Message du Sabbat

par Wade Cox

Nouvelle Lune 1/6/27/120 

 

Chers amis,

C'est le sixième mois du Calendrier Sacré. La plupart d'entre nous se préparent pour la Fête des Tabernacles. C'est durant ce mois-ci qu'ont eu lieu au Sinaï les étapes finales du calendrier, sous Moïse. Il est approprié que nous passions en revue ce que Moïse a fait exactement sur la montagne jusqu'à cette période. S'il vous plaît, lisez l'étude Les Ascensions de Moïse [070]. Moïse a passé à travers un processus qui a duré du Nouvel An, le Premier jour d'Abib, jusqu'au Jour des Trompettes au Septième Mois. C'était un processus continu de sanctification, de purification et de préparation. À partir de ce moment-là, la nation entière d'Israël a été emmenée dans une relation avec Dieu. Son gouvernement a été établi sur la terre dans un système national.

Ce système de gouvernement a été établi à l'intérieur des Lois de Dieu et l'intention, dès le début, était que nous continuions dans l'obéissance à ce système.

Mais, qu'est-ce que cela a à faire avec nous aujourd'hui ? Qu'est-ce que les nations du monde ont à faire avec ce système?

La réponse est que nous sommes sur le point d'être témoins des événements les plus importants dans l'histoire de l'humanité. Une séquence d'actions est sur le point d'être mise en branle et des systèmes sont sur le point d'être établis qui nous amèneraient au point d'extinction.

Les idées de base de liberté, que nous considérons maintenant comme allant de soi, seront sapées et nous sommes précairement près de perdre tout ce que nous avons dans ce qui est devenu nos idées de la civilisation.

Un discours extraordinaire a été donné par un homme qui a presque été tué pour une série de commentaires très idiots à propos du Coran et du prophète appelé "Muhammad". Cet homme était Salman Rushdie.

Son livre Midnight's Children (Les Enfants de Minuit), publié en 1981, lui a mérité le Prix Booker et lui a apporté la gloire internationale. Mais c'est pour son quatrième roman The Satanic Verses (Les Versets Sataniques) que le romancier indien-britannique est plus connu. Dans le livre, Rushdie a présenté le Coran sous un jour peu conventionnel et un des personnages principaux du roman est modelé sur le prophète musulman appelé Muhammad.

Les Versets Sataniques ont été interdits en Inde et en Afrique du Sud. En Iran, le maintenant décédé Ayatollah Khomeini a décrété un fatwa appelant les Musulmans à exécuter Salman Rushdie et les éditeurs du livre. On a offert un million de dollars de récompense pour la mort de Rushdie. Il a été forcé de se cacher et de vivre dans la clandestinité et ce, pendant plusieurs années. Après un certain nombre d'années, le fatwa a été finalement enlevé en 1998.

Dans une rare apparition aux États-Unis, Salman Rushdie a pris la parole, la semaine dernière, à un événement patronné par le Centre Américain PEN, une camaraderie d'auteurs pour promouvoir la littérature et une culture de lecture et défendre la libre expression. La transcription de cette réunion a été fournie par Amy Goodman de la station de télévision Democracy Now ! (Démocratie Maintenant!). Dans son rapport sur la conférence du PEN, elle a dit que "plusieurs auteurs se sont levés pour lire des ouvres d'auteurs et que Salman Rushdie a finalement conclu la soirée en lisant des ouvres de deux autres auteurs" 

SALMAN RUSHDIE: j'ai voulu commencer en disant que je ne pense pas qu'aucun de nous présent à cet événement ne se fait d'illusion à propos du terrorisme. Le terrorisme existe vraiment. Dans cette ville de toutes les villes, nous le savons. Nous savons que [et] quand il existe, ce qu'il cherche à accomplir, ce qu'il a fait, ce qu'il essaye de faire. Nous savons qu'il existe et qu'il doit être  combattu. Je ne pense pas que quelqu'un parmi nous le mettrait en doute. À mon avis, la façon que nous le combattons va être le grand test de civilisation de notre temps. Deviendrons-nous ou non notre propre ennemi ? Deviendrons-nous répressifs, comme notre ennemi est répressif ? Deviendrons-nous intolérants, comme notre ennemi est intolérant ? Ou ne le deviendrons-nous pas ? Allons-nous nous battre avec des armes différentes, des armes de franchise et d'acceptation, et chercher à augmenter le dialogue entre les peuples plutôt que le diminuer ? C'est un grand test. Deviendrons-nous, vous pourriez dire, les costumes d'armure que notre crainte nous fait mettre ou non ? Il semble à plusieurs d'entre nous, au PEN, ce mois-ci, que nous ne passons pas très bien ce test. Et qu'il y a des raisons sérieuses de dire qu'il y a, dans ce pays, une crise des libertés civiques, de la liberté de parole et des droits de l'homme, du même type exactement au sujet duquel le PEN a passé plus de 80 ans à protester, quand cela est arrivé dans d'autres pays. Ce sont exactement les choses que - non pas exactement, parce que rien, aucun pouvoir n'est toujours exactement le même, mais la sorte de choses que nous avons essayées de mettre en évidence, que ce soit à Cuba ou en Birmanie ou en Iran ou en Chine - ces sortes de problèmes commencent à surgir ici. Les problèmes de ce qu'il est possible de dire sans avoir d'ennui. Ce à quoi il est possible d'avoir accès dans les médias d'information et à propos de quoi on peut parler. Les tons qu'il est possible d'utiliser pour parler de ces choses quand on a accès aux mass-media. La façon dont le gouvernement devient de plus en plus importun dans les secteurs de nos vies, où le gouvernement n'a aucune affaire d'entrer. Quels livres nous lisons ? À quels magasins nous allons ? Quels livres nous empruntons aux universités ? Ce à quoi nous pensons. C'est-à-dire - cela se rapproche de très près du contrôle de la pensée et c'est une chose qui n'est pas acceptable dans une société libre.

 

Le PEN a identifié trois secteurs particuliers de soucis dans l'Acte de Patriote (Patriot Act) et les nombreuses lois et les décrets présidentiels qui lui sont reliés et qui ont été ordonnés depuis le 11 septembre 2001. Ces soucis ont un rapport avec la vie privée, l'accès à l'information et la conformité avec la loi internationale et les standards des droits de l'homme. Nous avons commencé la campagne, que cet événement est ici pour appuyer et que nous appelons la campagne pour les libertés fondamentales, dans un effort de restaurer les protections fondamentales dans ces secteurs. Les gens comme moi sont venus en Amérique à cause de notre admiration pour les protections accordées par le premier amendement. Et c'est extrêmement triste de voir ces protections être amoindries. Donc, ce n'est pas - ce n'est vraiment pas une question de gauche ou de droite. Quel que soit le genre d'Américain que vous êtes, il me semble que vous devriez savoir que le premier amendement est le bijou de la couronne. Éroder le premier amendement équivaut à faire des dommages épouvantables au sens de ce que c'est d'être un Américain et un citoyen ou un résidant de ce pays.

 

Juste pour commencer, je vais lire un paragraphe du grand texte, le Texte de John Stuart Mills sur la Liberté, écrit - bien, il y a presque 200 ans mais il semble frais comme une pâquerette. Et à juste titre - l'avertissement, qu'il nous donne, est que, si nous ne nous battons pas pour nos droits, nous les perdons. "Le dicton que la vérité triomphe toujours de la persécution est un de ces mensonges plaisants que les hommes répètent l'un après l'autre jusqu'à ce qu'ils passent dans le commun, mais que toute l'expérience réfute. L'histoire est remplie de cas de la vérité réprimée par la persécution. Si elle n'est pas supprimée pour toujours, elle peut être rejetée pendant des siècles. Pour parler seulement d'opinions religieuses, la réformation a été rompue au moins 20 fois avant que Luther n'ait été réprimé." Une autre très longue liste de choses semblables. "C'est une pièce de sentimentalité futile de dire, presque comme vérité, que la vérité a un pouvoir inhérent qui est nié par l'erreur dominante et ce, par le moyen du cachot et du pieu. Les hommes ne sont pas plus ardents pour la vérité qu'ils ne le sont souvent pour l'erreur et une application suffisante d'une pénalité légale ou même sociale réussira généralement à arrêter la propagation des deux. L'avantage réel que la vérité a, consiste en ceci - quand une opinion est vraie, elle peut être étouffée une fois, deux fois ou plusieurs fois, mais avec le temps, il y aura généralement des personnes pour la redécouvrir jusqu'à ce que l'une d'entre elles tombe sur un temps où, par des circonstances favorables, elle échappe à la persécution jusqu'à ce que l'idée ait fait un tel progrès qu'elle peut résister aux tentatives suivantes de la supprimer.

 

Je vais terminer juste en lisant deux courtes pièces envoyées par des auteurs qui n'ont pas été capables d'être ici aujourd'hui. L'auteur, Francisco Goldman, a envoyé cette pièce, qui a été écrite par le héros et poète de l'indépendance cubaine, Jose Marti, qui a été, en réalité, pendant une longue période de temps, un New-Yorkais. Il a vécu à New York de 1880 à 1895. Il a observé la politique du temps de très près et écrit à propos de l'élection présidentielle de 1884, qui a opposé James G. Blaine à Cleveland Glover et qui est souvent appelée la campagne la plus sale dans l'histoire américaine. Pendant le cours de celle-ci, les Républicains ont découvert que Cleveland avait eu un enfant illégitime ; il a reconnu la paternité et gagné l'élection de toute façon. 48.5 % contre 48.2 %, incluant la Floride [rire]. Voici ce que Marti a dit à propos de cette élection. "C'est brutal et écourant, une campagne présidentielle aux États-Unis. La boue monte jusqu'aux chaises. Les barbes blanches des journaux oublient tout de la bienséance de la vieillesse ; ils déversent des seaux de boue sur toutes nos têtes. Ils mentent sciemment et exagèrent. Ils se poignardent dans le ventre et dans le dos. N'importe quelle diffamation est traitée comme légitime. N'importe quel coup est bon tant qu'il stupéfie l'ennemi. Celui qui invente une calomnie efficace se pavane fièrement. Un observateur de bonne foi n'a aucune idée comment analyser la bataille dans laquelle chacun le considère légitime de faire campagne de mauvaise foi. Mais celui qui observe ce pays sans rancour, autant qu'il est dégoûté par la primauté cédée ici aux appétits et à l'oubli aussi, sinon à la distan[ce], des qualités généralement tenues, doit reconnaître que, chaque fois qu'un danger semble imminent ou une institution a été profanée de façon irréparable ou un certain vice a à moitié dévoré la nation, surgissent avec la fiabilité d'une loi et sans grands opérateurs et quand le mal peut toujours être guéri, des hommes et des systèmes qui peuvent éviter la ruine. Ils apparaissent, font ce qu'ils doivent faire et on ne les voit plus. Et il semble aussi qu'une condition de cette loi consiste en ce que le mal doit être extrême, comme si les peuples prospères ne décidaient jamais de changer de direction ou de perturber leurs habitudes avant que la réalité soit si sinistre qu'il est impossible de l'ignorer. C'était la loi affirmée par l'élection de Grover Cleveland. Le mal était grave. Les Républicains bien établis au pouvoir en ont cyniquement abusé. Ils ont corrompu l'intégrité des voix et de la Presse. Ils ont raillé l'esprit de la constitution par des législations partisanes, en copiant les tactiques des tyrans, et ils ont utilisé des guerres d'outre-mer pour détourner les attentions de leurs actions." C'est l'histoire. "Qui pouvait rivaliser contre eux et les défaire, si les élections sont gagnées par la force de l'argent et si les Républicains ont une main libre avec les coffres nationaux ? Mais une vague a surgi, que personne n'a vu se former sur les bords et personne ne sait comment elle est venue, s'est brisée sur les têtes de tous les politiciens ambitieux et illustres de la nation et ce, malgré la colère des membres de son propre parti Démocrate, malgré des pratiques et des vanités prouvées par le temps et elle a atterri à la Maison Blanche, un homme juste un peu plus qu'à peine connu; un homme dur mais humble, convenable pour la tâche de réformer intrépidement et patiemment le gouvernement corrompu. La vague a emmené Cleveland. De près, vous voyez que ce changement n'a pas été essentiel ou durable, mais circonstanciel et comme une preuve. Une éruption prouvant que cela peut être fait. Que l'éruption d'une poignée d'hommes, une poignée de gens vulnérables, rien de plus que cela, a donné la victoire à Cleveland. Mille votes de moins parmi 10 millions d'électeurs et le président aurait été un homme impur et sinistre, un brillant sophiste . Il aurait été Blaine. [rire] [applaudissements]

 

Finalement, de l'ancien président du PEN, Norman Mailer. Il nous a envoyé la plus brève contribution de toutes. De John Dos Passos aux États-Unis. Ça va alors, nous sommes deux nations. Cependant, j'ai aussi voulu lire de - [rire] donc, ce que Norman a dit dans l'entrevue, qui se trouve dans la publication courante du magazine New York, c'est qu'il avait une conversation avec son fils et c'est ainsi qu'elle a fini. Norman écrit ou dit, "la sagesse est prête à nous atteindre des coins les plus inattendus. Je cite ici d'un homme qui est devenu sage, un peu trop tard dans la vie. 'Naturellement, le peuple ne veut pas de guerre. Mais après tout, ce sont les leaders du pays qui déterminent la politique et c'est toujours la simple question d'entraîner les gens, que ce soit une démocratie ou une dictature fasciste ou un parlement ou une dictature communiste. Qu'on ait un mot à dire ou non, les gens peuvent toujours être entraînés dans les enchères de leurs leaders. C'est facile. Tout que vous devez faire est leur dire qu'ils sont attaqués et dénoncer les pacifistes pour leur manque de patriotisme et pour exposer le pays au danger. Cela fonctionne de la même façon dans tous les pays.' C'était Herman Goering prenant la parole aux Procès de Nuremberg après la Deuxième Guerre Mondiale. C'est une chose d'être averti. Ne serons-nous jamais prémunis ?" Merci.

 

Ce discours contient une série d'éléments importants. Rushdie peut bien s'être remis de ses propres avis irréfléchis qui ont apporté un fatwa sur sa tête. Nous grandissons tous en sagesse avec le temps et particulièrement en sagesse rétrospective.

Le problème qu'il mentionne ici en ce qui concerne la controverse Républicaine/Démocrate, qui a vu Blaine enlevé et Cleveland élu, s'est produit en 1884. Il y avait un problème aux États-Unis qui était très sérieux et qui pourrait bien avoir changé la direction et la nature même de l'expérience démocratique qui était les États-Unis d'Amérique. Les attaques cyniques sur les lois de la nation et l'usage impropre du pouvoir par l'administration avaient eu lieu au cours de la période de 1880 à 1884.

Les observateurs de la situation politique aux États-Unis, comme Rushdie et les intellectuels de la gauche que nous voyons prendre position en comparant la situation d'alors avec celle qu'on retrouve maintenant aux États-Unis, font face, en réalité, à une situation différente de celle à laquelle Cleveland et Blaine ont fait face en 1884.

En 1878, le Posse Comitatus Act avait été en opération depuis plus de six ans. L'Acte a été introduit et appuyé par les législateurs du Congrès du Sud des États-Unis, qui avait été sous le talon de l'occupation par l'armée depuis la guerre civile au milieu de la décennie précédente. C'était cet Acte qui a mis un frein à la saisie réelle du pouvoir et à l'utilisation de la force pour détruire toute opposition organisée à ce qui était devenu le système bien établi sous les Républicains.

Il est approprié de passer en revue les dispositions du Posse Comitatus Act du 18 juin 1878.

L'extrait suivant est tiré du site même du Commandement Nordique américain à : http://www.northcom.mil/index.cfm?fuseaction=news.factsheets&factsheet=5

 

"Posse Comitatus Act

Le "Posse Comitatus Act" (PCA), Titre 18 du Code américain (USC), la Section 1385, déclare :

"Quiconque, sauf dans des cas et dans des circonstances expressément autorisées par la Constitution ou un Acte du Congrès, utilise obstinément n'importe quelle partie de l'Armée ou de l'Armée de l'air comme une posse comitatus ou autrement pour exécuter les lois sera condamné à une amende sous ce titre ou emprisonné pour une période maximale de deux ans ou les deux."

La directive 5525.5 du ministère de la Défense nationale (DoD) a prolongé le PCA à la Marine américaine et au Corps américain des Marines. Le PCA ne s'applique pas à la Garde-côtes américaine.

Le PCA interdit, de façon générale, au personnel militaire américain de prohiber des véhicules, des navires et des avions; de faire de la surveillance, des recherches, des poursuites et des saisies; ou de faire des arrestations de la part des autorités appliquant les lois civiles. L'interdiction de la participation directe des militaires dans l'application de la loi est conforme à la loi et à la politique américaine de longue date limitant le rôle des militaires dans les affaires intérieures.

Cependant, le Congrès a ordonné un certain nombre d'exceptions au PCA qui permettent aux militaires, dans certaines situations, d'aider les agences responsables de l'application des lois civiles dans la mise en application des lois des États-Unis. L'exemple le plus commun est l'aide contre le trafic de la drogue (Titre 10 USC Sections 371-382). D'autres exemples incluent :

·       L'Acte d'Insurrection (Titre 10 USC Sections 331-334). Cet acte permet au Président d'utiliser le personnel militaire américain à la demande de la Législature de l'État ou du Gouverneur pour supprimer des insurrections. Il permet aussi au Président d'utiliser des troupes fédérales pour mettre en application des lois fédérales, quand la rébellion contre l'autorité des États-Unis rend impraticable l'application des lois des États-Unis.

·       Aide dans le cas de crimes impliquant du matériel nucléaire (Titre 18 USC Section 831). Cette loi permet au personnel du DoD d'aider le Ministère de la Justice dans la mise en application de prohibitions quant au matériel nucléaire, quand le Procureur Général et le Ministre de la Défense nationale décident conjointement "qu'une situation d'état d'urgence" existe, qui pose une menace sérieuse aux intérêts américains et qui est au-delà de la capacité des agences responsables de l'application des lois civiles.

·      Des situations d'urgences impliquant des armes biologiques ou chimiques de destruction massive (Titre 10 USC Section 382). Quand le Procureur Général et le Ministre de la Défense nationale décident conjointement "qu'une situation d'état d'urgence" existe, qui pose une menace sérieuse aux intérêts américains et qui est au-delà de la capacité des agences responsables de l'application des lois civiles, le personnel du DoD peut aider le Ministère de la Justice dans la mise en application de prohibitions en rapport aux armes biologiques ou chimiques de destruction massive.

L'appui militaire aux agences responsables de l'application des lois civiles est effectué en stricte conformité avec la Constitution et les lois américaines et sous la direction du Président et du Ministre de la Défense nationale.

 

Donc, à première vue, nous avons une situation qui, sauf dans le cas d'une situation d'urgence, semble indiquer qu'il ne peut rien arriver de plus aux États-Unis et que l'élection sera un concours juste et raisonnable entre deux structures avec deux candidats qui semblent représenter le même establishment.

Comment alors pourrait-il ne pas en être ainsi ? Qu'est-ce qui pourrait arriver pour changer les événements ? Certainement, le peuple américain voit cette élection avec un pressentiment. Il y a un grand rassemblement de la gauche pour s'opposer au Président George W. Bush. Plusieurs voient la liberté de parole elle-même menacée. Les pouvoirs maintenant créés pour l'intrusion des systèmes d'intelligence dans les vies normales des citoyens américains sont sans égaux dans son histoire entière. Beaucoup de citoyens voient maintenant la situation avec cynisme et il y a des théoriciens de conspiration en grande profusion qui accusent l'administration de conspiration et ce,  même pour les actes terroristes qui se sont produits autour du 11 septembre 2001 et depuis lors.

Beaucoup de personnes ne partagent pas du tout les concepts de liberté pour lesquels nous nous sommes battus si longtemps et que nous avons durement acquis dans les systèmes britanniques de Droit Commun. En effet, l'Europe est basée sur le code de Napoléon et ses systèmes de justice ne seraient pas du tout considérés justes ou équitables dans le Commonwealth britannique et aux États-Unis.

Alors, par quoi les gens sont-ils concernés aux États-Unis ? Qu'arrive-t-il là-bas et qu'est-ce que certaines personnes voient se produire dans leur société et pourquoi est-ce d'une telle importance que CCG fait même des remarques à ce propos, puisque nous ne nous impliquons pas dans la politique et nous ne faisons même pas normalement des remarques sur eux, sauf dans les cas où la guerre, la conduite des guerres et des crimes de guerre sont concernés ?

La réalité est que ce n'est pas 1884 et les États-Unis et le monde sont bien différents de la foire d'empoigne de la politique de frontière de la période suivant la guerre civile aux États-Unis.

Les États-Unis sont une superpuissance et, aujourd'hui, la superpuissance prééminente du monde et ce, sans rival, à part le dragon naissant qui est la République Populaire de Chine.

Les États-Unis font face au fait qu'ils viennent d'entreprendre une guerre de validité douteuse et son armée et l'administration ont commis une série de crimes de guerre pour lesquels le leadership peut être poursuivi en justice et peut être emmené en procès par une nouvelle administration. Les procès de crimes de guerre peuvent ne pas être limités seulement aux généraux des Forces Armées américaines. Il n'y a aucun doute que les systèmes australiens et britanniques étaient au courant de la conduite de ces crimes et les officiers des services de renseignements des trois systèmes peuvent bien être accusés aussi.

Le fait est que l'administration veut un autre quatre ans pour réaliser ses objectifs non révélés au Moyen-Orient. La situation domestique est aussi dans une situation précaire. L'infrastructure se détériore et l'opposition se regroupe maintenant, comme cela ne s'est pas vu pendant des décennies et, en effet, depuis 1884, quand les Démocrates ont réussi à mettre Grover Cleveland dans la Maison Blanche et à changer le visage de la politique américaine.

Il y a une perception très réelle aux États-Unis que le système de votation sera "truqué" pour bien établir l'administration et ce, en utilisant des systèmes de votation mécaniques qui sont enclins à mal enregistrer les intentions des électeurs qui ne savent peut-être pas très bien lire et écrire ou qui ne sont pas aussi informés qu'ils pourraient l'être.

Est-ce simplement une autre élection sale aux États-Unis qui les concerne seulement et personne d'autre ? Le fait de la question est que ces jours sont passés et que tout ce qui arrive aux États-Unis est important, autant pour leurs ennemis que leurs alliés, et ceux qui sont au milieu sont piétinés dans la confusion.

Pourquoi devrions-nous tous être concernés ?

Examinons la situation. Si c'est simplement une question d'une élection interne entre deux candidats à l'élection représentant deux partis dans les règles se conduisant eux-mêmes d'une façon passionnée mais peut-être pardonnable, alors le monde n'a simplement qu'à observer ce que Kerry fera, s'il est élu. Il y aura certainement une re-direction des dépenses internes aux États-Unis. Il peut engager les États-Unis à rester en Irak pour un avenir prévisible. L'opportunisme qui continue à présent sur les prix des produits pétroliers et du pétrole est indicatif d'un autre problème aussi. Cependant, les intérêts stratégiques des États-Unis n'ont pas été vraiment révélés ou discutés et nous ne savons pas s'ils se retireront de l'Irak, peu importe qui est élu.

Que les États-Unis et le monde l'aiment ou non, il y a maintenant un autre joueur, qui a un système politique très puissant et une base de population très nombreuse. Cette nation est la Chine. Cependant, il y a un autre joueur qui émerge et qui cherche aussi le statut de superpuissance et c'est l'Inde.

Ces deux nations placent présentement une demande énorme sur la production mondiale de pétrole et ils ont le pouvoir de détourner les ressources de sa distribution traditionnelle et de causer une augmentation du coût de la vie traditionnel à l'Occident.

Le monde va rivaliser pour des ressources de plus en plus rares et les opportunistes aggraveront cette situation.

Le facteur inconnu suivant est l'effet du Réchauffement Global sur la politique mondiale. Il y a une montée croissante des niveaux des océans et cela causera des inondations dans les plaines du Bangladesh, de l'Inde et de la Chine. Ces pays sont ceux qui contiennent d'énormes centres de population et deux d'entre eux émergent comme de grandes puissances.

Une chose dont nous pouvons être sûrs, c'est qu'il y aura une continuelle désertification à grande échelle en Chine et de très grandes dislocations de population dans le sous-continent, de même qu'en Chine. Il n'y a aucun doute que la Chine sera forcée d'aller de plus en plus à l'ouest. Avant 2025, la Chine occupera la Sibérie et partagera ses ressources avec le Japon ; ce système est maintenant en voie de réalisation et ce, avec l'accord des Russes. Avant 2025, la Chine sera contrainte de s'étendre, par la paix ou par la force, dans les anciennes républiques soviétiques centrales et presque jusqu'à l'Oural.

Le scénario le plus alarmant auquel le monde fait face est celui-ci. Et si les revendications de l'opposition aux États-Unis étaient, en réalité, vraies ? Et si l'administration avait vraiment, en réalité, facilité et incité ou causé le terrorisme du 9 septembre 2001 ? S'ils sont capables de ce scénario, ils sont peut-être, en effet, simplement indifférents ou des agents facilitateurs des guerres contre la drogue aussi.

Ce que la plupart ne comprennent pas, c'est que l'économie des États-Unis est un château de cartes qui fonctionne sur la confiance de sa propre classe moyenne. Cette confiance a été exploitée au maximum et elle est maintenant à la limite. Ses propres fonds de pension sont tellement enchâssés dans l'économie qu'ils ne peuvent pas se permettre de prendre de véritables décisions politiques à long terme pour le bien-être de la nation, comme la fermeture des géants du tabac.

À la lumière de toutes ces suppositions, il existe une situation plus effrayante qui pourrait facilement se développer et c'est le danger que quelques observateurs américains et intellectuels voient en partie.

J'ai été intéressé de voir la terminologie qui émerge aussi des jeux d'Athènes. Il y a quatre ans, j'ai noté à Sydney que les fonctionnaires se référaient aux jeux d'Athènes comme les derniers jeux. Cette semaine, j'ai aussi remarqué que les fonctionnaires grecs et les Athéniens eux-mêmes se référaient au fait qu'ils étaient fiers que les premiers jeux de l'Olympiade moderne aient eu lieu à Athènes et que les derniers jeux avaient maintenant lieu là. Il n'y avait aucun doute dans la discussion alors et maintenant que ces jeux devaient être les derniers Jeux Olympiques. Cependant, nous anticipons théoriquement les Jeux Olympiques de Beijing en 2008. De toute évidence, ils ne croient pas qu'ils auront lieu en 2008.

Pourquoi ces gens prendraient-ils cette vue ? Pourquoi les démons voudraient-ils empêcher les Jeux Olympiques d'avoir lieu, alors qu'ils sont d'un ancien système païen ? La réponse est qu'il y aura une telle guerre et une telle dévastation dans les années qui viennent qu'ils seront une chose du passé.

Ok, quel est le scénario qui risque de se produire ? Supposons que les défis légaux actuels au système de votation sont soutenus et que les nouveaux systèmes mécaniques ne sont pas utilisés. Le système établi a alors recours à l'épouvantail terroriste (certains peut-être organisant même, comme il a été revendiqué, une attaque terroriste en utilisant des agents biologiques, comme le charbon). Ils invoquent des pouvoirs extraordinaires où le Procureur Général et le Secrétaire d'État certifient le cas d'urgence et outrepassent les dispositions du Posse Comitatus Act. L'élection est "reportée". Ce n'est pas impossible, puisque ces options sont présentement prétendument sollicitées légalement par l'administration.

L'intervention militaire promouvra le désordre civil. En effet, le désordre devra être promu pour justifier le maintien de la déclaration.

Il se produira un mouvement massif dans la provision de l'argent hors des États-Unis à l'euro. Il y aura plus d'interventions pour  contrôler l'économie. Le marché boursier dégénérera ou s'effondrera entièrement. Les dissidents seront ensevelis.

Cela créera une occasion pour les ennemis des États-Unis. Une réorganisation de la structure du pouvoir des systèmes asiatiques et des provisions pétrolières du Moyen-Orient se produira par la force des choses. Le pétrole des républiques soviétiques centrales sera détourné de sa direction proposée à travers l'Iran vers le marché libre et en Chine et en Inde. Les approvisionnements seront bouleversés.

La situation continuera à se détériorer, étant accélérée par les problèmes associés au Réchauffement Global et sa crise de réfugiés.

Ayant échoué à développer ses ressources correctement, à allouer ses ressources de population, à stocker de l'eau et à développer l'infrastructure efficacement, l'Australie fera face à des crises de réfugiés sans pareil. Elle ne sera pas en mesure d'y faire face et elle sera finalement envahie. Tout le Nord sera envahi et occupé et ce, jusqu'au niveau de Brisbane, qui deviendra une réalité. L'Australie deviendra un champ de bataille des blocs de puissances.

Le système européen forcera la dégénération des problèmes religieux, causant les guerres contre l'Islam. Tandis que les États-Unis sont dans une situation interne précaire, ils ne peuvent offrir aucune aide réelle à quiconque. Ils seront menacés à l'étranger. Des échanges nucléaires sont alors probables. Ils peuvent émerger comme la dictature fasciste mondiale, mais pas pour longtemps. L'Europe se déplacera pour occuper le Moyen-Orient.

De 2005 à 2012, le monde dégénérera inexorablement jusqu'au bris environnemental. Au cours des années qui conduiront jusqu'au prochain jubilé, ce sera une spirale vers le bas. Au moment où les gens seront prêts à faire face à leur Messie, ils auront oublié ce qu'ils attendent exactement. Le dernier système à s'occuper est celui des rois de l'Est, mentionné par la Bible. Ils sont emmenés au Moyen-Orient pour que leurs armées soient détruites (voir l'étude Les Trente Dernières Années : la Lutte Finale [219]). L'armée de la superpuissance asiatique fera face au Messie à Megiddo où elle sera détruite.

Donc, ce n'est pas du tout juste une autre élection. Ce qui sera fait pendant les mois à venir affectera la manière que le monde fonctionnera pendant les décennies à venir. Ayez confiance en Dieu et soyez dans la crainte.

 

Wade Cox

Coordonnateur Général