Message de la Nouvelle Lune  © Tous Droits Réservés

Par Wade Cox Coordonnateur Général

1/11/30/120

Chers Amis,

La question des Fêtes Bibliques, des Nouvelles Lunes et des Sabbats comme faisant partie du Quatrième Commandement est celle qui est attaquée par l’usage de traductions incorrectes ou d’omissions du philosophe juif en Alexandrie, Judaeus Philon.

Philon a inclus les dix fêtes d'Israël sous l’unique commandement, à savoir, le Quatrième Commandement. Cela est précisément la position de l'Église (voir l’étude La Loi et le Quatrième Commandement (No 256)).

Depuis la chute du Temple, les Juifs et les Chrétiens Trinitaires ont fait tout en leur pouvoir pour banaliser et nier le Calendrier de Dieu. Les sujets qui sont le plus attaqués sont le jour d'adoration, le sabbat, qui a été illégalement changé du sabbat au dimanche et la Nouvelle Lune, qui forme la détermination du Calendrier lui-même. Ce Calendrier et les Nouvelles Lunes sont attaqués par les Juifs qui ont adopté un système babylonien païen qui est lié à un cycle de temps incorrect de 19 ans. Ce système, qui inclut des intercalations fixes, n’a aucune ressemblance avec le système du Temple en usage jusqu'à sa destruction en 70 EC et qui a été observé par Christ et par l'Église dès sa formation. Par exemple, le Calendrier Hillel, qui est observé par les ministères provenant du système Armstrong, est intercalé pour l'Année Sacrée 2008/2009, alors qu’il n’y a absolument aucune raison de le faire, autre que c’est l'année d'intercalation établie par le système babylonien. Ce système était déjà en opération à partir de Babylone plus de 500 ans avant Jésus-Christ et il n'a pas été accepté par l'Église, mais il a été introduit par des Rabbins Juifs à Babylone en 344 EC et adopté par Hillel II en 358 EC. Cette hérésie blasphématoire a été introduite dans les Églises de Dieu par Herbert Armstrong au vingtième siècle et jusqu’à ce temps, aucun membre du Corps de Christ n'avait jamais observé un tel calendrier. Nous voyons maintenant des ministres de cette persuasion en train de mentir afin d’implanter la proposition qu’il était en usage durant la période du Temple pour justifier leur erreur et leur incompétence ministérielles.

La question du Sabbat et du Dimanche a été discutée dans le message du Sabbat le 27/10/30/120.

Les gens de CCG sont conscients que nous avons mis le ministère de l’église UCG (l’Église Unie de Dieu) au défi pour leur traitement du sujet des Nouveau Lunes dans l’étude Commentaire sur l’étude Doctrinale de UCG : les Chrétiens devraient-ils Observer les Nouvelles Lunes ? (No 124).

La question au sujet de la position de Philon a été examinée dans cette étude et une citation a été utilisée à partir de l'œuvre de Colson. Je n'ai pas utilisé le deuxième texte qui se référait aux Nouvelles Lunes parce qu'on  pensait que le point avait été démontré assez clairement. Cela semble maintenant inexact. Ce que nous trouvons maintenant, c’est que quelques personnes utilisent à tort un autre texte de Philon qui sera maintenant discuté et ajouté à la section de l'étude 124 qui concerne Philon et ce, afin de simplement démontrer au-delà de tout doute que les églises UCG, PCG (Église de Philadelphie de Dieu), LCG (Église Vivante de Dieu) et une foule d’autres ne sont pas seulement dans l’erreur mais aussi elles sont obstinément ignorantes et conduisent leurs membres dans l’iniquité.

Le texte dans le commentaire déclare :

"Nous savons de la preuve de Philon que la conjonction a été utilisée pour déterminer la Nouvelle Lune. La Bible fournit d'autres preuves desquelles nous pouvons faire des inférences et des déductions. Philon dit :

"Ceci est la Nouvelle Lune, ou le début du mois lunaire, à savoir, la période entre une conjonction et la suivante, dont la longueur a été calculée avec précision dans les écoles astronomiques.» (Judaeus, Philo, Les Lois Spéciales, II, XXVI, 140, Traité par F.H. Colson, University Press de Harvard : Cambridge, MA, 1937.)

L’église UCG cite Philon ici, mais ensuite omet de tirer les conclusions évidentes ou de chercher d'autres preuves qui soutiennent ses affirmations ou pour déterminer comment cela affecte le calendrier. Ils commencent avec Maimonide qui détermine le croissant comme étant la position correcte et retournent ensuite en arrière plus de 1200 ans jusqu’à Philon (qui écrivait d’Alexandrie durant le temps de la période du Temple), qui dit exactement l'opposé de leur prémisse concernant Maimonide.

Donc, les écoles d’astronomie sont confirmées comme étant existantes par Philon, qui est une autorité impeccable concernant le Judaïsme jusqu'à la période Chrétienne. Les anciens calculaient la longueur du mois très exactement. Les conjonctions étaient calculées dans les écoles d’astronomie et il n'y avait aucun besoin de témoins pour l'observation. L’église UCG a été forcée d’agréer ce que dit Philon dans ce document, mais seulement après avoir établi cette fausse position de Maimonide, afin de pouvoir conserver leur fausse position. Ils auraient pu et ils auraient du commencer avec Philon et avoir établi qu'il n’y avait pas un tel système. Par conséquent, l’Église UCG s’est déjà contredite dans leur propre étude dans leurs deux premières références. Ces écoles d’astronomie étaient évidemment extrêmement importantes.

Philon montre que le calendrier du Temple était basé sur la conjonction et non pas sur l'observation. Cependant, le commentaire est laissé en suspens. Aucune mention n'est faite du texte dans Josèphe, qui montre que les Nouvelles Lunes étaient observées pendant la période du Temple. Josèphe, dans son œuvre Les Guerres des Juifs (G.J), montre qu’elles étaient considérées par le sacerdoce comme étant d’une importance équivalente avec le Sabbat et le Souverain Sacrificateur se revêtait de sa robe et exerçait les fonctions dans le Temple au jour du Sabbat aussi bien qu’au jour de la Nouvelle Lune et les jours de Fête (G.J., 5:5:7). La Nouvelle Lune était ainsi considérée au même niveau que le Sabbat et que les Jours Saints de Fête. L’église UCG aurait pu et aurait dû aussi cité cette référence et cela aurait corroboré ce que déclarait Philon au premier siècle. Ainsi, nous avons un témoin du premier siècle qui était vivant au moment du Temple et deux témoins qui ont vu le Temple (et ont vu sa destruction) et savaient quel était son système. Deux témoins juifs à la fin de la période du Temple ont écrit au sujet du Calendrier et ont établi que les Nouvelles Lunes étaient déterminées par la conjonction par les écoles d’astronomie et qu'elles étaient utilisées en tant que jours d'adoration pendant lesquels le Souverain Sacrificateur était formellement vêtu. Tel que mentionné, il le faisait ainsi seulement aux jours de sabbats, de Nouvelles Lunes et des Fêtes.

En plus de cette citation, il y a un autre texte traitant des Nouvelles Lunes et leur détermination, qui traite du jour précis de la Nouvelle Lune et qui est cité inexactement afin de placer à tort le commencement de la Nouvelle Lune le jour après la conjonction. Une autre fausse interprétation dit que le mois commence un jour avant la conjonction. Ces interprétations sont rendues impossibles si nous utilisons toutes les deux citations de Philon. 

En traitant des Fêtes sous le Quatrième Commandement, nous lisons ce que dit Philon :

LES LOIS SPÉCIALES, II*

{ ** le titre de Yonge, un Traité sur les Lois Spéciales, lesquelles Sont Référées à Trois Articles du Décalogue , à savoir le Troisième, le Quatrième et le Cinquième ; À propos des Serments et l’importance qui leurs est due ; À propos du Sabbat Saint; À propos de l'Honneur dû aux Parents.}

La traduction de Yonge inclut un titre de traité séparé à ce point : Au sujet du Numéro Sept. Sa division suivante commence et finit avec le chiffre romain I (= X, dans l’édition de Loeb). Le texte suit le numérotage de Loeb.

X. (39) Le commandement suivant est celui concernant le septième jour sacré, dans lequel est compris un nombre infini de festivals des plus importants. Par exemple, il y a la libération de ces hommes qui, par nature, étaient libres, mais qui, par une certaine nécessité imprévue du temps, sont devenus esclaves, dont la libération a lieu à chaque septième année. Encore, il y a l’humanité des créanciers envers leurs débiteurs, lorsqu’ils pardonnent les dettes de leurs concitoyens à chaque septième année. Il y a aussi le reste qui sont ouvriers de la terre fertile, soit dans la plaine soit en région montagneuse, qui prennent leur place à chaque septième année. De plus, il y a ces ordonnances, qui sont établies concernant la cinquantième année. Et parmi toutes ces choses-là, la simple narration (sans chercher de signification intérieure et figurative) est suffisante pour conduire ceux, qui sont bien disposés, à la vertu parfaite, et pour rendre même ceux-là, qui sont obstinés et têtus dans leurs dispositions, plus dociles et influençables. (40) Nous avons déjà discuté durant un bon moment au sujet de la vertu du numéro sept, expliquant quelle nature il possède en référence au numéro dix; et aussi quelle relation il a à la décennie elle-même et aussi au numéro quatre, qui est la base et la source de la décennie. Et maintenant, ayant composé en ordre à partir de l'unité, dans l’ordre général, il produit le parfait numéro, à savoir, vingt-huit ; étant multiplié selon une proportion régulière, égale dans toutes ses parties, il donne finalement un cube aussi bien qu'un carré. J'ai aussi montré comment il y a un nombre infini de beautés qui peuvent en être extraites à partir d'une contemplation prudente, sujet duquel nous n'avons pas actuellement le temps de discuter. Mais nous devons examiner chacune des questions spéciales qui sont devant nous, y compris celle-ci, commençant par le premier. La première question à être discutée est celle des Festivals. [La traduction de Yonge inclut un titre de traité séparé à ce point : Démontrer que les Festivals Sont Dix en nombre. Ce "traité" commence par le Chiffre romain I (= XI dans l’édition Loeb), énumère chacun des dix festivals individuellement et s'étend à travers le nombre 214 de l’édition Loeb. Le texte suit le numérotage de Loeb.]

XI. (41) Maintenant, il y a dix festivals en nombre, comme la loi les établit.

Le premier en est un qu’on pourrait être surpris d’entendre appeler un festival. Ce festival est chaque jour.

Le deuxième festival est le septième jour que les Hébreux, dans leur langue maternelle, appelle le sabbat.

Le troisième est celui qui vient après la conjonction, qui arrive au jour de la nouvelle lune, chaque mois.

Le quatrième est celui de la pâque qui est appelée la Pâque.

Le cinquième est les premiers fruits du maïs – l’omer consacrée. [Remarquez que la Gerbe Agitée est un des Dix]

Le sixième est la fête des pains sans levain, après lequel ce festival est célébré, qui est vraiment

Le septième jour des septièmes jours.

Le huitième est le festival de la lune consacrée, ou la fête des trompettes.

Le neuvième est le jeûne.

Le dixième est la fête des tentes, qui est le dernier de tous les festivals annuels, se terminant pour totaliser au nombre parfait, à savoir, dix. Nous devons maintenant commencer par le premier festival.

Nous remarquons ici que dans l'introduction pour traiter de la troisième Fête, à savoir la Nouvelle Lune, Philon utilise le terme qui a été traduit après la conjonction et quelques autres l’ont traduit comme suivant dans le sens de "selon" ou "comme déterminé par" la conjonction. Cependant, il rend claire cette question en disant : qui arrive le jour de la Nouvelle Lune, à chaque mois. Le texte est donc très clair que la Nouvelle Lune est le jour sur lequel arrivent les conjonctions. Dans les explications postérieures, Philon continue alors en déclarant que le mois est à partir d'une conjonction jusqu’à la suivante, tel que déterminé dans les écoles d’astronomie, et tel que cité ci-dessus.

Ainsi, il ne peut y avoir aucune erreur. La Nouvelle Lune est le jour de la conjonction telle que déterminée par les écoles de Jérusalem. Reporter la Nouvelle Lune comme c’est fait par le Judaïsme, c’est de reporter tous les festivals et de les rendre d'aucune valeur. De faire ainsi est de simplement se moquer de Dieu et Ses Lois. Tous les festivals subséquents dépendent de la Nouvelle Lune.

La traduction de Yonge manque une partie de 140 et les textes de 142-144 (qui est fourni ici) et explique le moment précis dans le temps et la théologie derrière la Nouvelle Lune et pourquoi elle fonctionne selon la conjonction et pourquoi le jour de la Nouvelle Lune est le jour de la conjonction.

LE TROISIÈME FESTIVAL

XXVI. (140) Suivant l'ordre que nous avons adopté, nous procédons à discuter au sujet du troisième festival, celui de la nouvelle lune. Tout d'abord, étant donné que c'est le début du mois et le commencement, soit du nombre ou du temps, il est honorable. Deuxièmement, parce qu’à ce moment précis, il n'y a rien du tout dans le ciel qui est privé de lumière. (141) Troisièmement, parce qu'à cette période-là, le corps le plus puissant et le plus important donne une partie d'assistance nécessaire au corps moins important et plus faible; car au moment de la nouvelle lune, le soleil commence à illuminer la lune avec une lumière qui est visible aux sens extérieurs et ensuite, elle montre sa propre beauté aux observateurs. Et ceci, comme il le semble, est une leçon évidente de bonté et d'humanité envers les hommes, pour leur enseigner qu'ils ne devraient jamais ressentir de la rancune à accorder leurs propres bonnes choses à d'autres, mais plutôt, imitant les corps célestes, ils devraient éliminer l'envie et la bannir de l'Äme. {17} {Les sections 142-144 ont été omises dans la traduction de Yonge parce que l'édition sur laquelle Yonge a basé sa traduction, Mangey, manquait ce texte. Ces lignes ont été nouvellement traduites pour ce volume.} (142) la quatrième raison est que, de tous les corps dans le ciel, la lune traverse le zodiaque dans une période de temps la plus courte : il accomplit son orbite dans un intervalle mensuel. Pour cette raison, la loi a honoré la fin de son orbite, le point où la lune est arrivée au point de commencement, duquel elle a commencé son voyage, en appelant ce jour une fête pour qu'elle puisse de nouveau nous enseigner une excellente leçon, à savoir, que dans les affaires de la vie, nous devrions nous efforcer à rendre les fins harmonieuses avec les commencements. Cela arrivera si nous gardons les rênes sur nos premières impulsions avec le pouvoir de la raison et si nous ne leur permettons pas de refuser les rênes et de courir libre, comme des animaux sans personne responsable du troupeau.

http://www.earlyjewishwritings.com/text/philo/book28.html (en anglais seulement)

Prenez note, comme nous l’avons dit ci-haut, que Yonge n'a pas le texte intégral de 140, comme l’a l’édition Colson, et n'a pas 142-144, qui semblent avoir été perdues ou enlevées pour obscurcir la nature exacte des Nouvelles Lunes. Cependant, la section précédente ci-dessus ne laisse aucun doute quant au moment précis où elles étaient célébrées et comment elles étaient déterminées. Ceux qui suivent le Calendrier Hillel et qui argumentent en faveur de son utilisation sont sans excuse et désobéissent à Dieu. Leurs services d’adorations sont comparables à des linges souillés.

Wade Cox

Coordonnateur Général