Les Églises Chrétiennes de Dieu
[G1]
Dieu Révélé; Chapitre 1; L'Ancien Monothéisme [G1]
(Édition 2.0 19940212-20000710)
Cette étude est
publiée par chapitres. Elle traite de la nature de Dieu. Elle montre l'histoire du
développement des doctrines dans le Christianisme et comment le système est
devenu tout à fait différent et s'est éloigné du Christianisme
authentique.
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(Copyright ã 1994, 1996, 2000 Wade Cox)
Tr. 2003
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Dieu
Révélé; Chapitre 1; L'Ancien Monothéisme [G1]
Le Concept
du Monothéisme dans l'Ancien Israël
Peter
Hayman fait remarquer, dans le discours présidentiel à l'Association
Britannique pour les Études Juives, Édimbourg, le 21 août 1990, publié
sous le titre de Monotheism - A Misused Word
in Jewish Studies? (Le Monothéisme - Un Mot
Employé Improprement dans les Études Juives ?), Journal
of Jewish Studies 42 (1991), (Journal d'Études Juives 42 (1991)) que:
Dans le monde
universitaire d'il y a vingt ou trente ans, il était commun de soutenir que
l'histoire du Judaïsme en est une d'une graduelle, mais inexorable, évolution
d'un environnement mythologique et païen cananéen/israélite à la lumière pure
d'un monothéisme sans tache.
Il
n'y a aucun doute que l'affirmation faite par Hayman est correcte et que l'analyse était inexacte. Le genre d'argument
avancé, par exemple, par Alt est admis par Frank Moore Cross (Yahweh And The God Of The Patriarchs (Yahweh et le
Dieu des Patriarches), Harvard Theological Review
(Revue
Théologique de Harvard), Vol. 55 No 24, 1962, p. 225-259) comme étant
complètement insatisfaisant dans l'examen des soi-disant religions 'el.
L'isolement du Dieu des Patriarches à une série de déités de clan locales
différant l'une de l'autre est une conjecture. En effet, la thèse a été
développée que les Dieux d'Abraham, d'Isaac et de Jacob sont devenus intégrés
en une déité provenant des divers Dieux de la famille. Bien plus, il est
subséquemment affirmé que cet ensemble ou composition et le Dieu de Moïse
étaient entièrement distincts et qu'ils appartiennent, de toute façon, à deux étapes dans un développement
historique. Une telle conjecture semble être basée sur le simple fait que la
révélation à Moïse a étéé séquentielle à
celle des Patriarches. Le concept nie toute réalité à la révélation ou au fait
de l'existence de Dieu. Il insiste sur la séquence mais il ignore la continuité
de Genèse 11:31 à 12:5; 16:16; 17:1-27; 24:1-10; 28:1-9. Ces passages montrent
que l'inter mariage des Patriarches était afin de s'assurer qu'il n'y aurait aucune perte de la
compréhension du Seul Vrai Dieu. Hayman note que le point auquel la susdite
étape a été réalisée était le sujet du débat, mais que la plupart des érudits
reconnaissent qu'elle a eu lieu.
Des
érudits comme T.C. Vriezen (Religion of Ancient
Israel (Religion de l'Ancien Israël), (1963), tr. ang.,
Londres, 1967, p. 37) ont affirmé qu'il y a eu une pression extrême et
excessive sur la nature transcendantale de Dieu qui a de plus en plus amené les
Juifs à percevoir Dieu comme inaccessible. Ce concept est aussi évident dans l'œuvre de W. Bousset (Die
Religion des judentums im späthellenistischen Zeitalter, 3ème
édn, éd. H. Gressman, Tübingen: J.C.B. Mohr [Paul Siebeck], 1926 (cit. Die
Religion)). Son œuvre est maintenant reconnue comme déficiente, particulièrement à
propos des personnages divins juifs. Il voyait la pensée post-exilique comme
une érosion d'une première
pensée plus pure et ce, dans trois domaines: (a) angélologie (b) tendances
dualistes et (c) spéculation concernant des hypostases. Ces aspects sont examinés par
Larry Hurtado (One God One Lord Early Christian Devotion and Ancient Jewish Monotheism (Un Dieu Un
Seigneur Première Dévotion Chrétienne et Ancien Monothéisme Juif), SCM
Press, Royaume-Uni, 1988, p. 23, voir Bousset Die
religion, Der Monotheismus und die den
Monotheismus beschränkenden Unterströmmungen, p. 302-357). Hurtado
note que Bousset n'a pas été particulièrement innovateur, mais son œuvre a été
largement circulée parce qu'elle articulait
bien les vues de beaucoup d'érudits de son temps et de ceux qui ont suivi
(ibid.). Bousset a conclu que le Judaïsme post-exilique a été caractérisé par un
intérêt croissant dans les êtres intermédiaires (Mittelwesen)
(Bousset, p. 319-331).
À son tour, il a
attribué cet intérêt à un sens croissant de la supériorité de Dieu, qui a
impliqué la notion que Dieu s'était distancié du monde et qu'Il était moins
disponible, ayant donné [S]on autorité sur le monde entier aux anges et à
d'autres intermédiaires [Bousset, p. 319,329-331] (Hurtado, p. 23).
La
conclusion tirée par Bousset était que
bien que ces
personnages fussent les messagers de Dieu et les exécuteurs de [S]a volonté,
ils ont néanmoins représenté une menace pour le monothéisme juif et l'intérêt qui
leur a été accordé était lié avec un adoucissement du monothéisme
caractéristique de la piété juive de la période en question (Hurtado, ibid.,
voir Bousset, p. 329, citant aussi Christian Writers
in Judaism (Auteurs Chrétiens dans le Judaïsme) de
Moore, p. 227-253).
Cette
façon de penser a été l'erreur fondamentale d'une grande partie de l'activité exégétique des
quelques derniers siècles. Les pré-requis philosophiques de la logique du
monothéisme (qui est examiné dans Creation: From
Anthropomorphic Theology to Theomorphic Anthropology (Création: De la
Théologie Anthropomorphique à l'Anthropologie Théomorphique) de Cox, UNE, 1990)
montrent que la subordination de l'activité sous la volonté centrale de Dieu
est nécessaire pour le monothéisme Le Trinitarianisme et la Doctrine de l'Âme
mettent logiquement en péril le monothéisme De plus, il sera démontré que la
position biblique est constante et cette position même qui est vue par Bousset
comme étant un compromis post-exilique. La supposée vue post-exilique affaiblie
a été utilisée pour expliquer comment le Christ glorifié est venu à être vu
comme un être céleste préexistant et ce, très tôt dans le mouvement Chrétien
(Hurtado, ibid.). De ce fait, la vénération de Jésus a été un développement qui
devait de lui-même représenter un Monothéisme imparfait ou un Binitarianisme
insidieux. Cependant, il ne peut pas être démontré que le premier Christianisme
a adoré Jésus. La vénération de Christ n'était nullement un acte d'adoration.
Le premier Christianisme était subordinationiste. Nulle part la Bible indique
que Christ était considéré être le Seul Vrai Dieu. Il n'a pas non plus été
considéré comme étant égal ou co-éternel avec Dieu. C'est une manifestation
postérieure, comme nous le verrons. La vue biblique des deux Testaments est que
Christ était un être céleste préexistant. C'est constant et logique. C'est la
vue judaïque acceptée à propos du Messie, que nous verrons plus loin. Dans son
étude, Hayman poursuit en disant (p.1) :
Dans les vingt
dernières années environ, il y a eu un changement radical du climat des études
de l'Ancien Testament car les érudits se sont rendus compte que les
revendications à propos de l'originalité de l'ancienne religion israélite sont
pratiquement impossibles à justifier et relativement faciles à renverser.
Pour
illustrer, il contraste l'œuvre de Vriezen
avec la citation suivante de Ancient Israel (Ancien Israël)
de Niels Peter Lemche
(Sheffield, 1988, p. 256).
Tout ce que nous
pouvons être certains est que la conception israélite de Yahweh pendant la
période de la monarchie n'a pas contenu de caractéristiques qui ont distingué
son adoration des autres types de religion en Asie occidentale.
Hayman
dit que:
Malgré le changement
de climat dans les études de l'Ancien Testament dont le livre de Lemche n'est
qu'un symptôme, il demeure toujours, cependant, un consensus que le Judaïsme
après l'exil représente un nouveau développement surprenant dans l'histoire de
la religion et que c'est la conception monothéiste juive de Dieu qui distingue
cette religion de toutes les autres (op. cit., p. 2).
Hayman
continue en faisant les déclarations les plus significatives:
…qu'il n'est presque
jamais approprié d'utiliser le terme monothéisme pour décrire l'idée juive de
Dieu, qu'aucun progrès au-delà des formules simples du Livre de Deutéronome ne
peut être discerné dans le Judaïsme avant les philosophes du Moyen-Âge et que
le Judaïsme ne s'échappe jamais du legs des batailles pour la suprématie entre
Yahweh, Ba'al et El de qui il a émergé (ibid.).
Ces
affirmations sont importantes. Les propositions peuvent être inscrites comme
suit :
·
la structure du Monothéisme juif a été fixée dans le
Pentateuque;
·
cette structure a impliqué une multiplicité d'entités
célestes ou de représentations d'entités célestes; et
·
cette structure est restée inchangée jusqu'à ce que les
philosophes du Moyen-Âge changent la façon d'expliquer le Monothéisme
Judaïstique.
Il y
a de bonnes raisons pourquoi ces propositions devraient être avancées. La
raison majeure des changements des explications du Judaïsme est trouvée dans
les formulations des propositions du mysticisme judaïque et de sa philosophie.
Hayman soutient que le Judaïsme ne peut pas tenir contre une définition modèle
de Monothéisme et que Maimonedes et les autres philosophes juifs le savaient et
qu'ils ont donc fait un effort
énorme pour allégoriser la tradition (Hayman, p. 2).
La
raison pour laquelle ces propositions ont été acceptées et n'ont pas été contestées par les érudits
universitaires Chrétiens est que le Trinitarianisme Chrétien, en utilisant les
principes de base de la philosophie grecque, avait développé des concepts
semblables entre les Conciles de Nicée et de
Chalcedon. Cette transition non-biblique l'a rendu difficile pour le
Christianisme dominant d'examiner les
changements de manière adéquate et d'une manière intellectuellement objective. Hayman examine les modèles de
croyances juives à propos de Dieu de l'Exil jusqu'au Moyen-Âge pour évaluer si elles sont vraiment
monistes. Les résultats de ses observations l'ont amené à la conclusion que
la plupart des
variétés de Judaïsme sont marquées par un modèle dualiste dans lequel deux
entités divines sont présupposées: le Dieu créateur suprême, et son vizir ou
premier ministre, ou une autre agence spirituelle, qui 'est vraiment en
charge', ou qui du moins fournit le point de contact entre Dieu et l'humanité
(ibid.).
Il
continue à dire que même dans le Judaïsme rabbinique, il y a clairement un
personnage divin dominant. Il doute que l'image de Dieu qui nous est présentée
soit vraiment unitaire.
Hurtado
(p. 49) considère que ces caractéristiques de vice-régent ou de grand vizir
sont intéressantes, parce que la vue reflète un aspect de l'arrière-plan
conceptuel de la compréhension du rôle de Jésus glorifié dans le premier
Christianisme. Il dit à propos de la relation entre la dévotion Chrétienne et
les attributs divins ou l'agence divine :
Il y a des
différences bien sûr: (1) Ces attributs divins n'ont pas été considérés comme
des entités réelles à côté de Dieu, comme je l'ai discuté; et (2) vraiment tôt
Jésus glorifié est devenu un objet de dévotion religieuse dans la vie et le
cadre de culte des groupes Chrétiens. Ce rôle de Jésus glorifié dans la vie de
dévotion du premier Christianisme a marqué la mutation Chrétienne binitaire
dans l'ancienne piété juive et a donné à la dévotion Chrétienne sa forme
binitaire distinctive.
Hurtado
est erroné ici. La première dévotion Chrétienne n'était pas Binitaire. Elle a
été Unitaire pendant
des siècles. L'affirmation binitaire est une particularité du fondamentalisme
américain et elle est trouvée dans un certain nombre d'églises Sabbatariennes
aux États-Unis. Le Binitarianisme découle logiquement d'un malentendu de la
structure biblique et il est adopté par déférence pour le Trinitarianisme
fondamentaliste, basé sur sa traduction biblique et son exégèse. Il est
incorrect logiquement, bibliquement et philosophiquement, comme nous le
verrons. Il n'y a aucun doute que la structure contenue dans la Bible est
Unitaire. Harnack (History of Dogma (Histoire de
Dogme), voir spécialement Vol. IV) et Brunner sont clairs sur ce point (Emil
Brunner The Christian Doctrine of God (La Doctrine
Chrétienne de Dieu), Dogmatics, Vol. 1, tr. Olive Wyon, Westminster
Press, 1949, Cambridge, Ch. 16 The Triune God (Le Dieu
Triune), p. 205-206 en particulier 206; voir aussi Calvin, Institutes of the Christian Religion (Instituts de la
Religion Chrétienne), L. I, 13,4, tr. Beveridge, James Clark et Compagnie,
Londres, 1953 pour la nature extra-biblique de la doctrine Chrétienne
postérieure).
Ce
sont les interprétations déformées avancées autant par le Judaïsme rabbinique que
le Christianisme dominant qui obscurcissent la nature unitaire de la structure.
Cela se produit pour deux raisons douteuses. Dans le cas du Judaïsme, cela
semble provenir d'un désir de détruire les arguments que le Grand Ange devait,
en fait, apparaître comme le Messie et, ainsi, de ne pas admettre la
possibilité que l'homme Yehoshuah (Josué ou Jésus) était le Messie. Pour le
Christianisme trinitaire, cela provient d'un désir de prouver que Christ
n'était pas le Grand Ange et, de là, l'élohim subalterne d'Israël, mais qu'il était, en fait, une hypostase, comme
élément intégral du Dieu Très Haut.
La
plupart des arguments proviennent de ces deux facteurs et, plus récemment,
d'une troisième source qui a ses racines dans la théorie sociale humaniste. Ce
troisième élément a donné naissance aux arguments incohérents d'il y a vingt à
trente ans qui ont essayé de présenter le conflit social et les cultes qui se
développaient comme l'origine des divers noms pour Dieu et pour la structure
dirigeante subalterne à laquelle Hayman se réfère. La sorte de processus
intellectuels impliqués a été admirablement examinée par des érudits comme
Derek Freeman dans MARGARET MEAD AND SAMOA The
Making and Unmaking of an Anthropological Myth
(MARGARET MEAD ET SAMOA La Fabrication et la Destruction d'un Mythe
Anthropologique), ANU Press, Canberra, 1983.
La
Création comme le Début du Problème
Les
conclusions d'Hayman découlent en partie de son œuvre sur le texte Sefer
Yesira. Le travail, développé entre le troisième et le huitième siècle CE et
qui explique la création, n'a aucune trace de la doctrine de la création
ex-nihilo (Doctrine of the Creation: Some Text
Critical Problems; Proceedings of the Congress of the European Association for
Jewish Studies (Doctrine de la Création : Certains Problèmes Critiques
du Texte; Mesures du Congrès de l'Association Européenne pour les Études
Juives, Troyes, 1990). Le premier manuscrit de Sefer Yesira §20 dit ceci
Il a formé la
substance du chaos et l'a faite avec le feu et elle existe et il a taillé de
grandes colonnes de l'air intangible (Hayman, p. 2).
Hayman
souligne la convenance entre le Sefer Yesira et le Bereshit Rabba:
R. Huna a dit, au
nom de Bar Qappara : 'Si cela n'était pas écrit explicitement dans l'Écriture,
il ne serait pas possible de le dire : Dieu a créé le ciel et la terre.
De quoi ? De la terre était chaos (&%;), etc.' (ibid.).
Hayman
note que la position avancée par Sefer Yesira et Rab Huna :
ne représente aucune
avance du tout au premier chapitre de Genèse (p. 3). Dieu crée l'ordre d'un
chaos préexistant; il ne crée pas de rien. Presque toutes les études récentes
sur la doctrine de la création ex nihilo sont arrivées à la
conclusion que cette doctrine n'est pas native au Judaïsme, qu'elle n'est nulle
part attestée dans la Bible hébraïque et qu'elle a probablement émergée dans le
Christianisme au deuxième siècle CE durant sa bataille féroce avec le
Gnosticisme (Hayman notant (5) Weiss, Winston, Schmuttermayr et May et notant
aussi la concession de Jonathan Goldstein quant à la faiblesse de sa position).
Hayman
considère que David Winston a raison
de soutenir que la doctrine de la création ex nihilo est entrée
dans le Judaïsme du Christianisme et de l'Islam au début du Moyen-Âge et que
même alors elle n'a jamais vraiment réussi à s'établir comme la doctrine juive
acceptée sur la création. Les vues d'Aristote sur l'éternité du monde étaient
parfaitement acceptables pour le Judaïsme, comme l'étaient aussi les vues néo-platonistes
de son émanation hors de l'Être, parce que la création ex nihilo
ne pouvait pas être démontrée à partir des Écritures. Maimonedes (Guide,
II.26) concède que les textes rabbiniques enseignent la création à partir de la
matière primordiale et la plupart des commentateurs, en commençant avec Samuel
Ibn Tibbon, le premier traducteur de son œuvre en hébreu, croient que
Maimonedes lui-même à titre privé a pensé que le monde était éternel (p. 3
citant Colette Sirat, A History of Jewish
Philosophy in the Middle Ages (Une Histoire de la
Philosophie Juive au Moyen-Âge), Cambridge, 1985, p. 188 et suiv., 218 et
suiv.).
L'origine
de la création a alors clairement dû provenir du tohu et bohu de Genèse
1:2. Ces concepts ont été ensuite vus comme étant co-éternels avec Dieu et, de
là, ils ont compromis Son statut unique ou ils ont émané de Lui. Hayman
considère que les Kabbalistes n'ont pas eu peur de tirer la dernière conclusion
en notant le texte Kabbaliste Bahir.
Il y a en Dieu un
principe qui est appelé 'le Mal' et il se trouve au nord de Dieu ... car le
tohu est au nord et tohu veut dire précisément le mal qui
confond les hommes jusqu'à ce qu'ils pèchent et il est la source de toutes les
mauvaises impulsions de l'homme (voir C.G. Scholem, On
the Kabbalah and its Symbolism (À propos du Kabbalah et de son Symbolisme), Londres,
1965, p. 92).
Il y
a donc un conflit perçu entre un tel concept de l'histoire de la création de la
Genèse et le soi-disant Monothéisme du Judaïsme. Il ne doit pas y avoir de
conflit même si le tohu et bohu primordial est
compris comme la création primaire. Nous pouvons voir l'activité des élohim
subalternes comme une création à l'intérieur de ou selon la volonté de El Elyon ou le Seul Vrai Dieu. Le
monothéisme n'est pas de ce fait compromis. De cette façon, Christ crée comme
un produit du Père mais la création primaire est néanmoins de Dieu.
La
question du mal venant du nord paraît non-biblique. Le
septentrion le rend éclatant comme l'or. Oh! que la majesté de Dieu est
redoutable! (Job 37:22). Ainsi le Bahir aurait le mal coexistant avec
Dieu ou Dieu comme la source du mal. Sans doute une telle position est dérivée
du texte à Ésaïe 45:7 où le Seigneur fait la paix et crée le mal. Le sens est,
cependant, que le Seigneur crée l'adversité suite à l'échec d'observer la loi.
Le mot pour mal (comme ra') démontre la chute d'un tout cohésif et il
sera discuté dans l'œuvre Le
Problème du Mal. Hayman essaye de répondre à la question: Une doctrine de
Monothéisme est-elle imaginable sans une doctrine de création ex
nihilo ? Une telle question
a amené les érudits
confrontés par l'évidence à suggérer que la création ex nihilo est au moins
présupposée dans la Bible hébraïque, même si ce n'est nulle part explicite. Et
si cette doctrine est si faiblement enracinée dans le Judaïsme, même aussi tard
qu'au Moyen-Âge, nous pouvons alors seulement conclure que le Judaïsme n'a
jamais échappé au contexte mythologique cananéen que tous les érudits voient
maintenant derrière l'enseignement biblique sur la création. Le potentiellement
mauvais tohu et bohu a toujours été là, limitant le pouvoir de
Dieu et frustrant ses buts. Peu importe s'il le défait souvent, il revient
toujours parce qu'en fin de compte il est aussi primordial que Lui-même,
peut-être même, comme les mystiques le pensent, une partie de Lui-même (p. 4).
De
cela, Hayman voit que John Gibson a raison d'affirmer que l'examen juif du problème de
l'holocauste est une réaffirmation du problème de l'auteur de Job dans le
deuxième discours du tourbillon. Il est donc évident que la compréhension
correcte du Problème du Mal est basée sur une compréhension
correcte de la doctrine de la création et de la structure de la Divinité.
Aucune malédiction ne vient sans cause (Proverbes 26:2).
À
cette fin, le travail primaire a traité de la création (Cox, Creation: From Anthropomorphic Theology to
Theomorphic Anthropology (Création: De la Théologie Anthropomorphique à l'Anthropologie Théomorphique). Dans cette œuvre, il
est démontré que la compréhension Augustinienne et, de là, du Christianisme
dominant de la création est incorrecte. De plus, les propositions acceptées par
le Christianisme dominant ont gêné la compréhension de la Divinité et, de là, du
Problème du Mal.
Le
Monothéisme Judaïque
L'incapacité du Christianisme d'expliquer la structure
de la terre et la civilisation pré-Adamique en
termes de leurs paradigmes a donné le champ
libre aux théoriciens sociaux pour essayer d'expliquer, tout aussi médiocrement, la révélation biblique en
termes de la théorie sociale d'interaction tribale au Moyen-Orient. De telles
propositions nient la nécessité logique du Monothéisme et le Problème du Mal, à
savoir que, sous le Monothéisme, il est logiquement nécessaire pour le Dieu
suprême de révéler Sa volonté à la création à chaque niveau pour établir le
Monothéisme comme un système fonctionnel sous la volonté du seul Dieu. Toutes
les entités subalternes sont unies sous cette volonté et tirent leur existence
et unité de l'auto révélation
volontaire et du pouvoir du Seul Vrai Dieu.
Le
Judaïsme rabbinique et le Christianisme dominant ne semblent pas comprendre
cette question philosophique de base. Par exemple, Hayman ne reconnaît pas que
l'expérience de l'unité mystique avec Dieu manque dans le Judaïsme parce que
c'est incompatible avec les définitions juives du monothéisme Dans son étude de
1988 à Oxford (Was God a Magician? Sefer Yesira and
Jewish Magic (Dieu était-Il un
Magicien ? Sefer Yesira et Magie Juive), Journal d'Études Juives 40 (1989), p.
225-237), Hayman déclare que:
Ce que SY, et plus
tard le Kabbala, offrent aux Juifs est l'opportunité 'de penser comme Dieu' et,
de là, dans un sens réel d'éprouver imaginativement ce que c'est d'être Dieu
(ibid., p. 234).
La
fonction du Kabbalah est de réaliser l'union mystique avec l'Être, la unio mystica (voir aussi Aryeh
Kaplan, Meditation and Kabbalah (Méditation et Kabbalah) (les chapitres ultérieurs) et
Jacobs réd. The Jewish Mystics (Les Mystiques
Juifs), Kyle Cathie, 1990). Cette union est fondamentale pour le Mysticisme. Le
concept provient du Shamanisme.
C'est
le concept qui a influencé les Cappadociens à chercher à réaliser l'union avec,
et devenir, Dieu (voir Basil 9.23 tr. NPNF, V, 16 abiding in God, being made like to God and
highest of all, being made God (demeurant en Dieu, étant fait semblable à Dieu et
supérieur à tout, étant fait Dieu); voir aussi R.C. Gregg, Consolation Philosophy; Greek and
Christian Paideia in Basil and the Two Gregories (Philosophie de
Consolation; Paideia grecque et Chrétienne dans Basil et les Deux Grégoires),
Philadelphia Patristic Fondation, 1975, p. 228 et n. 3 où Gregg identifie
Plotinus comme étant à l'origine de la pensée cappadocienne). Moshe Idel, (Kabbalah:
New Perspectives (Kabbalah :
Nouvelles Perspectives), New Haven, 1988, spécialement p.
59-73), soutient que le Mysticisme, même dans sa forme extrême, peut être
trouvé dans le Judaïsme. Beaucoup de textes utilisés par Idel sont vus comme
présupposant que les humains peuvent devenir divins et disposer des pouvoirs de
Dieu. Hayman affirme (p. 5) que
le thème de
l'identification de soi avec Dieu, une fois que nous commençons à l'explorer,
nous mène pratiquement partout dans le Judaïsme, par le style de prose biblique
(R. Alter, The Art of Biblical Narrative (L'Art du Récit
Biblique) (1981), p. 157) aux revendications des magiciens juifs (Hayman, Was God a Magician?, p. 235), mais,
par-dessus tout, aux revendications de la littérature Hekhalot qu'un homme,
Hénoc, est monté au ciel et a été métamorphosé dans Metatron, le 'petit Yahweh'
(Hayman, ibid.). Le thème de l'apothéose de l'homme sage, le mystique, lie les
tendances mystiques juives au juif apocalyptique de l'ère post-exilique, car la
version la plus répandue de croyance de la vie après la mort dans la période
post-Maccabéenne supposait que les fidèles joindraient l'assemblée céleste et
deviendraient comme les 'anges', les 'fils de Dieu', les étoiles (voir Daniel
12:3; Wis. Sol. 5:5, 1Hénoc 104:2).
Mais
Hurtado note cette pratique particulièrement par rapport au personnage décrit
comme le Fils de l'homme dans 1Hénoc, nommé les Paraboles ou les
Similitudes (Ch. 37-71). Le Fils de l'homme est juste, étant
familier avec les secrets divins et triomphant (46:3), victorieux sur les
puissants de la terre, ayant le jugement des méchants (46:4-8; 62:9; 63:11;
69:27-29). Il a un statut prédestiné dans les plans de Dieu (48:2-3,6; 62:7),
étant le sauveur des élus (48:4-7; 62:14). Il est le Choisi, l'Élu (ou Oint),
ou le Messie, car les trois ont des fonctions pratiquement identiques (voir par
exemple 49:2-4; 51:3-5; 52:4-9; 55:4; 61:4-9; 62:2-16). Le personnage est
Messianique et fait allusion à l'Ancien Testament (par exemple, 48:4 se
rapporte à Ésaïe 42:6; 49:6 où le Fils de l'homme est le
Serviteur du Seigneur d'Ésaïe). Hurtado note que le personnage agit comme
juge au nom de Dieu (au nom du Seigneur des Esprits, par exemple, 1Hénoc
55:4) et que, dans cette capacité, il est assis sur un trône qui est
étroitement lié avec Dieu : Ce jour-là le Choisi sera assis sur le trône de
la Gloire (45:3; voir aussi 51:3; 55:4; 61:8; 62:2,3,5-6; 70:27).
La signification de
cela n'est pas que le personnage est en concurrence avec Dieu ou devient un
deuxième dieu, mais plutôt qu'on le voit comme exécutant les fonctions
eschatologiques associées à Dieu et qu'il est par conséquent l'agent en chef de
Dieu, étant relié à l'activité de Dieu à un degré particulièrement intense
(Hurtado, p. 53).
C'est
comparé au roi Davidien de l'Ancien Testament à Psaume 45:6 (voir aussi Sir.
47:11). L'essence réelle et l'origine du concept sont de Zacharie 3:1-9 qui
montre que le jugement est donné à l'Ange de YHVH et que Satan est debout
devant lui comme l'accusateur. De plus, Zacharie 12:8 montre que l'Ange de YHVH
ou Jéhovah était un élohim et que la maison du roi sera comme des élohim. Donc,
le concept est biblique et fait partie de la séquence Messianique.
L'association du Fils de l'homme de 1Hénoc 46:1-3 avec les images de Daniel
7:9-14 renforce l'argument. La conclusion que Christ est l'Ange de YHVH est
résistée là où il pourrait être pensé que c'est évident. Hurtado note que 3Hénoc (environ le
cinquième siècle CE) transmet l'idée qu'Hénoc est monté au ciel et qu'il est
devenu l'agent en chef de Dieu. 3Hénoc identifie Hénoc comme Metatron et
dit qu'il est un être gigantesque à qui aucune splendeur ne manque (3Hénoc 9)
et qui a un trône comme le trône de gloire (10:1) avec un vêtement majestueux
(12:1-2) et une couronne (12:3-4). Hurtado note correctement que la date
tardive de 3Hénoc devrait nous rendre prudent de prendre les idées comme
indicatives de traditions pré chrétiennes. Les concepts se retrouvent cependant
dans la littérature du premier siècle. Il est plus probable que l'argument à
propos d'Hénoc est une poussée inverse à la tradition Chrétienne basée sur les
références mystérieuses à Hénoc dans Genèse 5:24.
Toutefois,
Rashi explique le texte tout à fait normalement. Rashi affirme que le texte
signifie :
Il a été tenté de
devenir mauvais, sur quoi Dieu a coupé court à sa vie pour qu'il ne soit pas
- cette phrase étant utilisée plutôt que la normale 'et il est mort' (Rashi :
Soncino).
Car
Dieu l'a pris est interprété comme avant son temps (Rashi). Ibn
Ezra n'est pas d'accord avec la vue et interprète le texte comme
indiquant que sa mort était une marque d'honneur. C'est en accord avec la vue à
Hébreux 11:5 qui déclare qu'il a été enlevé (metetethe) pour ne pas voir
la mort, comme résultat de sa foi. Les premières traditions à propos d'Hénoc ne
disent pas explicitement qu'il a été transformé en un être angélique. Les
traditions Judaïques et le récit biblique sont donc contre toute utilisation de
ce récit postérieur pour déduire un avènement Messianique qui serait venu d'un homme
préexistant quelconque. À 1Hénoc 71:11, quand Hénoc voit Dieu dans le ciel, il
dit mon corps entier a fondu et mon esprit a été transformé (citant
Hurtado, p. 55). 2Hénoc 22:5-10 dit que Dieu a dit à Hénoc de se tenir
debout devant Sa face pour toujours (v. 5-6, ibid.). Le texte montre
qu'Hénoc est vu comme ayant été transformé comme un des glorieux de Dieu. Les
textes développent les concepts qui sont investis dans les élus d'après les textes bibliques.
Le
concept dans 2Hénoc 24:1-3 montre le fait que
les mystères de Dieu sont investis dans l'homme. Les secrets inconnus
aux anges lui sont révélés. Cela s'accorde avec les concepts des élus selon
Paul (à Romains 16:25; 1Corintiens 2:7; Éphésiens 3:9,10; Colossiens 1:26).
Dieu a caché le mystère depuis le début et le révèle aux pouvoirs célestes par
l'entremise des élus.
Le
texte à 3Hénoc 12:5 dit que Dieu ordonne que Metatron/Hénoc soit appelé Le
moindre YHVH, ce que Hurtado considère être une allusion claire à
Exode 23:20-21 (mon nom est en lui). La pratique de Dieu de conférer
l'autorité par l'utilisation du nom est trouvée partout dans la Bible (voir le
Chapitre 2, l'Ange de YHVH). L'idée est résistée à cause des paradigmes
binitaires et trinitaires. Cette résistance semble évidente dans THE GREAT ANGEL A
Study of Israel's Second God (LE GRAND ANGE Une Étude
du Deuxième Dieu d'Israël) de Barker, SPCK, Londres, 1992, voir ci-dessous).
L'identification d'Hénoc avec Metatron ou le Fils de l'homme
vient de la compréhension Messianique claire des textes bibliques. Les textes
Pseudepigraphiques semblent être les développements des espérances Messianiques
du temps.
Pour
cette raison, le Messie a été aussi identifié comme Melchisédek (voir aussi les
MMM). Cette idée a persisté, par intermittence, pendant plus de deux mille ans.
L'idée était présente parmi les Melchisédékites ou Melchisédéchiens
(voir C.E., Vol. X, p. 157), une ramification de la secte Sabbatarienne
des Pauliciens, qui ont été surnommés Athingani (Intangibles, C.E.,
ibid.) (Voir ERE, Vol. 9, p. 695 et suiv.). L'Encyclopédie Catholique (C.E.)
peut avoir mal compris la position de Melchisédek dans cette situation, car nous
avons une dualité d'intercession ici dans cette secte. Melchisédek a été
compris comme étant le médiateur céleste et Christ le médiateur terrestre.
L'idée a été aussi retrouvée parmi les ramifications des Pauliciens en Europe
(par exemple, les Bogomils : voir ERE, Vol. 1, p. 784 et suiv.), où le
Messie a été identifié comme Michel. L'idée que Christ était Melchisédek, a
émergé au 20ème siècle dans les écrits de H. W. Armstrong. Le
midrash affirme que Melchisédek était Sem (Rashi: voir Soncino, Genèse 14:18).
Melchisédek a été aussi identifié avec l'Esprit Saint dans une œuvre anonyme
que Jérôme a réfutée (Ep. 73). (Les textes Pseudepigraphiques sont examinés
davantage ailleurs).
Hayman
dit que les Manuscrits de la Mer Morte ont semblé soutenir que le but de
devenir un des 'Fils de Dieu', etc. soit accessible dans cette vie (voir 1QH
3:19-23; 1QSb 4:22-6; 1QS 11:7-9; voir Jubilés 31:14). La phrase au temps
présent à Luc 20:36 a été aussi prise comme indiquant une telle possibilité. La
notation de cet âge, cependant, enlève la position dans l'avenir
et Hayman semble peut-être confondre le calendrier. Hayman dit que le thème
de devenir comme l’un de nous se révèle comme le sous-texte caché du Judaïsme
d'Adam à Nachman de Bratslav (p. 5).
Hayman
considère que ces propositions sont incompatibles avec le soi-disant
Monothéisme transcendantal de la période post-exilique. Il dit que les domaines
d'angélologie juive et de magie juive sont
là où le poids constamment
croissant de l'évidence rend très clair la continuité de la croyance religieuse
et de la pratique juive depuis ses anciennes sources canaanites.
Comme
Hayman le dit, qui étaient les anges et les archanges, les Chérubins et les Séraphins,
Satan, Azazel et Mastema ? La meilleure façon de répondre à la question est de
considérer la Bible comme un tout cohésif et littéral. Par une construction
littérale, nous pouvons avec cohérence établir les identités et les relations
de l'Armée.
Hayman
soutient que :
la Bible hébraïque
est tout à fait claire sur le fait que ces personnages appartiennent à la
classe d'êtres divins .*%-! *1" / .*-! *1", les membres de 'l'armée du ciel' (.*/:%!"7). Yahweh appartient à cette classe
d'êtres, mais il est distingué d'eux par sa royauté sur l'armée céleste.
Cependant, il ne diffère pas d'eux dans la sorte. Cela reflète l'origine
probable de Yahweh comme un membre de l'armée céleste, à savoir le Dieu
national du peuple israélite, qui est devenu le roi des dieux quand il a été
identifié avec El Elyon, le chef du panthéon des Cananéens. Cette
identification de Yahweh avec El (.*%-!%!&%%&%*) est le thème essentiel de la Bible hébraïque.
Mais Yahweh dans les temps de l'Ancien Testament avait beaucoup de rivaux qui
sont explicitement nommés de façons qui rendent tout à fait clair qu'on a cru
que ces autres dieux existaient [par exemple, Juges 11:24 (Chemosh); Jérémie
46:15 (Apis); Jérémie 49:1,3 (Milcom)].
Hayman
note que, dans la croyance populaire, Yahweh avait une épouse. Nous sommes
cependant concernés ici uniquement par ce qui peut être justifié en le
comparant avec le texte biblique.
Le
concept d'une épouse a sans doute émergé de la référence à la sagesse au
féminin dans Proverbes 8 (voir aussi les chapitres postérieurs). Barker, (THE GREAT ANGEL…, p. 51 et suiv.), identifie ce concept avec celui
de l'adoration de la Reine du Ciel dénoncée par Jérémie, particulièrement
44:17-30. L'armée israélite en Égypte a été détruite à part un petit reste à
cause de l'adoration de cette déité. La Reine du Ciel est déduite par Barker
comme étant
le personnage que
les auteurs d'Hénoc et les gnostiques se sont souvenus comme la Sagesse et les
Kabbalistes comme Shekinah, le personnage abandonné au temps de la réforme de
Josias et connu par ses adorateurs comme la Reine du Ciel.
Jérémie
44:17-18 montre que le culte avait été établi à Jérusalem pour quelque temps.
Ce que nous connaissons du culte identifie le personnage avec Ashtarte, Ishtar
ou Easter et les gâteaux mentionnés à Jérémie 44:19 étaient les gâteaux
traditionnels de Easter (Pâques), faits encore aujourd'hui. L'identification de
Barker de Shekinah et de la Sagesse avec ce personnage ne tient pas compte de
l'évidence présente dans son propre texte (par exemple, Baruch 3:12; 3:36-37;
4:1). La sagesse est comprise d'une façon plus réaliste comme l'Esprit de Dieu
que Dieu a donné à Israël dans la loi. Ce concept est basé sur la progression
de la bonté suprême émanant de Dieu, comme activité réglementée. La loi était
censée être un concept spirituel (Deutéronome 10:16; 30:6; Jérémie 4:4).
[Il] l'a donnée à
Jacob [S]on le serviteur et à Israël qu'[I]l a aimé. Subséquemment elle a paru
sur la terre et a vécu parmi les hommes (Baruch 3:36-37)
Les
Deutéronomistes n'ont pas offert la loi comme une alternative à la sagesse à
Deutéronome 4:6. La loi était sagesse, mais, ce qui est plus important,
l'Esprit Saint provenait de la nature même de Dieu et était la loi. Les
Trinitaires ne comprennent carrément pas ce processus parce qu'il est à
l'extérieur de leur paradigme. Nous examinerons le processus ci-dessous et dans
le volume suivant.
Le
concept du Monothéisme israélite est avancé par Hayman comme étant une
identification graduelle et progressive de Yahweh avec El, comme si l'un prenait l'identité de l'autre et qu'El Elyon
n'était pas compris et adoré par Israël. Cette prémisse est complètement
fausse. Elle vient d'un échec de comprendre la corrélation de l'Armée et les
rôles qui leur sont alloués dans la structure monothéiste. De plus, elle
suppose que les êtres nommés n'ont aucune réalité réelle.
Plus
important encore, elle comprend mal la cause des états initiaux de
tohu et bohu démontrés à Genèse 1:2. La supposition d'un chaos primordial est en elle-même un malentendu
de l'intention de la Genèse. La Genèse peut également être comprise comme l'histoire d'une nouvelle création et non pas le récit de la création dès le début.
Si
on la considère de la perspective que le chaos était le résultat d'une rébellion, nous pouvons alors commencer à
comprendre ce qui est raconté dans la Bible. Ce qui est plus important, nous
pouvons commencer à expliquer les découvertes scientifiques que l'archéologie
et la géologie déterrent avec une régularité passionnante. Le calendrier et l'envergure de la Genèse et l'autorité de la Bible
sont de nouveau retirés du trou commode de pigeon de la mythologie où ils ont
été relégués. La supposition que la Bible est le résultat d'un développement est juste cela - une supposition.
La structure n'a pas été
comprise exclusivement dans l'ancien Israël. C'était un thème régulier de l'ancien Proche-Orient. Le Dieu Très Haut était
connu comme El Elyon. Il était le Dieu Très Haut ou Le Père des Dieux. Le concept
du Père de Tout, comme créateur des Dieux Anciens, était constant, de l'Asie
Mineure à l'Afrique et à l'Europe (voir ci-dessous). Ils étaient connus comme
Élohim en hébreu ou Élahin en chaldéen et il y a des références multiples à eux
dans la Bible. Graves (The Greek Myths:1 (Les Mythes Grecs : 1), Pelican, 1986, dans 28:3, p. 114) dit que:
La nouvelle
adoration du soleil comme le Père de Tout semble avoir été apportée dans le
Nord de la mer Égée par le sacerdoce en fuite du monothéiste Akhenaton, au quatorzième
siècle av. J.-C et greffée sur les cultes locaux; de là, la visite présumée
d'Orpheus en Égypte.
Ainsi,
le concept du Père de Tout était commun en Égypte aussi bien qu'en Mésopotamie. Les textes du Cercueil montrent l'existence du concept en Égypte. Le premier dieu né
de la matière primitive, l'âme divine avait un Père (voir Budge The Book of the Dead (Le Livre des Morts), Arkana, Londres, 1989, p.
273-274). Le grand Dieu gouvernait les dieux dans les Champs de Paix,
qui sont nommés les Champs Élysiens, de là, la corrélation avec
les mystères (Budge, CX, p. 319-323).
Hurtado
dit dans son résumé à propos des anciens textes juifs que:
Des textes divers
reflétant l'ancienne tradition juive présentent un ange en chef dans le rôle du
serviteur en chef de Dieu et décrivent ce personnage de façons remarquables.
Les plus remarquables sont peut-être l'ange Yahoel, en qui le nom de Dieu
demeure et le Melchisédek céleste qui est identifié comme l'Élohim de Psaume
82. Cela montre que le Judaïsme a embrassé l'idée que Dieu avait un ange
particulier plus glorifié que tous les autres, dont l'autorité et le statut en
ont fait le second à Dieu et qui a porté une certaine mesure de gloire divine
(p. 81).
Hurtado
essaye de glorifier le Grand Ange au-dessus de tous les autres anges de sorte
qu'il n'est pas simplement un ange. Il fonctionne d'une façon qui le met au-dessus de tous les autres
anges. L'ange agit comme le vizir de Dieu et il exerce le pouvoir de Son nom
avec complète autorité. Ce concept est essentiellement correct. Cependant, cet
individu a besoin d'examiner la fonction entière de l'Armée. De plus, il sera
démontré que le Binitarianisme ne peut pas être basé sur cette relation et qu'il est une transgression philosophiquement absurde
de la logique du monothéisme
Notre tâche est de reconstruire la structure à l'intérieur de laquelle on dit que ces élohim ont fonctionné. Après cela, nous pourrons mieux comprendre le Monothéisme biblique et, peut-être, voir plus exactement le Christianisme. Nous continuerons en examinant les textes de l'Ancien Testament et le rôle de l'Ange de YHVH et des Fils de Dieu. Dans les chapitres suivants, nous examinerons la structure du Nouveau Testament et la position de Christ dans ces textes en corrélation à l'Ancien Testament. Nous examinerons ensuite les positions Pseudepigraphiques et Chrétiennes postérieures. Le livre suivant traitera du développement de la doctrine de la Trinité du Christianisme moderne.
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