Les Églises Chrétiennes de Dieu

 

[A1]

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Les Dépositions de la Foi [A1]

 

 

 

 

 

 

 

Ce livret n'est pas à vendre.

C'est un service pédagogique dans l'intérêt publique.

 

 

 

ISBN 0 646 20506 4

 

 

Copyright © 1994,1995,1996,1997, 2001

 

Les Églises Chrétiennes de Dieu

PO Box 369, WODEN ACT 2606, AUSTRALIA

 

 

                                                                      Première Édition Août 1994

                                                                      Deuxième Édition Février 1995

                                                                      Troisième Édition Juin 1996

                                                                      Quatrième Édition Mars 1997

 

(Tr. 2001, Ed. 2003, 2007)

 

Imprimé en Australie par Union Offset Co. Pty. Ltd. Canberra


 

 

 

Contenu

 


 

 

Avant-propos

 

Chapitre 1. La Divinité
1.1 Dieu le Père
1.2 Jésus le Fils de Dieu
1.3 L’Esprit Saint
1.4 La Relation de l’Esprit Saint avec Christ et l'Humanité
1.5 La Relation de Christ, de Satan et des Armées Célestes avec Dieu
1.5.1 Christ en tant que Fils de Dieu
1.5.2 La Doctrine de l’Antéchrist
1.5.3 Le Nom et la Souveraineté de Dieu

 

Chapitre 2. Le plan de salut
2.1 La Chute de l’Homme
2.2 Le Salut de l’Humanité
2.3 La Bible en tant que la Vérité Inspirée
2.4 Le Repentir et la Conversion
2.5 Le Baptême

 

Chapitre 3. Les Doctrines concernant la Responsabilité Humaine

3.1 La Prière et l'Adoration
3.1.1 Dieu en tant qu’Objet de la Prière et de l'Adoration
3.1.1.1 L'Objet de l'Adoration
3.1.1.2 L'Objet de la Prière
3.1.1.3 La Prière Individuelle et Collective pour les Autres
3.2 La Relation entre le Salut et la Loi
3.2.1 Dieu est Notre Rocher
3.2.2 Le Salut par la Grâce
3.2.3 Obligation sous la Loi
3.2.3.1 Pourquoi les Chrétiens Observent-ils la Loi?
3.2.3.2 Les Chrétiens en tant que le Temple de Dieu

3.2.4 Les Dix Commandements
3.2.5 Les Autres Lois qui Gouvernent la Conduite Humaine
3.2.5.1 Les Lois de l’Alimentation
3.2.5.2 Le Sabbat
3.2.5.3 Les Nouvelles Lunes
3.2.5.4 Les Jours Saints Annuels
3.2.5.5 Le Mariage
3.2.6 L’Intendance Financière
3.2.6.1 Envers Dieu
3.2.6.2 Envers les Autres
3.2.7 La Guerre et le Vote
3.2.7.1 La Guerre
3.2.7.2 Le Vote

 

Chapitre 4. La Doctrine concernant le Messie
4.1 La Préexistence de Christ
4.2 La Crucifixion et la Résurrection
4.3 Le Second Avènement de Christ
4.4 Le Règne Millénaire de Christ

 

Chapitre 5. Le Problème du Mal
5.1 L’Existence du Mal par la Rébellion des Armées Célestes

5.2 Les Doctrines concernant la Prédestination

5.3 L’État des Morts
5.4 La Résurrection des Morts
5.5 La Punition des Méchants

 

Chapitre 6. L’Église
6.1 Qui ou Qu’est-ce que l’Église?
6.2 L’Organisation de L’Église
6.3 Les Buts et les Objectifs de L’Église
6.4 La Sanctification

 

Chapitre 7. Le Royaume de Dieu
7.1 L’Établissement du Royaume de Dieu
7.1.1 Le Royaume Spirituel
7.1.2 Le Règne Millénaire de Christ
7.1.2.1 Le Retour du Messie
7.1.2.2 Le Rassemblement d’Israël
7.1.2.3 Le Jour du Seigneur
7.1.3 Le Royaume Éternel de Dieu
7.1.3.1 L’Avènement de Dieu
7.1.3.2 La Nouvelle Terre et la Nouvelle Jérusalem

7.1.3.3 Le destin de l’homme

*****
Appendice

 


Avant-propos

 

Pendant dix-sept siècles, le christianisme a été lié à un système théologique basé sur la philosophie grecque et en rapport avec le néoplatonisme. La simplicité unitaire du message biblique et la révélation cohésive de Dieu à l'homme dans les deux Testaments ont été changées et embrouillées pour le pouvoir et la domination du monde connu de l’époque.

 

Le résultat final a été ce qu’on concevait être la structure établie aux conciles de Nicée (325 EC (Ère Courante)), Laodicée (366 EC ), Constantinople (381 EC ) et Calcédoine (451 EC ). Cette structure changea la conception de Dieu en direction de lignes métaphysiques aboutissant en la doctrine de la Trinité. Le Concile de Laodicée (canon 29) bannit aussi le Sabbat, sous pénalité,  introduisant les fêtes païennes acceptées, du culte du dimanche jusqu’aux fêtes du soleil en Décembre et au système des Pâques en remplacement de la Pâque. On modifia aussi la façon d’interpréter la compréhension du système biblique et de la loi. On considéra la loi donnée à Moïse comme n’étant plus valable et on changea l’interprétation de certains passages du Nouveau Testament afin de justifier les coutumes païennes existantes.

 

Par exemple, on considéra les lois alimentaires comme étant éliminées en appliquant incorrectement Actes 10 et d’autres textes. L’effet sur la santé humaine a été immédiat. Toutefois, le résultat final sur l’environnement n’a pu être vu réellement qu’après environ deux mille ans. La rupture de la chaîne alimentaire est le résultat, en grande partie, de la consommation d’aliments interdits par la loi biblique.

 

La dégradation des systèmes des sols ne peut être complètement réalisée que seulement après avoir épuisé le sol par le défaut d’observer les systèmes du jubilé et les sabbats de la terre, parce qu’ils sont liés inextricablement au calendrier fondé sur les cycles lunaires de dix-neuf ans. L’introduction du calendrier solaire a été en soi une étape majeure dans la destruction de la compréhension des modèles et des cycles que Dieu avait établis pour achever une harmonie naturelle.

 

Le christianisme moderne en grande majorité a très peu en commun avec le christianisme original. L’ascension de l’islam et ses guerres subséquentes étaient, on peut dire, le résultat direct du faux système chrétien établi en Europe et en Asie occidentale par les systèmes théologiques grecs qui utilisaient la théologie cappadocienne basée sur la doctrine d’un Dieu tripartite et qui tentaient une union mystique avec Dieu et comme Dieu.

 

Le système de la Trinité ne fonctionne tout simplement pas. Le résultat final de dix-sept siècles de cette doctrine erronée a été la presque destruction de la planète et la persécution des gens qui essayaient honnêtement d’obéir aux lois bibliques.

 

L’objet de cet ouvrage est d’isoler, de la façon la plus claire et simple possible, le message original de la Bible et de l’Église du Nouveau Testament sous la direction de Jésus Christ et des apôtres. Sans doute, des fables chères seront confrontées et démolies par ce qu’on déclare dans cet essai. Il a été écrit pour qu’il soit, autant que possible, une série de déclarations bibliques ou de paraphrases dont les textes à l’appui sont cités.

 

De cette façon, on considère que l'ouvrage est moins ambiguë à la fin et son intention est claire. Quand c'est possible, tous les textes sur un sujet sont cités afin d’éviter la pratique courante de citer hors contexte ou de citer des textes mal interprétés. Certains textes bibliques sont des falsifications évidentes (ex : 1 Jean 5:7 KJV; 1Tim. 3:16 KJV de codex A), ou des erreurs de traduction (1Cor. 15:28 RSV etc.; Apoc. 3:14 NIV parmi tant d’autres), dont l’objectif est d’annuler les textes opposés ou de mal interpréter des textes afin de les faire apparaître comme supportant la doctrine de la Trinité ou le système cappadocien quand on les voit hors contexte.

 

Lorsque le Messie reviendra, il introduira le système complet de la loi qu’il a donnée à Moïse à Sinaï. Chaque Chrétien a l’obligation d’identifier et d’adopter le système de vivre et le culte stipulé dans la Bible. Le Chrétien doit imiter la façon de vivre de Jésus-Christ et vivre par les systèmes que Christ a introduits et qu’il a suivit en tant qu’homme et avant son incarnation. Cette œuvre est dédiée à présenter le système total d’une façon cohérente et distinctive afin de se débarrasser des faux systèmes de dix-sept siècles et d’identifier le chemin original et véritable pour que celui-ci puisse être vécu par tous, peu importe ce que la personne a fait dans le passé. Notre travail est d’appeler les gens au repentir et à la vie nouvelle.

 

 

Chapitre 1

 

La Divinité

 

1.1  Dieu le Père

La Déité suprême de l’univers est Dieu. Il est le tout-puissant, le créateur et le souteneur des cieux, de la terre et de tout ce qu’ils renferment (Gen. 1:1; Néh. 9:6; Psaume 124:8; Ésaïe 40:26, 28; 44:24; Actes 14:15; 17:24, 25; Apoc. 14:7). Lui seul est immortel (1Tim. 6:16). Il est notre Dieu et Père et le Dieu et le Père de Jésus Christ (Jean 20:17). Il est le Dieu Très-Haut (Gen. 14:18; Nombres 24:16; Deut. 32:8; Marc 5:7) et le Seul Vrai Dieu (Jean 17:3; 1 Jean 5:20).

 

1.2  Jésus le Fils de Dieu

Jésus est le premier-engendré (prototokos) de toute la création (Col. 1:15) et, par conséquent, le commencement (arche) de la création de Dieu (Apoc. 3:14). Il est le seul Fils de Dieu qui soit né (monogene) (Mat. 3:17; Jean 1:18; 1Jean 4:9), conçu par l’Esprit Saint et né de la vierge, Marie (Luc 1:26-35). Il est le Christ ou le Messie (Mat. 16:16, Jean 1:41), envoyé de Dieu pour être notre Sauveur et Rédempteur (Mat. 14:33; Jean 8:42; Éphésiens 1:7; Tite 2:14). Il est appelé le Fils du Dieu Très-Haut (Marc 5:7). Il a été désigné Fils de Dieu avec puissance selon l’Esprit de sainteté par sa résurrection d’entre les morts (Romains 1:4). On lui a donné le trône de David pour régner sur la Maison de Jacob éternellement et son Règne n’aura point de fin (Luc 1:32).

 

1.3  L’Esprit Saint


L’Esprit Saint (Actes 2:4) est cette essence ou puissance de Dieu que Christ a promis d’envoyer aux élus (Jean 16:7). Ce n’est pas une personne mais l’extension de la puissance vivante de Dieu. C’est le moyen par lequel nous devenons participants de la Nature Divine (2Pierre 1:4), étant remplis par l’Esprit Saint (Actes 9:77; Éphésiens 5:18) et, par conséquent, tous Fils de Dieu (Job 38:7; Romains 8:14; 1Jean 3:1-2) et cohéritiers avec Christ (Romains 8:17; Galates 3:29; Tite 3:7; Hébreux 1:14, 6:17, 11:9; Jacques 2:5; 1Pierre 3:7). Il est donné par Dieu à ceux qui lui demandent (Luc 11:9-13) et qui lui obéissent, habitant en ceux qui observent les commandements de Dieu (1Jean 3:24; Actes 5:32). L’Esprit Saint est le consolateur qui conduit les serviteurs de Dieu dans la vérité (Jean 14:16-17, 26). L’Esprit Saint confère la puissance de témoigner (Actes 1:8). Il donne des dons comme c’est écrit dans 1Corinthiens 12:7-11 et il a des fruits tel que décrit dans Galates 5:22–23 n’étant pas donné par mesure (Jean 3:24 RSV; Romains 12:6). C’est la façon par laquelle Dieu peut finalement devenir tout, en tous (1Cor. 15:28; Éphésiens 4:6).

 

1.4  La relation de l’Esprit Saint avec Christ et l'humanité

L’Esprit Saint agit avant le baptême. L’Esprit amène l’individu à Dieu par l’intermédiaire de Christ (Hébreux 7:25). Les premiers fruits de l’Esprit sont donnés à l’individu au moment du baptême; voir Romains 8:23, qui dit clairement que l’adoption n’a lieu qu’à et pas avant la Rédemption du corps.

 

Ainsi, nous sommes nés de nouveau mais nous continuons à grandir chaque jour dans l’Esprit en Jésus Christ jusqu’à ce que nous entrions dans la gloire de Dieu. L’Esprit Saint est l’Esprit de Vérité (1Jean 4:6, 5:6) et, en professant la Vérité en toutes choses, nous grandissons en Christ notre chef à tous égards (Éphésiens 4:15). L’Esprit Saint est l’Esprit de Dieu (Romains 8:14) et l’Esprit de foi (2Cor. 4:13) qui sonde tout et connaît tout (1Cor. 2:10-11, 12:3 ff.).

 

Ainsi, l’Esprit Saint n’est pas un aspect indépendant d’un Dieu tripartite mais il est le moyen par lequel nous devenons élohim. (Zacharie 12:8). L’Esprit transmet à Dieu une compréhension de nos pensées et nos êtres mêmes. Étant répandu à travers Jésus Christ, notre médiateur et intermédiaire élohim ou theos (Ps. 45:6-7, Zacharie 12:8, Hébreux 1:8-9), il permet à Christ de nous aider, enseigner et réconforter et nous permet d’exercer le pouvoir de Dieu. L’Esprit donne à chacun les attributs que Dieu désire pour le bénéfice du corps (1Cor. 12:7–11).

 

On peut éteindre l’Esprit (1Thes. 5:19) si on le néglige ou l’attriste (Éphésiens 4:30) et ainsi admet-il les gains et les pertes d’un individu.

 

Le fruit de l’Esprit Saint est l’amour de Galates 5:22. Par conséquent, si nous ne nous aimons pas les uns les autres, l’Esprit Saint n’est pas évident.

 

L’Esprit est le moyen par lequel nous vénérons Dieu (Philippiens 3:3). Ainsi, il ne peut pas être Dieu comme objet de vénération et, par conséquent, égal à Dieu le Père. C’est une force qui donne des pouvoirs à Christ. Le Christ est ainsi un Père Éternel (Ésaïe 9:6) duquel il y a plusieurs paternités aux cieux et sur la terre (Éphésiens 3:15). Christ devient Père Éternel par délégation.

 

Toutes ces paternités ou familles sont nommées d’après Dieu le Père et c’est pourquoi nous fléchissons les genoux devant Dieu le Père, en L’adorant (Éphésiens 3:14-15).

 

Christ fut le premier-né ou premier-engendré de la création. Pour lui toutes les choses furent créées dans les cieux et sur la terre, visibles et invisibles, que ce soit les trônes, les dominations, les principautés ou les autorités; toutes choses ont été créées par son entremise et pour lui. Il est avant toutes choses et toutes choses subsistent en lui (Col. 1:16-17). Mais c’est Dieu qui l’a généré et qui a voulu que la création existe et subsiste en Christ. Par conséquent, Christ n’est pas Dieu au sens que Dieu le Père est Dieu et qui seul est immortel (1Tim. 6:16) et qui existe à perpétuité.

 

Les Chrétiens sont appelés hors de ce monde à une vie de service et de dévouement. Plusieurs sont appelés mais peu sont choisis (Mat. 20:16, 22:14). Les Chrétiens sont les choisis, de la même façon que Christ fut choisi par Dieu (Luc 23:35). Les élus ont été choisis par Christ (Jean 6:70, 15:16, 19), sous la direction de Dieu (1Pierre 2:4).

 

Pour aider l’Église, les élus qui sont l’Église, ou ecclesia, ont reçu la compréhension des mystères de Dieu. L’Esprit Saint a été le mécanisme par lequel la compréhension des mystères de Dieu et du Royaume de Dieu leur a été donnée (Marc 4:11). Car la sagesse de Dieu est énoncée dans un mystère (1Cor. 2:7), qui est expliqué par les serviteurs de Dieu (1Cor. 2:7, 15:51). Car la volonté de Dieu est expliquée comme un mystère (Éphésiens 1:9) que Dieu a donné à ses serviteurs par révélation. De plus, Christ à travers les élus a l’intendance du mystère. Paul a écrit:

 

... si du moins vous avez appris quelle est la dispensation de la grâce de Dieu, qui m’a été donnée pour vous. C’est par révélation que j’ai eu connaissance du mystère sur lequel je viens d’écrire en peu de mots. En les lisant, vous pouvez percevoir la compréhension que j’ai du mystère de Christ. Il n’a pas été manifesté aux fils des hommes dans les autres générations, comme il a été maintenant révélé par l’esprit aux saints apôtres et prophètes de Christ. Ce mystère, c’est que les païens sont cohéritiers, membres du même corps, et participent à la même promesse en Jésus Christ par l’Évangile (Éphésiens 3:2-6).

 

1.5  La relation de Christ, de Satan et des Armées Célestes avec Dieu

Dans la Bible, on fait référence à plusieurs entités appelés “Élohim” ou Theoi, c’est-à-dire,  dieux. Christ était une de ces entités subordonnées dont on fait référence dans l’Ancien Testament en tant qu’“Élohim” (Zacharie 12:8). Dans le Nouveau Testament, Christ est désigné comme la nouvelle Étoile du Matin à son retour sur terre. Il partagera ce rang avec ses élus (Apoc. 2:28, 22:16).

 

Dieu est reconnu dans la Bible comme le Dieu et Père de Christ (Romains 15:6; 2Cor. 1:3, 11:31; Éphésiens 1:3, 17; Col. 1:3, Hébreux 1:1 ff.; 1Pierre 1:3; 2Jean. 3; Apoc. 1:1, 6; 15:3). Christ reçoit sa vie, sa puissance et son pouvoir par l’ordre de Dieu le Père (Jean 10:17-18).

 

Christ subordonne sa volonté à celle de Dieu, qui est le Père (Mat. 21:31, 26:39; Marc 14:36; Jean 3:16, 4:34). Dieu a donné les élus à Christ et Dieu est plus grand que Christ (Jean 14:28) et plus grand que tout (Jean 10:29). Par conséquent Dieu a envoyé son seul Fils né (monogene) dans le monde afin que nous vivions par lui (1Jean 4:9). C’est Dieu qui honore ou qui glorifie Christ (Jean 8:54), Dieu étant plus grand que Christ (Jean 14:28).

 

Dieu est le Rocher (sur) comme une Carrière ou une Montagne, duquel tous les autres sont tirés, le silex de Josué qui circoncit Israël, la cause principale et efficace (Deut. 32:4). Dieu est le Rocher d'Israël, le Rocher de leur salut (Deut. 32:15), le Rocher qui les a portés (Deut. 32:18, 28-31). 1Samuel 2:2 montre que notre Dieu est notre Rocher, un Rocher éternel (Ésaïe 26:4). De ce Rocher, tous les autres sont taillés aussi, y compris toute la postérité d’Abraham dans la foi (Ésaïe 51:1-2). Le Messie est taillé de ce Rocher (Dan. 2:34, 45) pour subjuguer les empires du monde. Dieu est le Rocher ou la base sur laquelle la fondation est posée et sur lequel Christ va bâtir son Église (Mat. 16:18) et sur lequel il repose lui-même. Le Messie est la Pierre Angulaire du Temple de Dieu, duquel les élus sont le “Naos” ou le Saint des Saints, le dépôt de l’Esprit Saint. Toutes les pierres du Temple sont taillées du Rocher qui est Dieu, comme Christ l’a été, et sont données à Christ, le rocher spirituel (1Cor. 10:4), la pierre d’achoppement et un rocher de scandale (Romains 9:33) pour former le Temple.

 

Christ construit le Temple de façon à ce que Dieu puisse être tout, en tous (Éphésiens. 4:6). Dieu a donné Christ pour être tout et en tous (panta kai en pasin, Col. 3:11) en mettant tout sous ses pieds (1Cor. 15:27), lui donnant la position de chef suprême de l’Église qui est son Corps, la plénitude de celui qui remplit tout en tous (Éphésiens 1:22-23). Quand Dieu met toutes choses sous Christ, il est évident que Dieu est excepté, étant Celui qui met tout sous les pieds de Christ (1Cor. 15:27).

 

Quand le Christ aura soumis toutes choses, alors Christ lui-même sera soumis à Dieu qui a tout mis sous Christ, afin que Dieu soit tout en tous (panta en pasin, 1Cor. 15:28). Donc, les doctrines platoniques, qui essayent de joindre Dieu et Christ dans la Trinité contredisent les Écritures. Christ va s’asseoir à la droite de Dieu, par l’ordre de Dieu (Hébreux 1:3,13, 8:1, 10:12, 12:2; 1Pierre 3:22), et partager le trône avec Dieu tout comme les élus partageront le trône donné à Christ (Apoc. 3:21). Ce trône est un trône de Dieu (Ps. 45:6-7; Hébreux 1:8) ou Dieu est ton Trône traduit Ton trône, Ô Dieu (voir la notation en la RSV annotée).

 

Dieu, qui envoie, est plus grand que celui qui est envoyé (Jean 13:16), le serviteur n’étant pas plus grand que son Seigneur (Jean 15:20).

 

Satan a défié Christ dans le désert et, en fait, le procès de Satan a commencé. Satan, qui était l’Étoile du Matin, le Lucifer ou le Porteur de Lumière ainsi que le gardien et l’enseignant de cette planète (Ésaïe 14:12), était, en effet, un des élohim subordonné à Dieu le Père.

 

Christ devait être l’Étoile sorti de Jacob (Nom. 24:17). Ainsi, il a été indiqué dans les Livres de Moïse qu’une des Étoiles du Matin qui assistaient à l’achèvement de la planète (Job 38:7), un des élohim, devait devenir un être humain et rejeton de Jacob et naître de la postérité de David (Apoc. 22:16).

 

Cet élohim que nous connaissons comme Jésus Christ n’était pas encore l’Étoile du Matin de cette planète. Satan tenait ce rang (Ésaïe 14:12 et Ézéchiel. 28:2-10).

 

Le Christ avait été consacré l’élohim d’Israël (Psaumes 45:7) et oint de préférence à ses compagnons ou partenaires. Cependant, Christ n’était pas en fait dans la position d’Étoile du Matin et n’assumera pas ces fonctions avant son second avènement. Ce rang et ces fonctions seront partagés avec Christ par les élus, qui partagent sa nature comme Étoile du Matin dans leur cœur (traduit Étoile du Jour dans 2Pierre 1:19). Les élus ont la promesse de partager cette puissance d’après Apoc. 2:28.

 

Satan, en tant que l’Étoile du Matin, a défié le Dieu Très-Haut ou Dieu le Père comme il est écrit dans Ésaïe 14:12. Il a essayé d’élever son trône, un trône de Dieu, au-dessus des Étoiles de Dieu ou du Conseil des Élohim. Ce Conseil est l’Assemblée des Élohim ou Dieux mentionnée dans Psaumes 82:1. On note avec intérêt qu’Irénée, le disciple de Polycarpe, le disciple de Jean, croyait que le Psaumes 82:1 se rapporte aux Theoi ou dieux, terme qui définit aussi les élus, c’est-à-dire, ceux de l’adoption (Against Heresies, Livre 3, Chap. 6, ANF, Vol. 1, p 419).

 

Il y a plusieurs Fils de Dieu, (Job 1:6, 2:1, 38:7; Ps. 86:8-10, 95:3, 96:4, 135:5) qui sont identifiés comme les Bene Elyon ou Fils du Très-Haut. Les élus humains sont comptés aussi avec les Armées Célestes comme  Fils de Dieu (de Romains 8:14). Ainsi, Christ et les élus comme Fils de Dieu sont un avec Dieu par le moyen de l’Esprit Saint, prédestinés depuis la fondation du monde. Christ a déposé sa puissance pour devenir un homme. Il devient avec tous les élus Fils en puissance en accord avec l’Esprit de sainteté par la résurrection d’entre les morts (Romains 1:4).

 

Actes 7:35-39 indique que c’était un ange qui a parlé à Moïse au Sinaï et que cet ange était  Christ. Dans Galates 4:14, Paul dit qu’il a été vu comme un ange de Dieu, même Jésus Christ.

 

Nous deviendrons aussi comme des anges (Mat. 22:30), comme un ordre ou isaggelos (Luc 20:36), étant cohéritiers avec Christ (Romains 8:17; Galates 3:29; Tite 3:7; Hébreux 1:14, 6:17, 11:9; Jacques 2:5; 1Pierre 3:7). L’Ancien Testament identifie l’Ange de YHVH comme Yahovah et Élohim (Exode 3:2, 4-6 où le Dieu ou élohim ici était un ange; cf Zacharie 12:8).

 

Psaumes 89:6-8 montre qu’il y a une Assemblée des Saints (qedosium ou qadoshim, utilisé aussi pour les êtres humains) comprise d’un conseil intérieur et d’un conseil extérieur. On comprend que c’est un Conseil céleste des Élohim de la Justice.

 

1.5.1        Christ en tant que Fils de Dieu

Satan a essayé de tenter Christ de plusieurs façons. D'abord, Satan a parlé de Christ comme étant le Fils de Dieu (dans Mat. 4:3, 4:6; Luc 4:3). Les démons aussi ont parlé de Christ comme étant le Fils de Dieu (dans Mat. 8:29; Luc 4:41; Marc 3:11). Satan a désiré que Christ prouve sa position de Fils de Dieu par une démonstration de sa puissance, car Dieu avait promis qu’Il le confierait à Ses anges (Psaume 91:11-12). Satan a omis de te garder dans toutes tes voies et il a ajouté n’importe quand. Alors, en embrouillant les Écritures, Satan a essayé d’ôter la vie de Christ.

 

Christ n’a jamais corrigé Satan ni les démons en disant qu’il était Dieu au lieu du Fils de Dieu. En effet, aucun démon n’a essayé d’affirmer la tromperie que Christ était le Dieu Suprême sauf après sa mort, afin d’établir une doctrine disant que Christ était Dieu de la même façon que Dieu le Père était Dieu et ainsi d’accomplir, après sa mort, une tromperie que Christ aurait réfutée de son vivant. Dans chaque tentation, l’intention était de saper l’obéissance de Christ à Dieu et, de ce fait, anéantir les Écritures. Satan a désiré que Christ l’adore. Il a promis à Christ le contrôle de la planète à ce moment-là si Christ l'adorait.

 

Le Christ n’a pas nié son droit de transférer son contrôle de la planète ou même qu’il était souverain. Christ a plutôt répondu

 

...il est écrit: tu adoreras le Seigneur ton Dieu et Lui seulement tu serviras.

 

Christ n’a pas dit à Satan qu’il revenait à Satan de vénérer Christ, mais il lui a plutôt rappelé la loi. Christ n’a jamais déclaré, à aucun moment de son ministère, qu’il était Dieu. Il a dit qu’il était le Fils de Dieu. C’était pour cette raison qu’il a été jugé.

 

Comme c’est écrit dans Matthieu 27:43,

 

“Il a confiance en Dieu; que Dieu le délivre maintenant, s’Il l’aime car il a dit: Je suis le Fils de Dieu.”

 

C’était ici que Christ a crié afin d’accomplir

 les Écritures de Psaume 22:1

Mon Dieu! Mon Dieu! pourquoi m’as-tu abandonné?

 

C’est clair que Christ ne s’estimait pas être Dieu. De suggérer qu’il faisait partie, à part égale, de l’entité à laquelle il faisait appel, une partie de laquelle était impassible, est ridicule.

 

1.5.2        La Doctrine de l’Antéchrist

La doctrine de l’Antéchrist est écrite dans 1Jean 4:1-2. L’ancien texte correct pour 1Jean 4:1-2 est reconstruit de Irénée Ch. 16:8 (ANF,

Vol. 1, note. p 443).

Ainsi connaissez-vous l’Esprit de Dieu: Tout esprit qui confesse que Jésus Christ est venu dans la chair est de Dieu; et tout esprit qui sépare Jésus Christ n’est pas de Dieu mais est  de l’Antéchrist.

 

Socrate, l’historien, dit (VII, 32, p 381) que le passage avait été corrompu par ceux qui voulaient séparer l’humanité de Jésus Christ de sa divinité.

 

Christ en tant que Fils n’est pas le Seul Vrai Dieu (Jean 17:3).

 

Aussi dans Luc 22:70 ils ont tous dit, “Tu es donc le Fils de Dieu?”

 

Il a répondu, “Vous le dites, je le suis

 

Il a été reconnu comme le Fils de Dieu dans:
* Matthieu 27:54 où ils ont dis: Assurément, cet homme était le Fils de Dieu.
* Marc 1:1 affirme que l’Évangile est de Jésus-Christ, le Fils de Dieu.
* Luc 1:35 dit que le Saint enfant qui naîtra sera appelé le Fils de Dieu.

 

La compréhension que Christ est le Fils de Dieu est une révélation qui vient de Dieu.

 

Simon Pierre répondit: Tu es le Christ, le Fils du Dieu vivant. Jésus, reprenant la parole, lui dit: Tu es heureux, Simon, fils de Jonas; car ce ne sont pas la chair et le sang qui t’ont révélé cela, mais c’est MON PÈRE qui est dans les cieux (Mat. 16:16-17).

 

Aussi, Matthieu 11:27 dit:

Toutes choses m’ont été données par MON PÈRE et personne ne connaît le Fils, si ce n’est le Père; personne non plus connaît le Père, si ce n’est le Fils et celui à qui le Fils veut le révéler.

 

Par conséquent le Père révèle des choses aux individus et les donne à Christ qui, par la suite, leur révèle le Père.

 

1.5.3        Le Nom et la Souveraineté de Dieu

Il n’y a pas de doute que Dieu est singulier et souverain. Proverbes 30:4-6 montre le nom de Dieu et qu’Il a un fils.

 

Qui est monté aux cieux, et qui en est descendu? Qui a recueilli le vent dans ses mains? Qui a enveloppé les eaux dans son vêtement? Qui a établi les extrémités de la terre? Quel est Son nom, et le nom de Son fils? Dis le moi, si tu le sais? Toute parole de Dieu [Éloah] est éprouvée : Il est un bouclier pour ceux qui cherchent refuge en Lui. N’ajoute rien à Ses paroles, de peur qu’Il ne te reprenne et que tu ne sois trouvé menteur.

 

La Bible s’interprète elle-même, et le nom de Dieu est donné directement suivant la question. Il est clair que cette entité n’est pas le composite du Père et du Fils mais plutôt qu’Il a un Fils.

 

De plus, le Nouveau Testament dit avec clarté que c’est le Père qui est l’objet de l’adoration. Christ a averti la femme Samaritaine dans Jean 4:21 que le temps s’approchait quand ils ne pourraient pas adorer le Père ni sur sa montagne (la Samarie) ni à Jérusalem. Mais il dit définitivement dans Jean 4:23:

 

Mais l’heure vient, et c’est maintenant, où les vrais adorateurs adoreront le Père en esprit et en vérité; car ce sont de tels adorateurs que le Père recherche.

 

Ici, le Christ identifie l’objet de l’adoration comme étant le Père, pas lui-même. Donc, il est assez blasphématoire de dire qu’on doit adorer le Christ élevé; c’est une perversion de Jean 3:14 où le Fils de l’homme devait être élevé comme Moïse avait élevé le serpent dans le désert. La raison pour la crucifixion était pour que les hommes puissent avoir la vie éternelle, pas que Christ devienne un objet d’adoration, comme on l’affirme faussement. De cette fausse prémisse, il est aussi affirmé faussement que les Chrétiens adorent le corps et le sang de Christ dans l’Eucharistie.

 

Éloah est le Dieu de l’Ancien Testament et le Temple et le Dieu de Jésus-Christ du Nouveau Testament. Le Temple à Jérusalem était la Maison d'Éloah. (Esdras 4:24; 5:2,13,15, 16,17; 6:3,5,7,8,16,17; 7:23). Il était l’Éloah d’Israël (Esdras 5:1; 7:15), le Grand Éloah des Cieux (Esdras 5:8,12). Il était l’objet du sacrifice au Temple (Esdras 6:10) où Il a fait résider Son nom  (Esdras 6:12). Il a commandé la construction du Temple (Esdras 6:14) et le clergé est à Son service (Esdras. 6:18; 7:24) et fait Sa volonté (Esdras 7:18). La loi est la loi de l’Éloah des Cieux (Esdras 7:12,14). Ceux qui connaissent les lois d'Éloah doivent les enseigner à ceux qui ne les connaissent pas (Esdras 7:25) et le jugement doit être basé sur les lois d'Éloah (Esdras 7:26). Cet être est le Père qui est l’Éloah singulier et Dieu Très-Haut, le Père du Messie et de tous les fils de Dieu.

 

 

Chapitre 2

 

Le Plan du Salut

 

2.1 La Chute de l’Homme

L’homme a été créé à l’image et selon la ressemblance de Dieu (Genèse 1:26–27). Adam et Ève ont été maudits à cause de leur désobéissance (Genèse 3:16-19). Suite à cette rébellion, le péché et, en conséquence, la mort ont atteints toute l’humanité (1Cor. 15:22; Romains 5:12).

 

2.2 Le Salut de l’Humanité

Dieu ne veut pas qu’un seul périsse (2Pierre 3:9). Pour que l’humanité puisse s’échapper de la peine du péché, qui est la mort, Dieu a établi un plan de salut qui impliquait un sacrifice en la mort et la résurrection de Son Fils Jésus Christ (Jean 3:16). Le plan consiste en une moisson en séquence de laquelle Christ est le premier fruit de ceux qui sont morts (1Cor. 15:20). Le plan de salut est reflété dans les Jours Saints annuels de la Bible (Lévitique 23).

 

2.3 La Bible en tant que la Vérité Inspirée

Christ a dit: Il est écrit: L’homme ne vivra pas de pain seulement mais de toute parole qui sort de la bouche de Dieu (Mat. 4:4; Luc 4:4). La Bible est connue comme étant les Écritures (Dan. 10:21) et elle pointe vers le salut de l’humanité et la manifestation de la puissance de Dieu (Exode 9:16; Romains 9:17). Le moyen du salut est Jésus Christ (Romains 10:11) qui avait été prédit dans les Écritures depuis Moïse et les prophètes (Luc 24:47), la prophétie étant les Écritures (Mat. 26:56; Romains 1:2). Toute Écriture est inspirée de Dieu et utile pour enseigner, pour convaincre, pour redresser et pour instruire dans la justice afin que l’homme de Dieu soit accompli et préparé pour toute bonne œuvre (2Timothée 3:16).

 

Les Écritures qui existaient à l’époque de Christ et des apôtres étaient l’Ancien Testament (Mat. 21:42; Marc 12:10; Actes 17:2). L’Ancien Testament correspond aux  Écritures qualifiées comme respirées ou inspirées de Dieu dans 2Timothée 3:16. Le Nouveau Testament est supplémentaire à l’Ancien Testament. Il ne remplace pas l’Ancien Testament.

 

L’Ancien Testament a été écrit au début pour notre instruction, afin que, par la résolution et l’encouragement des Écritures, nous possédions l’espérance (Romains 15:4). L’erreur provient d’une mauvaise connaissance des Écritures (Mat. 22:29; Marc 12:24). Les Béréens examinaient les Écritures chaque jour, pour vérifier si ce qu’on leur disait était en effet exact. Cette activité était jugée noble (Actes 17:11). L’image entière de la Bible est prise de toutes les parties des Écritures, précepte sur précepte, règle sur règle, (Ésaie 28:10). Les Écritures démontrent que Jésus était le Messie ou Christ (Actes 18:28). C’est Christ qui, par l’entremise de l’Esprit Saint,  ouvre l’esprit de tous les élus, en commençant avec les apôtres, afin que les Écritures puissent être comprises (Luc 24:25).

 

Les Écritures de l’Ancien Testament doivent être accomplies (Matthieu 26:54, 56; Marc 12:10, 14:49) et ne peuvent pas être anéanties (Jean 10:35). Une grande partie des Écritures était orientée vers Christ et accomplie en lui, ou sera accomplie en Christ lors de son second avènement (Actes 1:7, 12:10, 17:14, 19:11-21), qui sera avec puissance et avec gloire (Mat. 24:30).

 

2.4 Le Repentir et la Conversion

Pour que l’humanité puisse vivre ou avoir la vie éternelle, Dieu lui a commandé de se repentir. Si elle ne se repent pas, elle périra (Luc 13:3, 5).

 

Christ a été envoyé pour appeler les hommes à se repentir (Luc 11:32). Christ a commencé son ministère après l’emprisonnement de Jean-Baptiste (Mat. 4:12,17). L’emprisonnement de Jean est arrivé quelque temps après la Pâque de 28 EC  (Jean 3:22-24 ; Mat. 4:12) étant la Pâque après le commencement du ministère de Jean dans la quinzième année du règne de Tibère (Luc 3:1). Dès ce moment-là, Jésus commença à prêcher en disant Repentez-vous, car le royaume des cieux est proche (Mat. 4:17). Christ commanda à ses disciples de prêcher l’évangile du repentir, leur donnant autorité sur les démons ou les esprits impurs (Marc 6:7, 12; Luc 10:1, 17-20).

 

On enseigna que le repentir était le prélude pour l’effacement des péchés (ou la méchanceté) (Actes 8:22) pour que des temps de rafraîchissement viennent de la présence du Seigneur, pour qu’Il puisse envoyer Christ qui nous a été destiné (Actes 3:19-20).

 

Dieu a laissé passer les temps d’ignorance, comme on les appelle, mais, après Christ, Il commande à tous les hommes de se repentir, ayant fixé un jour de jugement pour eux (Actes 17:30). Ainsi, le repentir est étendu aux Païens (voir aussi Actes 15:3).

 

Après s’être repenti et tourné vers Dieu, le pécheur repentant doit pratiquer des œuvres dignes du repentir (Actes 26:20).

 

L'Église d’Éphèse a été commandée de se repentir et de se souvenir d’où elle était tombée et de pratiquer de nouveau ses premières œuvres (Apoc. 2:5). L'Église de Pergame fut également  commandée de se repentir (Apoc. 2:16). L’Église de Thyatire (Apoc. 2:21-22) le fut aussi, elle dont les apostats avaient couché avec les enseignants de fausses religions. L’Église de Sardes fut aussi appelée à se repentir ou Christ viendrait comme un voleur dans la nuit et ils ne sauraient pas à quelle heure il viendra (Apoc. 3:3). Ceux que Christ aime, il les réprimande et les corrige. Il leur demande, dans ce cas aux Laodicéens, d’avoir du zèle et de se repentir (Apoc. 3:19). Le repentir est donc continuel pour toutes les Églises de Dieu et est la responsabilité de toutes (Jacques 5:19-20).

 

2.5 Le Baptême

Tout pouvoir a été donné à Christ après sa résurrection (Mat. 28:18). Il a commandé à ses disciples de faire des disciples parmi toutes les nations,  en les baptisant au nom du Père, du Fils et de l’Esprit Saint (Mat. 28:19), et de leur enseigner à observer tout ce que Christ leur avait prescrit. Ainsi, il serait avec eux tous les jours jusqu’à la fin du monde (Mat. 28:20).

 

Il faut accompagner le repentir du baptême afin de recevoir le don de l’Esprit Saint (Actes 2:38). Vous ne pouvez pas recevoir l’Esprit Saint à moins de vous repentir et d’être baptisé, étant ainsi  né de nouveau. À moins que vous ne soyez nés de nouveau, vous ne pouvez pas entrer dans le Royaume de Dieu (Jean 3:3, 5).

 

Le repentir est conditionnel au baptême et à la réception de l’Esprit Saint. Donc logiquement, le baptême des enfants est exclu parce qu’il est contraire à la Bible. La condition requise pour se repentir a été accentuée par la mission de Jean-Baptiste, qui était le précurseur du baptême de l’Esprit Saint en Christ (Marc 1:4, 8). Jean a affirmé que Christ baptiserait avec l’Esprit Saint et le feu, concernant ceux qui ne se repentent pas (décrit comme paille) (Luc 3:16-17).

 

L’Esprit Saint est conféré sous la direction de Dieu. Sur demande, signifié par l’imposition des mains, l’Esprit Saint entre dans l’individu. L’Esprit est donc conféré pour chaque aspect de l'œuvre. L’Esprit Saint opère avant le baptême avec chaque individu. L’Esprit amène les élus vers Dieu par l’intermédiaire de Christ (Hébreux 7:25).

 

Les prémices de l’Esprit sont données à l’individu au baptême; voir Romains 8:23, qui dit clairement que l’adoption ne se fait qu’à la rédemption de notre corps. Ainsi, nous sommes nés de nouveau mais nous continuons à grandir chaque jour dans l’Esprit en Jésus Christ jusqu’à ce que nous parvenions à la gloire de Dieu.

 

Ce don de l’Esprit Saint au baptême est l’eau des sources du salut, promise par Dieu par Ses prophètes (Ésaïe 12:3). Cette eau de l’Esprit Saint était la promesse de Dieu faite à Jacob écrite dans Ésaïe 44:3. Le Seigneur Dieu est la source d’eau vive (Jérémie 2:13, 17:13; aussi Zacharie 14:8). C’est le fleuve de l’eau de la vie (Apoc. 22:1). Christ, en parlant de l’Esprit (Jean 7:39), dit que de lui coulent des eaux vives (Jean 4:10-14, 7:38; cf. Ésaïe 12:3, 55:1, 58:11; Ézéchiel 47:11). Israël est nettoyé spirituellement par l’eau (Ézéchiel 36:25), qui est l’eau vive ou l’Esprit Saint. Les élus prennent gratuitement de cette eau (Apoc. 22:17).

 

Chapitre 3

 

Les Doctrines concernant la Responsabilité Humaine

 

3.1 La Prière et l'Adoration

 

3.1.1 Dieu en tant qu'Objet de la Prière et

         de l'Adoration

 

3.1.1.1 L'Objet de l'Adoration

 

La position primaire et le signe principal des élus sont, et a toujours été, le monothéisme absolu et la croyance en la relation subordonnée de Jésus-Christ. Nous ne rendons un culte à aucun Élohim sauf Dieu (Exode 34:14, Deut. 11:16) ou nous serons détruits (Deut. 30:17-18). Dieu a donné Son premier commandement:

Je suis l’Éternel, ton Dieu, qui t'a fait sortir du pays d’Égypte, de la maison de servitude. Tu n'auras pas d'autre(s) dieu(x) (élohim) devant ma face (Exode 20:2).

 

Le mot “devant” ici veut dire à-côté comme au lieu de ou sans l'autorité du Dieu que nous comprenons être Dieu le Père.

 

Nous devons aimer le Seigneur notre Dieu et Le servir de tout notre cœur et de toute notre âme, c’est-à-dire, notre être et, en retour, nous recevrons la pluie en son temps pour nos récoltes et pour le pâturage de nos troupeaux. En d’autres termes, nous mangerons et serons rassasiés (Deut. 11:13-15). Mais nous avons une Nouvelle Alliance où le Seigneur met Ses lois dans notre esprit et les écrit dans notre cœur. Il est notre Dieu et nous sommes Ses serviteurs, nous L’adorons en gardant Ses lois de tout notre être (Hébreux 8:10-13).

 

Nous devons nous prosterner devant le Seigneur notre Dieu (Deut. 26:10; 1 Samuel 1:3, 15:25). Ce Dieu est le Seul Vrai Dieu qui est Dieu le Père. L'exigence pour la vie éternelle, c'est que nous Le connaissions et Son fils Jésus-Christ (Jean 17:3). Nous attribuons au Seigneur la gloire de Son nom; nous rendons un culte au Seigneur avec des ornements sacrés (Psaume 29:2, 96:9). Toute la terre se prosterne devant Lui et chante en louant Son nom ( Psaumes 66:4). C’est une prophétie qui s’accomplira.

 

Toutes les nations qu'Il a faites viendront et se prosterneront devant Lui, en tremblant (Psaume 96:9), en glorifiant Son nom, parce que Lui seul est Dieu (Psaume 86:9-10), le Seigneur notre créateur. Il est notre Dieu et nous sommes le troupeau que Sa main conduit (Psaume 95:6-7). Il est Saint (Psaume 99:5, 9). La compréhension de Celui à qui nous rendons un culte est démontrée par deux signes qui, avec la compréhension de la nature de Dieu, forment la base de la confirmation des élus. Les deux signes sont:

 

1.      Le Sabbat (d'Exode 20:8,10,11; Deut. 5:12). Le Sabbat est le signe entre nous et Dieu qui nous sanctifie (Exode 31:12-14); et

 

2.      La Pâque. La Pâque est un signe ou sceau où, d'Exode 13:9,16, la Pâque, incluant la Fête des Pains sans Levain, est le signe de la loi du Seigneur (Deut. 6:8) et de Sa rédemption d'Israël (Deut. 6:10) qui, selon le Nouveau Testament, englobe tous ceux qui sont en Christ (Romains 9:6, 11:25-26).

 

L’intention de ces signes de la loi, le Sabbat et La Pâque, est spécifiquement pour éviter l'idolâtrie (Deut. 11:16). Ces deux signes sont le sceau sur la main et sur le front des élus du Seigneur et, avec l’Esprit Saint, formeront la base de la confirmation des cent quarante-quatre milles des derniers jours dans Apocalypse 7:3. Ils conduisent au reste des Jours Saints.

 

Christ a dit: Tu adoreras le Seigneur, ton Dieu, et tu Le serviras Lui seul (Mat. 4:10; Luc 4:8). Ainsi, servir est adorer en termes bibliques.

 

Adorer Dieu par les préceptes des hommes est adorer en vain (Mat. 15:8-9). Car le Père désire que les hommes L'adorent en esprit et en vérité (Jean 4:21-24). Car nous sommes la vraie circoncision, qui adorons Dieu en esprit et qui glorifions en Christ Jésus (Phil. 3:3). Tous sur le Conseil des Anciens, incluant Christ, se prosternent devant Dieu qui a créé toutes choses et par la volonté Duquel ils ont été créés et existent (Apoc. 4:10). Par le commandement de Christ, autant dans la loi (Exode 20:3) et par révélation, nous adorons Dieu (Apoc. 22:9).

 

3.1.1.2 L'Objet de la Prière

L'humanité prie au Seigneur Dieu (Psaume 39:12, 54:2) qui écoute. Tout ce que vous demandez  par la prière, vous le recevrez si vous avez la foi (Mat. 21:22). Christ a été l'exemple pour l'humanité de la prière à son Dieu et notre Dieu qui est le Père (Luc 6:12). L'exemple de la façon de prier se trouve dans La Prière du Seigneur qui est le modèle de la structure de la prière donné par Christ (Luc 11:2-4).

 

L'objet primaire des élus et du ministère est la prière et le ministère ou le service de la parole (Actes 6:4). Le Conseil des Anciens a reçu la responsabilité d’écouter les prières des saints (Apoc.5:8).

 

3.1.1.3 La Prière Individuelle et Collective pour les Autres

La prière collective d'un accord commun est un exemple donné par les apôtres (Actes 1:14). Il a été imité par toute l'Église (Actes 12:5).

 

La prière n'est pas seulement pour l'Église; elle est aussi pour ceux qui ont du zèle mais ne sont pas éclairés et qui ne se sont pas soumis à la justice de Dieu. Car Christ est la fin (ou l'objectif) de la loi, pour la justification de tous ceux qui croient (Romains 10:1-4).

 

La prière rend assistance. Pour les bénédictions reçues en réponse à beaucoup de prières, on rend aussi grâce par beaucoup de prières (2Cor. 1:11). La prière doit être en esprit (Éphésiens 6:18). Il faut persévérer dans la prière (Col. 4:2-4) et cela nous aide à rester ferme dans la vérité et la justice (Éphésiens 6:14).

 

La prière du juste a un effet très puissant. La prière de la foi guérira le malade et assurera le pardon des péchés. Par conséquent, nous confessons nos péchés l'un à l'autre et nous prions les uns pour les autres, afin que nous soyons guéris (Jacques 5:15-16).

 

3.2 La Relation entre le Salut et la Loi

 

3.2.1 Dieu est Notre Rocher

Dieu est notre rocher, notre force et notre délivrance, en qui nous prenons refuge (Psaume 18:1-2). Nous avons confiance en Lui et ne craignons rien (Ésaïe 12:2). La connaissance du salut est une fonction de Christ et des prophètes (Luc 1:77). Cette connaissance est offerte à l'Église où les saints sont les gardiens des mystères de Dieu (1Cor. 4:1). Le salut vient des Juifs (Jean 4:22), mais il a été offert en Christ à ceux qui adorent le Père en esprit et en vérité (Jean 4:23-24). Il n'y a de salut en aucun autre nom sous le ciel donné parmi les hommes par lequel nous pouvons être sauvés (Actes 4:12). Donc, le salut a été donné par l'évangile, étant la puissance de Dieu pour le salut de quiconque croit, en commençant avec les Juifs et puis avec les Païens. Dans l'évangile, la justice de Dieu est révélée par la foi pour la foi, parce que celui qui est juste par la foi vivra (Romains 1:14-17). Dieu ne nous a pas destinés à la colère, mais à obtenir le salut par  Jésus-Christ (1Thes. 5:9).

 

La compréhension de Dieu résulte en une sainte tristesse qui produit le repentir qui nous amène au salut (2Cor. 7:10). Ainsi, l'évangile est la parole de vérité et, alors,  l'évangile du salut, avec pour résultat la confirmation de la personne repentante par l’Esprit Saint (Éphésiens 1:13). Le salut est obtenu des écrits saints ou Saintes Écritures. Étant inspirées par Dieu, les Écritures peuvent instruire le repentant pour le salut par la foi en Jésus Christ (2Tim. 3:15-16). Bien qu'il soit un Fils, il a appris l'obéissance par les choses qu'il a souffertes. Étant devenu parfait, il est devenu, pour tous ceux qui lui obéissent, l'auteur du salut éternel (Hébreux 5:8-9).

 

Ainsi, il a été offert une fois pour porter les péchés et il apparaîtra une seconde fois, non pour porter les péchés, mais pour sauver ceux qui l'attendent avec impatience (Hébreux 9:28). Le salut est donc offert à tous et a été transmis aux saints une fois pour toutes (Jude 3). Ainsi, il n'y a pas de révélation après celle donnée à Jésus Christ par Dieu et confiée à Jean. Tout ce qui est requis pour le salut de l'homme est contenu dans la Bible. Le salut et la puissance et la gloire appartiennent à Dieu et Il les a révélés à Ses serviteurs par Christ et il ne faut rien changer (Apoc. 22:18-19). La confirmation finale des saints est donc par l’Esprit Saint fondé sur la loi de Dieu telle que révélée dans la Bible de l'Ancien Testament du commencement de la révélation de la loi.

 

Christ a donné la loi à Sinaï comme l'Ange de l’Alliance ou Présence, l'Ange de YHVH. Il a dit que

 

…tant que le ciel et la terre ne cesseront point, il ne disparaîtra pas de la loi un seul iota ou un seul trait de lettre, jusqu'à ce que tout soit accompli. Celui donc qui supprimera l'un de ces plus petits commandements, et qui enseignera aux hommes à faire de même, sera appelé le plus petit dans le Royaume des cieux; mais celui qui les observe et les enseigne, celui-là sera appelé grand dans le Royaume des cieux... (Mat. 5:18-19).

 

Donc, Christ n'a pas, d’aucune façon, diminué la loi. Il a observé la loi et commandé aux autres de faire de même. La loi et les prophètes étaient jusqu'à Jean. Depuis Jean, la bonne nouvelle du Royaume de Dieu est prêchée, et chacun use de violence pour y

entrer (Luc 16:16).

Il est plus facile que le ciel et la terre passent, qu'il ne l'est qu'un seul trait de lettre de la loi vienne à tomber (Luc 16:16-17).

 

La loi a été donnée par Moïse, mais n’a pas été observée (Jean 7:19). Ceux qui pèchent sans la loi périront sans la loi. Ceux qui pèchent avec la loi seront jugés par la loi (Romains 2:12) car le péché est la transgression de la loi (1Jean 3:4). La circoncision est du cœur et la façon d’observer les principes de la loi est la mesure de la circoncision. Celui qui observe la loi est circoncis dans le cœur, mais celui qui est circoncis mais n’observe pas la loi est comme un infidèle. Ceux qui sont Juifs sont ceux qui gardent la loi de tout cœur étant Juifs intérieurement. Mais ceux qui se disent Juifs et ne le sont pas, vont être condamnés (Apoc. 3:9) et seront forcés de se prosterner devant les saints (Cette prosternation est aussi traduite comme adoration et s’adresse à Christ et aux élus).

 

La loi est sainte et les commandements sont saints, justes et bons (Romains 7:12). La loi, donc, n’entraîne pas la mort mais plutôt le péché, qui est la transgression de la loi, qui habite dans l'individu (Romains 7:13).

 

La loi est spirituelle mais l'humanité est charnelle, vendue au péché (Romains 7:14). La personne qui est vraiment convertie trouve son plaisir dans la loi de Dieu dans son être intérieur (Psaume 119:1 ff.; Romains 7:22). Car la loi dirige les hommes vers Christ qui est la fin de la loi (Romains 10:4). Être conduit par l’Esprit libère l'individu d'être sous la loi (Galates 5:18). Non parce que la loi est éliminée mais, plutôt,  parce qu’il permet que la loi soit observée par une volonté intérieure et  une action correcte, devenant notre nature même (Hébreux 8:10-13).

 

La loi de Dieu est recherchée par la foi et non par les œuvres (Romains 9:32). L’obéissance aux commandements est un préalable nécessaire pour la rétention de l’Esprit Saint qui habite en ceux qui gardent les commandements de Dieu (1Jean 3:24; Actes 5:32). Il est donc impossible d'être un Chrétien et d'aimer Dieu et Christ sans observer la loi. Par nécessité, cela implique qu'il faut observer le Sabbat comme c’est dit dans le quatrième commandement.

 

3.2.2 Le Salut par la Grâce

La grâce de Dieu est apparue pour le salut de tous les hommes, nous entraînant à renoncer à toutes passions mondaines et irréligieuses et à vivre des vies sobres, justes et pieuses dans le siècle présent, dans l’attente de notre espérance bénie et de la manifestation de la gloire du grand Dieu et de notre sauveur, Jésus Christ (Tite 2:11 voir RSV Interlinear Grec-Anglais Nouveau Testament de Marshall). Christ est donc la manifestation de la gloire du Grand Dieu qui est notre Sauveur (Tite 2:10). La grâce est donc un produit de l'activité de Jésus Christ.

 

L'Église est gardée par la puissance de Dieu par la foi pour un salut prêt à être révélé dans les derniers temps (1Pierre 1:5). Le résultat de la foi est le salut de l'âme. Les prophètes ont prophétisé au sujet du salut mais ils ne savaient pas le temps ou la personne du Messie quand ils ont prédit ses souffrances et sa gloire subséquente (1Pierre 1:9-10).

 

Le péché est entré dans le monde par Adam et a régné d’Adam jusqu'à Moïse. La mort était le résultat du péché (Romains 5:12).

 

Le péché existait avant que la loi fut donnée à Moïse  (Romains 5:13). Donc, les conséquences de la loi étaient déjà connues dès Adam, car le péché n'est pas compté où la loi n'existe pas. La grâce de ce fait a abondé à cause de la rédemption de l'homme du péché et de la loi. Où le péché a abondé, sous la loi, la grâce a surabondé (Romains 5:15-21). Par l'obéissance d'un seul homme, beaucoup seront rendus justes par la grâce qui règne par la justice pour la vie éternelle en Jésus Christ, notre Seigneur (Romains 5:20-21).

 

Il n'y a donc aucune condamnation pour ceux qui sont en Christ (Romains 8:1). La loi est donc accomplie en nous qui marchons selon l’Esprit (Romains 8:4).

 

L’Esprit conduit l’esprit humain en accord avec Son dessein (Romains 8:5). L’esprit humain qui vit selon la chair est hostile à Dieu; il ne se soumet pas à la loi de Dieu et  ne le peut même pas (Romains 8:7). Donc, l’esprit charnel ou non converti est identifié par sa résistance à observer les lois de Dieu.

 

L'Esprit de Celui qui a ressuscité Christ d’entre les morts vit dans le Chrétien, donnant la vie par l’Esprit qui habite dans l’individu (Romains 8:11). Tous ceux qui sont conduits par L’Esprit de Dieu sont fils de Dieu (Romains 8:14) et cela, c'est par la grâce de Dieu. La loi a été donnée par Moïse, la grâce et la vérité sont venues par Jésus Christ (Jean 1:17). Nous crions Abba ou Père,  développant le même état de Fils (Romains 8:15) qui a été donné à notre frère Jésus Christ.

 

La loi par elle-même ne donne pas de justification. Un individu est justifié par la foi en Jésus Christ (Galates 2:16). Ils vivent une vie par la foi en le Fils de Dieu (Galates 2:20). Par la loi, nous mourons à la loi pour que nous puissions vivre à Dieu (Galates 2:19). Mais nous n'invalidons pas la grâce de Dieu en gardant la loi parce que nous ne sommes pas justifiés par la loi (Galates 2:21). Nous observons la loi parce que l’Esprit nous conduit et que la loi vient de la nature même de Dieu que nous avons revêtue et de laquelle nous sommes participants, tout comme Christ (2Pierre 1:4).

 

Nous sommes sauvés non par la loi mais par la grâce de Jésus Christ (Actes 15:11). Le péché n'a pas de pouvoir sur les élus parce qu'ils ne sont pas sous la loi mais sous la grâce et qu’ils sont les esclaves de Dieu (Romains 6:14,15). Cependant, nous ne péchons pas en violant la loi parce que nous sommes les esclaves de Dieu et de la justice et pas du péché, devenant obéissant de cœur à la règle de l’enseignement à laquelle nous nous sommes engagés (Romains 6:17-18). Tandis qu’avant, nous étions morts par nos offenses, nous sommes maintenant rendus à la vie ensemble avec Christ par la grâce (Éphésiens 2:5).

 

Nous avons été ressuscités et permis de nous asseoir  avec Christ dans les lieux célestes afin que Dieu puisse montrer dans les siècles à venir l’étendue et la richesse de Sa grâce et de Sa bonté envers nous en Jésus Christ (Éphésiens 2:6-7). Car par la grâce, nous avons été sauvés par le moyen de la foi. Ce n'est pas l’œuvre d'un individu, c'est le don de Dieu et ce n'est pas par les œuvres afin que personne ne se glorifie (Éphésiens 2:9). Ainsi, nous observons la loi par le moyen de l’Esprit de Dieu par la grâce.

 

3.2.3 Obligation sous la Loi

Il y a une obligation continuelle de garder la loi qui ne passe pas, et qui n’a pas été changée,  comme nous l’avons vu (Mat. 5:18, Luc 16:17). Elle n'était pas observée correctement par les Juifs au temps de Christ (Jean 7:19), ayant été modifiée par des traditions (Mat. 15:2-3,6; Marc 7:3, 5, 8-9,13)  en un fardeau ou un joug par les enseignants Juifs de l’époque, faisant une épreuve de Dieu (Actes 15:10).

 

Il y a, comme nous l’avons démontré, une obligation continuelle de garder les commandements de Dieu. Elle est en vigueur et elle ne passera pas jusqu'à la fin des temps qui concerne l'existence humaine.

 

3.2.3.1 Pourquoi les Chrétiens Observent-ils la Loi

Les Chrétiens sont sauvés par la grâce, non par la loi. Pourquoi alors est-il axiomatique qu'ils reconnaissent et observent la loi? Parce que:

 

La Loi de Dieu émane de la bonté éternelle de Sa nature.

 

La Loi de Dieu provient de la nature de Dieu. Donc, elle est éternelle, parce que Dieu Lui-même est invariable, étant essentiellement Bon comme le centre de la bonté ultime. Dans Marc 10:18, Christ dit: Pourquoi m'appelles-tu bon? Il n'y a de bon que Dieu seul ou pourquoi m'interroges-tu sur ce qui est bon? Si tu veux entrer dans la vie, observe les commandements (Mat. 19:17). La bonté de Dieu pousse chacun d’entre nous au repentir (Romains 2:4). La nature de Dieu est de la bonté invariable. L’Armée céleste participe à Sa nature. Donc, ils deviennent fermes dans la nature et la bonté divines.

 

Dans cette façon, Christ est le même hier, aujourd'hui et éternellement (aioonas) (Hébreux 13:8). Les élus, en participant à la nature divine (2Pierre 1:4), deviennent membre d'un sacerdoce divin, celui de Melchisédek qui n'est pas transmissible (aparabaton) ou ne change pas pour l'éternité (aioona) (Hébreux 7:24). Christ peut sauver tous ceux qui s'approchent de Dieu par lui (voir Hébreux 7:25 Grec-Anglais Interlinéaire de Marshall). Mais il n'est pas l'objet de l'adoration ni le Dieu qui commande par Sa volonté.

 

La loi de Dieu doit être suivie par la foi, non par les œuvres (Romains 9:32). Nous avons une Nouvelle Alliance où le Seigneur établit Ses lois dans notre esprit et les écrit dans notre cœur. Il est notre Dieu et nous sommes Ses serviteurs, L’adorant, en observant Ses lois dans notre nature même (Hébreux 8:10-13). Ainsi, les signes externes ne sont rien. C'est l’observance des commandements de Dieu de l’intérieur qui nous circoncise (1Cor. 7:19) comme Chrétiens et comme membres spirituels d'Israël. Ce sont eux qui enragent le dragon en observant les commandements de Dieu. L'observance des commandements de Dieu les identifie dans les persécutions (Apoc. 12:17). Ils sont les saints qui observent les commandements et qui persévèrent (Apoc. 14:12).

 

3.2.3.2 Les Chrétiens en tant que le Temple de Dieu

 

Les saints sont le Temple ou lieu saint, le naos, de Dieu et l’Esprit de Dieu habite en eux. Si quelqu'un détruit le Temple de Dieu, Dieu le détruira. Car le Temple de Dieu est saint et c'est  nous qui sommes le Temple (1Cor. 3:16-17). Pour cette raison, les Chrétiens ont l’obligation de maintenir leur corps dans un état de bonne santé comme réceptacles dignes de l’Esprit de Dieu. Car Dieu a dit qu'Il habitera en nous, et marchera au milieu de nous, et sera notre Dieu. Nous devons rester saints et être mis à part. Dieu doit être notre Père et nous devons être Ses enfants (2Cor. 6:16-18 cite vaguement plusieurs textes de l’AT; Lév. 26:12; Ézéchiel 37:27; Ésaïe 52:11; 2Sam. 7:14).

 

Pour cette raison, les Chrétiens ne doivent pas se mettre avec les infidèles (2Cor. 6:14). Ils doivent se purifier de toutes souillures de la chair et de l’esprit, en achevant la sanctification dans la crainte de Dieu (2Cor. 7:1). Ils sont donc choisis depuis le commencement et sauvés par la sanctification par l’Esprit et par la croyance en la vérité (2Thes. 2:14). La vérité est donc obligatoire pour la santé mentale et elle est un signe des élus. On peut voir par ce développement que les lois générales de la Bible ont une signification et un but précis. La mesure du Temple de Dieu se fait en accord avec ces lois (Apoc. 11:1).

 

3.2.4 Les Dix Commandements

 

L’Église s'est engagée à observer les dix commandements comme on les trouve dans Exode 20:1-17 et Deutéronome 5:6-21.

 

Le premier commandement est

Je suis l’Éternel, ton Dieu, qui t'a fait sortir du pays d’Égypte, de la maison de servitude. Tu n'auras pas d'autres dieux devant ma face.

 

Dieu le Père est le Seul Vrai Dieu (Jean 17:3) et il n'y a pas d'Élohim qui est devant ou égal avec Lui. Il est interdit d'adorer ou de prier une autre entité, même Jésus Christ.

 

Le deuxième commandement est

Tu ne te feras point d'image taillée, ni de représentation quelconque des choses qui sont en haut dans les cieux, qui sont en bas sur la terre, et qui sont dans les eaux plus bas que la terre. Tu ne te prosterneras point devant elles, et tu ne les serviras point; car moi l’Éternel, ton Dieu, je suis un Dieu jaloux, qui punit l'iniquité des pères sur les enfants jusqu'à la troisième et la quatrième génération de ceux qui me haïssent, et qui fait miséricorde jusqu’à mille générations à ceux qui m'aiment et qui gardent mes commandements.

 

Il n’est donc pas permis de faire des figures ou des représentations quelconques afin de les utiliser pour rendre un culte ou pour le symbolisme. Le crucifix est donc interdit à l’Église comme symbole. Les commandements eux-mêmes font partie de l'identification du système religieux et sont ainsi tous retranchés.

 

Le troisième commandement est

Tu ne prendras point le nom de l’Éternel, ton Dieu, en vain; car l’Éternel ne laissera point impuni celui qui prendra son nom en vain.

 

Le nom du Seigneur Dieu confère de l’autorité et, par conséquent, cette loi ne vise pas seulement l’emploi des jurons mais aussi la mauvaise application de l’autorité de l’Église et tous ceux qui prétendent agir à la direction de Dieu par Jésus Christ.

 

Le quatrième commandement est

Souviens-toi du jour du Sabbat, pour le sanctifier. Tu travailleras six jours, et tu feras tout ton ouvrage. Mais le septième jour est le jour de repos de l’Éternel, ton Dieu: tu ne feras aucun ouvrage, ni toi, ni ton fils, ni ta fille, ni ton serviteur, ni ta servante, ni ton bétail, ni l’étranger qui est dans tes portes. Car en six jours l’Éternel a fait les cieux, la terre, la mer et tout ce qu’ils renferment et se reposa le septième jour: c’est pourquoi l’Éternel a béni le jour du Sabbat et l’a sanctifié.

 

Le sabbat du septième jour est donc obligatoire à la foi. Aucun Chrétien ne peut servir Dieu et  ne pas observer le Sabbat, connu dans notre calendrier comme samedi. Non seulement l’établissement d’un jour de vénération autre que le septième jour brise ce commandement mais cela devient en soi un symbole d’idolâtrie étant externe à la volonté expresse de Dieu. C’est un acte de rébellion et, par le fait même, équivaut à de la sorcellerie (1Sam.15:23). Relié au deuxième commandement qui retranche le quatrième, cela devient de l’idolâtrie. L’établissement d’un calendrier qui ajuste la semaine sur une base rotative a le même effet.

 

Ces quatre premiers commandements déterminent la relation de l’homme avec Dieu et ils sont identifiés sous la première et principale loi, à savoir: Tu aimeras le Seigneur, ton Dieu, de tout ton cœur, et de toute ton âme, et de toute ta pensée, (et avec toute ta puissance Marc 12:30). C’est le premier et le plus grand commandement (Mat. 22:37-38).

 

L’identification absolue avec Dieu vient de l’adhésion fidèle à ces commandements et d’éviter toute action qui leur porterait préjudice.

 

Le deuxième grand commandement est ceci:

 

Tu aimeras ton prochain comme toi-même. Il n’y a pas d’autre commandement plus grand que ceux-là (Mat. 22:39; Marc 12:31).

Le deuxième grand commandement est exprimé dans les relations avancées dans les six derniers commandements et ceux-ci ont rapport à l’humanité.

 

Le cinquième commandement est

Honore ton père et ta mère, afin que tes jours se prolongent dans le pays que l’Éternel, ton Dieu, te donne.

 

La famille forme le fondement de n’importe quel peuple et reflète les attitudes affichées dans la structure religieuse dans son ensemble.

 

Le sixième commandement est

Tu ne tueras point.

 

Les Chrétiens sont jugés par la loi plus haute de ne pas se fâcher contre leur frère. Garder la colère, c’est faire violence à son prochain. Quiconque se met en colère contre son frère est passible du jugement, quiconque insulte son frère mérite d’être puni par le sanhédrin (conseil), et quiconque dit “Insensé!” mérite d’être puni par le feu de la géhenne (ou la tombe ou l’enfer) (Mat. 5:22).

 

Le septième commandement est

Tu ne commettras point d’adultère.

 

Les Chrétiens sont jugés par la loi plus haute de regarder une femme pour la convoiter quand elle n’est pas leur épouse (Mat. 5:28).

 

Le huitième commandement est

Tu ne déroberas point.

 

Voler est faire violence à son prochain et brise la relation avec Dieu.

 

Le neuvième commandement est

Tu ne porteras point de faux témoignage contre ton prochain.

 

La vertu et la justice sont essentiellement les mêmes concepts, étant le même mot en hébreu. Par conséquent, un Chrétien ne peut pas être vertueux sans être juste. La perversion de la justice par des faux témoignages interfère avec le salut du Chrétien.

 

Le dixième commandement est

Tu ne convoiteras point la maison de ton prochain; tu ne convoiteras point la femme de ton prochain, ni son serviteur, ni sa servante, ni son bœuf, ni son âne, ni aucune chose qui appartient à ton prochain.

 

La convoitise est un processus qui place les biens matériels ou une liaison sexuelle avant notre relation avec Dieu. C’est, dans ce sens, de l’idolâtrie. Elle fixe l’attention du désir sur un autre objet et est une infraction aux autres commandements. Dans ce sens, les commandements sont circulaires, car la convoitise devient un précurseur pour la violation des autres et ainsi, le bris d’un aspect de la loi la brise entièrement. Il n'y a, par conséquent, pas de relativité dans le péché. Le péché est la transgression de la loi. Christ a donné une explication de la vraie compréhension de la loi dans Matthieu 5:21-48; couvrant Exode 20:13; Deutéronome 5:17, 16:18 et aussi Luc 12:57-59.

 

Les commandements doivent être continuellement enseignés par tous les parents à leurs enfants. Ils doivent être un signe sur la main et entre les yeux  (par les pensées et les actions) et placés sur les poteaux de la maison (Deut. 11:18-20)

 

3.2.5 Les Autres Lois qui Gouvernent la Conduite Humaine

 

3.2.5.1 Les Lois de l’Alimentation

Les lois de l’alimentation se trouvent dans Lévitique 11:1-47 et Deutéronome 14:4-21. Elles sont basées sur le règlement du corps humain dans un état convenable de santé et sur de bons principes de physique. Le commandement est d’être saint et de rendre  le corps un réceptacle digne de l’Esprit Saint. Il y a une base solide scientifique pour les lois de l’alimentation. La consommation du sang est interdite par Deutéronome 12:16 et, avec le gras,  par Lévitique 3:17. Rien qui meure par soi-même ou qui est déchiré ne doit être mangé (Ézéchiel 44:31). Les prohibitions concernant la consommation des fruits dans les lois gouvernant les fruits se trouvent dans Lévitique 19:23-26. Ces lois ont des implications spirituelles.

 

3.2.5.2 Le Sabbat

Le sabbat du septième jour doit être observé (d'Exode 20:8-11; Deut. 5:12-15) comme commandement exprès du Seigneur et un des dix commandements. Ce sont des statuts inviolables pour toujours pour tous les peuples. Le Sabbat est saint. Quiconque profane le Sabbat souffre la mort et est retranché du milieu de son peuple (Exode 31:14-15).  Il est une alliance perpétuelle entre les enfants d’Israël et, pour toujours, un signe entre eux et Dieu, Le reconnaissant en tant que créateur (Exode 31:15-16). Tous les Chrétiens sont Israël spirituel et tous les Païens, éventuellement, feront partie de la nation d’Israël. Par conséquent, le Sabbat est un signe entre Dieu et Son peuple pour toujours.

 

La punition pour avoir profané le Sabbat est la mort par la perte de l’Esprit Saint et la consignation à la seconde résurrection (voir Apoc. 20:5). Le Sabbat est un plaisir et doit être honoré comme le Jour Saint du Seigneur. Ce n’est pas un jour pour des plaisirs vains mais pour une assemblée sacrée (Ésaie 58:13-14). Aucun ouvrage ne doit être fait ni de fardeaux portés le jour du Sabbat (Jérémie 17:21-22).

 

Notre Seigneur a observé le Sabbat pendant sa vie (Marc 6:2). Les apôtres ont observé le Sabbat (et les Jours Saints) et nous devons observer les Sabbats. Le Seigneur réintroduira à nouveau le Sabbat, les Nouvelles Lunes et les Jours Saints par la force de la loi à la restauration millénaire des derniers jours sous le gouvernement du Messie, punissant les nations qui n’obéiront pas (Ésaïe 66:22-23; Zach. 14:16-19).

 

3.2.5.3 Les Nouvelles Lunes

Les Nouvelles Lunes doivent être observées en accord avec la loi (Nombre 10:10, 28:11-15; 1Chroniques 23:31; 2Chroniques 2:4; 8:13; 31:3). Le commerce est suspendu pendant ce temps comme pendant le Sabbat (Amos 8:5). Israël observait les Nouvelles Lunes (Ésaïe 1:13-14; Esdras 3:5; Néhémie 10:33; Psaumes 81:3; Osée 2:11) comme a fait l’Église pendant des siècles. L'Église a observé les Nouvelles Lunes avec le Sabbat et les Jours Saints (Col. 2:16). Les Nouvelles Lunes seront observées dans la restauration sous le Messie comme un Sabbat (Ésaïe 66:23; Ézéchiel 45:17; 46:1,3,6).

 

3.2.5.4 Les Jours Saints Annuels

On trouve les Jours Saints annuels dans Lévitique 23:1-44 et Deutéronome 16:1-16. Ces Jours Saints annuels reflètent le plan de salut du Seigneur. Les Jours Saints consistent en :

 

* la Pâque et la Fête des Pains sans Levain.

* la Pentecôte
* la Fête des Trompettes
* le Jour des Expiations
* la Fête des Tabernacles ou Tentes
* le Dernier Grand Jour

 

Ils sont obligatoires et portent des conditions spécifiques comme signes entre Dieu et Son peuple. Le Jour Saint est traité comme un Sabbat.

 

3.2.5.5 Le Mariage

Le mariage est une institution sainte. Il représente l’union de Christ et l’Église sous Dieu (Apoc.19:7,9). Cette parabole est expliquée dans Matthieu 22:2-14. Il est une institution progressive avec Christ (Mat. 25:10) basée sur un état d’être prêt, spirituellement parlant. À partir  du temps de la réconciliation finale, il n’y aura plus de mariages. Le mariage a été fait pour l’homme et n’est pas une institution des Armées Célestes (Mat. 22:30).

 

Ainsi, à la résurrection des morts, les hommes ne prennent pas de femmes, ni les femmes des maris (Marc 12:25). C’est à ce moment-là qu’ils sont jugés dignes d’atteindre le prochain âge par la résurrection. Ils sont alors égaux aux anges et sont Fils de Dieu (Luc 20:34-36).

 

Donc, le mariage est une institution conçue pour les êtres humains et cessera d’exister après que la phase humaine de la création sera achevée. Dès la création d’Adam, l’institution fut établie pour que l’homme quitte son père et sa mère et qu’il s’attache à sa femme, et qu’ils deviennent une seule chair (Genèse 2:24).

 

Une épouse est une épouse par alliance et le Seigneur désire une progéniture pieuse de celle-ci. Le Seigneur déteste le divorce, qui est violence (Mal. 2:16). Le divorce fut permis par Moïse mais les Chrétiens ne doivent pas répudier leur épouse sauf pour cause d’infidélité (Mat. 5:31-32). L’homme ne doit pas séparer ce que Dieu a joint (Mat. 19:3-12). Si un conjoint non-croyant consent à habiter avec un conjoint croyant, alors, le mariage demeure (1Cor. 7:10-16).

 

3.2.6 L’Intendance Financière

 

3.2.6.1 Envers Dieu

 

Les responsabilités financières envers Dieu se trouvent dans Deutéronome 12:5-19. C’est la responsabilité de chaque Chrétien de supporter les activités de l’Église. Le principe est dérivé de la dîme telle qu’offerte à Dieu par le sacerdoce et les Lévites dès l’occupation d’Israël (Deut.12:9-14) et précède le Temple. La taxe du Temple était perçue le Jour des Expiations. Un impôt était pris, comme c’est écrit dans Néhémie 10:32. Le travail est continuel jusqu’à l’établissement du règne millénaire du Messie (Mal. 3:1-6). Dans Malachie 3:7, Dieu commande que la nation retourne à Lui et Il reviendra à elle. Le retour est fait avec le travail de Dieu et son financement par les dîmes (Mal. 3:7). Ne pas payer les dîmes équivaut à voler Dieu (Mal. 3:8-10).

 

Le paiement des dîmes, où c’est suivi collectivement, assure que le travail de Dieu puisse continuer et, en retour, les fruits de la terre sont assurés par Dieu (Mal.3:10-12).

 

La responsabilité de l’Église à Dieu subsiste depuis les apôtres même si elle n’est pas toujours exercée, ou renoncée par le ministère (2Cor.12:13-18). Car Christ a envoyé les disciples, deux par deux, et ils devaient être soutenus dans l'œuvre par la congrégation avec laquelle ils travaillaient (Luc 10:1-12). Ceux qui remplissent les fonctions du temple et qui annoncent l’Évangile devraient être soutenus par l’Évangile (1Cor.9:13-14). C’est la responsabilité de l’Église de pourvoir aux besoins de ceux qui enseignent et évangélisent à temps plein (1Tim. 5:17-18; cf. Deut. 24:14-15).

 

Les dîmes sont acceptables à Dieu sauf quand l’argent vient d’un profit malhonnête ou quand elles sont offertes aux idoles (1Cor. 10:27). Les dîmes sont payées à l’Église afin qu’elle puisse  venir en aide à ses membres démunis (1Tim. 5:9-10, 16). Les dîmes doivent être collectées sur une base de conférence locale et la dîme de la dîme doit être envoyée au siège social de la conférence comme c’est fait dans Nombres 18:26 et Néhémie 10:37-39. La loi des premiers fruits exige le paiement rapide (Exode 22:29). Les prémices des premiers fruits doivent être apportées devant Dieu immédiatement au commencement des fêtes; et notamment, le premier soir du Rassemblement ou des Tabernacles (Exode 23:19). Le premier-né est aussi sanctifié au Seigneur (Nombres 18:15-18).

 

3.2.6.2 Envers les Autres

Celui qui ne pourvoie pas pour les siens et, principalement, pour sa famille, renie la foi et est pire qu’un infidèle (1Tim. 5:8).

 

Aucun Chrétien ne doit opprimer ou retenir le salaire de qui que ce soit (Deut. 24:15). Ils doivent payer tous les montants dus et, dans l’année Sabbatique, oublier les dettes d’un frère dans la foi  (Deut. 15:1-3; Néhémie 10:31).

 

La dîme pour les fêtes est ordonnée par plusieurs textes. La deuxième dîme ne doit pas être consommée à l’intérieur du domicile mais au lieu que l’Éternel choisira (Deut. 12:17-19)

 

Pendant la troisième année du cycle sabbatique, une dîme doit être payée pour l’assistance des pauvres (Deut.14:28, 26:12). Les années des troisièmes dîmes sont 1994-95, 2001-02, 2008-09, 2015-16, 2022-23, 2030-31. L’année sacrée 2030/31 est la première année de la troisième dîme du nouveau cycle du Jubilé ou du nouveau Millenium. Cela est basé sur les années du Jubilé qui tombent en 27-28 et 77-78 ans d’Ézéchiel 1:1. L’obligation de la troisième dîme peut être renoncée ou changée selon la constitution de L’Église dans les régions où le système de sécurité sociale est adéquat.

 

L’année Sabbatique est une année de repos pour la terre, les vignobles et les vergers pour que les pauvres et les bêtes des champs puissent manger (Exode 23:10-11). Les années Sabbatiques tombent en les années sacrées 1998-99, 2005-06, 2012-13, 2019-20, 2026-27 avec l’année du Jubilé qui tombe en 2027-28.

 

Celui qui est bon envers le pauvre prête au Seigneur qui lui rendra selon son œuvre (Prov. 19:17) et il ne manquera de rien (Prov. 28:27), et aura un trésor dans le ciel (Marc 10:21). Dieu peut  pourvoir de telle sorte que vous soyez en mesure de faire de bonnes œuvres non seulement en pourvoyant aux besoins des saints mais aussi en multitudes d’actions de grâces envers Dieu (2Cor. 9:6-12).

 

3.2.7 La Guerre et le Vote

 

3.2.7.1 La Guerre

Les saints sont prêtres du Dieu Très-Haut. Il n’est pas convenable pour aucun Chrétien de prendre la vie d’un autre (Exode 20:13; Mat. 5:38-48; Luc 6:27-36). Si les serviteurs de Christ étaient de ce monde, ils combattraient pour qu’ils ne soient pas livrés aux autorités de ce monde (Jean 18:36). Bien qu’ils habitent dans le monde, ils ne luttent pas dans une guerre selon la chair (2Cor. 10:3). Les armes utilisées par les élus ont des pouvoirs divins pour renverser des forteresses (2Cor. 10:4). Donc, c’est l’obligation des Chrétiens d’appuyer le gouvernement de leur pays et de travailler en prière et obéissance honnête pour le bien-être de leur nation pour que  Dieu les protège par Sa puissance.

 

3.2.7.2 Le Vote

Les Chrétiens doivent obéir aux lois de leur territoire sauf lorsqu’elles sont directement en conflit avec la loi biblique. Quand c’est exigé par la loi de voter, les Chrétiens peuvent voter quand il n’y a pas de conflit avec les principes bibliques. Le choix de dirigeants par élection est tiré de Deutéronome 1:9-14 et de la prophétie des temps de la fin ou millénaire d'Osée 2:2. La participation aux disputes politiques est comprise comme une extension de la guerre.

 

 

Chapitre 4

 

La Doctrine concernant le Messie

 

4.1 La Préexistence de Christ


Jésus Christ avait une préexistence en tant qu’être spirituel. Il a existé depuis le commencement de la création (Jean 1:1), étant le premier-engendré de toute la création (Col. 1:15), et, de ce fait, a été le commencement de la création de Dieu (Apoc. 3:14)

 

Il était l’être référé dans l’Ancien Testament comme  l’Ange de YHVH, l’Ange de la Présence ou de l’Alliance. Il était l’ange qui a sorti Israël de l’Égypte à travers la Mer Rouge. Il était l’Ange dans le Nuage et l’Ange qui a parlé à Moïse à Sinaï (Actes 7:35-38). Il était l'El Bétel ou l'El, le Dieu ou le Souverain Sacrificateur de la Maison de l’Éternel (Gen. 28:17, 21-22, 31:11-13; Hébreux 3:1).

 

Christ était l’Ange de Ha Élohim (Gen. 31:11-13). Il a été nommé élohim par son élohim, qui était Dieu le Père (Psaumes 45:6–7). Il a été fidèle à Celui qui l’a établi, comme un fils, tout comme Moïse a été fidèle dans la maison de Dieu (Hébreux 3:2), mais comme un serviteur.

 

Christ est venu dans le monde pour rendre témoignage à la vérité (Jean 18:37). Son Royaume n’est pas encore venu sur la terre. Il a été prédestiné avant la fondation du monde, mais il a été manifesté à la fin des temps pour nous (1Pierre 1:20).

 

4.2 La Crucifixion et la Résurrection


Christ a été envoyé dans le monde pour sauver les hommes en enlevant les péchés du monde (Mat. 1:21, 9:6; Marc 3:28), comme l’agneau (Apoc. 5:6-8). Il a été immolé dès la fondation du monde comme un exercice de la préscience divine de Dieu (Apoc. 13:8).

 

À moins que l’humanité ne croie que Christ est le Messie, elle mourra dans ses péchés (Jean 8:24).

 

Christ est mort pour nos péchés, selon les Écritures,  et il a été enseveli et il fut ressuscité le troisième jour, selon les Écritures (1Cor. 15:3-4); il est apparu à plus de cinq cents frères (1Cor. 15:5-6). Christ était déjà ressuscité avant le jour appelé dimanche ou le premier jour de la semaine (Jean 20:1; voir aussi le discutable Marc 16:9-10, noter le temps de ressusciter). On a dit de lui qu’il a passé trois jours et trois nuits dans le sein de la terre comme le Signe de Jonas (Mat. 12:39-40; voir aussi Luc 24:6-8).

 

Christ a été crucifié (Mat. 27:32-50; Marc 15:24-37; Luc 23:33-46; Jean 19:23-30) vers la troisième heure, i.e. 9 h du matin, (Marc 15:25) et jusqu’à la neuvième heure, c'est-à-dire, 3 h de l’après-midi, (Marc 15:33) du 14 Nissan. Il n’existe aucune preuve pour dire s’il s’agissait d’un poteau ou de la croix  en “T” développée plus tard. Indépendamment de cela, la croix n’est pas considérée un symbole de la foi, ayant son origine dans une ancienne superstition non-Chrétienne.

 

Christ a été crucifié et est ressuscité (Marc 16:6). Le jour de sa résurrection, il est monté vers son Père et notre Père et son Dieu et notre Dieu (Jean 20:11-18). Il est assis à la droite de Dieu, et les anges, les autorités et les puissances lui sont soumis (1Pierre 3:22). Christ a donné, à travers les apôtres, le pouvoir à l’Église de pardonner et retenir les péchés (Jean 20:22-23).

 

4.3 Le Second Avènement de Christ


Christ est venu en premier lieu comme le sacrifice pour la rémission des péchés. Il n’est pas venu d’abord comme le Roi Messie et cela a été mal compris par les Juifs de son époque. Ils attendaient un roi conquérant (Mat. 27:11,29,37; Luc 23:2-3, 37-38; Jean 19:14-16). Néanmoins, il a été reconnu par quelques-uns, sous l’inspiration de l’Esprit Saint, comme le Roi d’Israël (Jean 1:49, 12:13-15), accomplissant ainsi la prophétie (Zacharie 9:9).

 

Jésus va revenir avec puissance, accompagné par les Armées Célestes (Mat. 25:31) en tant que  le Roi Messie (Apoc. 17:14). Son avènement sera clairement visible, comme un éclair dans le ciel (Mat. 24:27). Il va régner avec puissance avec les saints ressuscités (Apoc. 20:4).

 

Il détruira l’homme de péché à son avènement (2Thes. 2:8) et, par la suite, les autorités mondiales. L’homme de péché viendra au pouvoir par les activités de Satan, avec puissance et de prétendus signes et prodiges (2Thes. 2:9). Cette apostasie est envoyée sur le Temple de Dieu parce qu’ils n’ont pas aimé la vérité et ainsi être sauvés.

 

Par conséquent, Dieu envoie parmi eux une forte tromperie afin de leur faire croire en ce qui est faux,  parce qu’ils n’ont pas gardé la vérité (2Thes. 2:10-12). Le Seigneur détruira ce système apostat avec le souffle de sa bouche et  la vision de son avènement (2Thes. 2:8).

 

4.4 Le Règne Millénaire de Christ


Christ établira un règne sur cette planète pendant mille ans avec les saints ressuscités (Apoc. 20:3-4). Satan sera lié pendant mille ans et prisonnier dans la fosse sans fond ou tartaroo, la place des anges qui ont péché (2Pierre 2:4). Les saints, ceux qui ont été décapités à cause du témoignage de Jésus et de la parole de Dieu, et ceux qui n’avaient pas adoré la bête ni son image ni reçu sa marque sur leur front et sur leur main, seront ressuscités et ils régneront avec Christ pendant les mille ans (Apoc. 20:4). C’est la première résurrection (Apoc. 20:5). Les autres morts ne seront pas ressuscités jusqu’à ce que les mille ans soient accomplis (Apoc. 20:5). C’est la seconde ou la résurrection générale.

 

Pendant cette période de mille ans, Christ rétablira le Royaume en accord avec les lois bibliques qu’il a donné à Sinaï. Cela se passera dès le jour qu’il posera ses pieds sur le Mont des Oliviers (Zach. 14:4,6ff.). Les nations viendront combattre contre Jérusalem et elles seront détruites (Zach. 14:12).

 

Tous les survivants des nations iront chaque année à Jérusalem se prosterner devant l’Éternel des Armées et célébrer la Fête des Tentes ou Tabernacles (Zach. 14:16). Le Sabbat, les Nouvelles Lunes et les Jours Saints seront obligatoires et la loi viendra de Jérusalem. Les nations qui n’enverront pas leurs émissaires à Jérusalem pour la Fête des Tabernacles ne recevront pas de pluie en son temps (Zach. 14:16-19).

 

À la fin du Millénaire, Satan sera relâché à nouveau pour séduire les nations qui sont sur toute la terre (Apoc. 20:7-8). Elles se rassembleront encore une fois pour la guerre, mais elles seront détruites par le feu (Apoc. 20:9); Satan sera alors détruit. La résurrection générale aura ensuite lieu et le Jugement (Apoc. 20:13-15).

 

Chapitre 5

 

Le Problème du Mal

 

 

5.1 L’Existence du Mal par la Rébellion des Armées Célestes


Satan a été rejeté du ciel à cause du péché de rébellion qui, parce qu’il veut établir une volonté égale ou supérieure à celle de Dieu le Père, est de l’idolâtrie (ou de la sorcellerie tel qu’affirmé dans 1Samuel 15:23). Satan a cherché à se faire égal au Très-Haut ou Dieu le Père. Pour sa part,  Christ n’a pas cherché à se faire égal à Dieu, en subordonnant plutôt sa volonté (Jean 4:34).

 

[Lui], qui ayant la nature de Dieu, n’a point regardé comme une proie à arracher d’être égal avec Dieu, mais il s’est dépouillé lui-même, en prenant la nature d’un serviteur, en devenant semblable aux hommes; et ayant paru comme un simple homme, il s’est humilié lui-même, se rendant obéissant jusqu’à la mort, même la mort de la croix. C’est pourquoi aussi Dieu l’a souverainement élevé, et lui a donné le nom qui est au-dessus de tout nom… (Phil.2:6).

 

Donc, Dieu a élevé Christ au moyen de l’obéissance, parce qu’il n’a pas cherché l’égalité avec Lui et n’a pas essayé de déposer Dieu, comme un tiers des élohim et bene élohim avaient essayé de faire.

 

Dans Luc 10:18, Christ a dit qu’il a vu Satan tomber du ciel comme un éclair. Satan a entraîné le tiers des Anges ou des Étoiles du Ciel (Apoc. 12:4). Ces anges furent précipités avec Satan sur la terre (Apoc. 12:9). Cette désolation est symbolisée par la désolation dont Apocalypse 8:10 fait référence où le troisième ange démontre à nouveau la désolation occasionnée par la chute d’une Étoile des Armées Célestes ruinant un tiers de la création.

 

Les Armées Célestes ont été ravagées par la rébellion. Les Armées Célestes sont le Tabernacle de Dieu dans le ciel. La rébellion a causé l’enlèvement du tiers de ce tabernacle et le système de la terre profère des blasphèmes contre le nom de Dieu et Son tabernacle, c’est à dire ceux qui habitent dans le ciel (Apoc. 13:6). Donc, Dieu habite dans le tabernacle céleste qui sont les Armées Célestes et aussi dans les élus, qui sont la demeure terrestre de Dieu.

 

5.2 Les Doctrines concernant la Prédestination


C’est Dieu par Christ, au moyen de l’Esprit Saint, qui ouvre l’intelligence de tous les élus, en commençant avec les apôtres, afin que les Écritures puissent être comprises (Luc 24:45). Christ a parlé en paraboles pour que ceux qui n’étaient pas choisis ne puissent pas comprendre. Autrement, ils se seraient repentis et ils auraient été sauvés (Mat. 13:10-17) avant d’être capable d’entrer en jugement.

 

Dieu est clément et Il ne désire pas que quiconque périsse. Par conséquent, selon sa divine prescience, chacun est appelé en accord avec Son but. Car ceux qu’Il a connus d’avance, Il les a prédestinés à être semblables à l’image de Son Fils afin qu’Il puisse être le premier-né entre plusieurs frères. Et ceux qu’Il a prédestinés, Il les a aussi appelés; et ceux qu’Il a appelés, Il les a aussi justifiés; et ceux qu’Il a justifiés, Il les a aussi glorifiés. Que dirons-nous donc à l’égard de ces choses? Si Dieu est pour nous, qui sera contre nous? (Romains 8:28-31).

 

5.3 L’État des Morts


L’état des morts est silence (Psaume 115:17) et ténèbres (Psaume 143:3). Il n’y a pas d’âme qui existe éternellement. Tous subissent le même sort (Eccl. 9:3). Les morts ne savent rien (Eccl. 9:5).

 

Quelques-uns des anciens morts ne revivront pas (Ésaïe 26:14; voir la notation dans la Bible Companion et Interlinear).

 

Les morts des saints sont désignés comme dormants ou ceux qui se sont endormis (Voir Mat. 9:24; Jean 11:11; 1Cor. 11:30; 15:6,18,51; 1Thes. 4:13-15; 2Pierre 3:4).

 

5.4 La Résurrection des Morts


Dieu fait des merveilles pour les morts et ceux qui sont morts se lèveront pour Le louer (Psaume 88:10). Quand les morts seront ressuscités, ils parleront de Son amour inébranlable à partir de la tombe (Psaume 88:11). Job savait que son rédempteur est vivant (Job 19:25) et qu’éventuellement, il viendra sur la terre. Après qu’il serait détruit, Job savait que, dans sa propre chair, il verrait Dieu, qui lui serait favorable, et que ses propres yeux Le verraient, et non ceux d’un autre (Job 19:25-27).

 

Christ a ressuscité les morts afin que nous puissions savoir qu’il est le Messie (Mat. 11:4-5). Lazarre fut un exemple de ce pouvoir (Jean 11:11). Ce concept de la résurrection, telle qu’attribuée au Messie, était bien connu et était attendu par les autorités de son époque  (Mat. 14:2).

 

On comprenait que nous ne mourrons pas tous, mais que tous nous serons changés, à la dernière trompette (1Cor. 15:51). Ainsi, des générations de frères passeront et s’endormiront mais, dans les derniers jours, le Messie viendra pendant que d’autres saints seront vivants. Ainsi, tous seront transformés en corps spirituels immortels (1Cor. 15:44ff.).

 

Ceux qui se sont endormis seront ressuscités. Ceux qui sont vivants lors de l’avènement du Seigneur, ne précéderont pas ceux qui se sont endormis (1Thes. 4:13-15). Le Seigneur descendra du ciel à l’appel d’un archange et au son de la trompette de Dieu, et les morts ressusciteront en premier, et ceux qui sont vivants et qui demeurent, seront tous ensembles enlevés et ainsi, ils seront toujours avec le Seigneur (1Thes. 4:16-17).

 

À la résurrection, le règne millénaire des saints commencera. Les saints auront l’autorité sur les nations avec un sceptre de fer (Apoc. 2:26-27).

 

Dans la résurrection, il n’y aura point de mariage (Mat. 22:30). Les saints deviendront des entités spirituelles. Christ est mort pour nous afin que, quand nous nous réveillerons, nous puissions vivre avec lui (1Thes. 5:10). Il est important que nous comprenions que seulement les vertueux appartiennent à la première résurrection. Vertu (zedèk) et Justice sont le même mot en Hébreu. On comprend qu’elles ont la même signification. Donc, la perversion impénitente de la justice prive les élus de la première résurrection.

 

5.5 La Punition des Méchants


L’homme est assujetti à un système de formation vertueuse. C’est le désir de Dieu qu’aucun ne périsse mais que tous se repentent (2Pierre 3:9).

 

Si Dieu retirait Son esprit, toute chair périrait et l’homme redeviendrait poussière (Job 34:15), donc, l’âme n’existe pas.

 

Toute l’humanité, qui n’a pas été ressuscitée à la première résurrection, qui est une meilleure résurrection (Hébreux 11:35), sera ressuscitée des morts à la seconde résurrection après le règne millénaire du Messie. Ce processus est une période de jugement qui semble durer cent ans (Ésaïe 65:20). La résurrection du jugement (Jean 5:29) en est une de correction et d’enseignement afin que toute l’humanité puisse se préparer à recevoir la vie éternelle. Le mot pour jugement (kriseoos) possède le sens de décision.

 

Ce sens est celui d'une correction suite à des opinions ou des décisions données concernant des  actions. Cela peut inclure le concept de punition ou de châtiment. Cependant, la population en général, qui n’a pas eu l’opportunité de connaître Dieu, ne peut pas être punie pour ce fait.

 

Les méchants seront soumis à un entraînement intensif. S’ils ne se repentent pas, après la période allouée de cent ans après la seconde résurrection, on leur permettra de mourir et leurs corps seront détruits dans le feu de la Géhenne (traduit enfer) (Mat. 5:22,29,30, 10:28, 18:9, 23:15,33; Marc 9:43,45,47; Luc 12:5; Jacques 3:6).

 

Il y a trois mots dans le Nouveau Testament qui sont traduits enfer. Ils sont SGD 86 hades qui est à peu près comme SHD 7585 Sheol, ou la fosse ou la tombe, l’endroit où on met les corps des morts. Les deux autres textes sont SGD 1067 Gehenna, un mot d’origine hébreu qui désigne la Vallée de Hinnom. C’était une fosse où les ordures et les animaux morts de Jérusalem étaient brûlés. Donc, Christ a utilisé ce terme au figuré en parlant de la disposition des morts, du corps et de l’âme (Mat. 10:28), après le jugement. Le troisième mot est SGD 5020 tartaros, qui est l’abîme où les anges ont été emprisonnés après la rébellion.

 

La punition éternelle (kolasin, un châtiment pénal), dont il est question dans Matthieu 25:46, est l’opposé de la vie éternelle. Elle est tout simplement la mort. Le sens de punition, comme par exemple en timoria dans Hébreux 10:29, vient du sens de la justification. 2Corinthiens 2:6 utilise le mot epitimia de l’estime comme citoyenneté. De là, la punition possède le sens de l’enlèvement de l’estime en tant que citoyen.

 

Donc, il n’y a pas de place de tourment éternel pour les morts. Les saints seront appelés à la première résurrection pour enseigner pendant le Millénaire afin que les démons puissent être jugés en fonction de leur performance et que le monde ait un critère de comparaison par lequel il pourra mesurer les résultats. Ceux-ci ne mourront pas dans le sens qu’ils sont jugés maintenant. Ils sont décrits comme tombant endormis.

 

Le reste du monde, qui ne fait pas partie des élus, n’est pas jugé maintenant. Le reste du monde sera ressuscité et corrigé, sous supervision, à la seconde résurrection (Apoc. 20:12-13). Il n’y a pas d’autre résurrection ou de punition que la seconde résurrection, la générale. Les repentants recevront la vie éternelle avec les saints de la première résurrection et les non-repentants mourront tout simplement et leurs cadavres seront brûlés. Par la suite, l’état ou la condition de la mort et le séjour des morts, c’est-à-dire, Hades, seront abolis (Apoc. 20:4). Les méchants qui sont vivants à l’avènement du Messie seront tués (Mal. 4:3) et consignés à la seconde résurrection.

 

La seconde résurrection fut la punition infligée à Juda à cause de leur rejet de Christ. Ils étaient les fils du royaume qui furent jetés dans les ténèbres du dehors (Mat. 8:12). Ils furent consignés, en tant que nation, à la seconde résurrection au lieu d’avoir part à la nature divine (2Pierre 1:4) et à la première résurrection. En dehors de l’allocation en tant que tribu parmi les élus (Apoc. 7:5), Juda n’a pas été choisi pour participer à la première résurrection. Beaucoup sont appelés, mais peu sont élus pour assumer cette tache (Mat. 22:13-14). Plusieurs, qui épousent Christ mais qui maltraitent ses élus, ou qui ne sont pas assidus (Mat. 25:30) seront, en effet, consignés à la seconde résurrection (Mat. 24:51, 25:30) car plusieurs sont exclus (Luc 13:26-28) et même ceux de la première résurrection sont replacés en ordre de préséance (Luc 13:30).

 

 

Chapitre 6

 

L’Église

 

6.1 Qui ou Qu’est-ce que l’Église?


Christ a dit qu’il bâtirait son Église sur le rocher et que les puissances du séjour des morts ne prévaudraient pas contre elle (Mat. 16:18). Dieu est le rocher sur lequel l’Église est bâtie. L’Église est une collection d’individus. Ce n’est pas un édifice ou une structure corporative.

 

L’Église de Dieu est le nom par lequel les Églises individuelles sont appelées (1Cor. 1:2; 2Cor.1:1 et aussi 1Cor. 11:22 en référence à l’Église à Corinthe). Collectivement, elles sont connues de façon générique comme l’Église de Dieu (Actes 20:28; Galates 1:13; 1Tim. 3:5) et aussi comme les Églises de Dieu (1Cor. 11:16; 1Thes. 2:14; 2Thes. 1:4).

 

1Corinthiens 14:33 fait référence aux Églises des saints, en faisant référence aux individus qui les composent. Les Églises avaient plusieurs emplacements et chacune étaient responsable de ses propres affaires.

 

Les individus sont appelés par Dieu et sont donnés à Christ (Jean 17:11-12; Hébreux 2:13, 9:15). Le Seigneur ajoute au nombre de l’Église, jour après jour, conformément avec ceux qui sont appelés à être sauvés (Actes 2:47). Les Églises étaient identifiées par leur emplacement (Romains 16:1; 1Cor.1:2; 1Thes. 1:1; 2Thes.1:1; 1Pierre 5:13) et elles étaient souvent petites ou  se rassemblaient dans des domiciles (Romains 16:5,23; 1Cor. 16:19; Col. 4:15; Philémon 1:2).

 

Christ a été désigné comme chef suprême de l’Église (Éphésiens 1:22). Dieu révèle Sa sagesse aux autorités dans les lieux célestes par l’Église (Éphésiens 3:10). Christ est la tête de l’Église, qui est son corps, et elle est assujettie à Christ. Christ s’est donné pour l’Église de la même façon que le chef de chaque maison doit le faire pour sa famille (Éphésiens 5:23-26).

 

L'Église doit être présentée à Christ, sans tache ou ride, étant sainte et irrépréhensible (Éphésiens 5:27). L’Église est nourrie par Christ (Éphésiens 5:29). Christ, en tant que la tête de l’Église, fut le premier-né d’entre les morts, pour qu’il puisse avoir la prééminence. Donc l’Église, étant le corps de Christ, est mariée avec Christ en tant que groupe à la première résurrection, quand l’époux vient (Mat. 25:1-10; Col. 1:18,24).

 

L’Église est formée de l’Église des premiers-nés et leurs noms sont inscrits dans les cieux (Hébreux 12:23). La Maison de Dieu est L’Église du Dieu Vivant, la colonne et le fondement de la vérité. Donc, l’Église de Dieu est fondée sur la vérité (1Tim. 3:15).

 

6.2 L’Organisation de L’Église


L’Église comme entité est responsable du bien-être de ces membres (1Tim. 5:16). Cela ce fait sur une base locale.

 

Les pasteurs de l'Église sont des anciens et des diacres, choisis par les frères (Actes 1:22,26; 6:3,5-6; 15:22; 1Cor. 16:3; 2Cor. 8:19,23), qui prient et oignent les frères malades au nom du Seigneur (Jacques 5:14). L’Esprit Saint les établit comme surveillants du troupeau qui est l’Église de Dieu (Actes 20:28).

 

Les Églises ont grande autonomie (3Jean 1:9-10). Les diacres et les diaconesses assument le travail administratif des Églises (Romains 16:1), et ces personnes sont évaluées par ce poste  (Phil. 1:1; 1Tim. 3:8-13).

 

Il y a, dans l’Église, plusieurs fonctions incluant celles de prophètes et d’enseignants (Actes 13:1), puis les dons de faire des miracles, des guérisons, de secourir, de gouverner et de parler diverses langues (1Cor. 12:28).L’Église enseigne au moyen de langues connues, ordonnées et comprises par ceux qui sont présents (1Cor. 14:4-5).

 

Les Églises sont responsables de participer dans le travail des disciples ou évangélistes qui ont reçu la responsabilité de régions plus larges que celles des Églises individuelles (Actes 14:23,27; 15:3,4,22; 18:22; 20:17; 1Cor. 4:17).

 

Christ a donné des messages précis aux Églises individuelles et aux anges responsables de chacune d’elles, en tant qu’exemples pour les élus (Apoc. 2:1,8,12,18; 3:1,7,14). Les fonctions de jugement et la détermination des affaires de tous les jours doivent être remplies par les membres ordinaires de l’Église, afin qu’ils puissent se développer pour leurs rôles de juges des Armées Célestes (1Cor. 6:4).

 

6.3 Les Buts et les Objectifs de L’Église


Le premier objectif de l’Église est de continuer la proclamation de l’évangile du Royaume de Dieu, comme Jésus Christ en a reçu la mission (Mat. 4;17; 10:7; 11:1; Marc 1:38-39; Marc 3:14; 16:15; Luc 4:43; 9:60).

 

L’Église doit prêcher de bonnes nouvelles aux doux, pour guérir ceux qui ont le cœur brisé, pour proclamer aux captifs la liberté, aux prisonniers la délivrance (Ésaïe 61:1), et aux aveugles le recouvrement de la vue (Luc 4:18). Elle doit guérir les malades (Luc 9:2).

 

Elle doit publier l’année de grâce du Seigneur (Luc 4:19) et attester que c’est Christ qui a été désigné par Dieu comme juge des vivants et des morts (Actes 10:42).

 

Nourrir les Églises est le deuxième objectif des anciens (Actes 20:28) qui essaient d’enseigner partout dans chaque Église (1Cor. 4:17). Les dons de 1Corinthiens 12:28 sont utilisés pour assister dans le développement de l’Église. Il faut développer ces dons spirituels avec zèle pour l’édification de l’Église (1Cor. 14:12). Car la façon dont quelqu’un dirige sa propre maison est un guide qui montre comment il prendra soin de l’Église de Dieu (1Tim. 3:5).

 

6.4 La Sanctification


Ceux de l’Église, appelés par l’Esprit Saint (Romains 15:16) à être saints, sont sanctifiés (1Cor. 1:2) par Dieu le Père et préservés en Jésus Christ (Jude 1).

 

Les saints sont sanctifiés par Dieu par le sang de l’alliance (Hébreux 10:29) et le corps de Jésus Christ (Hébreux 10:9-10). Les saints sont alors sauvés dans le baptême (1Cor. 6:11). Donc, l’Esprit Saint est un esprit de notre Dieu et, par le nom de Jésus Christ, les élus sont sanctifiés et lavés par son sacrifice en continuant dans la foi avec Dieu (Actes 26:18).

Les élus reçoivent le pardon par la grâce et maintiennent leur position par la foi, se sanctifiant ainsi les uns les autres autant dans l’Église que dans leurs familles (1Cor. 7:14). Donc, l’époux non-croyant et les enfants sont sanctifiés par les élus. Les élus sont sanctifiés dans le corps de Christ, étant un corps en Christ (Romains 12:5; 1Cor. 12:20-27) et, par conséquent, la sanctification ne dépend pas de structures corporatives.

 

 

Chapitre 7

 

Le Royaume de Dieu

 

7.1 L’Établissement du Royaume


Il a été annoncé que l’établissement du Royaume de Dieu éliminera les gouvernements de ce  monde par l’avènement du Messie à la fin de l’âge (Daniel 2:44). Le Royaume de Dieu a été prêché par Christ qui a dit que le temps était accompli (Marc 1:14-15). Ainsi, le Royaume est en deux phases. Premièrement, le Royaume spirituel, et deuxièmement, le Royaume physique millénaire sous le Messie.

 

7.2 Le Royaume Spirituel


Jusqu’à la Pentecôte en 30 EC , seulement quelques prophètes et dirigeants d’Israël ont reçu l’Esprit Saint et ce, uniquement pour des raisons spécifiques. Aucune autre nation, jusqu’à l’admission des Païens à l’Église en 30 EC , a eu l’Esprit Saint. Donc, tous sont confinés à la seconde résurrection, la générale (Apoc. 22:4 ff.).

 

À partir de  la mort de Christ, L’Esprit Saint a été donné à l’homme en tant que la première phase du Royaume, à partir de la Pentecôte de 30 EC  (Actes 2:1-4), qu’ils ont vu venir avec puissance (Marc 9:1). Il doit être reçu avec humilité et avec un zèle pour la connaissance, comme un enfant (Marc 10:15). À moins qu’une personne ne naisse  de nouveau, à travers l’eau et l’Esprit, elle ne peut pas voir le Royaume de Dieu (Jean 3:3-5).

 

Les mystères du Royaume de Dieu ont été limités aux élus et la compréhension est donnée par l’Esprit Saint; c’est pourquoi la Bible est écrite en paraboles (Luc 8:10). Le Royaume de Dieu n’est pas le manger ni le boire, mais la justice et la paix et la joie par l’Esprit Saint (Romains 14:17). Il ne consiste pas en paroles, mais en puissance (1Cor. 4:20).

 

Le repentir est une condition absolue pour entrer dans le Royaume. Les pécheurs repentants devanceront les pharisiens (Mat. 21:31-32). L’appel des élus se fait par la dissémination générale de l’information, comparée à des semences (Mat. 13:3-9). Elle est disséminée et reçue avec beaucoup de zèle par l’Esprit (Mat. 13:44-46). Par conséquent, plusieurs sont appelés mais peu sont en fait choisis (Mat. 20:16, 22:14). L’appel en rassemble d’autres avec les élus; ceux-ci sont tamisés à la fin de l’âge, soit à l’avènement du Messie ou, pour ceux qui sont morts, aux résurrections (Mat. 13:25-30,36,38-40,47-50). Les élus sont prédestinés à être appelés et, par conséquent, justifiés et glorifiés (Romains 8:29).

 

Quand le Royaume est donné par l’Esprit Saint, il est comme un grain de moutarde qui pousse pour devenir un grand arbre ou comme du levain qui lève tout l’être (Mat. 13:31-32), permettant ainsi à Dieu d’être tout en tous (1Cor. 15:28) (voir  Interlinear de Marshalls Éphésiens 4:6).

 

Le préalables est de rechercher premièrement le Royaume de Dieu et Sa justice et toutes les autres choses vous seront données par surcroît (Mat. 6:33). Le pouvoir sur les démons est un signe du Royaume de Dieu dans l’individu (Mat. 12:28). L’accomplissement de la volonté de Dieu est le préalable essentiel pour la rétention du Royaume par l’Esprit Saint. S’il n’est pas utilisé correctement, il est enlevé et donné à d’autres qui en montrent les fruits (Mat. 21:31,43).

 

Le Royaume ne vient pas par observation mais il est dans l’individu (Luc 17:20-21). Le Royaume de Dieu, aussi appelé le Royaume des Cieux, est obtenu, non par la profession de Christ comme Seigneur, qui est un aspect des élus, mais par l’exécution de la volonté de Dieu le Père (Mat. 7:21). Par l’exécution humble de la volonté de Dieu, on devient grand dans le Royaume de Dieu (Mat. 18:3-4).

 

Ceux qui sont exclus du Royaume sont mentionnés spécifiquement dans 1Corinthiens 6:9-10, Galates 5:21 et Éphésiens 5:5.

 

7.1.2 Le Règne Millénaire de Christ


Le règne millénaire du Messie est spécifiquement mentionné dans Apocalypse 20:2-7. La période de mille ans est appelée le Millenium ou le Chiliad.

 

7.1.2.1 Le Retour du Messie


La restauration du système biblique par l’avènement du Messie se trouve dans Zacharie 14:4. Christ a dit, en paraboles, qu’il devait s’en aller et revenir (Luc 19:12).

 

Le Messie reviendra au Mont des Oliviers. Avec ses élus, il établira son gouvernement. Il reconstruira le Temple (Actes 15:16). Il réintroduira le système biblique incluant le Sabbat, les Nouvelles Lunes et les périodes de Jours Saints annuels. Toutes les nations devront envoyer leurs émissaires à Jérusalem pour célébrer la Fête des Tabernacles sinon, elles ne recevront pas la pluie en son temps (Zacharie 14:16-19).

 

L’avènement se fera avec de grands signes et des merveilles, avec puissance et grande gloire (Mat. 24:27,30; Apoc.1:7). Son retour sera évident et accompagné des signes célestes (Apoc.6:12). Les puissances seront ébranlées. Le soleil s’obscurcira et la lune ne donnera plus sa lumière (Mat. 24:29; Actes 2:20). Il sera assis à la droite du pouvoir et il viendra sur les nuées des cieux. Donc, Dieu donne la puissance à Christ (Mat. 26:64; Marc 14:62; Luc 21:27; Actes 1:11).

 

Christ viendra au cri de l’archange Michel et au son de la dernière trompette (1Thes. 4:16-17; Apoc. 11:15).

 

Quand le fils de l’Homme viendra dans sa gloire, pour être glorifié en ses saints (2Thes. 1:10), avec ses anges, il séparera les peuples et il s’occupera d’eux (Mat. 25:31-46).

 

Les élus, ceux du Royaume de Dieu, qui ont reçu l’Esprit Saint par le repentir et le baptême quand ils étaient adultes, qui observent les commandements, seront ressuscités à l’avènement de Christ. C’est la première résurrection. Le reste des morts ne vivra pas avant la fin du Millenium. C’est la seconde résurrection (Apoc. 20:4 ff.). Les élus sont l’espoir et la raison pour l’avènement du Messie (1Thes. 2:19; Apoc. 22:20).

 

Les élus doivent être irréprochables en sainteté, prêts pour l’avènement de Christ et des Armées Célestes (1Thes. 3:13; 1Thes. 5:23). L’amour de la vérité est essentiel pour être sauvé (2Thes. 2:10). Le Seigneur détruira les impies avec le souffle de sa bouche à son retour (2Thes. 2:8). L’Église est exhortée à veiller et à ne pas dormir parce qu’elle ne connaît pas l’heure quand le Seigneur viendra (Marc 13:35-37; Apoc. 3:3,11). Christ retourne en juste jugement et il fait la guerre avec tous ceux qui refusent d’observer les commandements de Dieu (Psaumes 96:13; Apoc. 19:11). Christ reviendra pour rendre à chacun selon ses œuvres (Apoc. 22:12).

 

7.1.2.2 Le Rassemblement d’Israël


Au retour du Messie, les élus et les survivants d’Israël physique, dont quelques-uns seront utilisés comme prêtres, seront rassemblés à Jérusalem des quatre coins de la terre (Ésaïe 11:12, 66:19-21).

 

7.1.2.3 Le Jour du Seigneur


Avant le Jour du Seigneur, il y aura une rébellion ou apostasie, un éloignement (apostasia) de la vérité et de la loi parmi les élus. Le hors-la-loi (anomias), ainsi appelé parce que certains élus s’éloigneront des lois de Dieu à cause de ses enseignements, est révélé (2Thes. 2:3-8).

 

Il s’assoit dans le Temple de Dieu et est appelé Dieu. Il sera tué par le Messie à son avènement.

 

Le Seigneur détruira ceux qui combattront contre Jérusalem. Les peuples, voyant leur destruction, seront pris de panique, et se retourneront les uns contre les autres (Zacharie 14:12-13). Ceci arrivera soudainement (1Thes. 5:2).

 

La dévastation traumatisera la terre. Les hommes se cacheront dans les cavernes et dans les rochers des montagnes parce que Christ est venu en colère et personne ne pourra lui tenir tête (Apoc. 6:15-17), en raison des trompettes et des fléaux que Dieu enverra durant les derniers jours (Apoc. 8:7-9:21; Apoc. 16:1-20). La fin du Jour du Seigneur, qui continue tout au long du Millenium, verra la fin de la terre telle que nous la connaissons. La planète sera détruite par le feu (2Pierre 3:7-10,12), enlevant ainsi toute trace d’habitation humaine.

 

Le processus entier du Jour du Seigneur est établi pour juger la terre et pour corriger l’humanité (Jude 14-16). Ceux parmi les élus qui pèchent sont retournés dans le système mondial afin qu’ils puissent être sauvés au Jour du Seigneur, en étant corrigés dans la seconde résurrection (1Cor. 5:5). Donc, il n’y a que deux résurrections.

 

7.1.3 Le Royaume Éternel de Dieu

 

7.1.3.1 L’Avènement de Dieu


Quand Christ aura subjugué chaque domination et autorité, il remettra le système entier à Dieu (1Cor. 15:24,28). Ensuite, Dieu viendra sur terre et Il y transférera l’administration des cieux. La terre entière sera alors remplie de Sa gloire (Ésaïe 6:3) et Dieu et l’Agneau seront les lumières du système (Apoc. 21:23).

 

7.1.3.2 La Nouvelle Terre et la Nouvelle Jérusalem


Ésaïe 65:17 dit que des nouveaux cieux et une nouvelle terre seront créés. La postérité d’Israël subsistera devant Dieu dans ce nouveau système (Ésaïe 66:22) jusqu’à la fin du Millenium quand toute chair sera désuète. Dieu habitera à Sion et elle sera appelée la ville fidèle (Zacharie 8:3). La ville de la Nouvelle Jérusalem descendra du ciel (Apoc. 3:12). Cette Nouvelle Jérusalem est la Ville Sainte qui descend à la création des nouveaux cieux et de la nouvelle terre (Apoc. 21:1-4, 7,10).

 

Ensuite, Dieu sera avec tous les hommes. On ne se rappellera plus des choses passées (Ésaïe 65:17). Nous attendons les nouveaux cieux et la nouvelle terre où la justice habitera, selon la promesse (2Pierre 3:13). Plusieurs des élus qui vaincront, deviendront des colonnes dans le nouveau Temple de Dieu (Apoc. 3:12). Il s’agit donc d’un édifice spirituel.

 

7.1.3.3 Le Destin de l’Homme


Aux élus sera donnée l’administration de la planète pendant le Millenium (Luc 19:17,19), étant comme les anges (Mat. 22:30); ils hériteront la terre et ils verront finalement Dieu, étant Fils de Dieu (Mat. 5:3-11). Cette position est offerte à toutes les nations (Mat. 8:11). C’est le plaisir de Dieu le Père (Luc 12:32). Car tous ceux qui sont conduits par l’Esprit de Dieu sont Fils de Dieu (Romains 8:14).

 

Le royaume millénaire du Messie est tout simplement le véhicule pour enseigner aux hommes afin de les préparer pour leurs responsabilités finales, réalisant ainsi leurs potentiels et le plan de Dieu qui a été conçu avant la fondation de la terre.

 

Le destin final des hommes est qu’ils se préparent à prendre leur place dans le nouveau système intégré des Armées Célestes et à recevoir leur héritage légitime qui est le développement et la souveraineté de la terre (Psaume 8:1-9; Daniel 2:44-45) et de l’univers dans son nouvel ordre (Daniel 7:27; 12:3).

 

 

Appendice

L’Esprit dans le Trinitarisme


Les Trinitaires ont séparé la théologie de ce qu’on appelle l’économie du salut dans l’Incarnation de Jésus-Christ. LaCugna (GOD FOR US The Trinity and Christian Life, Harper, San Francisco, 1991), concernant le développement de la doctrine de la Trinité et la séparation de la théologie du plan de salut (ou sotériologie) telle que révélée dans l’Incarnation de Christ, nota que les Cappadociens ont orienté la théologie dans une direction qui a davantage contribué à la séparation de l’économie et de la théologie. Cette trajectoire, bien sûr, conduisit à la

 

via negativa de Pseudo-Dionysius et, finalement, à la théologie de Grégoire de Palamas (Chapitre 6).


Dans l’Occident Latin, dans la période qui suivit immédiatement Nicée, les théologiens comme Hilare de Poitiers et, peut-être à un degré extrême, Marcellus d’Ancyra, ont retenu la liaison entre les divines hypostases et l’économie du salut. Augustin a inauguré une approche entièrement nouvelle. Son point de départ n’était plus la monarchie du Père mais la substance divine partagée également par les trois personnes [accentuation ajoutée]. Au lieu de chercher à connaître la nature de la théologie comme elle est révélée dans l'Incarnation du Christ et la déification par l’Esprit [accentuation ajoutée]. Augustin cherchait à connaître les traces de la Trinité qui se retrouvent dans les âmes de chaque être humain. La recherche d'Augustin d’une analogie "psychologique" pour les relations intra-trinitaires signifia que la doctrine trinitaire par la suite se concerna avec les relations "internes" à la Divinité, disjoint de ce que nous connaissons de Dieu par l’intermédiaire de Christ dans l’Esprit (LaCugna, p.44).

 

La théologie latine du temps médiéval a suivi Augustin et la séparation de la théologie de l’économie ou sotériologie. La structure entière est devenue embrouillée dans le Néo-Platonisme et le Mysticisme.

 

Les notations importantes de LaCugna sont qu’à partir d’Augustin, la Monarchie du Père n’était plus suprême. La Trinité a assumé l’égalité. C’était la deuxième étape après l’affirmation fausse de la coexistence éternelle. La prémisse correcte était le concept de la manifestation de la Divinité dans chaque individu, c’est-à-dire l’opération du Père par le moyen de l’Esprit Saint qui émanait de Lui à travers Jésus Christ. Cette direction à travers Jésus Christ permettait à Christ de suivre de près et de diriger l’individu en accord avec la volonté de Dieu qui vit dans chacun des élus.

 

Christ n’était pas l’origine de l’Esprit Saint. Il était son surveillant intermédiaire. Il agissait pour Dieu comme il avait toujours agi, pour et en accord avec, la volonté de Dieu. Mais il n’était pas le Dieu. Les Trinitaires ont perdu de vue ce fait, s’ils l’ont vraiment compris auparavant. Comme LaCugna le dit

 

La théologie du Dieu tripartite semble être ajoutée à la considération d’un Dieu unique (p.44).

 

Ceci a affecté fondamentalement la façon dont les Chrétiens ont prié. C’est-à-dire, ils ne priaient plus seulement le Père (Mat. 6:6,9) au nom du Fils comme la Bible l’enseigne (de Luc 11:12), en vénérant le Père (Jean 4:23), mais le Père, le Fils et l’Esprit Saint (Saint-Esprit). De plus, les érudits ont développé une métaphysique de la théologie même. Mais l’édifice entier était construit en ne tenant aucun compte de, ou en manipulant, la Bible. C’est la raison pour laquelle  les Trinitaires ne prennent jamais en considération tous les textes de la Bible sur un sujet donné, et qu’ils traduisent mal et citent inexactement d’autres textes importants, ignorant ceux qu’ils ne peuvent pas changer. Mais leur système est basé sur le Mysticisme et le Platonisme. LaCugna dit que


Les Cappadociens (et aussi Augustin) sont allés considérablement plus loin que la compréhension biblique de l’économie en situant la relation de Dieu avec le Fils (et l’Esprit) au niveau "intradivin" (p.54).

 

Le Dieu Unique existait comme ousia en trois hypostases distinctes. Nous avons vu (Cox, Les Élus en tant qu’Élohim [001]) que le terme Platonique ousia et le terme Stoïque hypostases ont  essentiellement la même signification.

 

La relégation de l’Esprit à l’opération au niveau intradivin veut dire que les élus ne peuvent jamais participer à la nature de Dieu comme Christ y participe. Cette affirmation est contraire aux Écritures. Les élus participent à la nature divine (2Pierre 1:4).

 

Dans Éphésiens 1:22, Dieu a mis toutes choses sous les pieds de Christ et Il l’a fait la tête de l’Église. Dieu a ressuscité Christ

 
d’entre les morts et Il l’a fait asseoir à sa droite dans les lieux célestes, bien au-dessus de toute domination, de toute autorité, de toute puissance, de tout empire et de tout nom qui se peut nommer, non seulement dans ce siècle, mais dans le siècle à venir. Il a tout mis sous ses pieds et Il l’a fait chef suprême de l’Église, qui est son corps, la plénitude de celui qui remplit tout en tous.

 

Christ a donc reçu l’autorité, au-dessus de chaque nom, son nom en soi-même constituant l’autorité. Il a reçu l’autorité sur tout pour que l’Église puisse recevoir son héritage par Christ en qui la plénitude de la Divinité réside (Col 2:9). Ce mot traduit divinité ici est theotetos qui veut dire déité ou l’état d’être Dieu.

 

Maintenant, Thayer dit que la déité (theot) diffère de la divinité (theiof) comme l’essence diffère de la qualité ou l’attribut (Thayers, p.288). Le sens ici est que la plénitude de l’essence de Dieu habitait dans le corps de Christ. C’est cette plénitude d’essence qui nous est donnée pour que tous les hommes puissent revêtir la nouvelle nature de Dieu (Col 3:10). Ils deviennent ni Juifs ni Grecs mais tous sont à Christ parce qu’il est en tous (Col 3:11). Il développe les hommes, par la puissance de l’Esprit Saint, pour que, finalement, Dieu devienne tout en tous (1Cor. 15:28).

 

Lorsque toutes choses lui auront été soumises, le Fils lui-même se soumettra à Celui qui lui a soumis toutes choses, afin que Dieu puisse être [tout en tous KJV]. (panta en pasin) [voir  Interlinear de Marshall et aussi Col 3:11 (panta kai en pasin)].

 

Les Trinitaires ont commencé à traduire ce texte comme tout à tous (everything to everyone ) pour éviter l’extension logique de Dieu comme essence donnée à tous les hommes comme elle a été donnée à Christ, d’après ce texte.

 

C’est Christ qui nous remplit avec la plénitude de Dieu (Éphésiens 3:19). La plénitude de Christ étant une image du Père (Éphésiens 4:13). C’est ainsi que nous devenons une image ou eikon du Père comme l’était Christ et, par conséquent, nous sommes Enfants de Dieu et cohéritiers avec Christ du Royaume de Dieu (Romains 8:17; Jacques 2:5). Héritiers selon la promesse (Galates 3:29) du salut (Hébreux 1:14) et héritiers ensemble de la grâce (1Pierre 3:7).

 

Le Fils de Dieu, à son tour, devient un Père Éternel (Ésaïe 9:5) étant le chef de la famille humaine, prenant ainsi sa place à côté des nombreuses autres paternités dans les cieux  (Éphésiens 3:14).


À cause de cela, je fléchis les genoux devant le Père, duquel tire son nom toute famille dans les cieux et sur la terre.

 

Le mot famille ici est patria ou paternité. Donc, le titre de père, soit de famille humaine ou de famille de Dieu, est un titre délégué qui montre la responsabilité ultime de chaque chef de chaque unité, jusqu’aux familles. Ainsi l’ordre vient de Dieu à Christ puis au chef de la famille (1Cor. 11:3) qui doit assumer sa responsabilité comme Dieu le fait envers Christ et les autres Fils de Dieu qui sont élohim et comme ceux-ci, à leurs tours, assument leurs responsabilités envers ceux qui sont au-dessous d’eux.

 

L’Esprit Saint est le mécanisme qui relie toutes ces entités l’une à l’autre et qui confère la capacité d’être élohim à chacune faisant partie des Armées Célestes. Il n’est aucunement question que l’Esprit Saint est Dieu, dans n'importe quel sens, qui le fait distinct de l’individu et confiné à un rapport intradivin entre trois entités. Tous sont Fils de Dieu et, par conséquent, cohéritiers avec Christ dans le même sens. L’adoration de l’Esprit Saint serait, en un sens, comme s’adorer soi-même, puisque c’est le moyen par lequel Dieu devient tout en tous.

 

Par conséquent, l’adoration (de l’Esprit Saint) est logiquement interdite comme adoration de soi-même dans le sens qu’il fait partie de l’individu. C’est, à proprement parler, une puissance ou un attribut qui confère, pas Dieu Lui-même. L’Esprit Saint nous confère la capacité d’être Élohim ou Theoi.

 

La Divinité est une structure étendue à un Conseil. Ce Conseil est mentionné dans les Psaumes et d’autres textes mentionnés plus bas et le Trône de Dieu et le Conseil des Anciens sont décrits dans Apocalypse 4:1 à 5:14. Ce Conseil, qui inclut Jésus Christ comme l’Agneau et Souverain Sacrificateur (Hébreux 8:1-2), sert et adore le Seigneur Dieu Tout-Puissant (Apoc. 4:8-11). Au service de Dieu, Christ a offert sa vie, de la même façon que chaque prêtre doit avoir quelque chose à offrir à Dieu en sacrifice (Hébreux 8:3).

 

Apocalypse 4:8-11 note que le Trône du Seigneur Dieu Tout-Puissant est au-dessus des trônes des anciens. Mais leurs couronnes sont subordonnées au Seigneur Dieu Tout-Puissant qui a créé toutes choses selon Sa volonté. Il est le Seigneur Dieu de Jésus Christ et du Conseil.

 

Les Armées Célestes consistent en plusieurs Fils de Dieu (de Job 1:6; 2:1; 38:7, Psaumes 86:8-10; 95:3; 96:4; 135:5) qui sont identifiés comme les Bene Elyon ou les Fils du Très- Haut (voir aussi Sabourin SJ, The Psalms Their Origin and Meaning, Alba House, NY, pp.72-74). Les élus humains sont aussi inclus dans l'Armée Céleste comme Fils de Dieu (de Romains 8:14).

 

Christ fut le premier-né ou premier-engendré de la création. Pour lui, toutes choses ont été créées, dans les cieux et sur la terre, les visibles et les invisibles, que ce soit les trônes, les puissances, les dominations et les autorités. Tout a été créé par son intermédiaire et pour lui. Il est avant toutes choses et toutes choses subsistent en lui (Col. 1:16-17). Mais c'est Dieu qui l’a généré et qui a voulu que la création existe et subsiste en Christ. Donc, Christ n’est pas Dieu au sens que Dieu le Père est Dieu et qui seul possède l’immoralité, existant à perpétuité (1Tim.6:16).

 

Dieu est présenté dans la Bible comme le Dieu et Père de Christ (de Romains 15:6; 2Cor. 1:3, 11:31; Éphésiens 1:3,17; Col.1:3; Hébreux 1:1ff; 1Pierre 1:3; 2Jean 3; Apoc. 1:1,6, 15:3). Christ reçoit sa vie, sa puissance et son autorité par le commandement de Dieu le Père (Jean 10:17-18). Christ subordonne sa volonté à celle de Dieu, qui est le Père (Mat. 21:31, 26:39, Marc 14:36; Jean3:16, 4:34). Dieu a donné les élus à Christ et Dieu est plus grand que Christ (Jean 14:28) et plus grand que tous (Jean 10:29).

 

Donc, Dieu a envoyé son seul Fils né (monogene) dans le monde afin que nous puissions vivre par lui (1Jean 4:9). C’est Dieu qui honore Christ, Dieu étant plus grand (Jean 8:54).

 

Christ a mis de côté sa puissance comme Fils de Dieu dans les Armées Célestes et il est devenu un homme, né de la postérité de David, selon la chair (Romains 1:3). Il fut déclaré Fils de Dieu avec puissance, selon l’Esprit de sainteté, par sa résurrection d’entre les morts, en tant que Jésus Christ notre Seigneur (Romains 1:4).

 

Dieu est le Rocher (sur) comme une Carrière ou une Montagne de laquelle tous les autres sont tirés, le silex de Josué 5:2, qui circoncit Israël, la cause principale et effective (Deut. 32:4, voir Maimonedes, Guide of the Perplexed, Univ. of Chicago Press, 1965, Ch. 16,p.44 ff). Dieu est le Rocher d’Israël, le Rocher de leur salut (Deut.32:15), le Rocher qui les a fait naître (Deut. 32:18, 30-31). 1Samuel 2:2 montre que notre Dieu est notre Rocher, un Rocher éternel (Ésaïe 26:4).

 

C’est de ce Rocher que tous les autres sont taillés comme le sont tous les descendants d’Abraham en la foi (Ésaïe 51:1-2). Le Messie est taillé de ce Rocher (Daniel 2:34,45) pour subjuguer les empires mondiaux. Dieu, pas Pierre, ni Christ, ni aucun autre, est le Rocher ou la fondation sur laquelle Christ va bâtir son Église (Mat. 16:18) et sur laquelle il repose lui-même.

 

Le Messie est la Pierre Angulaire du Temple de Dieu, duquel les élus sont les Naos ou le Saint des Saints, le dépôt de l’Esprit Saint. Les pierres du Temple sont toutes taillées du Rocher qui est Dieu, comme l’a été Christ, et données à Christ, la pierre spirituelle (1Cor.10:4), la pierre d’achoppement et le rocher de scandale (Romains 9:33) pour former le Temple. Christ va construire le Temple afin que Dieu puisse être tout en tous (Éphésiens 4:6). Dieu a donné Christ pour qu’il soit tout et en tous (panta kai en pasin Col 3:11), en mettant toutes choses sous ses pieds (1Cor 15:27), faisant de lui la tête de l’Église qui est son Corps, la plénitude de celui qui remplit tout en tous (Éphésiens 1:22-23). Quand Dieu a tout mis sous Christ, il est évident que Dieu est exclu étant Celui qui a tout mis sous les pieds de Christ (1Cor 15:27).

 

Quand Christ aura subjugué toutes choses, Christ lui-même se soumettra à Dieu qui lui a soumis toutes choses, afin que Dieu puisse être tout en tous (panta en pasin 1Cor. 15:28 pas la RSV).Par conséquent, les doctrines platoniques qui essayent de joindre Dieu et Christ dans la Trinité contredisent les Écritures. Christ s’assoira à la droite de Dieu, par la direction de Dieu (Hébreux 1:3,13; 8:1; 10:12; 12:2; 1Pierre 3:22) et il partagera le trône de Dieu tout comme les élus partageront le trône donné à Christ (Apoc.3:21) qui est un trône de Dieu (Psaumes 45:6-7; Hébreux 1:8 ou Dieu est ton Trône traduit Ton trône O Dieu, voir notations dans la RSV annotée).

 

Dieu, qui envoie, est plus grand que celui qui est envoyé (Jean 13:16), le serviteur n’étant pas plus grand que son Seigneur (Jean 15:20). C’est complètement absurde de suggérer qu’un Être puisse être un sacrifice pour soi-même. Un tel acte, logiquement, est un suicide ou, dans le Trinitarisme, une mutilation partielle. Par conséquent, la doctrine nie la résurrection, particulièrement de 1Corinthiens 15.

 

Donc, la distinction dans la crucifixion et la résurrection est obligatoire et complète. La résurrection devait être dans la chair impliquant un passage comme l’Offrande de la Gerbe,  autrement, il n’y a pas de salut ni de récolte en cours. La préparation de Christ pour son ascension vers son Dieu et notre Dieu, qui est notre Père (Jean 20:17) était réelle et distinctive.


 

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