Les Églises
Chrétiennes de Dieu
[001]
Les Élus en tant qu'Élohim
[001]
Les Doctrines de l’Église Originale et l’Avènement de la Trinité
(Édition
2.0 19940311-19990322-20071112)
Cette étude
traite de la multiplicité des élohim
dans la Divinité et de la destinée des élus de devenir
élohim. La capacité de devenir
élohim ou theoi était la vue
de la première Église. Cette étude est reliée aux études :
La Déité de Christ,
Le Dieu que Nous Adorons et celles
qui forment la série sur l'Esprit Saint.
Christian Churches of
God
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(Copyright
©
1994, 1998, 1999, 2007
Wade Cox)
(Tr. 2003, rév. 2010, 2011)
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Les Élus en tant qu'Élohim [001]
L'Église, au troisième et au quatrième siècle, a adopté un
changement doctrinal de la position que les élus existeront
comme élohim ou
theoi, qui était
la position soutenue par Christ, d'après Jean 10:34-35 du
Psaume 82:6, et qui était aussi la compréhension originale
de l'Église. La position originale est expliquée en détail
dans l'œuvre
Dieu Révélé. Cette
étude est concernée par ce que le texte de la Bible dit, en
réalité, et par l'établissement du plan qu'il décrit. Après
avoir établi le schéma biblique, son exactitude sera ensuite
évaluée par rapport à la compréhension des premiers auteurs
de l'Église. Les problèmes et les suppositions sont décrits
dans l’étude Dieu Révélé Chapitre 1
L’Ancien Monothéisme (No. G1).
La plupart des Lexiques hébreux-anglais enregistrent les
utilisations variables des mots. Les utilisations variables
des noms de la déité en sont extraites et expliquées dans
une structure trinitaire. Un tel paradigme exige que les
textes soient expliqués dans un contexte qui ne rendrait pas
absurde la doctrine de la Trinité. Par conséquent, certains,
comme Francis, Driver et Briggs ou
Gesenius qui est
plus largement utilisé (Robinson, tr. Brown, Driver, Briggs
update), sont interprétés pour expliquer les significations
multiples des termes utilisés pour la déité et pour l'Armée,
à l'intérieur d'un paradigme d'une religion qui se
développe.
La discipline des Études Religieuses (Religious
Studies) essaye aussi d'expliquer le contexte de
l'Ancien Testament et du Nouveau Testament en termes
semblables. Cette entente convient autant aux Trinitaires
qu'aux agnostiques. Aux premiers, parce que la prémisse
qu'ils adoptent est que la forme finale de la structure n'a
pas été développée avant le Concile de Chalcédoine (v. 451
CE (ère courante)) en utilisant la métaphysique grecque, et
aux derniers, parce que le concept d'un Dieu vivant écrivant
une Bible inspirée est en désaccord avec la nature
syncrétique de leurs études. Nous sommes concernés par les
mots réels des textes.
Les mots, normalement appliqués à la déité dans les sociétés
israélites et non-israélites, sont aussi appliqués aux êtres
humains. Une telle application est une vue du monde
cohérente du Moyen-Orient, qui voit également l'Armée
céleste comme interagissant avec les êtres humains. L'examen
de l'utilisation d'Éloah, élohim, el, élim (éliym) etc., en
hébreu ou des équivalents en chaldéen et en araméen, est
contenu dans
Dieu Révélé. Les
exemples où Éloah (ou Élahh) est utilisé au singulier pour
se référer à un concept d'un dieu autre qu'Éloah, se
retrouvent dans 2Chroniques 32:15; Daniel 11:37-39; Habacuc
1:11. Éloah n'a jamais d'article bien qu’Habacuc 1:11 le
détermine par le suffixe et il est trouvé une fois dans le
construit dans Psaume 114:7 (voir
Theological Wordbook
of the Old Testament, Harris ed., Moody, Chicago, 1980,
p. 93). De tels soucis n'enlèvent rien à cette étude. Par
exemple, les textes dans
Brown-Driver-Briggs-Gesenius sur
El (SHD 410), page
42, montrent que le mot signifie
dieu mais avec des
applications subalternes diverses pour exprimer des idées de
pouvoir et qu'il est appliqué aux hommes de pouvoir et de
rang.
De même, élohim
(SHD 430), à la page 43, est expliqué comme étant au pluriel
en nombre et comme se référant aux dirigeants ou aux juges,
soit comme représentants divins à des places sacrées, soit
comme reflétant la majesté et le pouvoir divins. Par
conséquent, le terme est étendu aux êtres humains aussi bien
qu'à l'Armée angélique. Les textes bibliques montrent que
cette simple explication de refléter la majesté divine est
le sens dans lequel les termes ont été appliqués dans la
Bible. Ainsi, le nom portait l'autorité qui avait elle-même
été conférée par Dieu. Ce sens est résisté par les
Trinitaires.
Les œuvres Trinitaires, qui cherchent à avancer les concepts
de la Bible comme une structure se développant en la
Trinité, abondent. De bons exemples sont ceux de Karen
Armstrong A History of
God, Heinemann, London, 1993 et de M. C. LaCugna
GOD FOR US: The
Trinity and Christian Life, Harper, San Francisco, 1993.
LaCugna admet (Enc. of
Religion, l'art. ‘Trinity’) que ni l'Ancien Testament ni
le Nouveau Testament ne contiennent une base pour la
Trinité. L’œuvre classique, mentionnée pour de tels buts,
est celle de W. F. Albright
Yahweh and the Gods of
Canaan, London, 1968. G. R. Driver développe le concept
du mythe dans
Canaanite Myths and Legends, Edinburgh, 1956. R. L. Fox
va encore plus loin dans cette veine dans
The Unauthorised Version: Truth and Fiction in the Bible (London,
1991). L'approche trinitaire fondamentaliste a été de
changer la traduction des textes bibliques pour déguiser les
concepts et nier la pluralité du mot
élohim. Josué
22:22 est un exemple. La LSG rend le texte :
Dieu, Dieu, l'Éternel, Dieu, Dieu, l'Éternel
Mark S. Smith dans The
Early History of God (Harper, San Francisco, 1990, page
8) note le texte hébreu comme
'el'elohim yhwh 'el'elohim yhwh ou
Dieu des dieux est yhwh Dieu des dieux est yhwh. Ainsi, El d'Élohim
signifie le chef d'une pluralité. Smith soutient que le
texte expose l'assimilation du mot
el dans l'hébreu
et son développement dans un nom générique signifiant
dieu. Smith
explique le développement des concepts hébreux par le fait
que les Cananéens se seraient imposés sur le culte de
Yahweh, peut-être dès la période de l'Âge de Fer I, comme
indiqué du corpus Ugaritique (Intr., p. xxvii). Il dit qu'à
la fin de la Monarchie, le Yahwisme monolâtre était la norme
en Israël, permettant le développement graduel du
Monothéisme (ibid.). Smith admet l'importation de pratiques
dans la religion d'Israël. Il soutient que certaines
pratiques, considérées comme syncrétiques, appartiennent à
l'ancien héritage religieux d'Israël (ibid., p. xxxi), et
viennent, peut-être aussi, de la base linguistique
Cananéenne, qui est essentiellement la même langue que
l'hébreu. Smith essaye d'établir les revendications
bibliques et les examine ensuite dans une structure plus
large.
Cette œuvre cherche aussi à établir la structure biblique,
afin qu'elle puisse être examinée plus largement, mais avec
des conclusions différentes de celles de Smith. Cet examen
est approfondi dans l'œuvre
Le
Mysticisme Chapitre 4 Le Judéo-christianisme (No. B7_4).
La structure ne devrait donc pas être écrite d’après un
préjugé sociologique. La structure doit être fidèlement
reconstituée en supposant que le texte de la Bible signifie
ce qu'il dit. Les préjugés Trinitaires interfèrent avec ce
processus. Les Manuscrits de la Mer Morte, les textes Ugarit
et Nag Hammadi, ont grandement mis en lumière ce qui a, en
réalité, été compris pour être la signification des textes
bibliques à l'époque de Christ et ceux-ci sont mentionnés au
besoin.
Ce qui est important, c’est qu'aucun érudit sérieux nie que
la Bible a été comprise, à l'époque de Christ, comme faisant
référence à un Conseil des Élohim ou Élim et que le terme
s'étendait bien au-delà du concept d'une dualité ou d'une
Trinité. Une œuvre significative sur le sujet est
The Psalms: Their
Origin and Meaning par Leopold Sabourin S.J., (Alba
House, NY, la version révisée et mise à jour (post-1974)).
Sabourin démontre le concept du Conseil des Élohim dans son
œuvre. Aux pages 398 et suivantes, Sabourin énumère les
utilisations d'Éloah, mais évite de traiter de la
signification. À partir des pages 72-74, Sabourin adresse
Psaume 86:8-10; 95:3; 96:4; 135:5. Les
Bene Élim sont
identifiés comme les
Fils de Dieu, comme le sont les
Bene Élyon (les
Fils du Très-Haut). Aux pages 102-104, il mentionne les
saints ou Les Consacrés (qedosim)
du Psaume 89:6-8, qui sont les serviteurs célestes de Dieu
et que le terme est aussi utilisé pour les êtres humains
fidèles. Ces êtres supraterrestres font partie des Bene Élim
ou des Bene HaElohim. Les Bene HaElohim sont les Fils
du(es) Dieu(x). Notant aussi le commentaire de Coppens (ETL,
1963, pp. 485-500) que le nom
qedosim désigne,
dans le Texte Massorétique, la Cour supraterrestre de YHVH,
qui consiste en les élohim (pp. 102-103), Sabourin en dit :
Le concept d'une
assemblée céleste n'est pas une forme purement littéraire,
mais il est un élément du modèle vivant de la foi israélite
(p. 75).
Le modèle de l'utilisation des termes pour Dieu est d'un
ordre étendu. Il ne fait pas de doute que la signification
était comprise, que la langue ait été l'hébreu ou l'araméen
ou le chaldéen. Le modèle est sans aucun doute d'un ordre
étendu qui incluait les êtres humains et impliquait un
Conseil que Christ avait établi au Sinaï. Ces élohim sont
mentionnés dans Exode 21:6 où le mot est traduit comme
juges dans la KJV
(Dieu dans la LSG).
Le mot est donc reconnu comme étant pluriel dans ce cas et
dans Exode 22:8-9, par sa traduction comme juges, mais le
mot utilisé est élohim. Il existe, pourtant, deux mots
parfaitement valables et communs pour juge(s) en hébreu.
Ceux-ci sont paliyl
(SHD 6414 ; Exode 21:22; Deut. 32:31) et
shaphat (SHD 8199
; Nombres 25:5; Deut. 1:16 et suiv.). Ces mots étaient
utilisés à l'époque que le mot
élohim a été
utilisé. Par conséquent, la distinction a été faite pour
transmettre un concept autre que celui de juge. Le concept,
que le terme était destiné à transmettre, était celui de
l'autorité de Dieu qui était étendue à la congrégation
d'Israël. Le Conseil de Direction d'Israël faisait donc
partie des Élohim. Cette extension était une réflexion du
système céleste, comme cela a été noté dans Hébreux 8:5. Le
modèle a été compris d'une façon consistante partout dans
l'Ancien Testament et il a été appliqué de la même manière
dans le Nouveau Testament. C'était l'intention déclarée de
Dieu qu’à partir de cette alliance, Il écrirait la Loi dans
les cœurs et les esprits des hommes et qu'ils n'auraient pas
besoin d'enseignants (Héb. 8:10).
L'Ancien Testament démontre les rapports subalternes des
Élohim et indique leur étendue. Il identifie aussi l'Ange de
YHVH (lire le terme comme Yahovah, d’après les anciennes
interprétations de Yaho des textes d'Éléphantine ; voir
Pritchard The Ancient
Near East: An Anthology of Texts and Pictures, Princeton
1958, pp. 278-282) et son rapport avec la Loi, qui est
fondamental à la question de la position et de l'autorité de
Christ. L'identification progressive de l'Ange de YHVH
commence à Genèse 16:7 (voir la remarque en bas de page dans
la NIV). Il est aussi identifié par des commentateurs comme
l'Ange de la Présence (Ésaïe 63:9). Il y a aussi des cas
d'apparitions de multiples entités référées comme YHVH. Les
instances des changements de YHVH à Adonaï (par les
Sopherim) et ce, à 134 places, sont énumérées à l'Appendice
32 de la Companion
Bible (voir aussi l'Appendice 31 pour les quinze points
extraordinaires et l'Appendice 33 pour les corrections et
Introduction to the
Hebrew Bible de Ginsburg, pp. 318-334 pour les détails).
L'Ange est apparu à Abraham et à sa famille. Agar a vu
l'Ange (Genèse 16:7) qui a été mentionné comme
Vous Êtes le Dieu qui
Voit. Il était un El. L'entité a été mentionnée de façon
interchangeable comme l'Ange de Yahovah et
Yahovah, Celui qui Lui
Parle - impliquant ainsi la multiplicité. Cet Ange, qui
était Yahovah, apparaît à Abraham dans Genèse 17 ; 18:3 (le
premier des 134 changements des Sopherim ; voir
Massorah, ss.
107-115 et Ginsburg, ibid.). Les substitutions affectant ce
concept sont trouvées à Genèse 18:3,27,30,32; 19:18; 20:4;
Exode 4:10,13; 5:22; 15:17; 34:9; Nombres 14:17. Le mot
Élohim a été traité de la même manière ; par conséquent, la
liste exige d'être allongée. Les trois entités, qui sont
apparues à Abraham, ont été appelées YHVH, sans distinction,
et les deux Anges, dans Genèse 19, qui ont détruit Sodome,
ont été adressés comme YHVH, ensemble et sans distinction,
ce qui est probablement la raison du changement par les
Sopherim. La destruction de Sodome a été faite par
élohim (Genèse
19:29). Donc, le titre de
Yahovah ou
YHVH est appliqué
dans une structure hiérarchique de YHVH des Armées, le Dieu
Très-Haut ou Éloah à l'Élohim d'Israël, qui est un dieu
subalterne, puis aux deux Anges qui étaient à leur tour
subalternes à cet Élohim. Le terme est donc un terme
d'autorité déléguée d'Éloah. L'élohim, qui était l'Ange de
YHVH, est aussi apparu à Abimélec à Genèse 20:4 et suivants.
Dans Genèse 21:17-30,
élohim est mentionné comme l'Ange
d'élohim.
Abraham a lui-même été mentionné comme élohim dans Genèse 23:6. Les termes sont traduits prince puissant dans la KJV mais les mots sont nâsîy ' (SHD 5387), un être glorifié comme un roi ou un scheik et élohim (SHD 430) ; de là, roi ou prince élohim.
Genèse 23:6 Écoute-nous, mon seigneur ! Tu es un prince de Dieu au milieu de nous ; enterre ton mort dans celui de nos sépulcres que tu choisiras ; aucun de nous ne te refusera son sépulcre pour enterrer ton mort. (LSG)
Les mots rendus prince de Dieu sont, en fait, prince élohim. C'est un peu incommode pour les Trinitaires et le Judaïsme moderne ; c'est pourquoi, ils l'ont tous les deux rendu par prince puissant. Ainsi, Abraham et Moïse ont tous deux été appelés élohim dans la Bible.
L'Ange de YHVH a été nommé
élohim, Yahovah
et L'Ange de Yahovah dans le sacrifice d'Isaac, dans Genèse 22:11-12
(voir The Interlinear
Bible). Cet être subalterne n'était pas omniscient. Il
est apparu dans Genèse 24:7,30-44,48 et n'était clairement
pas Éloah.
L'Ange de
YHVH s'est révélé à Jacob comme l'El
BethEl ou le Dieu
(El) de la Maison de Dieu, de là, le Souverain
Sacrificateur de la Maison de Dieu (Genèse 28:21-22). Ce
YHVH, l'Élohim des Patriarches et l'El de la Maison de Dieu,
s'identifie plus tard comme l'Ange de HaÉlohim ou de(s)
Dieu(x) (Genèse 31:11-13). Cet élohim instruit Jacob (Genèse
35:1-13). Genèse 35:11 et suiv. utilise
AbiEl ou
Dieu est Mon Père. Le terme
Élohim Abi El Shaddai a aussi la signification de
Dieu qui Adore le Dieu Tout-Puissant (voir l’étude
Dieu Révélé
Chapitre 1 L’Ancien Monothéisme (No. G1))). Cet Ange
était le Peniel ou le Visage de Dieu
(Genèse 32:24-30). Osée identifie cet Ange en tant qu’élohim (Osée 12:2-9). Cet Ange, un des élohim, était l'Élohim
(ou le Capitaine) de l'Armée (Elohi
ha Tseba'avch) appelé, à tort,
Dieu des Armées
(supprimant la référence au
Le).
Il était un
'ach élohim ou Frère Élohim,
dénotant une relation familiale plus large des
élohim. Amos 9:5 a aussi une signification semblable qui s'accorde
avec Josué 5:15. Cet Ange était le
Commandant de l'Armée
ou le Capitaine de
l'Armée de Dieu.
Yahovah est Son Mémorial semble être un autre terme pour
l'Ange. Le concept de
sceau ou de marque est
probablement signifié d'Exode 3:15 (Mon
Nom est Mon Mémorial). Jacob a vu cet
élohim comme l'Ange
de la Rédemption (Genèse 48:15-16).
Cet Ange de
YHVH a parlé à Moïse à la Montagne de(s) Dieu(x) (HaÉlohim)
et s'est identifié comme l'Élohi
d'Abraham, d'Isaac et de Jacob (Exode 3:1-6,10-12). Il
est distingué de, et est un messager pour,
Éloah, le Dieu des
Armées ou le Dieu
Très-Haut. Cet Être était l'Ange
dans la Nuée de l'Exode (Exode 13:21; 14:19 (notez
l'identification interchangeable)) et était également le
YHVH qui a repoussé la
mer (Exode 14:21), le
YHVH dans le Pilier de
Feu et de Nuée (Exode 14:24). Il a donc des titres
interchangeables. C'est lui qui a donné la loi à Moïse et
qui a établi les soixante-dix Anciens d'Israël (Exode
24:9-18). Deutéronome 5:30-33 identifie cette entité comme
YHVH et il est un messager de
YHVH des Armées, qu'aucun homme n'a jamais vu et dont
aucun homme n'a entendu la voix, selon Christ (Jean 5:37;
6:46). Cet Ange a été considéré comme la
Présence de Dieu
et, de là, l'Ange de
la Présence. Il est un Dieu subalterne nommé Élohi
d'Israël par son Dieu au-dessus de ses
compagnons
(Psaume 45:6-7; voir aussi Hébreux 1:5-13; Romains 15:6;
Éphésiens 1 à 3). Le YHVH a envoyé cet Ange pour sortir Israël d'Égypte (Nom. 20:16)
et pour chasser les habitants de Canaan (Exode 33:2-3). Cet
Ange était le YHVH qui a parlé à Moïse face à face (Exode
33:11) et Moïse ne les a pas différenciés d'aucune façon
significative (Exode 33:12-17). Ainsi, la présence de Dieu a
été vue comme étant dans l'Ange qui était son
visage ou
persona, le mot
latin pour visage
ou masque, duquel le terme
personne est dérivé et qui est inexactement appliqué et
limité dans la Trinité.
Cet Ange de
YHVH est resté avec Israël pendant la période des Juges et
il est mentionné comme
YHVH (voir Juges 6:11 et suiv.). L'Ange est mentionné
comme Adonaï (v.
13) et YHVH (v.
15) (changé par les Sopherim) et l'Ange
d'Élohim (v. 20). Cet Ange est aussi mentionné comme
YHVH Shalom ou
Il Cause la Paix ;
de là, il est le
Prince de la Paix, un titre du Messie. Gédéon a prié et
sacrifié Au Dieu
et non pas à cet élohim (Juges 6:36), bien que cet
élohim ait permis à l'Esprit du Seigneur d'entrer dans Gédéon (Juges
6:34).
L'Ange est
apparu aux parents de Samson et il a été mentionné comme
élohim (Juges
13:19-20). L'Ange a déclaré que son nom était
pel'iy (Juges 2:18), ce qui est près de
merveilleux, qui est un titre du Messie (d'Ésaïe
9:6). L'Ange apparaît à l'époque des Rois (2Samuel 24:16,
1Chron. 21:12-30). Cet Ange est un médiateur entre le Ciel
et la Terre, d’après 1Chroniques 21:16. L'Ange de YHVH était
le YHVH qui a parlé par le prophète Gad (v. 18). La version
dans Samuel montre que deux YHVH sont en cause - l'Ange de
YHVH et le YHVH pour qui le sacrifice est fait. YHVH
commande donc l'Ange (1Chron. 21:27). David a été motivé par
la crainte de l'Ange de YHVH ; c’est pourquoi, il a
transféré le Temple ou la Maison du Dieu (1Chron. 22:3).
L'Ange de
YHVH est apparu à Élie et a été appelé YHVH (1Rois 19:5-12).
Il a parlé en condamnant le roi à 2Rois 1:3. Il a parlé au
nom de YHVH, à 2Rois 1:15, qui est identifié comme YHVH des
Armées, à 2Rois 19:31-32; 2Chroniques 32:31;
Ésaïe
37:33-36 traite avec le Yahovah qui parle à Ésaïe. Cet Ange
de YHVH, Dieu intermédiaire d'Israël, est le protecteur
d'Israël (Psaume 34:7).
Les formes
respectueuses de faire référence à Yahovah et à son
Supérieur, Yahovah des Armées, sont trouvées dans Ézéchiel
(voir aussi SHD 3068, 3069). Yahovah a appelé Yahovah des
Armées Yahovih
(par exemple, dans Ézéchiel 16:36; 31:10,15; 36:5; 38:10,14;
39:8 etc.). Le dabar Yahovah ou la parole de
Yahovah est la forme normalement utilisée dans Ézéchiel.
Ézéchiel 31:1 et suivants se réfère au Jardin du(es) Dieu(x)
(HaÉlohim). Adonaï Yahovih est utilisé pour cette prophétie
dans Ézéchiel 29:8, impliquant ainsi une distinction entre
la Parole de Dieu et l'utilisation d'Adonaï Yahovih. Le
concept hébreu se développe donc de
Memra, qui a été
traduit logos dans
le Nouveau Testament grec.
L'Ange ou la
Parole de Dieu comme Memra est compris pour être le Messie.
Zacharie 3:1-9 montre l'Ange en tant que Juge et il est
identifié comme YHVH et l'Ange de YHVH. Satan est l'accusateur.
L'Ange a le pouvoir de juger et il est ainsi le juste juge
des Testaments et l'Élohim de Psaume 82:1, qui se tient dans
la Congrégation des El et qui juge parmi les élohim. La
référence se prolonge pour inclure le Rameau, le serviteur
de YHVH. Psaume 110:4 étend le sacerdoce Aaronique à celui
de Melchisédek à travers cette entité. Les Manuscrits de la
Mer Morte montrent que le Judaïsme s'attendait à deux
avènements du Messie (voir G. Vermes
Les Manuscrits de la
Mer Morte en anglais, en particulier
Anthologie Messianique et la traduction des treize fragments de la
caverne XI).
La lignée du
Messie était celle de Nathan et de Lévi (voir Zach. 12:10;
de là, Luc 3). Anthologie Messianique attire l'attention sur les promesses à Lévi,
mentionnées dans Deutéronome 33:8-11 et 5:28-29. Le texte
identifie le prophète de Deutéronome 18:18-19 comme faisant
référence au Messie, tout comme Nombres 24:15-17. Le Messie
d'Aaron et le Messie d'Israël étaient la même personne,
d’après le Règne de Damascus (VII) et le fragment non publié
de la caverne IV (Vermes, p. 49). Les traductions Qumran se
réfèrent à Melchisédek comme
Élohim et
El. Cela provient du sens du jugement final administré par le
sacrificateur Messianique et par le sacerdoce. Ésaïe
52:7 utilise élohim dans le contexte de l'avènement
Messianique à Sion (voir Héb. 12:22-23). Il a été compris
comme étant l'Archange Michel et qu’il est le chef des
Fils du Ciel ou
des Dieux de Justice.
C’est pour cela que certaines sectes Judaïques ont identifié
le Messie avec Michel (de Daniel 12:1). C'était l'ancienne
doctrine Adventiste du Septième Jour jusqu'en 1931.
Le Messie
est aussi assumé d’être Melchisédek. Les deux suppositions
sont erronées. Le nom Melchisédek a la signification de
Mon Roi est la Justice
ou Mon Roi est la
Vertu (justice et vertu étant synonymes, voir les
Manuscrits de la Mer
Morte en anglais par Vermes). Si Melchisédek était le
Messie, il y a alors un problème sérieux avec l'incarnation
et le sacrifice. La supposition Chrétienne que Melchisédek
est le Messie repose sur un malentendu des textes dans
Hébreux 7:3. Les termes
sans père, sans mère
et sans généalogie (apator
etc.) se réfèrent à l'exigence d'avoir du lignage Aaronique
enregistré (Néhémie 7:64) pour faire partie du sacerdoce
Lévitique. Le terme début de jours et fin de vie
se réfère à l'exigence de commencer les devoirs à trente ans
et de les cesser à cinquante ans (Nombres 4:47). Le
Souverain Sacrificateur succédait le jour de la mort de son
prédécesseur. Melchisédek n'a pas une telle exigence.
Hébreux note qu'il était un homme (Héb. 7:4). Il a été fait
comme le Fils de Dieu (Héb. 7:3) ; toutefois, il n'était pas
le fils de Dieu, qui était
un autre
sacrificateur (Héb. 7:11).
Ainsi, tous
les élus peuvent participer au sacerdoce à perpétuité, étant
faits comme le fils de Dieu, indépendamment du lignage et de
l'âge. Quant à l'identité de Melchisédek, nous pouvons
seulement conjecturer (voir l'étude
Melchisédek
[128]).
L'Essène a mal interprété le texte de façon messianique,
comme l'ont fait certains fondamentalistes modernes. Hébreux
semble avoir été écrit afin de corriger cette erreur, mais
il a, lui aussi, été mal interprété. Le Midrash soutient
qu'il était Sem (Rashi), qui était roi (melek)
d'une place juste (tsedek)
(Abraham ibn Ezra et Nachmanides). Cette place aurait été là
où le Temple serait construit pour la Présence Divine, que
le Midrash attribue à Jérusalem dans l'ensemble, d’après le
texte la Justice a
logé chez elle (Ésaïe
1:21) (ibn Ezra et Nachmanides, voir Soncino, la remarque à
Genèse 14:18).
Mais, ce
qui est le plus important, c’est que le concept d'un
Conseil des Élohim
était absolu et qu’il est indéniable que ce concept était la
signification correctement comprise des textes de l'Ancien
Testament impliquant les
élohim. La
structure subalterne des
Élohim est
comprise d'une part, mais mal comprise par rapport à Michel
et à Melchisédek.
YHVH Sabaoth
ou YHVH des Armées
est le nom de Dieu (d'Ésaïe
51:15; 54:5; Jérémie 10:16; 32:35 et suiv.; Amos 4:13;
5:27), qui est Éloah. Cet être a un fils, peut-être de la
lecture du texte à 1Chroniques 22:11 (plutôt que
hayah SHD 1691),
comme le Fils de Yehi Yahovah. Certainement, Éloah a un
fils, d’après Proverbes 30:4-5. Par conséquent, le fils
d'Éloah semble être l'Élohi d'Israël, mais il n'est pas
l'objet de la prière et du sacrifice.
Cet Élohim,
oint par son Dieu, ayant un trône des
élohim (Psaume
45:6-7), se tient dans l'Assemblée
des El et juge parmi les
Élohim (Psaume
82:1). De là :
Psaume 82:8 Lève-toi, ô Dieu, juge la terre ! Car toutes les nations t'appartiennent. (LSG)
Le résultat
final de cette activité de l'Ange de YHVH, comme Élohim, est
étendu à la maison de David, dans l'Ancien Testament. Il
est, par conséquent, absolument sûr, d'après l'Ancien
Testament, que la destinée des élus, en tant que la maison
de David comme Roi d'Israël, est de devenir élohim, comme
l'Ange de YHVH à leur tête.
Zacharie 12:8 En ce jour-là,
l'Éternel protégera les habitants de Jérusalem, et le faible
parmi eux sera dans ce jour comme David ; La maison de David
sera comme Dieu, comme l'ange de l'Éternel devant eux. (LSG)
Le terme
devant eux est traduit ailleurs par
à leur tête. Ainsi, l'Ange de YHVH était l'élohim à la tête de la
maison d'Israël. Cet Être peut seulement être le Messie.
L'Ancien
Testament voit donc un avancement dans le statut d'Israël.
La maison du roi est promue à la position d'élohim,
gouvernant de Jérusalem parmi les nations. Nous voyons que
ce concept n'est pas physique et qu'il n'est pas développé
dans le Nouveau Testament.
Le Nouveau
Testament (Actes 7:38) confirme que c'était un Ange qui est
apparu au Sinaï, qui a parlé à Moïse et qui lui a donné la
Loi (Actes 7:53) et identifie Christ comme cet Ange de
l'Ancien Testament. De plus, le Nouveau Testament (Héb.
1:8-9, citant Psaume 45:6-7) démontre définitivement la
subordination et l'obéissance de Christ.
Le mot ou
le nom singulier appliqué au
Dieu Très-Haut est
Éloah. Il est
appliqué à Dieu le Père et il n'est
jamais utilisé
pour se référer à Christ. Le terme générique, qui est
utilisé pour se référer à l'ordre étendu de l'Armée opérant
sous l'autorité de Dieu, est
Élohim.
Les Élohim
agissent en tant que Conseil parmi l'Armée et pour
l'humanité. La position déclarée par les Trinitaires, que le
Conseil est celui des magistrats à Jérusalem, est une
présomption tirée des commentaires dans l'Exode. C'était la
compréhension acceptée du premier siècle que le rang
d'Élohim ou de Theoi s'étendait à l'humanité et qu'autant
Philo que Josephus comprenaient qu'il s'étendait à Moïse. La
position Chrétienne était celle exposée par Irénée. Ce fait
est bien compris par les érudits modernes. Par exemple,
Gregg et Groh se réfèrent à Irénée qui a dit :
Il n'y a personne appelé Dieu par les Écritures, sauf le Père de tous et le Fils et ceux qui possèdent l'adoption (Early Arianism - A View of Salvation, Fortress Press, Philadelphia, 1981, p. 68).
Irénée a utilisé le terme grec theoi qui était l'équivalent du terme hébreu élohim. La supposition moderne est que, d’après cette déclaration, l'Armée angélique n'était pas incluse dans ce terme.
À savoir, ils sont considérés inférieurs à l'humanité (d'un malentendu de 1Cor. 6:3, qui se rapporte entièrement à l'Armée déchue) ou comme ne possédant pas l'adoption, du fait qu’elle ne leur serait pas nécessaire. L'Armée déchue a été vue par les premiers théologiens comme pouvant se repentir (cette position est davantage développée dans l'œuvre Dieu Révélé).
La recherche moderne démontre que le Judaïsme a reconnu une dualité de la Divinité - à savoir un Dieu suprême et un Dieu subalterne et ce, jusqu'au Moyen Âge (voir Peter Hayman Monotheism: A Misused Word In Jewish Studies ? JJS 42 (1991), 1-15; Margaret Barker The Great Angel: A Study of Israel’s Second God, SPCK, London, 1992; et aussi Hurtado One God, One Lord: Early Christian Devotion and Ancient Jewish Monotheism, Fortress/SCM; son article dans Dictionary of Jesus and the Gospels (éds. Green McKnight and Marshall, Inter-Varsity Pres, 1992); et son œuvre non publiée What do we mean by "First-Century Monotheism"? (Journal de recherche de l'Université du Manitoba). Le Theological Wordbook of the Old Testament (Lexique Théologique de l'Ancien Testament) (93c) rejette l’idée que l'origine d'Élah, le nom araméen biblique pour Dieu, ait été dérivée de deux Dieux, El et Ah (une abréviation d’Ahyeh ou "je serai", tel que suggéré par Feigin (JNES 3:259)). Il fait peu de doute que l'entité Éloah est le Dieu Très-Haut et que la dualité des déités israélites implique directement une forme supérieure et une forme subalterne.
Quand le
Dieu Très-Haut est mentionné, Il est distingué du YHVH
subalterne par l'épithète
YHVH des Armées ou
l'Élyon, la
désignation du
Très-Haut. Le cas pour le développement du concept de
Dieu est fait par Smith (loc. cit.). Il affirme que le Dieu
original d'Israël était El. C'est parce qu'El n'est pas un
nom Yahwistique. De là, El était le Dieu en chef original du
groupe nommé Israël. Smith s'appuie sur Genèse 49:24-25, qui
présente des noms d'El séparés de la mention de YHVH au
verset 18. Aussi, Deutéronome 32:8-9 place YHVH dans le rôle
d'un des fils d'El, appelé ici
Élyon.
Quand le Très-Haut (élyon) a donné aux nations leur héritage, quand [I]l a séparé l'humanité, [I]l a fixé les frontières des peuples selon le nombre d'êtres divins. Car la portion de Yahweh est son peuple, Jacob son héritage assigné (Smith, p. 7).
La Soncino
traduit le Texte Massorétique (TM) comme
selon le nombre des
enfants d'Israël. Ainsi, la connexion est limitée aux
douze tribus et aux territoires Cananéens, mais seulement
par le rabbin Rashbam.
Le TM lit bene yisrael où la Septante (LXX) lit aggelon theou et le Qumran lit bny ' ilhym [ou bene eliym] (voir Smith, n. 37 notez aussi Meyer et Skehan BASOR 136 (1954) :12-15 (voir la Première Épître de Clément et l'utilisation aggelon theou) et le texte de Ben Sira 17:17, reflétant l’exégèse postérieur de Deut. 32:8, qui implique un dirigeant divin pour chaque nation). Les plus anciens textes soutiennent le susdit et le Massorétique semble avoir été changé à une date postérieure. La RSV adopte cette vue et rend le texte comme Fils de Dieu.
L'assignation des nations, selon le nombre des fils de Dieu ou des Élohim/éliym, démontre plus clairement l'ordre étendu. Au lieu de supporter l'affirmation d'une structure en train de se développer, il supporte plutôt une structure étendue déguisée par le Judaïsme Pharisaïque. Un tel déguisement a été supporté, sans défi sérieux, par les Trinitaires.
Smith lui-même dit :
De même qu’il existe peu d'évidence pour El en tant qu'un Dieu israélite séparé durant l'ère des Juges, Asherah est aussi mal attestée comme une déesse israélite séparée durant cette période. Des arguments ... qui reposent sur Juges 6 où elle est mentionnée avec Baal.
La compréhension régionale d’une structure étendue de l'élim n'est pas très appréciée par les érudits. La théorie d'intégration syncrétique est utilisée pour expliquer les titres et les hiérarchies variables. Cependant, cela n'était pas aussi confus parmi les nations que ce que certains érudits aimeraient nous faire croire. La suggestion que les élus seraient élohim est prise comme un fait dans Epic of Gilgamesh (l'Épopée de Gilgamesh) où Noé (Uta-Napishtim) est fait un des élim ou élohim (voir la Nouvelle Encyclopédie Larousse de la Mythologie, Ch. sur la Mythologie Assyro-babylonienne, Hamlyn, 1984).
Le soi-disant Yahweh (ou plus correctement Yahovah), mentionné ci-dessus, de Deutéronome 32:8-9, est le Yahovah subalterne d'Israël à qui Israël avait été alloué, en tant que la nation principale de la restauration. L'assignation des nations selon le nombre d'êtres divins s'étend ici au-delà des trente, étant donné qu'il est considéré qu'il y a soixante-dix nations ou langues. Par conséquent, il peut être déduit qu'il y avait soixante-dix élohim divins dans le Conseil entier des Élohim.
Le Sanhédrin ou le Conseil des Anciens, établi au Sinaï, était un prototype de l'ordre étendu. Il est noté, dans Daniel 10:13, que les veilleurs nationaux ou élim ont résisté à Dieu et au YHVH d'Israël (voir Deut 32:18). Ainsi, il a dû y avoir un nombre significatif d'Élohim du Conseil étendu qui se sont rebellés. Ces entités doivent être remplacées par certains des élus, à partir de la Première Résurrection.
Harvey (dans Jesus and the Constraints of History, dans le Chap. The Constraint of Monotheism, Westminster Press, Philadelphia, 1982) note que des termes honorifiques sont utilisés pour décrire des personnages autres que Dieu. Moïse est mentionné comme divin. Il est mentionné comme Theios dans Josephus (Antiquities of the Jews 3:180; 8:34,187; 10:35) et aussi dans Philo (par exemple, Vita Moses 1:158). Harvey considère que la référence à Moïse comme être divin est un phénomène linguistique qui ne qualifie pas la divinité unique qui est Dieu.
Cependant, aucun des commentateurs ne semble conscient que c'est Dieu qui a fait de Moïse un Élohim et qui l'a placé comme Élohim pour l'Égypte, faisant d'Aaron son prophète. Ces termes sont utilisés seulement avec l'agence divine, mais la délégation est démontrée comme étant non seulement du Dieu Très-Haut à l'Ange de la Présence, mais également à Moïse, qui a été notre première preuve biblique spécifique que le rang d'Élohim était étendu à l'humanité et ce, par ordre direct de Dieu (voir Exode 4:16; 7:1). Si le rang d'Élohim n'avait pas pu être délégué par ordre d'Éloah, alors, Dieu Lui-même aurait forcé Pharaon à violer le Premier Commandement en faisant de Moïse un Élohim pour Pharaon. C'est-à-dire que Pharaon aurait eu un autre Élohim devant Dieu.
Cependant, le Commandement ne signifie clairement pas cela. Par cette nomination, Dieu démontrait que le terme devant ou à côté de signifiait spécifiquement à la place de ou sans la délégation et l'autorité de. Par conséquent, Dieu pouvait nommer l'Élohim subalterne d'Israël, dans Psaume 45:7, sans affecter le sens et l'autorité du Premier Commandement. L'utilisation du terme Élohim aux magistrats par délégation, en tant que juges à Jérusalem, est vue comme impliquant que le terme comme Dieu, ne s'étend pas, par conséquent, au-delà de trois hypostases, en réalité. Un tel raisonnement absurde semble changer complètement la façon de penser de l'Ancien Testament.
Le terme Élohim a été appliqué autant à l'Armée angélique qu'à ceux en autorité dans le sacerdoce, spécifiquement à Moïse, pour démontrer que le rang d'Élohim, et l'unité de Dieu et de Sa nature, s'étendrait pour englober l'humanité. Si l'opposé était le cas, le sacerdoce blasphèmerait alors sur une base continuelle.
Le terme élohim est un mot pluriel, qui est utilisé pour se référer à l'Armée angélique ou à Dieu agissant à travers ou avec l'Armée angélique. En soi, cela démontre que le terme élohim est un mot pluriel qui étend le concept et l'autorité de Dieu à une structure subalterne. Dans Genèse 35:7, le terme élohim a un verbe au pluriel ; pourtant, il est traduit Dieu s’était révélé plutôt que les Dieux s’étaient révélés. La Soncino note que :
Élohim, qui décrit Dieu sous l'aspect de l'Autorité, peut être utilisé au pluriel ; mais aucun autre mot signifiant Dieu n'est jamais employé ainsi.
La Soncino continue en notant que l'autorité rabbinique Abraham ibn Ezra a compris que ce texte se réfère aux anges. Ce texte peut être développé pour démontrer qu'il faisait référence à l'Ange de la Présence ou au Messie. L'aspect significatif est que la logique de l'utilisation du terme élohim ici est reconnue pour s'étendre à l'Armée angélique. Par conséquent, le concept de l'extension de la capacité d’être élohim à l'Armée était reconnu dans le Judaïsme. Bibliquement, l'extension aux élus a commencé au moins aussi tôt qu’avec Moïse.
La référence à Ésaïe 44:8, offerte par les Trinitaires pour démontrer que YHVH est un Élohim, est simplement fausse. Ésaïe 44:6-8 déclare :
Ainsi parle Jéhovah, le Roi d’Israël, et son Rédempteur, Jéhovah des [A]rmées : je suis le Premier et je suis le Dernier ; et il n’y a aucun Dieu sauf Moi … Y a-t-il un Dieu à côté de moi ? Oui il n’y en a aucun. Je n’ai pas connu un rocher. (Interlinéaire)
Il est affirmé que Yahovah (traduit incorrectement Jéhovah) est un mais le texte, en fait, parle de deux entités, Yahovah, le Roi d'Israël, et Yahovah des Armées. Yahovah, le Roi d'Israël, parle de Yahovah des Armées. Green a traduit le texte en insérant et avec son Rédempteur pour faire paraître que les deux sont mentionnés comme étant le même. Également, il a traduit le mot biladay (SHD 1107) par sauf dans Ésaïe 44:6 et par à côté de dans Ésaïe 44:8. Cependant, le sens de sans ou à côté de est celui qui est transmis ici.
Ésaïe 44:8 identifie clairement cette entité dont il est question, à savoir YHVH des Armées, comme Éloah. Éloah est un mot singulier qui est attribué seulement à Dieu le Père ou le Dieu des Armées. De Proverbes 30:4-5, nous savons que cet Éloah est Dieu le Père et qu'Il a affirmé avoir un fils dans Sa relation de l'Ancien Testament avec Israël. Le Judaïsme, l'Islam et le Christianisme biblique adorent cette entité comme Le Dieu Suprême. Le Yahovah d'Israël est identifié, comme nous l’avons vu plus haut, comme l'Ange de la Présence, qui est le Messie. Le texte démontre qu'il y a deux YHVH ici, le YHVH subalterne d'Israël proclamant l'ascendant de YHVH des Armées. Ce YHVH des Armées est Éloah et à côté de Lui et, en effet, sans Lui, il n'y a aucun Élohim. Ce concept forme la base du Premier Commandement. Par conséquent, le YHVH d'Israël est ici séparé et subalterne.
Le Dieu subalterne d'Israël, l'Ange de YHVH qui est le Messie, est le Souverain Sacrificateur de la Maison ou du Temple de Dieu. Il est l'El BethEl. Hébreux note sa nomination directement de Psaume 45:6-7. Il ne fait aucun doute que cet élohim a été oint et nommé par-dessus ses partenaires (metoxous) ou camarades (Héb. 1:9) dans le Conseil. Le Conseil des Élohim, dont il est le dirigeant en tant que Souverain Sacrificateur, est reflété dans l'organisation du Temple, car le Temple de Sion est un exemple et une ombre de la structure céleste (Héb. 8:5). Le Haut Sacerdoce du Temple consiste en vingt-quatre Souverains Sacrificateurs divisionnaires et un Souverain Sacrificateur central. L'organisation est reflétée dans le Conseil des Anciens d’Apocalypse 4 et 5. Ce Conseil des Anciens/Élohim est mentionné partout dans la cosmologie du Moyen-Orient et mentionné de la Sumeria à l'Égypte, démontrant que la structure biblique était largement connue (voir aussi Eliade Gods, Goddesses and Myths of Creation, Harper and Row, New York, 1974, pp. 21-25).
Psaume 9:5-8 se réfère à YHVH qui est fidèle dans l'assemblée des saints (la multitude). Il est le plus haut des Fils du Puissant (ou des Éliym (le pluriel de El), c'est-à-dire des Dieux). El doit être grandement craint dans la congrégation (l'assemblée ou le conseil interne) des saints (qadoshim ou des consacrés). Yahovah, le Dieu des Armées, est l'entité mentionnée comme étant entourée par la fidélité. Apocalypse 4 et 5 montre que ce groupe comprend trente entités incluant quatre Chérubins ou Créatures Vivantes. Par conséquent, trente pièces d'argent (ce qui est aussi le prix d'un esclave) ont été exigées pour la trahison de Christ (Mat. 27:3,9; Zach. 11:12-13) étant donné que c'était une offense contre la Divinité entière. Les Anciens sont chargés de suivre de près les prières des saints (Apocalypse 5:8) et Christ est leur Souverain Sacrificateur, celui parmi eux qui a été trouvé digne d'ouvrir le livre du Plan de Dieu, ayant racheté les hommes et les ayant faits un royaume et des sacrificateurs pour notre Dieu, c'est-à-dire le Dieu du Conseil et de Christ (Apocalypse 5:9-10).
La rançon des hommes fait partie d'une restauration des temps de la fin qui arrive à la seconde venue du Messie, comme le Roi d'Israël ; sa première venue étant comprise comme le Messie d'Aaron. Ce premier avènement Messianique était pour l'expiation pour le péché et pour l'établissement du sacerdoce de Melchisédek. La restauration des temps de la fin a été comprise comme étant une extension des élohim telle que dépeinte dans Zacharie 12:8. Dans la restauration des Derniers jours, quand le Messie viendra à Sion, comme cela a été compris d'Hébreux 12:22-23, la séquence de l'Avènement implique la défense de Jérusalem et le renforcement des habitants physiques de la ville pour le règne millénaire. Mais, comme nous l’avons noté plus haut, Zacharie continue en déclarant :
En ce jour-là, l'Éternel protégera les habitants de Jérusalem, et le faible parmi eux sera dans ce jour comme David ; La maison de David sera comme Dieu (élohim), comme l'Ange de YHVH devant eux.
La signification de cela, c’est qu'il a été donné à Zacharie
de comprendre que l'Ange de YHVH était un élohim et que la
maison de David (qui était mort depuis longtemps) devait
consister en ceux qui seraient eux-mêmes élohim. Zacharie a
écrit à la fin de la période de la Bible, son livre étant un
des derniers à être écrits (prétendument v. 413-410 BCE ;
l’appendice 77 de la
Companion Bible y fait référence). La compréhension de
la séquence n'a donc pas été changée durant la compilation
du texte. De la librairie des Manuscrits de la Mer Morte,
les textes Ugarit/Nag Hammadi, nous savons que la
compréhension était intacte à l’époque de Christ.
L'Église a adopté une forme de Trinitarisme qui a cherché avant tout à nier le susdit. Le Trinitarisme est sérieusement incohérent et non-biblique. En bref, la première forme de Trinitarisme a été initialement développée par Origène à Alexandrie pour combattre la soi-disant vue Gnostique d'un conseil céleste des élohim, qui était celle de la première Église. Christ était un Dieu subalterne désigné par son Dieu (Ps. 45:7 (utilisant Eloheik) et Héb. 1:9) qui est Éloah ou Theon ou ho Theos (comme Le Dieu) en grec (Jean 1:1,18). Origène a utilisé le concept Stoïque des hypostases, qui est un synonyme (comme l'est le terme Platonique ousia) qui signifie existence réelle ou essence, ce qu'est une chose. Mais Origène lui donne le sens de subsistance individuelle et, ainsi, d'existence individuelle. Origène a ainsi développé une hiérarchie fermée, permettant seulement trois éléments à la Divinité. Le Père était le Dieu suprême. Les deux autres éléments du Fils et de l'Esprit Saint étaient des créations du Père en tant que ktisma. Mais le schéma d'Origène est un ancêtre du Trinitarisme dont le but unique était de limiter l'extension de la capacité d'être élohim à trois êtres et de nier la capacité aux élus et à l'Armée céleste.
Les Grecs ont pris le schéma d'Origène dans la deuxième moitié du troisième siècle. Certains, comme Theognostus de l'école catéchétique à Alexandrie, ont souligné la parenté du Fils avec le Père bien que le Fils soit une créature dont l’activité était limitée aux êtres doués de raison. Il a aussi déclaré que sa substance ou ousia (utilisant le terme Platonique plutôt qu’hypostases) était dérivée de la substance du Père (voir Kelly Early Church Doctrines, p. 133). D'autres ont souligné son subordinationisme. De l’étude Les Origines de Noël et des Pâques [235], nous savons que le dieu Attis portait les deux aspects du père et du fils. Il s'agit d’une structure Modaliste. Ces deux éléments ont suscité le Trinitarisme. Le Trinitarisme est le désir d'accommoder la structure de l'adoration du dieu Attis, et son Modalisme, dans le Christianisme pour satisfaire aux objections philosophiques de ses disciples.
Dionysius, le disciple d'Origène et le pape d'Alexandrie, a écrit afin de réfuter le Modalisme, suite à une éruption du Sabellianisme dans le Pentapolis Lybien, dans la deuxième moitié du troisième siècle. Il a propulsé la distinction personnelle entre le Père et le Fils au premier plan. Les Sabelliens avaient en leur possession une de ses lettres aux évêques Ammonius et Euphranor mettant en évidence cet aspect, fait que Kelly (p. 134) allègue être une indiscrétion. Les Sabelliens se sont plaints que les Origénistes faisaient une division nette équivalant à une séparation entre le Père et le Fils. Cela a été opposé et limité par les Novationistes à Rome qui ont influencé l'évêque Dionysius, le pape. Athanasius a essayé (De sent Dion. 4) de blanchir Dionysius d'Alexandrie, un siècle plus tard, mais Basil (Ep. 9.2) maintenait qu'il était allé à l'extrême opposé dans son ardeur anti-Sabellienne.
Le terme hypostases a été, à la fin, incorporé dans la doctrine Catholique aboutissant ainsi aux anathèmes des Conciles de Chalcédoine et de Constantinople II. La structure a produit les déclarations de la Monarchie et de la Circumincession. La déclaration, que la Divinité est distincte mais non séparée, est essentiellement une déclaration de la Monarchie et de la Circumincession. C'est philosophiquement absurde, étant donné les fonctions du français. L'utilisation des termes hypostases et ousia semble essayer de dissimuler l'incohérence. Les Trinitaires soutiennent que la Divinité est formée de trois hypostases dans un ousia, utilisant les termes Stoïques et Platoniques pour essayer de faire une distinction.
La dénégation du terme Être à Dieu et à Christ nie, effectivement, leur existence, ce qui est absurde. Dire que Dieu est l'Esprit Universel (ou l'Âme Universelle) dépersonnalise complètement Dieu et nie la réalité du Fils de Dieu, à part le fait que l'existence du Fils est spéculativement déclarée en tant qu’une hypostase. C'est un jeu de mot qui ne donne aucune réalité au Sauveur. D'autre part, si on insiste sur la réalité du Fils, la doctrine est alors essentiellement une violation insensée du Premier Commandement.
Tu n’auras aucun autre élohim devant moi.
L'entité ici est le YHVH Éloheik (YHVH Ton Élohim) qui est identifié au Psaume 45:7-8 comme l'Élohim qui a oint l'Élohi d'Israël.
En élevant notre élohim intermédiaire, un du Conseil (Psaume 89:7), au niveau d'Éloah, (Dieu le Père), nous sommes en violation du Premier Commandement. C'est le péché de Satan qui a revendiqué être l’El du Conseil des Élohim (Ézéchiel 28:2). Voir l’étude Le Premier Commandement : Le Péché de Satan (No. 153).
La doctrine de la Trinité repose sur une série de fausses prémisses conçues pour permettre un changement de paradigme (voir l’étude Le Binitarisme et le Trinitarisme [076]). Celles-ci sont :
a) Qu'élohim en tant que la Divinité se réfère à deux entités seulement, ne faisant aucune distinction entre Éloah et les multiples entités, incluant le Conseil et l'Armée (Daniel 7:9 et suiv.)
b) Que ces deux entités (et l'Esprit) sont incapables de séparation en fait ou dans la pensée et qu’elles ne sont pas correctement descriptibles comme des Êtres.
c) Que l'existence de Christ avant son incarnation n'était pas comme l'Ange de YHVH.
d) Que Christ était le seul Fils de Dieu avant la création du monde (voir Job 1:6; 38:7).
e) Que Christ et Satan étaient les deux seules Étoiles du Matin (voir Job 38:7; Ésaïe 14:12; Apoc. 2:28; 22:16).
f) Que Christ est Dieu de la même manière que Dieu est Dieu (voir ci-dessus) et non pas un Dieu subalterne (Héb. 1:9) envoyé par l’Éternel des Armées (Zach. 2:10-11). De là, il est fait un objet d'adoration et de prières, contrairement à Exode 34:14, Mat. 4:10, etc.).
g) Que Christ était le seul Fils engendré et non pas le seul Dieu et Fils né (monogenes theos et uion ; Jean 1:18; 3:16; 1Jean 4:9; voir aussi Luc 7:12; 8:42; 9:38; Héb. 11:17 pour comparer). Il a été le premier engendré (prototokos) de toute la création (Col. 1:15) et, de là, le début de la création de Dieu (Apoc. 3:14, pas selon la NIV).
h) Que Christ avait une existence séparée de son incarnation ; de là, il aurait pu se prier à lui-même comme Dieu. Une telle proposition nie effectivement la distinction entre le Père et le Fils et la totalité de la résurrection. Elle est de l'Antéchrist (1Jean 2:22; 4:3; 2Jean 7).
i) Que Christ et Dieu n'avaient qu'une seule volonté et que Christ ne possédait pas une volonté séparée qu'il a subordonnée à Dieu volontairement, par obéissance, contrairement à Matthieu 21:31; 26:39; Marc 14:36; Jean 3:16; 4:34.
j) Que la nature divine n'admet aucune acquisition et aucune perte en Christ. Logiquement, cela nierait la résurrection des saints, telle qu’expliquée dans 1Corinthiens 15, et les promesses bibliques aux élus. La Trinité cherche à affirmer que la nature divine donnée aux élus diffère de la façon dont elle est partagée par Christ.
k) Que l'Esprit Saint est donné avec mesure fixe, contrairement à Jean 3:34; Romains 12:6.
l) Que Christ n'aurait pas pu pécher (de la fausse prémisse de la nature divine qui n'admet aucune acquisition et aucune perte, plutôt que de l'omniscience de Dieu, qui savait que Christ ne pécherait pas).
m) Que Christ était consubstantiel avec Dieu d'une telle façon qu'il était co-égal à et coéternel avec Dieu, contrairement à Philippiens 2:6 et 1Timothée 6:16 qui montre que Dieu seul est immortel. La vie éternelle de Christ ou sa vie aioonion (1Jean 1:2) et celle de tous les êtres, y compris Christ, provient de cette entité. Christ et les élus ont la même origine (Héb. 2:11 RSV) et dérivent leur vie et leur éternalité de leur obéissance conditionnelle au Père (Jean 5:19-30), qui nous a tous créés (Mal. 2:10-15). Comme le Père a la vie en Lui-même, Il a aussi donné au Fils d'avoir la vie en lui-même (Jean 5:26) et nous sommes cohéritiers, ayant été ordonnés afin d’avoir la vie en nous-mêmes par l'autorité de Dieu (voir l’étude Consubstantiel avec le Père [081]).
n) Que les élus ne sont pas les Fils de Dieu de la même manière que Christ est un Fils de Dieu et, par conséquent, pas des cohéritiers, contrairement à Romains 8:17; Galates 3:29; Tite 3:7; Hébreux 1:14; 6:17; 11:9; Jacques 2:5; 1Pierre 3:7.
o) Que le Dieu Suprême est venu dans la chair et qu'Il a demeuré parmi les hommes (provenant des insertions frauduleuses dans 1Timothée 3:16 dans le Manuscrit A. Les fausses insertions ont été conservées dans la KJV et manipulées dans le préambule dans la NIV). L'affirmation que le Dieu Suprême est venu dans la chair est contraire à Jean 1:18 (et Jean 1:14 où c'est le logos (ou Memra) qui s'est fait chair), et aux nombreux textes distançant Christ du Seul Vrai Dieu (Éloah ou Theon ou ho Theos en tant que Le Dieu, qui est Dieu le Père), le Dieu de Jésus Christ (Jean 17:3, 20:17; 1Cor. 8:6; 2Cor. 1:3) qui agit en Son nom (Michée 5:5).
Les concepts de la façon que Dieu est un sont mal compris par les Trinitaires. Le Shema (Deut. 6:4) se réfère à Yahovah Elohenu ou Yahovah comme un Dieu. L'entité de Deutéronome 6:5 est identifiable avec le Dieu Très-Haut, le Dieu qui a oint Christ comme Élohi d'Israël dans Psaume 45:7.
L'unité de Dieu, nécessaire pour le Monothéisme, consiste en un ordre étendu, demeurant dans l'unité sous une volonté centrale et en accord et en interaction spirituelle par l'esprit et la puissance de Dieu (1Cor. 2:4-14) qui, à travers Christ, est vers Dieu (2Cor. 3:3-4). La Trinité nie l'unification nécessaire pour le Monothéisme et elle est logiquement polythéiste. Elle est défendue parce que les dirigeants ne comprennent pas, n'étant pas spirituels (1Cor. 2:8,14).
Le Dieu, décrit dans Proverbes 30:4 comme ayant un Fils, est Éloah, d’après Proverbes 30:5. Donc, les Fils de Dieu et, particulièrement, le Messie sont connus depuis l'Ancien Testament. La compréhension du Père par Christ est conséquente du désir du Père de se révéler Lui-même (voir Apoc. 1:1,6). Christ n'est pas omniscient et n'a jamais revendiqué l’être.
La Bible déclare que Dieu est le Dieu et le Père de Christ (Rom. 15:6; 2Cor. 1:3; 11:31; Éph. 1:3,17; Col. 1:3; Héb. 1:1 et suiv.; 1Pierre 1:3; 2Jean 3; Apoc. 1:1,6; 15:3). Christ dérive sa vie, sa puissance et son autorité par ordre de Dieu le Père (Jean 10:17-18). Christ subordonne sa volonté à celle de Dieu, qui est le Père (Mat. 21:31; 26:39; Marc 14:36; Jean 3:16; 4:34). Dieu a donné les élus à Christ et Dieu est plus grand que Christ (Jean 14:28) et plus grand que tous (Jean 10:29). Dieu a ainsi envoyé son seul Fils né (monogene) dans le monde afin que nous puissions vivre par lui (1Jean 4:9). C'est Dieu qui honore Christ, étant plus grand (Jean 8:54).
Dieu est le Rocher (sur), comme une Carrière ou une Montagne, de qui tous les autres sont extraits, le silex de Josué 5:2, la cause principale et effective (Deut. 32:4, voir Maimonedes Guide of the Perplexed, University of Chicago Press, 1965, Ch. 16, pp. 42 et suiv.). Dieu est le Rocher d'Israël, le Rocher de leur salut (Deut. 32:15), le Rocher qui les a portés (Deut. 32:18,30-31). 1Samuel 2:2 montre que Notre Dieu est notre Rocher, un Rocher éternel (Ésaïe 26:4). C'est de ce Rocher que tous les autres sont taillés, comme le sont tous les descendants d'Abraham dans la Foi (Ésaïe 51:1-2). Le Messie est taillé de ce Rocher (Daniel 2:34,45) pour subjuguer les empires mondiaux. Dieu, pas Pierre, ni Christ, ni un autre, est le Rocher ou la fondation sur lequel Christ construira son Église (Mat. 16:18) et sur lequel il repose lui-même.
Le Messie est la pierre angulaire principale du Temple de Dieu, duquel les élus sont les Naos ou le Saint des Saints, le dépôt de l'Esprit Saint. Les pierres du Temple sont toutes coupées du Rocher qui est Dieu, comme Christ l’a été, et données à Christ, le rocher spirituel (1Cor. 10:4), la pierre d'achoppement et le rocher de scandale (Rom. 9:33), pour former le Temple. Christ construira le Temple pour que Dieu puisse être tout en tous (Éph. 4:6). Dieu a donné Christ pour qu'il soit tout et en tous (panta kai en pasin Col. 3:11), en mettant toutes choses sous ses pieds (1Cor. 15:27), l'ayant donné pour chef suprême à l'Église, qui est son Corps, la plénitude de celui qui remplit tout en tous (Éph. 1:22-23).
Quand Dieu met toutes choses sous Christ, il est manifeste que Dieu n’est pas inclus, étant Celui qui met les choses sous les pieds de Christ (1Cor. 15:27). Quand Christ aura soumis toutes choses, alors Christ lui-même sera soumis à Dieu, qui met toutes choses sous Christ, afin que Dieu puisse être tout en tous (panta en pasin 1Cor. 15:28, pas selon la RSV). Par conséquent, les doctrines Platonistes, qui cherchent à fusionner Dieu et Christ dans la Trinité, sont un non-sens métaphysique qui contredit l'Écriture. Christ sera assis à la droite de Dieu, par la directive de Dieu (Héb. 1:3,13; 8:1; 10:12; 12:2; 1Pierre 3:22) et partagera le Trône de Dieu, comme les élus partageront le trône donné à Christ (Apoc. 3:21), qui est un trône de Dieu (Psaume 45:6-7; Héb. 1:8 ou Dieu est ton Trône traduit Ton trône, Ô Dieu, voir rem. à la RSV annotée).
Dieu, qui envoie, est plus grand que celui qui est envoyé (Jean 13:16), le serviteur n’étant pas plus grand que son Seigneur (Jean 15:20). C'est une absurdité totale de suggérer qu'un être puisse être un sacrifice à lui-même. Un tel acte, logiquement, est un suicide ou, dans le Trinitarisme, une mutilation partielle. Par conséquent, la doctrine nie la résurrection, particulièrement 1Corinthiens 15.
Donc, la distinction dans la crucifixion et la résurrection est obligatoire et complète. La résurrection devait se faire dans la chair, impliquant la transformation comme l’Offrande de la Gerbe, autrement, il n'y a aucun salut et aucune récolte en cours. La préparation de Christ pour son ascension vers son Dieu et notre Dieu, qui est notre Père (Jean 20:17), était réelle et distinctive. Christ a réalisé sa capacité d'être Dieu et a réalisé la plénitude de la Divinité physiquement, de l'opération de l'Esprit Saint. La doctrine du Fils légitime à partir du baptême est donc vraie et complète.
Ayant établi la position biblique à l’époque de Christ, nous sommes capables de voir si cette position était présente pendant les premier et deuxième siècles. À partir des textes de Justin Martyr et d’Irénée que nous avons à notre disposition, nous savons que cette compréhension était présente dans la première Église.
Justin Martyr déclare que Dieu a enseigné la même chose par les prophètes que par Moïse, et cela a été vu plus tôt (voir Dialogue with Trypho, Ch. XXVII, ANF, Vol. I, pp. 207 f). Justin a enseigné que Dieu a engendré, au commencement, une certaine puissance rationnelle à partir de Lui-même, qui est appelée, par l'Esprit Saint : parfois la Gloire de l'Éternel, parfois le Fils, puis la Sagesse, puis un Ange, ensuite Dieu (Theos) et enfin Seigneur et logos. Justin l'identifie comme le Capitaine de l'Armée de l’Éternel qui est apparu à Josué (ibid., LXI). Cette section a été tirée de Proverbes 8:21 et suiv. où la Sagesse a été identifiée comme le Messie, qui a été fait par Dieu. La volonté de Dieu a alors été exécutée par le Messie. Justin maintient (ibid., LXII) que, dans la création, Dieu s'est entretenu avec des entités numériquement distinctes de Lui. Aussi, Moïse aurait déclaré que la création a impliqué au moins deux Êtres numériquement distincts l'un de l'autre. Les Dithéistes essayent de les limiter à deux et les Trinitaires les fusionnent en trois hypostases indistinctes. En fait, les élohim étaient plus nombreux, d’après les autres textes mentionnés ci-dessus, en particulier Psaume 45:6-7, qui attribue des associés à Christ.
Irénée (v. 125-203) a écrit à l'humanité sur la question de l'extension du terme élohim (ou theoi dans le grec). Irénée est important parce qu'il a été enseigné par Polycarpe, le disciple de Jean (voir Butler, Lives of the Saints, Burns & Oates, UK, 1991, p. 56). Nous pouvons donc être relativement certains que la compréhension d'Irénée (à moins d’être une contrefaçon) était proche de celle de la première Église. Il a certainement appuyé les Quartodécimans et servi de médiateur dans la controverse de la Pâque (Butler, ibid., p. 197), bien qu'il ait été isolé de l'Asie Mineure, étant à Lyon. Dans son œuvre Against Heresies, il a expliqué le concept que les élus existeraient comme élohim.
Irénée maintenait que les anges et le créateur du monde n'étaient pas ignorants du Dieu suprême et savaient qu'ils étaient Sa propriété et Ses créatures et qu’ils étaient contenus par Lui (Bk. II, Ch. VI, ANF, p. 365). Irénée ne s'est pas référé au créateur du monde, qui était le Messie, comme au Dieu Très-Haut ou au Tout-Puissant (ibid., Ch. VI:2). Par cette œuvre, on voit que les concepts grecs du Démiurge et du Pléroma avaient envahi les concepts de ce qui est appelé Aeons (Éternités) et qu’ils avaient cherché à infuser les concepts bibliques avec la métaphysique grecque, les détruisant de la sorte. Les Gnostiques ont été forcés à la clandestinité, faisant partie des Mystères, et ils ont finalement développé la Trinité. La question est développée ailleurs.
Irénée (et Justin) ont enseigné que la résurrection était physique et, qu’alors, Dieu rendrait les corps incorruptibles et immortels (ANF, Vol. I, p. 403). Dieu est considéré le Créateur (ibid., p. 404) par opposition à Christ, qui a créé le monde sous l’autorité de ce Dieu (ibid., p. 405). Irénée disait que l'Esprit Saint avait désigné autant le Père que le Fils (Ps. 45:6-7) comme Élohim ou Theoi - le Père nommant le Fils.
Irénée maintenait que Psaume 82:1 faisait référence au Père, au Fils et aux élus (ceux de l'adoption, soit l'Église) quand il a dit :
Dieu s'est tenu dans la Congrégation des dieux (theoi), il juge parmi les dieux (Adv. Her., Bk. III, Ch. VI, ANF, Vol I, p. 419).
Il n'a pas entièrement compris l'étendue de la fraternité des élus, qui s'étendait à toute l'Armée qui sont frères dans le Royaume. La révélation de cela a été donnée à Jean, lorsqu’il était en exil sur l’île de Patmos, après avoir formé Polycarpe. Apocalypse 12:10 déclare que les anges sont les frères des élus. Apocalypse 4 et 5 montre que les élus ont été rachetés au Conseil des Anciens pour devenir des rois et des sacrificateurs parmi l'Armée. Christ déclare que les élus doivent devenir égaux aux anges (isaggelos de isos et aggelos (Luc 20:36), le concept étant qu’ils feront partie du même ordre qu'eux). Christ nous confesse devant ses frères dans l'Armée.
Irénée disait que l'Église était la Synagogue de Dieu que le Fils avait réunie à lui-même. Le Dieu des dieux dans Psaume 50:1 est vu comme se référant à Dieu. Notre Messie est le theos ou le Dieu qui viendra ouvertement et qui ne gardera pas le silence (Psaume 50:3). C’est lui qui est apparu ouvertement à ceux qui ne l'ont pas cherché (Ésaïe 65:1) et le terme dieux de Psaume 50:1 se réfère aux élus à qui Christ aurait fait référence quand il a dit :
Vous êtes des dieux, Vous êtes tous des fils du Très-Haut (Jean 10:34-35 voir Ps. 82:6) (ibid.).
Il est, par conséquent, tout à fait erroné pour l'Église de déclarer, après deux millénaires, que Christ utilisait un texte qui faisait référence aux magistrats à Jérusalem, quand un disciple de Polycarpe a maintenu qu'il faisait référence aux élus en tant qu’élohim. Ceux qui croyaient en Christ étaient vus par Irénée comme étant Fils de Dieu, comme cohéritiers avec Christ et, ainsi, élohim.
Irénée a aussi affirmé que Christ était le Fils de Je Suis ce que Je Suis (YHVH) ou, plus correctement, Je serai ce que Je deviendrai (voir la RSV Oxford Annotated) (d'Exode 3:14). Son port du titre était donc par délégation. Irénée cite Ésaïe ainsi :
Je suis aussi témoin (il déclare), dit l'Éternel Dieu, et le Fils que j’ai choisi, afin que vous sachiez, et croyiez et compreniez que JE SUIS (Ésaïe 43:10) (ibid.).
La LSG le rend ainsi :
Vous êtes mes témoins, dit l'Éternel, vous, et mon serviteur que j'ai choisi, afin que vous le sachiez, que vous me croyiez et compreniez que c'est moi : Avant moi il n'a point été formé de Dieu, et après moi il n'y en aura point. (LSG)
La citation d'Irénée et la variante de la LSG qui, plus ou moins, confirme Irénée, montre que JE SUIS se réfère à Dieu qui est le Père. La référence au serviteur dans la LSG est vue, à partir d'Irénée, comme se référant au Messie. La LSG essaye d'assimiler Mon Serviteur aux témoins précédents, en tant qu'Israël, bien qu'aucune autorité rabbinique ne soit citée. Ce qui est certain, c’est que ce texte était vu comme indiquant que seul Dieu, et pas le Messie, était préexistant. De plus, le Messie est distingué de Dieu.
Irénée a montré que sa compréhension d'Ésaïe 44:9 et de Jérémie 10:11 sur la question des idoles était que les idoles étaient celles de démons (Adv. Her., Bk. III, Ch. VI, ANF, p. 419). Ces démons ont été enlevés des theoi ou élohim. En référence à Jérémie 10:11, Irénée cite :
Les
dieux qui n'ont point fait les cieux et la terre
disparaîtront de la terre et de dessous les cieux.
Car du fait qu'il a adjoint leur destruction, il leur montre
qu'ils ne sont pas des dieux (élohim ou theoi) du tout.
On voit
ainsi que les idoles elles-mêmes étaient comprises comme
n’étant pas de simples idoles, mais plutôt comme étant
l'incarnation du démon qu'elles représentaient (voir aussi
Bk. III, Ch. XII:6, ibid., p. 432). C'était la compréhension
normale partout dans l’ancien monde. L'enlèvement des démons
et leur contrôle et jugement postérieur les a enlevés de la
catégorie des élohim. En se référant à Exode 7:1, Irénée
montre que Moïse a, en effet, été fait un élohim pour
Pharaon, mais qu’il n'est pas correctement appelé
Seigneur ou Dieu par les Prophètes. On
parle plutôt de lui par l'Esprit comme Moïse, le fidèle ministre et serviteur de Dieu (Héb. 3:5; Nombres 12:7), le Messie étant aussi appelé de cette façon
dans les textes. Chacun des élohim est donc un serviteur
subalterne d'Éloah, l'Élyon.
Irénée
(ibid., p. 421) déclare que Christ a reconnu César comme
César et Dieu comme Dieu dans Matthieu 22:21 ainsi que dans
Matthieu 6:24 où il est question de servir Dieu et non pas
mammon. Christ s'est donc distancé de la revendication
d'être Le Dieu (voir aussi ibid., p. 422).
En
citant Philippiens 2:8, Irénée montre que la relation que
Christ possède comme Dieu et Juge était dérivée du Dieu de
Tous, parce qu'il est devenu obéissant jusqu’à la mort
(ibid., Ch. XII:8, p. 433). Irénée cite la LXX à propos
d'Ésaïe 9:6 déclarant que le Messie était Emmanuel le
messager [ou l'Ange] du Grand Conseil du Père
(ibid., Ch. XVI:3, p. 441). Il a, de la sorte, montré que
Christ était vu comme étant l'Ange du Grand Conseil de
l'Ancien Testament (LXX).
Irénée nie le concept que la souffrance de Jésus peut être séparée du Messie en alléguant que Christ est resté impassible. Autrement dit, il nie la tentative d'affirmer que l'aspect divin du Messie pouvait être séparé de l'homme Jésus sur la Terre. Cela est devenu un enseignement des sectes Gnostiques qui ont tordu l'Évangile de Marc et ignoré d'autres passages. Irénée montre aussi ce qui a constitué la base des erreurs des sectes. Les Ébionites utilisaient seulement l'Évangile de Matthieu. Par conséquent, ils ont tiré des conclusions erronées quant à la position de Christ. Les Athanasiens ou Trinitaires ont, plus tard, utilisé le terme Ébionite afin d’essayer de limiter les doctrines du subordinationisme et des subordinationistes de n'importe quelle persuasion à une origine hérétique d'Ébionites, en l’attribuant aux parties impliquées dans les disputes à Nicée et en les étiquetant d’Ariens. De telles revendications sont fausses, d'un examen des premiers auteurs de l'Église qui, avant Nicée, étaient subordinationistes (voir l’étude La Première Théologie de la Divinité [127]).
Irénée était emphatique qu'il y avait seulement un Dieu ou Père, à savoir Dieu le Père. Le Messie était Son fils. Il dit que Marcion a aussi mutilé l'Évangile de Luc afin d’établir son enseignement. Les Valentiniens ont utilisé Jean au détriment des autres et aussi inclus de pseudo-évangiles. Le fait est qu'alors, comme maintenant, les Écritures devaient être utilisées diligemment ensemble et non sélectivement. Irénée démontre une compréhension avancée de la nature quadruple des évangiles et de leur signification par rapport aux chérubins (ibid., Bk. III, Ch. XI:8, pp. 428-429).
Irénée a nié le concept que Jésus pouvait avoir souffert et être ressuscité et que celui qui était monté au ciel était un autre, qui était resté impassible. Irénée affirmait que le Christ que Dieu a promis d'envoyer, Il l'a envoyé en Jésus, qu'ils ont crucifié mais que Dieu a ressuscité (ibid., Ch. XII:2,4,5, pp. 430-431).
Il n'y a aucune confusion entre Dieu et Christ dans l'esprit de ce théologien et il déclare clairement ici que les apôtres n'ont pas changé Dieu mais que Christ a été envoyé par Dieu. Irénée dit :
Connaissez par la présente l'esprit
de Dieu : Chaque esprit qui confesse que Jésus Christ est
venu dans la chair est de Dieu ; et chaque esprit qui sépare
Jésus Christ n'est pas de Dieu, mais est de l'Antéchrist (Ch
XVI:8 citant 1Jean 4:1-2. Notez : la Vulgate et Origène sont
d'accord avec Irénée. Tertullien semble reconnaître les deux
lectures. Socrate dit (VII, 32. P. 381) que le passage a été
corrompu par ceux qui ont voulu séparer l'humanité de Christ
de sa divinité. Polycarpe (Ep.,
c, vii) semble être d'accord avec Irénée, de même
qu'Ignatius (Ep.
Smyr.,
c, v) (voir rem. à ANF, ibid., p. 443, citant aussi
Burton Ante-Nicene
Testimonies to the Divinity of Christ).
Donc, toute
doctrine qui cherche à séparer Christ par une relocalisation
conjointe aux royaumes tant terrestres que célestes était
comprise par la première Église comme étant la doctrine de
l'Antéchrist. Le changement au texte semble avoir été fait à
l'Est. Les textes de la Bible n’ont toujours pas été
corrigés.
Irénée dit que l'Esprit de Dieu est descendu sur Christ comme une colombe afin d'accomplir Ésaïe 11:2 (L'Esprit de l'Éternel reposera sur lui) et aussi Ésaïe 61:1 (L'Esprit du Seigneur, l'Éternel, est sur moi, car l'Éternel m'a oint). Car ce n'est pas vous qui parlerez, c'est l'Esprit de votre Père qui parlera en vous (Mat. 10:20) (ibid., Ch. XVII:1, p. 444). L'Esprit Saint était donc compris comme étant de Dieu et non pas de Christ, mais plutôt à travers Christ, tel qu’expliqué ci-dessus.
C'était afin que :
Le Fils de Dieu, fait le Fils de l'homme, devienne habitué à la camaraderie avec Lui afin de demeurer dans la race humaine, de rester avec les êtres humains et de demeurer dans la création de Dieu, en faisant la volonté du Père en eux et en les renouvelant de leurs vieilles habitudes dans la nouveauté de Christ (ibid.).
Irénée a enseigné que les élus revêtiraient l'immortalité pour qu'ils puissent recevoir l'adoption comme fils (ibid., Ch. XIX:1).
L'Esprit a joint les élus à Dieu en amenant des tribus éloignées à l'unité et en offrant au Père les premiers fruits de toutes les nations (ibid., 2). Christ était l'instrument de cette action mais il n'était pas l'objet d'adoration, ni l’architecte de son opération. Mais il était, néanmoins, le Merveilleux Conseiller et le Dieu Puissant dont a parlé Ésaïe 9:6, le Juge de Daniel 7:13 (ibid.).
Cependant, Christ a reconnu le Père comme son Dieu, comme David l'avait fait, en citant le même Psaume 22:2 où David a dit premièrement :
Mon Dieu ! mon Dieu ! pourquoi m'as-tu abandonné ?
Christ l'a de nouveau dit sur la croix, tel qu'enregistré dans Matthieu 27:46 et Marc 15:34. Les deux textes se réfèrent à Éloah, le Dieu Suprême et le Dieu et Père de Christ. Les mots utilisés par Christ sont en araméen - à savoir, il a prétendument dit :
Éloï, Éloï, lama sabachthani ?
C'est une translittération française d'une translittération grecque de l'araméen 'eli', eli lamah ' azabthani. Le mot pour Dieu est El en araméen, mais il est ici l'équivalent d'Éloah, en tant que Dieu exprimant Sa volonté à Son fils. Néanmoins, Christ et les élus ont été appelés Dieu (élohim) par extension.
Irénée dit :
Il n'y
a personne appelé Dieu par les Écritures, sauf le Père de
tous, le Fils et ceux qui possèdent l'adoption (Adv.
Her., Bk. IV, Pref. 4,
ANF, p. 463).
De plus :
[Ch] 1. Étant donné, par conséquent, que c'est sûr et certain (sic), qu'aucun autre Dieu ou Seigneur n'a été annoncé par l'Esprit, sauf Celui qui, comme Dieu, règne sur tout, ensemble avec Sa Parole et ceux qui reçoivent l'esprit d'adoption [voir iii. 6,1], c'est-à-dire ceux qui croient au seul et vrai Dieu et à Jésus Christ, le Fils de Dieu ; et de la même façon, les apôtres n'ont, eux-mêmes, appelé personne d'autre Dieu ou appelé [aucun autre] Seigneur ; et, ce qui est plus important encore [puisque c'est vrai (sic)], c’est que notre Seigneur [a agi de même], lui qui nous a aussi commandé de confesser personne comme Père, sauf Celui qui est dans les cieux, qui est le seul Dieu et le seul Père; ... (ibid., p. 463).
Il est, par conséquent, absurde de suggérer que la compréhension que les élus deviendront élohim n'ait pas été comprise comme la position originale de l'Église des deux premiers siècles, étant donné qu'Irénée est, pour nous, la liaison la plus proche de ses doctrines et qu’il a également clairement soutenu cette position. De plus, il est montré, au-delà de tout doute, que cette position est le plan cohérent des Écritures, non seulement des Écritures comme telles qui, d'après la définition biblique, constituaient l'Ancien Testament (Daniel 10:21; Mat. 21:42; 22:29; 26:54; Marc 12:10,24; 14:49; 15:28; Luc 4:21; 24:27,32,45; Jean 2:22; 5:39; 7:38; etc.), mais aussi des Évangiles et des écrits du Nouveau Testament.
Dans le même passage qui traite des élus comme élohim, à savoir Jean 10:35, Christ introduit le concept que l'Écriture ne peut pas être anéantie. Le choix de ce passage pour servir d’exemple n'était pas un accident. Ce concept même marque notre destinée et c’est l'aspect que l'adversaire attaque principalement et c’est dans ce but que la Trinité a été conçue. Les Évangiles sont spécifiquement pour les grandes lignes de la venue du Royaume de Dieu. Les écrits des Apôtres ont pour but de préparer les élus et de montrer la mécanique de l'exécution. Mais tous les Apôtres, tel que noté par Paul, maintenaient que :
2 Timothée 3:16 Toute Écriture est inspirée de Dieu (ou soufflée par Dieu), et utile pour enseigner, pour convaincre, pour corriger, pour instruire dans la justice,
L'Écriture est le tenant de la Loi Royale qui est d'aimer son prochain comme soi-même (Jacques 2:8). L'Écriture ne doit pas être le sujet d'une interprétation privée quelconque (2Pierre 1:20). Par conséquent, une doctrine développée par trois théologiens Cappadociens, aux quatrième et cinquième siècles, qui est en contradiction avec l'Écriture et la position originale de l'Église, doit être résistée avec toute notre force. Elle viole de façon évidente le Premier Commandement en faisant Christ égal à Dieu. C'était, de toute évidence, l'intention derrière le changement du passage de Philippiens 2:6 dans la KJV et la LSG afin de refléter cet aspect et de créer l'illusion que Christ était égal avec Dieu. C'est pour accuser Christ d'idolâtrie comme le péché de Satan.
Aucun Chrétien ne peut accepter la doctrine de la Trinité, car elle nie l'omnipotence de Dieu le Père et rejette notre destinée. Les Églises de Dieu ont été persécutées pour ces raisons pendant 1,600 ans.
Les élus ont été persécutés à cause de cette doctrine par ceux qui se définissent comme orthodoxes ou, du moins, à qui ce droit a été accordé, parce que leur doctrine de gouvernement convenait mieux à la structure civile de l'empire qui les a utilisés. Les Églises de Dieu ont eu, jusqu'à récemment, une différente structure d'organisation, ce qui les a aidées à résister à la persécution à laquelle elles ont eu à faire face.
Paul note que l'Église a eu des disputes à beaucoup d'occasions concernant la doctrine, bien qu'ils n'aient pas une tradition d'aimer la lutte (1Cor. 11:16). Il note que des disputes créant des divisions surgissent dans les Églises de Dieu.
1 Corinthiens 11:19 car il faut qu'il y ait aussi des sectes parmi vous, afin que ceux qui sont approuvés soient reconnus comme tels au milieu de vous. (LSG)
Des disputes concernant la nature de Dieu et la
subordination de Christ ont surgi auparavant dans les ères
de l'Église. Les résultats ont été la division. Les groupes,
qui ont embrassé le Trinitarisme ou son équivalent Modaliste
à l'époque de Jean, ont, alors, soit quitté l'Église quand
leurs erreurs ont été exposées, comme avec Jean (1Jean
2:19), soit abouti dans l'antinomisme, en devenant
Protestants, comme cela est arrivé parmi les Vaudois. Christ
n'est pas intervenu, au moins, à la dernière occasion.
Chaque personne a dû faire son choix en se basant sur sa
compréhension, telle que développée par l'Esprit Saint.
Le processus d'exposition au Trinitarisme s’est
traditionnellement fait sur une période de temps. La
première étape, c’est d’expliquer la doctrine que Christ
était coéternel avec Dieu à partir du commencement, plutôt
que par sa directive, comme le sont les élus et toute
l'Armée. Une fois cette erreur établie, la doctrine de la
co-égalité est ensuite avancée jusqu'à ce qu'il soit vu
comme une hérésie d’affirmer son subordinationisme dépendant
ou qu'il était le
prõtotokos, le premier engendré de toute la création, le
début de la création de Dieu.
Prõtotokos n'est pas un titre, comme il a été démontré à partir de
la première compréhension. Pour cette raison, Christ fait le
point, dans Apocalypse 3:14, à l'Église des Laodicéens qu'il
est le commencement ou
archè de la création de Dieu (voir l’étude
L’Archè de
la Création de Dieu en tant que l'Alpha et l'Oméga [229]).
Apparemment, cette Église enseigne qu'il ne l'est pas.
C’était la seule Église à le faire et tout enseignement en
rapport aux ères doit conclure que la dernière ère de
l'Église le fait également. L'erreur de la co-éternalité,
ab orgine, a
commencé à être expliquée dans les Églises de Dieu pour la
première fois en cinq cents ans, quelques temps après 1940,
probablement dans les années 1950. Cette erreur doit être
comprise et corrigée.
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