Chers Amis,
La question des Fêtes Bibliques, des Nouvelles Lunes
et des Sabbats comme faisant partie du Quatrième Commandement est celle qui est
attaquée par l’usage de traductions incorrectes ou d’omissions du
philosophe juif en Alexandrie, Judaeus Philon.
Philon a inclus les dix fêtes d'Israël sous
l’unique commandement, à savoir, le Quatrième Commandement. Cela est précisément
la position de l'Église (voir l’étude
La
Loi et le Quatrième Commandement (No 256)).
Depuis la chute du Temple, les Juifs et les Chrétiens
Trinitaires ont fait tout en leur pouvoir pour banaliser et nier le Calendrier
de Dieu. Les sujets qui sont le plus attaqués sont le jour d'adoration, le
sabbat, qui a été illégalement changé du sabbat au dimanche et la Nouvelle
Lune, qui forme la détermination du Calendrier lui-même. Ce Calendrier et les
Nouvelles Lunes sont attaqués par les Juifs qui ont adopté un système
babylonien païen qui est lié à un cycle de temps incorrect de 19 ans. Ce système,
qui inclut des intercalations fixes, n’a aucune ressemblance avec le système
du Temple en usage jusqu'à sa destruction en 70 EC et qui a été observé par
Christ et par l'Église dès sa formation. Par exemple, le Calendrier Hillel,
qui est observé par les ministères provenant du système Armstrong, est
intercalé pour l'Année Sacrée 2008/2009, alors qu’il n’y a absolument
aucune raison de le faire, autre que c’est l'année d'intercalation établie
par le système babylonien. Ce système était déjà en opération à partir de
Babylone plus de 500 ans avant Jésus-Christ et il n'a pas été accepté par l'Église,
mais il a été introduit par des Rabbins Juifs à Babylone en 344 EC et adopté
par Hillel II en 358 EC. Cette hérésie blasphématoire a été introduite dans
les Églises de Dieu par Herbert Armstrong au vingtième siècle et jusqu’à
ce temps, aucun membre du Corps de Christ n'avait jamais observé un tel
calendrier. Nous voyons maintenant des ministres de cette persuasion en train de
mentir afin d’implanter la proposition qu’il était en usage durant la période
du Temple pour justifier leur erreur et leur incompétence ministérielles.
La question du Sabbat et du Dimanche a été discutée
dans le message du Sabbat le 27/10/30/120.
Les gens de CCG sont conscients que nous avons mis le
ministère de l’église UCG (l’Église Unie de Dieu) au défi pour leur
traitement du sujet des Nouveau Lunes dans l’étude
Commentaire
sur l’étude Doctrinale de UCG : les Chrétiens devraient-ils Observer les
Nouvelles Lunes ? (No 124).
La question au sujet de la position de Philon a été
examinée dans cette étude et une citation a été utilisée à partir de l'œuvre
de Colson. Je n'ai pas utilisé le deuxième texte qui se référait aux
Nouvelles Lunes parce qu'on pensait
que le point avait été démontré assez clairement. Cela semble maintenant
inexact. Ce que nous trouvons maintenant, c’est que quelques personnes
utilisent à tort un autre texte de Philon qui sera maintenant discuté et ajouté
à la section de l'étude 124 qui concerne Philon et ce, afin de simplement démontrer
au-delà de tout doute que les églises UCG, PCG (Église de Philadelphie de
Dieu), LCG (Église Vivante de Dieu) et une foule d’autres ne sont pas
seulement dans l’erreur mais aussi elles sont obstinément ignorantes et
conduisent leurs membres dans l’iniquité.
Le texte dans le commentaire déclare :
"Nous savons de la preuve de Philon que la conjonction a été utilisée
pour déterminer la Nouvelle Lune. La Bible fournit d'autres preuves desquelles
nous pouvons faire des inférences et des déductions. Philon dit :
"Ceci est
la Nouvelle Lune, ou le début du mois lunaire, à savoir, la période entre une
conjonction et la suivante, dont la longueur a été calculée avec précision
dans les écoles astronomiques.» (Judaeus,
Philo, Les Lois Spéciales, II, XXVI, 140,
Traité par F.H. Colson, University Press de
Harvard : Cambridge, MA, 1937.)
L’église
UCG cite Philon ici, mais ensuite omet de tirer les conclusions évidentes ou de
chercher d'autres preuves qui soutiennent ses affirmations ou pour déterminer
comment cela affecte le calendrier. Ils commencent avec Maimonide qui détermine
le croissant comme étant la position correcte et retournent ensuite en arrière
plus de 1200 ans jusqu’à Philon (qui écrivait d’Alexandrie durant le temps
de la période du Temple), qui dit exactement l'opposé de leur prémisse
concernant Maimonide.
Donc,
les écoles d’astronomie sont confirmées comme étant existantes par Philon,
qui est une autorité impeccable concernant le Judaïsme jusqu'à la période
Chrétienne. Les anciens calculaient la longueur du mois très exactement. Les
conjonctions étaient calculées dans les écoles d’astronomie et il n'y avait
aucun besoin de témoins pour l'observation. L’église UCG a été forcée
d’agréer ce que dit Philon dans ce document, mais seulement après avoir établi
cette fausse position de Maimonide, afin de pouvoir conserver leur fausse
position. Ils auraient pu et ils auraient du commencer avec Philon et avoir établi
qu'il n’y avait pas un tel système. Par conséquent, l’Église UCG s’est
déjà contredite dans leur propre étude dans leurs deux premières références.
Ces écoles d’astronomie étaient évidemment extrêmement importantes.
Philon
montre que le calendrier du Temple était basé sur la conjonction et non pas
sur l'observation. Cependant, le commentaire est laissé en suspens. Aucune
mention n'est faite du texte dans Josèphe, qui montre que les Nouvelles Lunes
étaient observées pendant la période du Temple. Josèphe, dans son œuvre Les
Guerres des Juifs (G.J), montre qu’elles étaient considérées par le
sacerdoce comme étant d’une importance équivalente avec le Sabbat et le
Souverain Sacrificateur se revêtait de sa robe et exerçait les fonctions dans
le Temple au jour du Sabbat aussi bien qu’au jour de la Nouvelle Lune et les
jours de Fête (G.J., 5:5:7). La Nouvelle Lune était ainsi considérée au même
niveau que le Sabbat et que les Jours Saints de Fête. L’église UCG aurait pu
et aurait dû aussi cité cette référence et cela aurait corroboré ce que déclarait
Philon au premier siècle. Ainsi, nous avons un témoin du premier siècle qui
était vivant au moment du Temple et deux témoins qui ont vu le Temple (et ont
vu sa destruction) et savaient quel était son système. Deux témoins juifs à
la fin de la période du Temple ont écrit au sujet du Calendrier et ont établi
que les Nouvelles Lunes étaient déterminées par la conjonction par les écoles
d’astronomie et qu'elles étaient utilisées en tant que jours d'adoration
pendant lesquels le Souverain Sacrificateur était formellement vêtu. Tel que
mentionné, il le faisait ainsi seulement
aux jours de sabbats, de Nouvelles Lunes et des Fêtes. “
En plus de cette citation, il y a un autre texte
traitant des Nouvelles Lunes et leur détermination, qui traite du jour précis
de la Nouvelle Lune et qui est cité inexactement afin de placer à tort le
commencement de la Nouvelle Lune le jour après la conjonction. Une autre fausse
interprétation dit que le mois commence un jour avant la conjonction. Ces
interprétations sont rendues impossibles si nous utilisons toutes les deux
citations de Philon.
En traitant des Fêtes sous le Quatrième
Commandement, nous lisons ce que dit Philon :
LES LOIS SPÉCIALES, II*
{ ** le titre de Yonge, un Traité sur les Lois Spéciales,
lesquelles Sont Référées à Trois Articles du Décalogue , à
savoir le Troisième, le Quatrième et le Cinquième ; À propos des Serments et
l’importance qui leurs est due ; À propos du Sabbat Saint; À propos de
l'Honneur dû aux Parents.}
La traduction de Yonge inclut un titre de traité séparé
à ce point : Au sujet du Numéro Sept. Sa division suivante commence et finit
avec le chiffre romain I (= X, dans l’édition de Loeb). Le texte suit le numérotage
de Loeb.
X. (39) Le commandement suivant est celui concernant
le septième jour sacré, dans lequel est compris un nombre infini de festivals
des plus importants. Par exemple, il y a la libération de ces hommes qui, par
nature, étaient libres, mais qui, par une certaine nécessité imprévue du
temps, sont devenus esclaves, dont la libération a lieu à chaque septième année.
Encore, il y a l’humanité des créanciers envers leurs débiteurs,
lorsqu’ils pardonnent les dettes de leurs concitoyens à chaque septième année.
Il y a aussi le reste qui sont ouvriers de la terre fertile, soit dans la plaine
soit en région montagneuse, qui prennent leur place à chaque septième année.
De plus, il y a ces ordonnances, qui sont établies concernant la cinquantième
année. Et parmi toutes ces choses-là, la simple narration (sans chercher de
signification intérieure et figurative) est suffisante pour conduire ceux, qui
sont bien disposés, à la vertu parfaite, et pour rendre même ceux-là, qui
sont obstinés et têtus dans leurs dispositions, plus dociles et influençables.
(40) Nous avons déjà discuté durant un bon moment au sujet de la vertu du numéro
sept, expliquant quelle nature il possède en référence au numéro dix; et
aussi quelle relation il a à la décennie elle-même et aussi au numéro
quatre, qui est la base et la source de la décennie. Et maintenant, ayant
composé en ordre à partir de l'unité, dans l’ordre général, il produit le
parfait numéro, à savoir, vingt-huit ; étant multiplié selon une proportion
régulière, égale dans toutes ses parties, il donne finalement un cube aussi
bien qu'un carré. J'ai aussi montré comment il y a un nombre infini de beautés
qui peuvent en être extraites à partir d'une contemplation prudente, sujet
duquel nous n'avons pas actuellement le temps de discuter. Mais nous devons
examiner chacune des questions spéciales qui sont devant nous, y compris
celle-ci, commençant par le premier. La première question à être discutée
est celle des Festivals. [La traduction de Yonge inclut un titre de traité séparé
à ce point : Démontrer que les Festivals
Sont Dix en nombre. Ce "traité" commence par le Chiffre romain I
(= XI dans l’édition Loeb), énumère chacun des dix festivals
individuellement et s'étend à travers le nombre 214 de l’édition Loeb. Le
texte suit le numérotage de
Loeb.]
XI. (41) Maintenant, il y a dix festivals en nombre,
comme la loi les établit.
Le premier en est un qu’on pourrait être surpris
d’entendre appeler un festival. Ce festival est chaque jour.
Le deuxième festival est le septième jour que les Hébreux,
dans leur langue maternelle, appelle le sabbat.
Le troisième est celui qui vient après la
conjonction, qui arrive au jour de la nouvelle lune, chaque mois.
Le quatrième est celui de la pâque qui est appelée
la Pâque.
Le cinquième est les premiers fruits du maïs –
l’omer consacrée. [Remarquez que la Gerbe Agitée est un des Dix]
Le sixième est la fête des pains sans levain, après
lequel ce festival est célébré, qui est vraiment
Le septième jour des septièmes jours.
Le huitième est le festival de la lune consacrée, ou
la fête des trompettes.
Le neuvième est le jeûne.
Le dixième est la fête des tentes, qui est le
dernier de tous les festivals annuels, se terminant pour totaliser au nombre
parfait, à savoir, dix. Nous devons maintenant commencer par le premier
festival.
Nous remarquons ici que dans l'introduction pour
traiter de la troisième Fête, à savoir la Nouvelle Lune, Philon utilise le
terme qui a été traduit après la
conjonction et quelques autres l’ont traduit comme suivant
dans le sens de "selon" ou "comme déterminé par" la
conjonction. Cependant, il rend claire cette question en disant :
qui arrive le jour de la Nouvelle Lune, à chaque mois. Le texte est donc très
clair que la Nouvelle Lune est le jour sur lequel arrivent les conjonctions.
Dans les explications postérieures, Philon continue alors en déclarant que le
mois est à partir d'une conjonction jusqu’à la suivante, tel que déterminé
dans les écoles d’astronomie, et tel que cité ci-dessus.
Ainsi, il ne peut y avoir aucune erreur. La Nouvelle
Lune est le jour de la conjonction telle que déterminée par les écoles de Jérusalem.
Reporter la Nouvelle Lune comme c’est fait par le Judaïsme, c’est de
reporter tous les festivals et de les rendre d'aucune valeur. De faire ainsi est
de simplement se moquer de Dieu et Ses Lois. Tous les festivals subséquents dépendent
de la Nouvelle Lune.
La traduction de Yonge manque une partie de 140 et les
textes de 142-144 (qui est fourni ici) et explique le moment précis dans le
temps et la théologie derrière la Nouvelle Lune et pourquoi elle fonctionne
selon la conjonction et pourquoi le jour de la Nouvelle Lune est le jour de la
conjonction.
LE TROISIÈME FESTIVAL
XXVI. (140) Suivant l'ordre que nous avons adopté,
nous procédons à discuter au sujet du troisième festival, celui de la
nouvelle lune. Tout d'abord, étant donné que c'est le début du mois et le
commencement, soit du nombre ou du temps, il est honorable. Deuxièmement, parce
qu’à ce moment précis, il n'y a rien du tout dans le ciel qui est privé de
lumière. (141) Troisièmement, parce qu'à cette période-là, le corps le plus
puissant et le plus important donne une partie d'assistance nécessaire au corps
moins important et plus faible; car au moment de la nouvelle lune, le soleil
commence à illuminer la lune avec une lumière qui est visible aux sens extérieurs
et ensuite, elle montre sa propre beauté aux observateurs. Et ceci, comme il le
semble, est une leçon évidente de bonté et d'humanité envers les hommes,
pour leur enseigner qu'ils ne devraient jamais ressentir de la rancune à
accorder leurs propres bonnes choses à d'autres, mais plutôt, imitant les
corps célestes, ils devraient éliminer l'envie et la bannir de l'Äme. {17}
{Les sections 142-144 ont été omises dans la traduction de Yonge parce que l'édition
sur laquelle Yonge a basé sa traduction, Mangey, manquait ce texte. Ces lignes
ont été nouvellement traduites pour ce volume.} (142) la quatrième raison est
que, de tous les corps dans le ciel, la lune traverse le zodiaque dans une période
de temps la plus courte : il accomplit son orbite dans un intervalle mensuel.
Pour cette raison, la loi a honoré la fin de son orbite, le point où la lune
est arrivée au point de commencement, duquel elle a commencé son voyage, en
appelant ce jour une fête pour qu'elle puisse de nouveau nous enseigner une
excellente leçon, à savoir, que dans les affaires de la vie, nous devrions
nous efforcer à rendre les fins harmonieuses avec les commencements. Cela
arrivera si nous gardons les rênes sur nos premières impulsions avec le
pouvoir de la raison et si nous ne leur permettons pas de refuser les rênes et
de courir libre, comme des animaux sans personne responsable du troupeau.
http://www.earlyjewishwritings.com/text/philo/book28.html
(en anglais seulement)
Prenez note, comme nous l’avons dit ci-haut, que
Yonge n'a pas le texte intégral de 140, comme l’a l’édition Colson, et n'a
pas 142-144, qui semblent avoir été perdues ou enlevées pour obscurcir la
nature exacte des Nouvelles Lunes. Cependant, la section précédente ci-dessus
ne laisse aucun doute quant au moment précis où elles étaient célébrées et
comment elles étaient déterminées. Ceux qui suivent le Calendrier Hillel et
qui argumentent en faveur de son utilisation sont sans excuse et désobéissent
à Dieu. Leurs
services d’adorations sont comparables à des linges souillés.
Wade Cox
Coordonnateur Général