstices et ils étaient tous nommés d'après un des dieux. Il n'a jamais été accepté par le système du Temple. Il a été introduit dans un petit groupe de théologie anormale dont un groupe était à Alexandrie et plus tard à Qumran. Les variations des périodes de deux semaines ou bimensuelles suivent une variation de quatorze et de quinze jours dans certains calendriers. Les variations plus récentes sont directement anti-Sabbat et anti-quatrième Commandement. Leurs adhérents s'appuient sur une fiction qui dit que le mot chodesh, dans la Bible, se réfère, en réalité, aux équinoxes, dont il y a deux par an. Ils semblent oublier le fait que même à l'époque de Noé, les mois étaient nommés le Premier, le Deuxième, le Troisième, le Quatrième, etc. Chodesh. Le Dixième Chodesh est mentionné dans Genèse 8:5. Les adhérents postérieurs ou actuels sont racistes. Ils rendent un culte, le dimanche, et sont d'habitude anti-sémitiques. 

La valeur du livre d'Hénoc se trouve seulement dans son explication du texte de Genèse 6:4, qui montre la compréhension appropriée du texte versus les interprétations idiotes avancées par les Trinitaires modernes. C'est la raison pour laquelle il est revendiqué que Jude cite Hénoc, d'habitude par ceux qui cherchent à dénigrer ou réorienter les Écritures pour dénigrer leur inspiration. J'ai vu ce stratagème utilisé par la WCG (Église Universelle de Dieu), quand elle a cherché à déstabiliser la loi et à introduire le Trinitarianisme. Jude ne cite pas Hénoc. Il explique Genèse 6:4 dans sa compréhension correcte. Hénoc est un embellissement de la compréhension correcte de ce qui est arrivé dans Genèse 6:4, comme c'était compris au temps de Christ. 

L'Église adore en priant à chaque jour et en jeûnant certains jours. Sous le système du Temple, il y avait des sacrifices à chaque jour. Les sacrifices quotidiens étaient divisés en sacrifices du matin et du soir. 

L'Église a suivi et suit toujours le système d'adoration du Temple  et son calendrier, qui est basé sur les douze mois avec un  deuxième douzième mois intercalé sept fois, à tous les dix-neuf ans (voir Le Calendrier de Dieu [156]). Il fonctionne selon la conjonction et compte les jours à partir de celle-ci. Il y a environ 59 jours par deux mois. Le Sabbat est chaque septième jour, qui est, et qui a toujours été, le jour que nous appelons maintenant samedi ou Saturday dans le système paganisé anglais, étant ainsi nommé d'après le dieu Saturne.  

L'Église rend aussi un culte, les jours de Nouvelles Lunes et les Jours Saints des fêtes, et se réunit lors des fêtes, trois fois par an, et ce, pour toute leur durée et tel que commandé par Dieu à travers les prophètes (voir aussi Les Sept Jours des Fêtes [049]). Lors de ces trois périodes de fêtes, la totalité des vingt-quatre Divisions du sacerdoce exerçaient les fonctions (History of the Jewish People in the Age of Jesus Christ (Histoire des Juifs à l'époque de Jésus Christ) de Schurer, Vol. II, p. 292). Le Sacrifice Quotidien était fait le matin et le soir. Les Divisions du sacerdoce assumaient les tâches sur une base hebdomadaire et les sacrificateurs étaient remplacés, le jour du Sabbat. Les sacrificateurs qui se retiraient offraient le sacrifice du matin et ceux entrant en fonction offraient le sacrifice du soir (Schurer, ibid.). 

Le sacerdoce était divisé en vingt-quatre Divisions, comme l'étaient les Lévites aussi. La nation ou la Congrégation d'Israël était aussi divisée en vingt-quatre divisions, "et chacune d'entre elles devait servir dans la rotation hebdomadaire, à titre de représentant du peuple devant Dieu, quand le sacrifice quotidien était offert" (Schurer, ibid., pp. 292-293). À la différence des sacrificateurs et des Lévites, la congrégation n'était cependant pas obligée d'aller à Jérusalem pour la semaine, mais elle s'assemblait dans les synagogues pour prier et pour lire la Bible ; probablement seulement une délégation allait à Jérusalem (ibid., p. 293). 

Le choix du temps des sacrifices était 9h00 ou la Troisième heure, pour le sacrifice du matin, et 15h00 ou la Neuvième heure du jour, pour le sacrifice du soir. C'était à ce sacrifice du soir, à la Neuvième heure ou 15h00, qu'ils commençaient à tuer les agneaux de la Pâque. C'est la raison pour laquelle nous célébrons, à chaque année, le 14ème jour d'Abib, le Premier mois, la Mort de l'Agneau à ce service, ayant commémoré le Dîner du Seigneur et ce, la soirée précédente. Les agneaux étaient tués de la Neuvième heure à la Onzième heure, c'est-à-dire de 15h00 à 17h00, le 14 Abib (voir Josephus, Wars of the Jews (Les Guerres des Juifs), VI, IX, 3). Ce choix du temps était en accord avec le sacrifice quotidien normal du soir. 

Dans l'antichambre du Temple (la chambre orientale) étaient les trois vases sacrés. L'autel en or de l'encens, aussi appelé "l'autel intérieur", sur lequel l'encens était offert quotidiennement, autant le matin que le soir, était au centre; au sud était le chandelier d'huile à sept branches, qui était en or et qui brûlait continuellement (Schurer, pp. 296-297; rem. 17, p. 297). La table en or des pains de proposition, dont les douze pains étaient remplacés à chaque Sabbat, se trouvait au nord de l'autel. 

Les textes de la Bible nous disent que les lampes du Menorah devaient être allumées en soirée pour qu'elles brûlent pendant la nuit. La pratique dans le Temple consistait en ce qu'ils en  allumaient trois pendant le jour et toutes les sept pour la nuit (selon Josephus, (ibid., III, 8,3), mais, selon le Mishnah, c'était une durant le jour et toutes les sept pour la nuit (m. Tam. 3:9); 64:1; de même Sifra sur Lévitique 24:1-4, voir Schurer, rem. 17, p. 297). 

Nous savons que l'Église a observé les calendriers des sacrifices quotidiens dans son adoration, puisque, le jour de la Pentecôte, ils étaient tous ensemble pour adorer à la Troisième heure, qui était 9h00. À ce moment-là, l'Esprit Saint est entré et il a été donné à l'Église. C'était exactement cinquante jours après l'Offrande de la Gerbe Agitée, qui a été agitée lors du sacrifice du Matin, le Premier jour de la semaine ou le dimanche, pendant la fête des Pains sans Levain (voir aussi Lévitique Ch. 23). L'Église a observé les Sabbats, les Nouvelles Lunes et les Fêtes et le système entier des fêtes, comme nous le savons des Évangiles, des Actes et des Épîtres, et elle a continué à faire ainsi, partout où elle n'en a pas été empêchée par la persécution. Nous savons aussi que l'Église a observé les Nouvelles Lunes, les Fêtes et les Jours Saints conformément au Calendrier du Temple et que le système des ajournements n'est entré en vigueur qu'au troisième siècle CE 

Il est revendiqué qu'au temps d'Ahaz, l'offrande du matin était une offrande consumée par le feu et le sacrifice du soir était d'habitude une offrande de grain (2Rois 15:16) (voir Schurer, ibid., p. 300). "Lors de l'offrande de grain" signifiait donc en fin d'après-midi (1Rois18:29-36). Cependant, nous savons aussi que des offrandes consumées par le feu étaient faites en soirée (Esdras 9:4-5; Daniel 9:21). Schurer fait ce point pour prétendre qu'il y a eu des changements au sacrifice. Ézéchiel nous montre qu'une offrande consumée par le feu et une offrande de grain étaient faites en soirée (Ézéchiel 46:13-15). Cependant, Schurer prétend que c'est l'indication des changements aux sacrifices (ibid.). Pour appuyer cette revendication, il prétend alors que les textes sont composés et que le soi-disant "Code du Sacrificateur" stipule qu'une offrande consumée par le feu et une offrande de grain doivent être faites aux sacrifices autant du matin que du soir et accompagnées d'une offrande de boisson (Exode 29:38-42; Nombres 28:3-8). La disposition d'une offrande consumée par le feu et ce, deux fois par jour, était de longue date, comme nous le savons de Chroniques (1Chroniques 16:40; 2Chronique 8:12-13, 31:3).  

Le fait de la question est que les deux sacrifices quotidiens, à savoir ceux du Matin et du Soir, étaient des systèmes d'adoration complets et exigeaient le soin approprié, l'effort et l'attention des trois secteurs de la nation, à savoir les Sacrificateurs, les Lévites et les Divisions nationales dans leurs secteurs de résidence. 

Les procédures pour le sacrifice du Matin étaient mises en ouvre très tôt, dès le début du jour, et les officiers qui le désiraient commençaient en nettoyant les cendres de l'autel des holocaustes. Ceux qui désiraient exécuter les tâches s'étaient baignés avant l'arrivée de l'officier de la division. Ils tiraient au sort pour l'exécution des tâches. Dans le rougeoiement du feu de l'autel, l'homme choisi lavait ses mains et ses pieds dans le bassin de bronze qui était entre le Temple et l'autel. Il montait les marches et balayait les cendres dans un plateau d'argent. Pendant cette activité, les sacrificateurs qui préparaient l'offrande de grain cuite du Souverain Sacrificateur s'affairaient à leurs tâches. 

Du nouveau bois était ensuite apporté à l'autel. Quand il était allumé, les sacrificateurs lavaient leurs mains et leurs pieds et allaient au lishkath ha-gazith, qui était la place de réunion du Sanhédrin et ce, jusqu'au temps de la destruction du Temple. Là, ils tiraient de nouveau au sort. Dans le compte rendu du Nouveau Testament, la réunion dans la maison du Souverain Sacrificateur est expliquée par l'irrégularité des procédures faites de nuit (voir Schurer, ibid. pp. 224-225).  

L'officier tirait au sort pour décider: 1: qui abattrait, 2: qui aspergerait l'autel avec le sang, 3: qui nettoierait les cendres de l'autel intérieur, 4: qui nettoierait les lampes et qui apporterait ensuite chaque morceau de la victime sacrificielle jusqu'aux marches de l'autel, ceux-ci étant 5: la tête et une patte de derrière, 6: les deux jambes de devant, 7: la queue et l'autre patte de derrière, 8: la poitrine et le cou, 9: les deux côtés et 10: les entrailles et qui apporterait 11: la farine fine, 12: l'offrande de grain cuite (du Souverain Sacrificateur) et 13: le vin (voir Schurer, ibid., p. 304).  

Les sacrifices n'avaient pas lieu avant l'aube. Pendant que l'agneau était choisi, les deux sacrificateurs désignés pour nettoyer l'autel de l'encens et le chandelier allaient au Temple, le premier avec un seau d'or et le dernier avec un pichet d'or. Ils ouvraient la grande porte du Temple et entraient. Dans le cas du chandelier d'or, si les deux lampes les plus à l'est brûlaient, elles étaient laissées intactes et seules les lampes restantes étaient nettoyées. Si les deux lampes les plus à l'est étaient éteintes, elles étaient alors nettoyées et rallumées d'abord, avant que les autres ne soient nettoyées et remplies. Les deux sacrificateurs laissaient dans le Temple les ustensiles qu'ils avaient utilisés, quand ils partaient.  

Tandis qu'ils étaient occupés au nettoyage, les autres sacrificateurs désignés choisissaient l'agneau et le tuaient. Il était alors dépouillé et divisé et chacun des sacrificateurs désignés recevait les parties qui lui revenaient. L'animal était divisé entre six sacrificateurs en tout. Les entrailles étaient lavées sur des tables de marbre dans le secteur d'abattage. Un septième sacrificateur avait l'offrande de farine, un huitième avait l'offrande de grain cuite du Souverain Sacrificateur et un neuvième avait le vin pour l'offrande de boisson. Tout cela était ensuite placé sur le côté occidental des marches de l'autel. Puis, on y ajoutait du sel. Les sacrificateurs se retiraient alors au lishkath ha-gazith, où ils récitaient le Shema. L'ayant fait, ils tiraient de nouveau au sort. Premièrement, le sort était tiré pour l'exécution de l'offrande de l'encens parmi ceux qui n'avaient jamais exécuté cette tâche. On tirait ensuite au sort pour savoir qui apporterait les éléments individuels de l'offrande sacrificielle à l'autel. (Selon R. Eliezar bin Jacob, les mêmes sacrificateurs, qui l'avaient fait initialement, exécutaient la tâche et les apportaient aux marches de l'autel). Ceux sur qui aucun sort ne tombait étaient libres de s'en aller; ils enlevaient leurs vêtements sacrés et se retiraient. 

Le sacrificateur choisi pour apporter l'offrande d'encens prenait ensuite une casserole en or à couvercle contenant une casserole plus petite avec l'encens. Un deuxième sacrificateur allait chercher des braises à l'autel pour les holocaustes dans une louche d'argent et les vidait dans une louche d'or. Les deux entraient ensuite dans le Temple. L'un d'eux versait les braises sur l'autel de l'encens, se prosternait en adoration, puis se retirait. L'autre sacrificateur prenait la petite casserole avec l'encens de la grande casserole qu'il remettait à un troisième sacrificateur et versait ensuite l'encens de la casserole sur les braises sur l'autel pour que la fumée monte. Puis il se prosternait aussi et se retirait ensuite. Les deux qui avaient eu pour tâches de nettoyer l'autel et le chandelier étaient déjà entrés de nouveau dans le Temple avant eux pour aller chercher leurs instruments mentionnés ci-dessus. Celui qui avait nettoyé le chandelier nettoyait alors les lampes les plus à l'est qui n'étaient toujours pas nettoyées. On en laissait brûler une pour qu'elle serve à allumer les autres en soirée. Si elle était éteinte, elle était alors nettoyée et rallumée avec le feu sur l'autel des holocaustes. 

Les cinq sacrificateurs, qui avaient été occupés à l'intérieur du Temple, montaient alors les marches devant le sanctuaire avec leurs cinq ustensiles d'or et prononçaient la bénédiction sacerdotale (Nombres 6:22 et suiv.) sur le peuple. En le faisant, ils prononçaient le nom divin, comme il est écrit. Ils disaient Yahovah. Ils ne disaient pas Adonai (voir Schurer, ibid., p. 306). L'idée que le sacrificateur ne prononçait pas le nom de Dieu est donc complètement fausse. Non seulement ils le prononçaient, ils faisaient ainsi dans leur prière publique, comme faisant partie des actions du Temple. 

Ensuite, la présentation de l'offrande consumée par le feu avait lieu. Les sacrificateurs désignés prenaient les différentes pièces de l'animal sacrificiel, qui étaient aux marches de l'autel, les apportaient à l'autel et les plaçaient (jetaient, selon Schurer) sur l'autel. Quand le Souverain Sacrificateur désirait exercer les fonctions, il est allégué que les sacrificateurs lui remettaient les pièces (voir Ecclus. 1:12) et qu'il les jetait sur l'autel. Finalement, les deux offrandes de grain, c'est-à-dire celles du peuple et du Souverain Sacrificateur, étaient présentées ensemble avec l'offrande de boisson. Quand les sacrificateurs se penchaient pour verser l'offrande de boisson, un signe était donné aux Lévites pour qu'ils commencent à chanter. Ils se mettaient à chanter et, à chaque pause dans le chant, deux sacrificateurs soufflaient dans des trompettes d'argent. "Avec chaque sonnerie des trompettes, les gens se prosternaient en adoration" (Schurer, ibid.). "L'adoration du soir était très semblable à celle au matin. Cependant, dans celle du soir, l'offrande de l'encens était faite après plutôt qu'avant l'offrande consumée par le feu et les lampes du candélabre n'étaient pas nettoyées en soirée, mais seulement allumées" (voir aussi Schurer, p. 303). 

Pendant le processus des préparatifs du matin, les gens s'assemblaient dans le Temple pour les offrandes finales. Lors des pauses dans le chant, ils se prosternaient en adoration, au son des trompettes. Il y avait différents Psaumes pour les différents jours de la semaine. Les Psaumes étaient ceux-ci: le Premier jour de la semaine, dimanche, c'était le Psaume 24; le Deuxième jour de la semaine, lundi, c'était le Psaume 48; mardi, c'était le Psaume 82; mercredi, c'était le Psaume 94; jeudi, c'était le Psaume 81; vendredi, c'était le Psaume 93 et le Sabbat, c'était le Psaume 92. 

La signification spirituelle de ces actions est intéressante. Notez que le sacrifice du Matin commençait à l'aube et continuait dans la matinée. Les gens étaient présents et participaient aux activités qui atteignaient leur apogée vers la troisième heure.  

Les sacrifices représentent le développement de la foi. La Pâque se réfère au Messie, comme l'agneau et le premier-fruit de la Gerbe Agitée. Les sacrifices du soir se réfèrent à la Grande Multitude de l'Église. Les Sabbats, les Nouvelles Lunes et les Jours Saints se réfèrent aux élus des 144,000. Chacun des Sabbats, etc. contient les éléments du Matin et du Soir, qui sont une exigence placée sur les élus pour avancer dans l'Esprit Saint et ce, par leur relation avec Dieu. L'Église de Dieu en entier est l'élément des sacrifices du soir et il y a une mention du sacrifice du soir dans le système postérieur du Temple.  

Cela devrait être évident pour nous tous que les services de l'Église doivent être à 9h00 et à 15h00, les jours de congrégation. L'Église s'est réunie à 10h00 et à 14h00 lors de certains Jours Saints, mais elle se réunit toujours à 9h00 pour la Gerbe Agitée et la Pentecôte. Il en a été ainsi, parce que beaucoup de frères voyagent de longues distances pour aller aux services et rentrer à la maison. Lorsque l'Église est réunie à une fête ou personne n'a à voyager de longues distances, on s'attend à ce que les services suivent les choix du temps habituels des sacrifices du Matin et du Soir. 

Christ a aussi observé le Sabbat avec diligence et, ces jours-là, aucun commerce n'était permis, conformément à la compréhension d'Amos 8:5. Dans Matthieu 14:14-15, nous voyons que les gens sont venus à Christ au moment du sacrifice du Soir, qui était soit un jour de Nouvelle Lune ou de Sabbat. Quand le Sabbat était fini et qu'il faisait noir, ses disciples lui ont dit de permettre aux gens qui étaient toujours réunis d'aller acheter des vivres. 

Matthieu 14:14-15 14   Quand il sortit de la barque, il vit une grande foule, et fut ému de compassion pour elle, et il guérit les malades. 15   Le soir étant venu, les disciples s'approchèrent de lui, et dirent: Ce lieu est désert, et l'heure est déjà avancée; renvoie la foule, afin qu'elle aille dans les villages, pour s'acheter des vivres. (LSG) 

En tant que corps de rois et de sacrificateurs, l'Église est exigée d'offrir des prières à chaque jour, le matin autant que le soir (Exode 30:7-8). La préparation et les prières du matin précèdent le choix du temps de l'offrande du sacrifice du Matin et les prières du soir suivent le sacrifice du Soir. Ainsi, nos prières agissent comme l'offrande d'encens et la lumière du chandelier d'or, qui est devant le Saint des Saints et qui intercède auprès de Dieu pour le monde. C'est la raison pour laquelle les vingt-quatre anciens sont chargés d'être à l'écoute de nos prières et de nous aider (Apocalypse 5:8-10). 

Il y a une exigence de diligence dans la foi en rapport au Calendrier. Celui que nous adorons n'est pas juste déterminé par notre compréhension de la nature de Dieu. Notre croyance qu'il n'y a qu'un Seul Vrai Dieu, qui est notre Dieu et notre Père à tous et qui a envoyé Jésus Christ, et qui forme la base de notre adoration, peut être sapée par l'usage impropre du Calendrier et du processus d'adoration. Si vous observez un calendrier erroné, vous adorez le dieu pour qui il a été formé. Si vous reportez les jours d'adoration, vous mettez un autre dieu devant le Seul Vrai Dieu. Ne soyez pas induits en erreur. Accrochez-vous à la foi livrée aux saints, une fois pour toutes. 

 

Wade Cox

Coordonnateur Général