4/9/28/120
Chers
Amis,
Pendant
les deux derniers jours de cette semaine, le Gouvernement australien a présenté
et a passé un projet de loi pour le contrôle du terrorisme, qui récrit en
effet les lois de sédition de l'Australie. C'est probablement l'érosion la
plus terrifiante de la liberté d'expression vue en Australie et dans le
Commonwealth britannique depuis les abus par lesquels démentir la Trinité a été
qualifié de crime capital en Angleterre en 1645. C'est une attaque directe sur
l'Habeas corpus et il permet l'emprisonnement pour l'incitation à opposer le
gouvernement. De tels sermons sont vus comme de la sédition. Christ et les apôtres
auraient été arrêtés et mis en procès selon ces lois, comme cela a été
mentionné.
Ce
qui est fascinant est que les deux principaux partis se sont combinés pour le
passer en grande hâte en un jour. Une enquête secrète a été vaguement
invoquée comme une justification de le passer au Parlement sans opposition sérieuse.
On a admis que cette législation était mal écrite mais que l'urgence de sa
mise en vigueur a été donnée comme raison de sa mauvaise construction et de
la hâte anormale.
En
terme d'opposition, il est intéressant que les deux églises trinitaires
principales ont comparé l'usage impropre des lois de sédition au procès de
nuit de Christ cité comme étant le 6 avril, 30 CE. En fait, il a été crucifié
mercredi, le 5 avril, 30 CE. Son procès a eu lieu dans la nuit du 14 Nisan, qui
était le mardi soir et le mercredi matin du 5 avril, 30 CE. Mais quand les
faits les ont-ils inquiétés ? Les faits sont discutés dans l'étude
La Chronologie de la Crucifixion et la Résurrection
(No 159) .
Dans
un article du journal du matin Sydney Morning Herald du 5 novembre 2005,
David Marr a écrit que : “Christ aurait peu de chance contre les nouvelles
lois de sédition.”
Il
a dit que : “L'odeur nauséabonde qui reste autour des cas de sédition va
loin, loin en arrière au plus grand procès de notre histoire, celui qui est
resté sombrement au dessus de notre monde pour deux millénaires. Christ a été
jugé pour sédition.” Il a continué en citant l'évêque Catholique
auxiliaire de Canberra, Pat Power, qui a dit cette semaine : “Quiconque est détendu
et à l'aise avec la législation anti-terrorisme proposée devrait peut-être
lire le Chapitre 23 de l'Évangile de Luc.” On traîne Jésus devant Pilate,
accusé de sédition. Les charges fabriquées sont déposées mais Pilate
retourne un verdict de 'non coupable'. Les accusateurs deviennent plus
insistants, alors peureux Pilate ordonne une révision, envoyant Jésus le Galiléen
pour être examiné par Hérode. Le nouveau procès révèle simplement le
manque de profondeur du caractère de Hérode. Le résultat est le crucifiement
éventuel de Jésus et deux vieux ennemis, Pilate et Hérode, devenant de bons
amis. Il est étonnant comment des mesures d'anti-terrorisme rassemblent des
alliés peu probables!"
Marr
dit que : “le procès de Christ avait des éléments de fraude qui apparaîtraient
maintes et maintes fois dans l'histoire sordide de la sédition : une preuve
brouillée, le mensonge, la duplicité et un juge qui s'incline aux penchants de
la foule, en sachant dans son cœur qu'il condamne un homme innocent mais troublé.”
Il
dit que la charge était claire et continue en citant Dr.Paul Barnett, ancien évêque
anglican de Sydney du Nord et conférencier d'histoire antique à l'Université
Macquarie, qui dit : "Les évangiles concordent tous, Christ a été
crucifié en tant que Roi des Juifs. Donc la sédition et la trahison étaient
la cause présentée aux Romains afin de crucifier Jésus de Nazareth."
Il
était clair pour Marr et ces ecclésiastiques quant à la cause présentée.
Marr a dit que, “Ce qui fait de Christ le prototype de tant de procès qui ont
suivi était l'utilisation de la sédition comme un moyen de persécution.
Christ a été arrêté et accusé par le Sanhédrin durant la nuit du 6 avril
[sic], AD30 (approximativement) pour avoir blasphémé. Ils ont voulu sa mort,
mais comme ils ont expliqué à Pilate le matin suivant : ‘Il
ne nous est pas permis de mettre personne à mort..
’"
“C'est
alors qu'ils ont accusé Christ de sédition, en disant : ‘
Nous avons trouvé cet homme excitant notre nation à la révolte, empêchant de
payer le tribut à César, et se disant lui-même Christ, roi.
’”
Marr
attire l'attention au fait que, “L'accusation a joué sur deux craintes
romaines. La première était la crainte d'une autre révolte fiscale comme
celle qui a éclaté quelques années après la naissance de Christ quand la Judée
est initialement devenue une province romaine. La deuxième était une crainte
que cet homme essayait de déplacer le roi local.”
Barnett
avait expliqué dans ses commentaires : "C'était la politique romaine de
placer des rois clients dans les provinces qu'ils ont vaincues. Mais les Romains
décidaient qui ce serait et ils avaient une très pauvre considération de
n'importe quel individu local qui faisait cette revendication pour lui-même."
Marr
demande :
“Comment
Christ serait-il traité dans l'Australie de John Howard [Premier ministre]
? Le Gouvernement a promis de revoir ses nouvelles dispositions de sédition,
mais selon leur statut actuel, Christ pourrait être accusé sous la section
80.2 (1) comme une personne qui "incite une autre personne à renverser par
la force ou la violence : (a) la Constitution; ou (b) le Gouvernement du
Commonwealth, un État ou un Territoire; ou (c) l'autorité légale du
Gouvernement du Commonwealth."
La
violence n'est pas la clef. Un sermon est suffisant. Le résultat est sans
pertinence. Les Apôtres seraient en difficultés aussi. Sous la Section 30A
(1), on les verrait chargés en tant que membres d'un ‘ corps illégal de
personnes qui préconise ou encourage l'exécution d'une intention séditieuse
’".
Encore,
il
n'est pas nécessaire qu’il y ait de résultat violent à
l'enseignement des Apôtres. La sédition est simplement un crime d'incitation.
Que la paix parfaite continue de régner dans la nation n'est pas une défense
à l'accusation. C'est pourquoi la sédition a toujours été l'ami du tyran.”
Aucun
échange entre un accusé et son juge n'est plus célèbre que la réponse de
Christ à la question de Pilate : ‘ Es-tu le Roi des Juifs ? ’ Il a répondu
: ‘Mon
royaume n’est pas de ce monde, Si mon royaume était de ce monde, mes
serviteurs auraient combattu pour moi afin que je ne fusse pas livré aux Juifs;
mais maintenant mon royaume n’est point d’ici-bas..
’
Convaincu
par cela, Pilate est sorti devant la foule et a déclaré : ‘ je ne trouve en
lui aucune faute. ’ Mais la foule n'était pas satisfaite. La loi dans
l'Australie d'Howard ne le serait pas non plus.
Au
cours des quelques derniers siècles, les condamnations pour sédition
s’appuyaient sur la preuve d'intention. La sédition devait être délibérée.
Pas selon les propositions de contre-terrorisme d'Howard. Ce qui leur donne leur
portée exceptionnelle est leur intention de condamner des prédicateurs,
disons, pour être insouciants de l'impact de leurs paroles. La pénalité :
l'emprisonnement pendant sept ans. ”
Plusieurs
fois, Pilate a essayé de libérer Christ, mais chaque fois, la foule a supplié
pour son exécution. “
Si
tu le relâches, tu n’es pas ami de César. Quiconque se fait roi se déclare
contre César. ."
Avec les sondages contre lui et des menaces dans l’air, Pilate a cédé. Jeann
19:16
Alors il
le leur livra pour être crucifié. Ils prirent donc Jésus, et l’emmenèrent.
À
travers les siècles, les lois de sédition livreraient beaucoup de martyrs.
Daniel Defoe et Ben Jonson ont été emprisonnés pour sédition. L’œuvre
Tartuffe de Molière a été interdite pour cause de sédition. Étant si
inquiété par les menaces de sédition Robert Burns a écrit ses versets
politiques sous un autre nom. Les rebelles américains ont attaché les
garanties de liberté d’expression du Premier Amendement à leur nouvelle
constitution pour surmonter la loi de sédition. Mahatma Gandhi a passé des années
en prison pour cause de sédition. C'était toujours l'arme favorite de la
Grande-Bretagne contre les guérillero d'indépendance. Joe McCarthy a retourné
les lois de sédition contre les Américain de la gauche. Parmi les accusations
auxquelles Nelson Mandela a fait face, il y avait la sédition.”
L'utilisation
de la sédition en Australie a toujours été autant politique et autant
crasseuse. Peter Lalor et ses partisans à la Palissade d'Euréka ont été
accusés de sédition et le rédacteur du journal Ballarat Times a
été reconnu coupable de sédition pour avoir fait éloge pour la révolte et a
passé trois mois en prison.
L'Australie
a sorti ses lois de sédition pour casser les Ouvriers Industriels du Monde (les
Wobblies) pendant la première guerre mondiale, pour emprisonner des
responsables syndicaux communistes comme Lance Sharkey après la Deuxième
Guerre mondiale et des accusations de sédition ont même été portées en
Queensland contre des manifestants contre la guerre du Viêt-Nam dans les années
1960.
Marr
continue pour dire “En exposant cette longue et indigne histoire pour la
rencontre des éminents hommes d'arts cette semaine pour protester contre les
propositions d'Howard, Chris Connolly, qui visitait ses confrères de loi à
l'Université de NSW, résuma le tout en quelques mots : " La leçon claire
de l'histoire des lois de sédition est qu'elles sont utilisées couramment par
des régimes oppressifs, ou sont utilisés par des régimes plus libéraux dans
des temps de grand stress national. Leur
utilisation est presque toujours la raison de regret considérable par la suite.
’
C'est
une déclaration très sérieuse et vraie. Les peuples anglophones ont dû mener
des guerres civiles pour renverser des systèmes injustes et mettre en place des
idéaux de base. Nos libertés ont toujours été
durement gagnées et maintenant elles sont abandonnées par des hommes et des
femmes faibles avec la conviction erronée qu'ils peuvent acheter la paix en
enlevant la liberté d’expression. Cela devient un temps où les gens disent,
“
Dites-nous
des choses flatteuses.”
Des
érosions semblables ont lieu aux EU, en Grande-Bretagne et au Canada.
Nous
ferons face aux temps les plus difficiles de notre histoire au cours des dix
prochaines années. Nous ferons tous face à une Chine expansive de maintenant
à 2010. Elle fera son expansion dans le Pacifique et cherchera à occuper de
grandes sections des nations qui sont maintenant sur la ceinture du Pacifique.
À cause de la faiblesse, la puissance du Commonwealth britannique et des États-Unis
d'Amérique sera brisée. L'Asie du Sud-Est n'échappera pas. L'apaisement ne
servira de rien et la limitation de la liberté d’expression ne sauvera pas
les gouvernements corrompus. La Chine pourrait bien se préparer pour la guerre
nucléaire et la provoquer afin d'atteindre ses fins.
Les
opérations dans le Moyen-Orient s'intensifient. La plupart des personnes ne
savent pas que les forces de Coalition sont maintenant engagées dans des opérations
en Syrie pour contenir les insurgés. De presque la même façon que les opérations
ont procédé au Laos et au Cambodge pour arrêter le passage des hommes et des
matériaux le long du passage Ho Chi Min au sud en utilisant des pays neutres,
la Syrie est utilisée comme un couloir pour soutenir et encourager le trafic
des insurgés en Irak. La Coalition le voit comme un élément essentiel pour
les engager en Syrie. Cela s'étendra et continuera jusqu’au problème avec
l'Iran et finalement en une confrontation majeure avant 2012. Les alliances
impliquant la Chine y seront également entraînées.
L'Australie
ne peut pas éviter la confrontation sur son propre sol et pourrait bien perdre
tout le nord. Les EU et le Canada ne seront pas sauvés par l'apaisement dans
aucun de ces problèmes.
Des
gens forts et libres sont essentiels pour faire face à ce qui vient dans le
futur. Plus important encore, des gens repentants consacrés au service de Dieu
sera tout ce qui nous sauveras.