Sabbat 6/2/27/120
Chers
Amis,
Durant
cette Pâque, il est devenu évident pour nous tous que certains d'entre nous ne
comprennent simplement pas entièrement l'importance de la séquence des huit
jours et le devoir imposé sur nous d'observer la Fête des Pains sans Levain
pendant les sept jours au complet. Dieu choisit d'aborder cette question durant
les festivals de l'année et ce, en commençant par la Pâque. Cela arrive ainsi
parce que nous devons être prêts à mettre correctement en application les
festivals de Dieu, avant que Dieu ne soit en mesure d'ajouter un nombre
significatif de membres dans les secteurs qu'Il a visé pour le
développement.
Il
me fait plaisir de noter que certains d'entre nous en viennent à une
compréhension plus complète de la question et que certains ont développé une
approche plus zélée face à l'observance des Lois de Dieu et ce, au fur et à
mesure qu'il leur a été donné de les comprendre plus entièrement.
La
Pâque est le festival le plus important du Calendrier. C'est le moyen grâce
auquel nous nous renouvelons spirituellement à chaque année et continuons ainsi
à faire partie du Corps de Christ. C'est un festival que nous devons observer
correctement, tel que commandé par Dieu.
Ce
festival est un ordre de se retirer du monde et d'aller à une place mise de côté
par Dieu par l'entremise de l'Église. L'ancienne exigence de tuer l'agneau
Pascal servait à identifier l'exigence que le Messie devait mourir pour les
péchés du monde, pour que nous puissions être en mesure de participer aux
promesses que Dieu nous a offertes, comme un don de la grâce. C'est l'agneau qui
nous permet d'être délivrés de l'Égypte. L'agneau est le moyen par lequel nous
sommes délivrés du péché, que nous nommons Sodome et l'Égypte. L'agneau est donc
le mécanisme par lequel nous sommes sortis d'Égypte. Pour la première Pâque,
nous étions en Égypte et nous avons dû rester dans nos maisons, tandis que le
sang de l'agneau nous a protégés de la pénalité du péché, qui était la mort. La
mort du
premier-né était
symbolique de la mise de côté du
premier-né pour
Dieu. Nous sommes les
premiers-nés et
les premiers fruits des morts, après Christ, destinés pour la Première
Résurrection des morts.
La
procédure a, par la suite, été changée complètement pour les Pâques suivantes.
Dieu nous commande ceci, dans Deutéronome 16:5-7 :
Deutéronome 16:5-7 5 Tu ne pourras point sacrifier la Pâque dans l'un quelconque des lieux que l'Éternel, ton Dieu, te donne pour demeure; 6 mais c'est dans le lieu que choisira l'Éternel, ton Dieu, pour y faire résider son nom, que tu sacrifieras la Pâque, le soir, au coucher du soleil, à l'époque de ta sortie d'Égypte. 7 Tu feras cuire la victime, et tu la mangeras dans le lieu que choisira l'Éternel, ton Dieu. Et le matin, tu pourras t'en retourner et t'en aller vers tes tentes. (LSG)
Aussi :
Deutéronome 16:5-7
5 Tu ne pourras
point sacrifier la Pâque à l'intérieur d'aucune de tes portes, que Yahovah
ton
Dieu te donne. 6 Mais à la place qu'Il choisira pour faire demeurer
son nom, tu sacrifieras là l'offrande de la Pâque en soirée, au coucher du
soleil, à l'époque de ta sortie
l'Égypte. 7
Et tu la feras cuire et la mangeras
dans le lieu que Yahovah ton Dieu
choisira. Et le matin tu retourneras à tes tentes. Tu mangeras du Pain sans
Levain pendant sept jours et le septième jour sera une assemblée solennelle
pour Yahovah
ton
Dieu. Tu ne feras aucun travail.
Le
mot traduit comme "portes", dans Deutéronome 16:5, est SHD
8179 sha'ar,
qui
signifie les portes d'une ville. L'autre mot SHD
6607 pethach
signifie une porte ou une entrée
et
se réfère à une résidence privée.
Sha'ar
signifie
aussi une porte, mais il a un sens beaucoup plus large, comme la porte d'une
ville ou un port ou l'entrée d'une ville. L'utilisation de
sha'ar
a pour but de
préciser que ce qui est signifié, c'est la sortie du domicile habituel dans la
ville et la relocalisation à un endroit totalement à l'extérieur des habitations
normales. Autrement, si pethach était
utilisé, il serait permis de faire un échange de domiciles et de respecter
l'instruction. Cependant, ce n'est pas le cas et le terme a une implication et
un sens beaucoup plus sérieux.
Nous
avons donc clairement l'ordre, comme individus et comme Église, de nous préparer
et d'identifier une place où l'Éternel placera Son nom. Ensuite, en tant que
peuple, nous devons aller à cette place et observer la fête, comme un
pèlerinage.
Dans
les cas où Jérusalem a été le lieu de la Pâque, la nation y est allée en
pèlerinage et il y a aussi eu ceux qui sont venus internationalement pour
prendre la Pâque. Christ et ses parents ont fait le pèlerinage annuellement et
ils sont restés pendant tous les jours de la fête. La position était que, la
nuit de la Pâque, les pèlerins étaient vêtus et chaussés, ils mangeaient la
Pâque en veillant et continuaient ainsi jusqu'au matin. Les gens de Dieu
devaient donc rester à l'extérieur de leurs tentes jusqu'au matin et, le matin,
ils pouvaient retourner à leurs tentes. Le mot traduit comme tentes est
SHD
168 'ohel,
signifiant
une tente: une place de résidence qui se remarquait à distance; une maison, une
habitation ou une tente.
Le
concept ici est aussi que Dieu habite parmi nous pendant que nous sommes à la
place où Il choisit de placer Son nom. Nous sommes enlevés de nos habitations,
pendant cette période, et nous restons en état de veille et dans l'attente de
Son arrivée. Cela a été institué à partir du commencement, en anticipation
de son arrivée, en 30 CE
(ère actuelle). Après
30 CE,
c'était
en commémoration du sacrifice de Christ et, de nouveau, en prévision de son
retour pour le système millénaire. Cette nuit sera observée dans le Millenium
comme une commémoration de la rédemption du monde.
La
place de pèlerinage exigeait donc que chacun, quel que soit son emplacement,
même celui résidant dans la ville du pèlerinage, quitte son logement pour la
période allant du jour de la préparation, le 14, qui inclus aussi maintenant le
repas du 14, qui est défini comme le service de Dîner du Seigneur avec le lavement des pieds, le pain et le vin
jusqu'à la soirée du repas de la Pâque du 15ème jour. Cette période
doit être passée loin de nos portes et de nos villes. Nous mangeons normalement
de l'agneau pour le repas de la Nuit de Veille, mais nous ne sacrifions aucun
agneau, parce que cet aspect a été accompli avec le Messie. Cependant, notre
veille concerne l'attente de son retour et notre commémoration de sa mort, cet
après-midi-là.
Avant
la mort de Christ, la séquence incluait la mise de côté de l'agneau, le
10ème jour, et le déplacement jusqu'au site de la Pâque, si celui-ci
était distant. Tous les gens étaient sur place pour la soirée du
14ème jour et le premier des repas avait lieu. Nous connaissons
maintenant ce repas comme le Dîner du Seigneur, mais il était, à l'origine, le
premier repas chagigah,
que
Bullinger identifie
aussi (voir les notes de la Companion
Bible).
Ce n'était pas un sacrifice d'agneau, comme nous le voyons par le comportement
de Christ et des disciples à la Dernière Cène.
Le
14, la préparation générale était faite et l'agneau était tué, l'après-midi du
14 Abib.
Le rôtissage de l'agneau était fait le soir du 15 Abib,
quand
il était mangé avec des herbes amères. Les participants discutaient ensuite et
veillaient jusqu'au matin. Le terme utilisé pour matin est SHD
1242 boqer,
signifiant
correctement l'aube, comme le début du jour, très tôt, ou le matin ou le
lendemain. Il n'est pas nécessaire de veiller jusqu'à l'aube proprement dite.
L'utilisation du terme boqer
nous
permet une certaine liberté. Il peut se référer à n'importe quel temps entre le
milieu de la nuit et l'aube même. Nul n'est autorisé à aller se coucher avant
minuit, lors de cette nuit symbolique de veille, sauf les malades et les jeunes;
on s'attend à ce que tous les autres maintiennent la veille jusqu'aux heures du
matin. Dieu commande aux hommes d'être présents pendant la période. Dans les
Églises de Dieu, on s'attend aussi à ce que les femmes, qui sont en mesure de le
faire, assistent, lorsqu'elles n'ont pas soin d'une personne âgée, infirme ou
jeune.
La
permission de retourner à nos tentes ou nos habitations, le matin du 15, se
réfère au fait que nous maintenons la veille de la Pâque jusqu'à la veille du
matin, qui a toujours été comprise comme étant après le milieu de la nuit. Par
conséquent, nous ne devons pas retourner à nos logements avant bien après
minuit, le 15. La ville de pèlerinage peut et restait opérationnelle, à partir
de ce moment-là, mais les gens ne revenaient pas du pèlerinage pour retourner à
leurs domiciles habituels avant que les sept jours des Pains sans Levain étaient
achevés. C'était le cas avec Christ et ses parents, comme nous le voyons dans
les Évangiles. Même quand Christ était en Égypte, ils ont toujours été en mesure
d'observer la fête à
Hieropolis, parce
qu'un temple y avait été construit par Onias IV, vers 160 CE,
conformément
à l'ordre de Dieu dans Ésaïe 19:19.
Le
fait que certaines Églises de Dieu ont transformé cette occasion sérieuse en une
brève réception et n'ont pas observé la fête correctement est dû à leur
ignorance. Cependant, ce n'est pas une excuse pour les élus pour briser la loi
ou pour la traiter à la légère ou pour ne pas observer les sept jours de la Fête
des Pains sans Levain comme un pèlerinage. En fait, certaines organisations ont
même interdit toute discussion de la Bible durant cette soirée extrêmement
importante, à cause de leur incapacité d'expliquer ce que la soirée symbolisait,
ayant mal
identifié la
séquence de la Pâque.
Nous avons une obligation d'observer le festival correctement et pendant les sept jours en entier, comme nous l'avons expliqué à maintes reprises. Si vous n'avez pas fait ainsi, alors, remuez-vous et ayez l'ardeur qui est attendue de vous dans l'obéissance à Dieu.
Wade Cox
Coordonnateur Général