Les Églises Chrétiennes de Dieu
[170]
Le Rôle du Quatrième Commandement dans les Églises de Dieu Observant le Sabbat [170]
(Édition 2.0 19960622-20000122)
Il est usuellement supposé par les Églises de Dieu observant le Sabbat au cours des deux derniers siècles que le thème central et la marque d'identification du Christianisme était le Sabbat et que les Églises ont été persécutées pour leur observance du Sabbat. Au mieux, cette position est seulement partiellement vraie. Au pire, elle cache les véritables aspects fondamentaux de la foi pour laquelle l'Église de Dieu a été persécutée et les autres aspects qui forment les signes des élus. Par cette étude, on verra qu'il y a en fait une série de signes qui identifient les élus. Ces signes ont été employés pour les isoler et les extraire de la société au cours des périodes de persécution généralement désignées sous le nom des Inquisitions.
Courriel: secretary@ccg.org
(Copyright
ã 2003 Wade Cox;
Résumé par Tom Hoffahrt)
Tr. 2003
Cette étude
peut être copiée et distribuée librement à la condition qu'elle le soit en son
entier, sans modifications ni rayures. On doit y inclure le nom, l'adresse de
l’éditeur et l'avis des droits d'auteur. Aucun montant ne peut être exigé des
récipiendaires des copies distribuées. De brèves citations peuvent être
insérées dans des articles et des revues critiques sans contrevenir aux droits
d'auteur.
Cette étude peut s’obtenir sur
les pages du World Wide Web:
http://www.logon.org/french et http://www.ccg.org
Le Rôle du Quatrième Commandement dans les Églises de Dieu Observant le Sabbat [170]
Introduction
Dans l'étude La Distribution Générale des Églises observant le Sabbat [122], il a été démontré qu'il y a eu une chaîne continue d'Églises observant le Sabbat au cours de l'histoire qui ont été plus ou moins continuellement opposées et persécutées par le système des églises dominantes. Il est communément supposé par les Églises de Dieu observant le Sabbat au cours des deux derniers siècles que le thème central et la marque d'identification du Christianisme était le Sabbat et que les Églises ont été persécutées pour leur observance du Sabbat.
Au mieux, cette position est seulement partiellement vraie. Au pire, elle cache les véritables aspects fondamentaux de la foi pour laquelle l'Église de Dieu a été persécutée et les aspects qui forment les autres signes des élus.
Par cette étude, on verra qu'il y a, en fait, une série de signes identifiant les élus. Ces signes ont été employés pour les isoler et pour les extraire de la société au cours des périodes de persécution généralement désignées sous le nom des Inquisitions. Le système orthodoxe dominant a employé plusieurs des marques d'identification de la foi pour recueillir de l'information et des preuves contre les élus afin de les détruire.
Les Églises de Dieu du vingtième siècle ont fait l'erreur fondamentale de supposer que leur compréhension était meilleure ou plus complète que la compréhension des Églises des ères précédentes. En fait, cette erreur s'est avérée être la cause de la destruction des Églises des derniers jours. Elle était issue de leur ignorance des doctrines des premières Églises et de l'application de la doctrine de leur foi.
Il est vrai, en fait, que les dernières ères ont démontré toutes les caractéristiques des systèmes de Sardes et de Laodicée (Apoc. 3:1-6,14-22). De cette ignorance émergera un véritable système de Philadelphie (Apoc. 3:7-13) qui a peu de force, mais qui est fidèle aux commandements de Dieu et au témoignage de Jésus Christ (Apoc. 12:17; 14:12). Quels signes la Bible attribue-t-elle exactement aux élus et quel rôle le Sabbat joue-t-il dans ce processus d'identification ?
Le Sabbat en tant qu'un des
signes de l'Église
Le Sabbat est le quatrième commandement. Il est examiné en détail dans l'étude La Loi et le Quatrième Commandement [256]; voyez également Le Sabbat [031]. On le trouve dans Exode 20:8, 10-11 et Deutéronome 5:12.
Le Sabbat est énuméré comme un signe du peuple de Dieu. C'est un signe entre nous et Dieu qui nous rend saints.
Exode 31:12-14 L'Éternel parla à Moïse, et dit: 13 Parle aux enfants d'Israël, et dis-leur: Vous ne manquerez pas d'observer mes sabbats, car ce sera entre moi et vous, et parmi vos descendants, un signe auquel on connaîtra que je suis l'Éternel qui vous sanctifie.14 Vous observerez le sabbat, car il sera pour vous une chose sainte. Celui qui le profanera, sera puni de mort; celui qui fera quelque ouvrage ce jour-là, sera retranché du milieu de son peuple. (LSG)
Il est souvent et incorrectement assumé que les Sabbats en question ici sont simplement le pluriel du Sabbat hebdomadaire. C'est incorrect. Les sabbats incluent la gamme entière du culte des Jours Saints, énumérés en tant que les Sabbats de Dieu. La mise à mort est spirituelle.
Le Sabbat n'est pas exclusivement un signe de l'Église. C'est également un signe du peuple de l'alliance qui n'est pas encore appelé dans l'Église. Si c'était le signe des élus, le Judaïsme ferait alors partie de la première résurrection, ce qui n'est pas le cas.
Les autres signes des Élus
Le deuxième signe est la Pâque et la Fête des Pains sans Levain.
Exode 13:9-16 9 Ce sera pour toi comme
un signe sur ta main et comme un souvenir entre tes yeux, afin que la loi de
l'Éternel soit dans ta bouche; car c'est par sa main puissante que l'Éternel
t'a fait sortir d'Égypte. 10 Tu observeras cette ordonnance au temps
fixé d'année en année.11 Quand l'Éternel t'aura fait entrer dans le
pays des Cananéens, comme il l'a juré à toi et à tes pères, et qu'il te l'aura
donné,12 tu consacreras à l'Éternel tout premier-né, même tout
premier-né des animaux que tu auras: les mâles appartiennent à l’Éternel.13
Tu rachèteras avec un agneau tout premier-né de l'âne; et, si tu ne le rachètes
pas, tu lui briseras la nuque. Tu rachèteras aussi tout premier-né de l'homme
parmi tes fils. 14 Et lorsque ton fils te demandera un jour: Que
signifie cela? tu lui répondras: Par sa main puissante, l'Éternel nous a fait
sortir d'Égypte, de la maison de servitude;15 et, comme Pharaon
s'obstinait à ne point nous laisser aller, l'Éternel fit mourir tous les
premiers-nés dans le pays d'Égypte, depuis les premiers-nés des hommes
jusqu'aux premiers-nés des animaux. Voilà pourquoi j'offre en sacrifice à
l'Éternel tout premier-né des mâles, et je rachète tout premier-né de mes fils.16
Ce sera comme un signe sur ta main et comme des fronteaux entre tes yeux; car
c'est par sa main puissante que l'Éternel nous a fait sortir d'Égypte. (LSG)
La Pâque et les Pains sans Levain sont le deuxième signe du peuple de l'alliance. Cette prolongation du quatrième commandement (comme nous l'avons vu ci-dessus) sert à marquer les lois de Dieu dans nos actions (mains) et dans nos esprits (fronts, entre les yeux). C'est le signe de la loi de l'Éternel (Deut. 6:8) et de Sa rédemption d'Israël (Deut. 6:10).
À partir du Nouveau Testament, ce statut s'étend aux Païens qui sont en Christ (Rom. 9:6; 11:25-26). La compréhension de la Pâque dans les Églises de Dieu au vingtième siècle a été sérieusement dans l'erreur. Il a été supposé tout à fait inexactement que les juifs erraient et que la Pâque était la nuit du quatorzième jour de Nissan, la soirée mémorable était le quinzième jour et que cette nuit était incorrectement appelée la Pâque par les juifs. Ceci a été examiné en détail. La structure complète des fausses prémisses sur lesquelles cela reposait a été examinée dans l'annexe de l'étude La Pâque [098].
Ces signes de la loi, le Sabbat et la Pâque, sont spécifiquement conçus pour protéger contre l'idolâtrie (Deutéronome 11:6). Ces deux signes sont le sceau sur la main et sur le front des élus de l'Éternel. Avec l'Esprit Saint, ils forment la base du scellement des derniers jours d'Apocalypse 7:3. Le signe des élus est donc centré sur le premier commandement. Christ a dit : Tu adoreras le Seigneur, ton Dieu, et tu Le serviras Lui seul. (Mat. 4:10; Luc 4:8). Servir signifie adorer en termes bibliques.
Le Jour des Expiations est un autre signe du peuple de l'alliance. L'individu qui n'observe pas les Expiations est puni en étant retranché du peuple; en d'autres termes, du corps d'Israël de l'alliance, qui est l'Église (Lév. 23:29).
Le signe initial et principal du peuple de l'alliance était la
circoncision (Gen. 17:14). Ceci a été remplacé par l'état du baptême (voir
l'étude Repentir
et Baptême [052]).
Le baptême de l'Esprit Saint à travers le sang de Jésus Christ et dans le corps unique est devenu le signe primaire des élus (Mat. 28:19; Actes 1:5; 11:16; Rom. 6:3; 1Cor. 12:13; Héb. 9:11-28).
La position doctrinale
commune de l'Église
La doctrine commune des élus peut être vue à partir des premiers temps. C'est par les écrits des disciples Polycarp et Irénée que nous pouvons nous approcher le plus de l'apôtre Jean. La vue la plus ancienne est que la Bible et l'église du Nouveau Testament avaient une vue distinctive de la Divinité. Celle-ci a été la même pendant environ deux mille ans.
Le centre de leur foi était leur doctrine de Dieu. Le Sabbat, les Nouvelles Lunes et les Fêtes étaient des aspects distinctifs de l'adoration de ce Dieu. Ceci était également accompagné de l'adhérence aux lois de l'alimentation sur une base assez répandue ou générale (voir également l'étude Les Lois de l'Alimentation [015]). Par conséquent, le Sabbat et tout ce qui en découlait étaient des signes de l'adoration du Seul Vrai Dieu (Jean 17:3).
Ce Dieu, Éloah, était exactement le même que Celui adoré par Juda et révélé dans l'Ancien Testament. Pour la première église, la Bible était l'Ancien Testament, qui était interprété et expliqué par le Nouveau Testament (voir l'étude La Bible [164]). Les doctrines de la première Église de Dieu ont été examinées dans les études La Première Théologie de la Divinité [127] et également L'Immortalité [165], La Déité de Christ [147], Le Premier Commandement : Le Péché de Satan [153] et Consubstantiel avec le Père [081].
La base biblique de la
doctrine commune
La base biblique de la doctrine commune est centrée sur le premier et grand commandement (voir l'étude Le Premier Grand Commandement [252]). De cette façon, nous voyons que le quatrième commandement est simplement une quatrième facette d'une plus grande structure. Les Sabbats et les Jours Saints, à leur tour, sont des sous-structures du quatrième commandement et ils sont étroitement liés aux autres commandements. Ceci est examiné dans Les Dépositions de la Foi [A1].
L'Église s'est engagée à observer les Dix Commandements, tels qu'on les retrouve dans Exode 20:1-17 et Deutéronome 5:6-21.
Le premier commandement est :
Je suis
l’Éternel, ton Dieu, qui t’ai fait sortir du pays d’Égypte, de la maison de
servitude. Tu n’auras pas d’autres dieux devant ma face.
Dieu le Père est le Seul Vrai Dieu (Jean 17:3) et il n'y a aucun autre élohim qui est supérieur ou égal à Lui. Il est interdit d'adorer ou de prier à toute autre entité, y compris Jésus Christ.
Le deuxième commandement est :
Tu ne te
feras point d’image taillée, ni de représentation quelconque des choses qui
sont en haut dans les cieux, qui sont en bas sur la terre, et qui sont dans les
eaux plus bas que la terre. Tu ne te prosterneras point devant elles, et tu ne
les serviras point; car moi, l’Éternel, ton Dieu, je suis un Dieu jaloux, qui
punis l’iniquité des pères sur les enfants jusqu’à la troisième et la quatrième
génération de ceux qui me haïssent, et qui fais miséricorde jusqu’en mille
générations à ceux qui m’aiment et qui gardent mes commandements.
Il n'est donc pas permis de faire des figurines ou des représentations de n'importe quelle description pour les utiliser dans le culte ou le symbolisme religieux. Le crucifix est donc interdit comme symbole dans l'Église. Les commandements eux-mêmes font partie de l'identification du système religieux et sont, par conséquent, tous indéniables.
Le troisième commandement est:
Tu ne
prendras point le nom de l’Éternel, ton Dieu, en vain; car l’Éternel ne
laissera point impuni celui qui prendra son nom en vain.
Le nom de l'Éternel Dieu confère l'autorité. Par conséquent, cette loi a non seulement rapport au simple blasphème mais aussi, par extension, à l'abus de l'autorité de l'église et à tous ceux qui prétendent agir selon la directive de Dieu à travers Jésus Christ.
Le quatrième commandement est :
Souviens-toi
du jour du repos, pour le sanctifier. Tu travailleras six jours, et tu feras
tout ton ouvrage. Mais le septième jour est le jour du repos de l’Éternel, ton
Dieu: tu ne feras aucun ouvrage, ni toi, ni ton fils, ni ta fille, ni ton
serviteur, ni ta servante, ni ton bétail, ni l’étranger qui est dans tes
portes. Car en six jours l’Éternel a fait les cieux, la terre et la mer, et
tout ce qui y est contenu, et il s’est reposé le septième jour: c’est pourquoi
l’Éternel a béni le jour du repos et l’a sanctifié.
Le Sabbat du septième jour est donc obligatoire à la foi. Aucun Chrétien ne peut servir Dieu sans honorer le Sabbat, connu dans le calendrier actuel comme le samedi. L'établissement d'un jour d'adoration autre que le septième jour non seulement viole ce commandement, mais cela devient en lui-même un symbole d'idolâtrie, étant externe à la volonté déclarée de Dieu.
C'est un acte de rébellion et, par conséquent, équivalent à la sorcellerie (1Sam. 15:23). Lié au deuxième commandement, qui englobe le quatrième, cela devient de l'idolâtrie. L'établissement d'un calendrier, qui ajuste la semaine sur une base rotative, a le même effet.
Ces quatre premiers commandements déterminent la relation de l'homme avec Dieu et sont identifiés sous la première et principale entête de la loi, à savoir:
Tu aimeras
le Seigneur, ton Dieu, de tout ton cœur, de toute ton âme, et de toute ta
pensée (et de toute ta force) (Marc 12:30).
C’est le premier et le plus grand commandement (Mat. 22:37-38).
L'identification absolue avec Dieu découle de l'observance fidèle de ces commandements et d'éviter toute action qui les compromettrait.
Le quatrième commandement en est ainsi un d'une série de quatre, qui sont intégraux au premier grand commandement. Ainsi, de la bouche de Jésus Christ, Dieu le Père est central à la foi et le point principal et l'objet final de celle-ci (Mat. 22:37-38; Marc 12:30; Apoc. 1:8).
La connaissance du Seul Vrai Dieu et de son fils Jésus Christ, qu'Il a envoyé, est centrale à la réception de la vie éternelle (Jean 17:3; 1Jean 5:20). Le quatrième commandement n'est donc pas une fin en soi, mais simplement un indicateur primaire des élus et du fait de leur obéissance à Dieu.
Le quatrième commandement s'étend pour
englober le système entier du culte biblique des Nouvelles Lunes, des Fêtes et
des Jours Saints et de la dîme également (voir l'étude Le Prélèvement de la Dîme
[161]), qui a rapport au système des prémices et à la Moisson de
l'Alliance (voir aussi l'étude L'Alliance de Dieu [152]).
Nous avons vu les effets des Nouvelles Lunes sur le calendrier de Dieu (voir l'étude Le Calendrier de Dieu [156]). Les Nouvelles Lunes et les Fêtes se combinent pour former la structure du Gouvernement de Dieu. De la même manière, le Sanhédrin, comme Temple physique et son sacerdoce, était la réflexion du système céleste (Héb. 8:5).
Cependant, nous avons un autel duquel ceux qui servent la tente (ou la structure physique) n'ont pas le droit de manger (Héb. 13:10). Ainsi, nous n'avons aucune ville physique durable, mais nous cherchons la ville qui doit venir. De la même manière que les sacrifices sont brûlés hors de la ville, Christ a aussi été sacrifié hors de la ville. Nous allons de même hors du camp pour souffrir un abus semblable à celui qu'il a supporté (Héb. 13:12-13).
Regardons l'exemple de nos frères du passé pour voir ce qu'ils ont souffert et pourquoi ils ont été punis. Les doctrines de la première Église sont vues comme étant raisonnablement constantes, si nous pouvons isoler les faits de la propagande du système traditionnel.
L'application de ces
éléments distinctifs dans les doctrines des premières Églises
La première église était exclusivement Unitaire. Les Gnostiques et les Modalistes ne sont pas considérés comme faisant partie de l'église. Il n'y a aucune évidence que Christ ou les apôtres ou leurs disciples aient été Binitaires ou Trinitaires.
En effet, il existe des preuves claires que la
doctrine de la Trinité a été développée à partir du Binitarianisme, dérivé des
prétendus Chrétiens du quatrième siècle. La position Trinitaire, comme son
incohérent prédécesseur, le Binitarianisme, n'a jamais été retenue par l'église
observant le Sabbat avant ce temps ou, en fait, avant la Réformation, environ
onze siècles plus tard. En fait, le Binitarianisme est venu du Modalisme, qui
est la doctrine des adorateurs du dieu Attis, à Rome (voir Les Origines de Noël et des
Pâques [ 235]).
L'Évidence de l'Histoire et
la Persécution de l'Église
Des écrits d'Irénée (et de son prédécesseur Polycarp), nous savons que l'Église et lui étaient Unitaires et qu'ils croyaient que Christ a été nommé élohim et que les élus devaient devenir des élohim, comme Christ l'était avec Dieu. Ils croyaient que Dieu seul a existé éternellement et qu'il n'y avait rien du même âge que Lui. C'est dérivé de Zacharie 12:8 et c'est retrouvé dans l'œuvre Against Heresies (Contre les Hérésies). Irénée affirme, à propos de Dieu (Against Heresies, III, viii, 3) :
Car il a commandé et ils ont été créés. Il a parlé et ils ont été faits. À qui donc a-t-Il commandé ? Sans doute, la Parole, par qui, Il dit, que les cieux ont été établis et toute leur puissance par le souffle de sa bouche [Psaume 33:6].
Irénée soutenait que:
il est clairement prouvé que ni les prophètes ni les apôtres n'ont jamais nommé un autre du nom de Dieu ou appelé un autre leur Seigneur, sauf le Seul Vrai Dieu ....Mais les choses établies sont distinctes de Celui qui les a établies et celles qui ont été faites de Celui qui les a faites. Car Il est Lui-même non-créé, sans commencement, ni fin et ne manquant de rien. Il est Lui-même autosuffisant; et plus encore, il accorde à tous les autres cette chose même, l'existence; mais les choses qui ont été faites par Lui (ibid.).
Irénée a ici étendu la capacité de devenir Dieu (theos ou élohim) à la Parole, comme étant distincte des autres choses établies (ibid.). Il avait déjà établi la position de Dieu, du Fils, de ceux de l'adoption, comme theoi ou élohim, et de tous les fils de Dieu dans le livre III, le chapitre vi.
Par conséquent, ni le Seigneur, ni l'Esprit Saint, ni les apôtres, n'ont jamais nommé comme Dieu, de façon définitive et absolue, celui qui n'était pas Dieu, à moins qu'il n'ait été vraiment Dieu; pas plus qu'ils n'auraient appelé Seigneur quiconque le représentant, sauf Dieu le Père qui règne sur tout, et Son Fils qui a reçu le règne de Son Père sur toute la création, tel que ce passage l'affirme : Parole de l’Éternel à mon Seigneur: Assieds-toi à ma droite, Jusqu’à ce que je fasse de tes ennemis ton marchepied [Psaume 110:1]. [L'Écriture] représente ici le Père s'adressant au fils; Celui qui lui a donné l'héritage des païens et Lui a soumis tous Ses ennemis...
Irénée a poursuivi en déclarant que l'Esprit Saint a ici appelé Seigneur le Père et le fils. Il soutenait que c'était Christ qui a parlé avec Abraham avant la destruction des Sodomites et qui avait reçu [de Dieu] le pouvoir de juger les Sodomites pour leur méchanceté. Et ceci [texte suivant] :
déclare la même vérité : Ton trône, ô Dieu, est à toujours; Le sceptre de ton règne est un sceptre d'équité. Tu aimes la justice, et tu hais la méchanceté: C'est pourquoi, ô Dieu, ton Dieu t'a oint d'une huile de joie, par privilège sur tes collègues [Psaume 45:6]. Car l'Esprit désigne les deux par le nom de Dieu [theos ou élohim] – autant Celui qui est oint comme Fils que Celui qui oint, c'est-à-dire le Père. Et encore : Dieu se tient dans l'assemblée des dieux (de Dieu est une mauvaise traduction); Il juge au milieu des dieux" [Psaume 82:1]. Il se réfère [ici] au Père et au fils et à ceux qui ont reçu l'adoption; mais ces derniers sont l'Église, car elle est la synagogue de Dieu, que Dieu – c'est à dire le Fils Lui-même – a rassemblé par Celui-là de qui Il parle: "Le Dieu des dieux, l'Éternel a parlé, et a convoqué la terre" [Psaume 50:1]. Qui est visé par le mot ‘Dieu’ ? Celui dont Il a dit: Il vient, notre Dieu, il ne reste pas en silence; (Psaume 50:3) c'est-à-dire, le Fils, qui est venu se manifester aux hommes, qui a dit, Je me suis laissé trouver par ceux qui ne me cherchaient pas; [Ésaïe 65:1]. Mais de quels dieux [parle-t-il] ? [De ceux] à qui Il dit, "J'avais dit: Vous êtes des dieux, vous êtes tous des fils du Très-Haut" [Psaume 82:6 ]. À ceux, sans doute, qui ont reçu la grâce de ‘l'adoption, par laquelle nous crions: Abba! Père!’ [Rom. 8:15 ] (Against Heresies, Bk. III, ch vi, ANF, Vol. I, pp 418-419).
Il n'y a aucun doute qu'Irénée avait une vue subordinationiste de la Divinité et qu'il a étendu le terme Dieu (comme theoi ou élohim) pour inclure le Fils et ceux de l'adoption également. Ceci est probablement dérivé de Zacharie 12:8, au moins. Il semble indiquer ici que Christ a rassemblé les élus, alors que nous savons des Écritures que c'est Dieu qui donne les élus à Christ, pour qu'ils soient rassemblés (Jean 17:11-12; Héb. 2:13; 9:15).
L'utilisation exclusive du terme aux élus physiques peut être erronée, compte tenu de l'application d'Irénée ici. L'Armée céleste fidèle est également incluse dans le conseil, d'après la compréhension d'Apocalypse 4 et 5. L'Armée céleste fidèle est donc également l'ecclésia de Dieu.
Ces positions sont examinées dans les études La Première Théologie de la Divinité [127] et également L'Immortalité [165]. Il est également important de comprendre que la doctrine de l'immortalité de l'âme a été considérée comme une doctrine athée et blasphématoire. Cette vue a été soutenue au point que, même lorsque le culte du dimanche a commencé à s'imposer sur l'église, comme il l'a fait dès 150 CE, d'après l'évidence de Justin Martyr, nous pouvons voir que les doctrines de la Divinité et de la résurrection étaient toujours centrales et intactes.
Le Sabbat a donc été renié avant la Divinité et la résurrection, au tout début. Ceci devait être inversé à la position postérieure où la Divinité est attaquée avant le Sabbat et de la doctrine de l'âme.
Anders Nygren (Agape and Eros, Tr. par Philip S. Watson, Harper Torchbooks, New York, 1969) comprenait le concept de la vie éternelle dans l'église, quand il a dit :
L'ancienne église diffère surtout de l'hellénisme par sa croyance en la résurrection. La tradition Chrétienne soutenait la ‘Résurrection de la chair’, que les Apologistes ont opposé à la doctrine hellénistique de ‘l'immortalité de l'âme’. L'antithèse était consciente et intentionnelle car, pour aucun autre point, leur opposition à l'esprit hellénistique n'avait été autant ressentie par les premiers Chrétiens. La doctrine platonique et hellénistique de l'immortalité de l'âme semblait aux apologistes une doctrine athée et blasphématoire, qu'ils devaient avant tout attaquer et détruire (Justin Dial. lxxx. 3-4).
À cet égard, leur devise pourrait être les paroles de Tatian: 'Pas immortelle, O Grecs, est l'âme en soi, mais mortelle. Pourtant, il lui est possible de ne pas mourir (Tatian Oratio ad Graecos, xiii. 1).
La différence entre le Chrétien et le non-Chrétien, à cet égard, était si grande, que la croyance en la ‘résurrection de la chair’ pourrait devenir un cri de ralliement. Celui qui croit en ‘l'immortalité de l'âme’ prouve de ce fait qu'il n'est pas un Chrétien. Comme Justin le dit: ‘si vous en rencontrez qui se disent Chrétiens... et qui disent qu'il n'y a pas de résurrection des morts, mais que leur âme, après la mort, est emportée au ciel; n'imaginez pas qu'ils sont des Chrétiens.' (Dial. lxxx. 4) (ibid., pp. 280-281).
L'Église niait donc l'immortalité de l'âme – ils étaient absolument des Unitaires subordinationistes. Non seulement ils auraient rejeté la Trinité, si elle avait alors été proposée, ils auraient peut-être aussi excommunié quiconque endossait cette doctrine ou tout Dithéisme, évidence des cercles gnostiques.
L'Église était très tolérante, cependant, étant d'avis que les hérésies étaient permises, afin de démontrer qui, dans l'Église, avait l'approbation de Dieu (1Cor. 11:19). Ce qu'ils ont fait par l'étude (2Tim. 2:15, la version RSV dit Faites de votre mieux).
Ils considéraient aussi l'Ancien Testament comme étant les Écritures et le Nouveau Testament comme étant l'interprétation de ces Écritures. Ils observaient les Nouvelles Lunes et les Fêtes. Nous voyons que la Pâque est entrée en conflit au deuxième siècle, quand le système des Pâques a été introduit et a commencé à déplacer la Pâque, dans ce qui est devenu la dispute Quartodécimène (voir l'étude La Pâque [098] et Les Disputes Quartodécimènes [277]).
L'Église a commencé à être persécutée et elle s'est retrouvée en grande partie à l'extérieur de l'Empire Romain. Par conséquent, elle a été hors de portée de l'Église Orthodoxe jusqu'à la conversion progressive des Ariens, qui a duré de l'établissement du Saint Empire Romain, en 590, jusqu'au huitième siècle. Les persécutions de la foi ont duré le temps qu'ont duré la puissance et l'autorité du Saint Empire Romain, de 590 à 1850 (voir l'étude La Distribution Générale des Églises observant le Sabbat [122]).
L'Adventisme américain et les Églises de Dieu
aux États-Unis, au cours des deux derniers siècles, ont mal appliqué les dates
du Saint Empire Romain et la prophétie du temps, des temps et de la moitié d'un
temps ou des 1,260 jours. Cette fausse interprétation était en grande partie
due à l'ignorance de l'histoire européenne et à l'auto-accomplissement de la
fausse prophétie. Cette sérieuse erreur a eu un effet significatif sur la
fausse prophétie du mouvement, en rapport à l'avènement de 1842-44. Cela a
abouti à une autre fausse doctrine appelée le
Jugement précédant la venue (voir l'étude Le Jugement Précédant la
Venue [176]).
À partir de l'évidence des Inquisitions, nous savons quelles étaient les doctrines de l'Église aux diverses étapes de sa distribution.
Nous pouvons dire avec certitude que l'Église était appelée, par le système Catholique, par divers noms dans ses différents emplacements, pour déguiser la structure répandue et uniforme de ses doctrines. Cependant, les organisations de l'Église de Dieu avaient des opinions divergentes quant à son gouvernement et à son emphase (par exemple, les Presbytériens et les Épiscopaliens parmi les Vaudois Occidentaux).
Nous savons qu'elle a été appelée Cathare ou Cathari et, de là, Puritaine, en français. Elle a aussi été appelée Khazzar, Bulgar, Vallenses, Albigeoise, Vaudoise, Sabbatharier, Sabbatati, Insabbatati, Passaginien, parmi d'autres noms. Le terme Sabbatharier semble être une expression signifiant Ariens observant le Sabbat.
Nous savons que les vues communes populaires étaient généralement comprises et reflétées dans le langage de tous les jours. Par exemple, le terme ‘poor bugger’ en anglais (pauvre bougre) est une expression commune pour transmettre la sympathie envers une personne malheureuse qui subit une épreuve ou un supplice.
C'est souvent une source de confusion pour les Américains modernes et même pour les Australiens, puisque les termes ‘bugger’ et ‘buggery’ ont des significations légales spécifiques touchant à la sodomie. Cependant, le terme a une autre signification qui montre l'application aux élus durant les Inquisitions. Le Dictionnaire Oxford Universel (Oxford Universal Dictionary) soutient que le terme est dérivé du moyen anglais et du terme français bougre et du latin Bulgarus ou Bulgare ou hérétique (ou usurier aussi).
Il était soi-disant utilisé en référence aux hérétiques, particulièrement les Albigeois [habitants d'Albi, France ou secte particulière à cette région]. C'était sa première signification. Le deuxième sens, le péjoratif en rapport à la sodomie, a été un terme postérieur à 1555, apparemment pour dénigrer la secte qui avait été persécutée pendant environ trois siècles. Le terme pauvre bougre ou pauvre bulgare, tel qu'appliqué aux Albigeois, est devenu ‘poor booger’, en anglais.
L'utilisation en anglais de ‘bogle’ ou ‘boggle’ (frayeur) au Nord, autour de 1505, est d'origine incertaine. Le terme en est venu à être associé aux fantômes et, de là, il est devenu presque un nom propre pour le diable (d'où ‘bogieman’, etc.). Le terme ‘poor bugger’ a certainement eu son origine dans les Croisades Albigeoises. Cependant, on peut pardonner à la personne qui demanderait ce que les Bulgares ont eu à faire avec les Albigeois ?
La réponse est simple. Les branches des Églises de Dieu, appelées les Pauliciens, de ce qu'on connaît comme l'ère de Pergame (Apoc. 2:12 et suiv.), sont venues en Europe, suite aux relocalisations, sous Constantine Capronymous et John Tsimiskes (voir l'étude La Distribution Générale des Églises observant le Sabbat [122]). Ces relocalisations à Thrace ont débordé chez les Bulgares, les Slaves du Sud, particulièrement en Bosnie et aussi en Hongrie et en Roumanie.
Ils se sont répandus vers l'ouest et, à partir du quinzième siècle, ils se sont joints avec les restes des Sabbatati à l'Ouest, appelés ‘Vallenses’ ou ‘Vaudois’. Nous pouvons déterminer avec une certitude relative la mesure de leurs doctrines, à partir du treizième siècle, et avec une certitude absolue ce qu'étaient les branches orientales, particulièrement en Hongrie et en Roumanie, du quinzième au dix-neuvième siècle.
La conduite des croisades Albigeoises du treizième siècle est décrite dans l'étude La Distribution Générale des Églises observant le Sabbat [122]. Il ne fait aucun doute que les groupes observaient le Sabbat. Le désir de l'Église Catholique Romaine de déguiser ce fait a mené à quelques revendications extraordinaires quant à la dérivation linguistique du nom Sabbatati.
Cependant, nous savons aussi qu'ils étaient Unitaires. Ils sont enregistrés comme existants avant 934, quand Atto, l'évêque de Vireulli, s'est plaint à leur sujet, comme d'autres l'avaient fait avant lui.
Ils ont d'abord été appelés Vallenses, en 1179, dans leur condamnation par Raymond de Daventry. Les aînés ou barbes (oncles), Bernard de Raymond et Raymond de Baimiac, ont été condamnés en tant qu'hérétiques par Raymond de Daventry, en 1179, devant le Concile de Lateran, non pas pour leur observance du Sabbat mais pour leur Unitarianisme.
Le traité écrit contre eux en 1180 par Bernard de Fontcaude a alors utilisé le nom de Vallenses dans son titre, qui est Adversus Vallenses et Arianos. Ils étaient donc des non-Trinitaires subordinationistes. Cette œuvre de 1180 semble avoir disparu, ce siècle-ci, mais l'œuvre Liber Contra Vallenses, écrite en 1190 par Bernard de Fontcaude, existe toujours. Les Vallenses de l'époque semblent être des Unitaires et distincts des Ariens.
C'est une vue correcte et une sur laquelle
l'Église de Dieu insisterait. L'Arianisme, qui, selon les Catholiques, voit
soi-disant l'Esprit Saint comme une création du Fils, est distinct de
l'Unitarianisme biblique. Ils sont tous les deux vus comme étant identiques ou
une hérésie semblable par les Catholiques, qui peuvent aussi avoir inventé la
doctrine de la création de l'Esprit par le fils, étant donné qu'il n'existe
aucun rapport réel de cette vue dans les textes attribués à Arius (voir aussi
l'étude L'Arianisme et le Semi-Arianisme [167]
et Le Socinianisme, l'Arianisme et l’Unitarianisme
[185]).
Les Albigeois n'étaient pas simplement une
branche des Vallenses. Les Albigeois consistaient en deux groupes, les Vallenses ou Vaudois et les Cathares
ou Puritains locaux. Les Cathares
avaient des vues tout à fait distinctives et hérétiques du bien et du mal,
basées sur une forme de Gnosticisme et de Dualisme Manichéen. La distinction,
parmi d'autres, est faite par Ray Roenfeldt dans sa thèse (An Historical Study of Christian Cosmic Dualism, Andrews
University) (voir l'étude Le Végétarianisme et la Bible [183]).
La foi était souvent attaquée par cette tendance dualiste. Là où l'Église était établie, plusieurs prétendus convertis parmi les ordres monastiques développaient souvent des vues bizarres. Les Bogomiles en sont un exemple. Chez les Bogomiles et parmi les Bosniaques, l'ascétisme monastique a accompagné un dualisme hérétique et essayé de saper le corps général de la foi. Des erreurs apparaissent aussi dans les premières branches des Pauliciens.
Une erreur était celle des Melchisédékiens, qui ont créé un autre ordre structuré et développé à partir de la vue Unitaire. Melchisédek était vu comme le médiateur angélique et Christ comme le médiateur humain, sous lui. Les écrits Catholiques s'en prennent à ces groupes hérétiques contemporains et les lient avec l'Église du temps. Ils attribuent ces vues erronées à l'Église, obscurcissant ainsi les vraies doctrines.
La croisade Albigeoise entière a été faite par Rome contre les deux éléments, au treizième siècle. Dans le Sud de la France, les Albigeois avaient la protection de Raymond, le comte de Toulouse. Les Vallenses ou Sabbatati étaient les plus nombreux et les plus répandus et ils étaient jusqu'en Espagne. Nous pouvons reconstruire les doctrines des Vallenses à partir de la branche espagnole des Sabbatati, à cause de la persécution intense qu'ils ont subie.
L'Inquisition espagnole visait à exterminer du pays les Chrétiens qui soi-disant Judaïsaient. Ceux-ci étaient appelés Marranos (ou porcs). À partir des termes de l'Inquisition et des commentaires, nous savons que non seulement ils observaient le Sabbat, mais qu'ils niaient la Trinité, observaient les Jours Saints, y compris les Expiations, et les lois de l'alimentation aussi.
Le Décret de la Foi montre les moyens par lesquels les hérétiques pouvaient être identifiés. Les Juifs et les Musulmans ont aussi été persécutés, mais la persécution n'était pas dirigée contre eux. Elle était contre l'Église de Dieu, qu'ils ont aussi appelé Sabbatati, Insabbatati ou Insabathi. On donne le décret d'Alphonse, le roi d'Aragon, expulsant les Vaudois ou Insabbatati d'Espagne dans l'étude La Distribution Générale des Églises observant le Sabbat [122].
Dans son œuvre The Spanish Inquisition (L'Inquisition Espagnole), Robert Hale Ltd, London, 1937, Cecil Roth a lancé l'avertissement, dans la Préface, que l'histoire se répète et que le livre n'était pas une satire sur ce qui est alors survenu en Europe. Les érudits juifs ont cherché à développer l'Inquisition espagnole comme une forme de persécution juive.
Ce démenti des éléments du célibat et de l'ascétisme végétarien était nécessaire, parce que les dualistes Manichéens, connus comme les Cathares ou Puritains, qui recherchaient la purification par l'ascétisme, étaient une secte hérétique qui a finalement attiré la persécution sur les Vallenses ou Sabbatati. Les dualistes Manichéens étaient distincts des Vallenses et c'est la distinction Cathares-Vallenses reconnue, mais inexactement identifiée par Weber. Les lois bibliques étaient continuellement observées par les Sabbatati. Leur culte était en secret. Il est donc difficile de l'identifier avec précision. Cependant, nous savons qu'ils observaient le Sabbat et la pleine mesure de leur culte est identifiée à partir des branches orientales des Sabbatati.
Nous connaissons précisément les doctrines des églises hongroises et transylvaniennes du quinzième au dix-neuvième siècle. La preuve documentaire a été préservée par docteur Samuel Kohn, le grand rabbin de Budapest, en Hungrie, dans DIE SABBATHARIER IN SIEBENBURGEN Ihre Geschicte, Literatur, und Dogmatik, Budapest, Verlag von Singer & Wolfer, 1894, Leipzig, Verlag von Franz Wagner. Ces points sont inclus dans l'étude La Distribution Générale des Églises observant le Sabbat [122]). La structure entière est inscrite dans le livre The Sabbatarians in Transylvania, par Samuel Kohn, tr. T. McElwain et B. Rook, éd. W. Cox, Les Éditions CCG, USA 1998.
Nous savons avec certitude que cette branche des Vallenses ou Sabbatati était Unitaire, car Frances David ou Davidis est mort en prison en 1579. Kohn dit qu'ils ont rétabli le Christianisme original et vrai (Kohn, p. 8). En 1579, l'Église Unitarienne s'est séparée entre les fidèles du dimanche et les fidèles du Sabbat. La branche du Sabbat, sous Eossi, a été la plus fidèle à la vérité.
1. Ils pratiquaient le baptême adulte.
2. Ils observaient les Sabbats et les Jours Saints, y compris la Pâque, les Pains sans Levain, la Pentecôte, les Expiations, les Tabernacles et le Dernier Grand Jour et, plus important encore, les Nouvelles Lunes. La Fête des Trompettes n'est pas inscrite séparément dans le livre de cantiques et semble avoir été célébrée avec les hymnes de la Nouvelle Lune.
3. Leurs doctrines englobaient le Millenium physique de 1,000 ans au commencement duquel Christ reviendra et réunira Juda et Israël.
4. Ils utilisaient le calendrier de Dieu, basé sur les Nouvelles Lunes.
5. Ils enseignaient deux résurrections, une à la vie éternelle, au retour de Christ, et une autre au jugement, à la fin du Millenium.
6. Ils enseignaient le salut par la grâce, mais que les lois avaient toujours besoin d'être observées.
7. Ils soutenaient que Dieu appelle les gens et que le monde est en général aveuglé.
8. Leur doctrine de Christ était absolument Unitaire subordinationiste.
(Voir La Distribution Générale des Églises observant le Sabbat [122]).
On peut ainsi voir que la première Église du Sabbat était Unitaire et observait les lois de l'Ancien Testament. Le Sabbat était simplement une facette de leur système de croyance, qui indiquait l'adoration du Seul Vrai Dieu. Ils ont été persécutés en Europe de l'Est pour leur Unitarianisme plus que pour leur observance du Sabbat (Francis Davidis a choisi de rester en prison où il est mort, plutôt que de compromettre sa foi Unitaire, bien que Socinus, lui-même un Unitaire, a essayé de le persuader de modifier son Unitarianisme rigide pour sauver sa vie).
Le statut d'église leur a été refusé, alors qu'il avait été accordé même aux Juifs. L'accès aux presses d'impression leur était refusé. Ils ont donc dû rédiger leurs sermons à la main, en lettres attachées. L'Inquisition a été impitoyable dans sa suppression de ce système. À l'Ouest, l'observance du Sabbat était en elle-même suffisante pour les faire exécuter.
Avec la Réformation, l'Unitarianisme a commencé à croître et il n'a pas été limité entièrement à ceux qui observaient le Sabbat. Autrement dit, les Unitaires n'étaient pas tous des vrais membres des Églises de Dieu, de même que ceux qui observent le Sabbat ne sont pas tous des vrais membres.
Le terme Unitarianisme est un mot français qui provient du latin unitarius. Il a été d'abord utilisé pour désigner une religion légalisée en 1600 (Encyclopedia of Religion and Ethics (ERE), art. Unitarianism, Vol. 12, p. 519). Il est spécifiquement fondé sur la conception de la personnalité unique de la Déité, en contraste à la doctrine orthodoxe de Sa nature triune.
Le terme Trinitaire correspondant a été d'abord utilisé au sens moderne par Servetus en 1546 (ibid.). L'adjectif Unitaire a parfois été employé au-delà des limites du Christianisme (par exemple, l'Islam et le Judaïsme ont aussi une base Unitaire).
Le texte grec du Nouveau Testament a été publié par Erasmus (1516).
Son omission du célèbre verset Trinitaire [1Jean 5:7] et son aversion pour les types scolastiques d'argumentation ont produit un effet marqué sur beaucoup d'esprits (ERE, ibid.).
La production du Nouveau Testament par Erasmus a incité les gens familiers avec le grec à commencer l'examen des prémisses sur lesquelles le Trinitarianisme orthodoxe avait été établi. Ce qui est plus important, les gens en Europe avaient la liberté d'être plus ouverts et l'Inquisition était limitée. Des érudits ont commencé à voir que la Bible n'était pas Trinitaire et qu'elle soutenait, en effet, l'Unitarianisme.
Les premières œuvres formelles anti-Trinitaires imprimées sur le continent (par opposition aux enseignements des églises avant la Réformation et l'imprimerie) ont été celles de Martin Cellarius (1499-1564), l'élève de Reuchlin et le premier disciple et ami de Luther (ERE, ibid., pp. 519-520). Dans son œuvre de Operibus Dei, il applique le terme deus à Christ, dans le même sens que les Chrétiens pourraient aussi être appelés dei comme 'fils du Très-Haut' (ibid.).
La référence à l'étude La Première Théologie de la Divinité [127] montrera que ce concept est tiré directement d'Irénée et des premiers disciples des apôtres et des apôtres eux-mêmes. Cela a causé tout un émoi et la communauté académique moderne s'est engagée dans le débat, suite à l'œuvre de Servitus, en 1531. À Naples, John Valdes, un Espagnol, a débuté un groupe religieux pour l'étude des Écritures et ce, jusqu'à sa mort en 1541 (ERE, ibid., p. 520). Notez ici le nom Valdes. Cet homme semble avoir été un Vaudois espagnol, d'après son nom et sa théologie (voir aussi La Distribution Générale des Églises observant le Sabbat [122]). En 1539, Melancthon a averti le Sénat Vénétien à propos du Servétianisme répandu dans le Nord de l'Italie (ibid.).
De ce groupe, Bernard Ochino (1487-1565) de Siena est passé lentement par la Suisse. Il est allé jusqu'à Londres, où il a servi dans une des Églises des Étrangers [Strangers Church] (1550-1553), jusqu'à ce qu'elle soit dissoute par la Reine Marie dans sa tentative de restaurer le Catholicisme. Ochino a été expulsé à Zurich et il a émigré en Pologne, où il a joint les anti-Trinitaires. En 1539, Catherine Vogel, la femme d'un bijoutier, avait été brulée à l'âge de 80 ans, à Cracovie, pour sa croyance en ‘l'existence d'un Dieu, créateur de tout le monde visible et invisible, qui ne pouvait pas être conçu par l'intellect humain’ (ibid.).
Ce mouvement constitue l'œuvre en Europe pendant la période que nous identifions comme l'ère Thyatirenne. Un mouvement anti-Trinitaire s'expose aussi au deuxième synode de l'Église reformée en 1556 et, en 1558, le Piedmontais George Blandrata en est devenu le leader. Les Anabaptistes hollandais étaient aussi Unitaires, sous David Joris de Delft (1501-1556). Ces Unitaires ont été aussi appelés inexactement des Protestants. La ERE dit que:
Des milliers de Protestants d'Allemagne, d'Alsace et des Pays Bas ont émigré en Angleterre durant le règne d'Henry VIII et l'Église des Étrangers [Strangers Church], sous Edouard VI, incluait aussi des Français, des Wallons, des Italiens et des Espagnols (ERE, ibid., p. 520).
Ces gens ont cherché refuge en Angleterre avec l'aide de l'Église Unitaire locale. C'était la véritable Église de Dieu. À partir du quinzième siècle, l'Angleterre était devenue plus ouverte à l'expression publique, grâce aux publications de Richard Peacock, évêque de Chichester. Les Lollards et les Anabaptistes ont divergé, à ce moment-là.
Le 28 décembre 1548, un prêtre nommé John Assheton a renoncé devant Cranmer aux ‘hérésies condamnables’ que 'le Saint-Esprit n'est pas Dieu, mais seulement une certaine puissance du Père' et que 'Jésus Christ, qui a été conçu de la Vierge Marie, était un saint prophète..., mais n'était pas le vrai Dieu vivant'. En avril suivant, une commission a été nommée pour rechercher tous les Anabaptistes, les hérétiques ou adeptes de la Prière Commune. Un certain nombre de marchands de Londres ont été amenés devant ce corps en mai (ERE, ibid.).
Ils étaient Unitaires. Il n'y avait aucun Binitarianisme ou Dithéisme évident pendant cette phase de l'Église et durant ses persécutions. Ce n'était pas une doctrine. Le chirurgien George van Parris de Mainz a été exécuté en 1551 pour avoir affirmé que Dieu le Père était le seul Dieu et que Christ n'était pas le Dieu (ERE, op. cit.). Quand Blandrata y arriva en 1558, le mouvement Unitaire en Pologne faisait déjà partie du synode Protestant, mais il a été exclu sept ans plus tard.
Ils ont refusé d'être appelés par d'autres noms que Chrétien (ERE, ibid.). Faustus Socinus (1539-1604), le neveu de Lelius Socinus (1525-1562) de Siena, qui était un ami de Calvin et Melancthon, a visité l'Angleterre et s'est rendu en Pologne. Il visita Blandrata en Transylvanie, en 1578, argumentant contre Francis David, qui rejetait toute forme de culte adressée à Christ. Il s'est installé en Pologne en 1579. Les Sociniens sont nommés d'après lui. Cependant, ils l'ont longtemps précédé là, faisant déjà partie de l'Église que nous connaissons comme la Vaudoise. Cet aspect a été couvert dans l'étude Le Socinianisme, l'Arianisme et l’Unitarianisme [185]).
L'Église Unitaire polonaise a été persécutée jusqu'à l'extinction par l'Église Catholique (voir ERE, op. cit.). Socinus a admis l'application du terme Dieu à Christ dans un sens inférieur. En effet, ce sens a été celui utilisé par Irénée, comme nous le voyons dans l'étude La Première Théologie de la Divinité [127].
Francis David (ou Davidis) des églises hongroises en Transylvanie, a été emprisonné dans le château de Deva pour son refus de prier ou de rendre un culte à Christ. Il y est mort en novembre 1579. À partir de l'histoire bien documentée de ses successeurs, Eossi et d'autres, nous savons qu'ils étaient non seulement Unitaires, mais qu'ils observaient le Sabbat, les Nouvelles Lunes et les Jours Saints. La Fête des Trompettes était célébrée dans le livre de cantiques comme une Nouvelle Lune. Les hymnes pour la Nouvelle Lune prévalaient, plutôt que des hymnes spéciaux pour les Trompettes, en tant que Fête (voir La Distribution Générale des Églises observant le Sabbat [122]).
Le nom Unitarius a d'abord été utilisé comme un mot par Melius. Il est apparu pour la première fois sur un document dans le décret du Synode de Lecsfalva en 1600. Il a été formellement adopté par l'Église en 1638. Les Églises hongroises ont été persécutées pendant deux siècles après cela et leurs propriétés ont été confisquées. Au début de ce siècle (1900), leurs descendants avaient 140 églises parmi les Szeklers de Transylvanie et quelques-unes en Hongrie. Leur livre de cantiques de 1865 n'avait aucune disposition pour le culte à Christ (ERE, ibid.). Ceux qui restent du peuple vrai et fidèle de l'Église sont les Transcarpathiens qui sont toujours des Unitaires observant le Sabbat.
En Angleterre, la croissance de l'Unitarianisme est provenue du désir de rétablir la véritable foi apostolique. Il était évident aux meilleurs esprits anglais que le Nouveau Testament n'était pas Trinitaire, mais Unitaire. Ces hommes éminents se sont mis à la tâche d'établir les enseignements originaux de l'Église. Le commencement peut être attribuable à Richard Hooker (1553-1600) et à John Hales (1584-1656).
La restriction de la définition des mystères de la Divinité aux Écritures uniquement est devenue la question centrale. Les œuvres de William Chillingworth (1602-1644) sont centrales à cette question. Chillingworth a été influencé par Lord Falkland, un chef Unitaire. Les œuvres de Grotius sont silencieuses sur la nature triune et (selon Stephen Nye, dans son Brief History of the Unitarians also called Socinians, London, 1687) celui-ci dit qu'il a interprété ses œuvres sur des lignes Unitaires ou selon l'esprit des Sociniens (ERE, p. 522).
Paul Best (1590-1657) a été converti durant son voyage en Pologne. Milton a aussi été influencé par les Unitaires transylvaniens (voir Aereopagitica, London, 1644 – cité de ERE, ibid.). Les Convocations de Canterbury et York, en juin 1640, interdisaient l'importation des livres Unitaires (Sociniens) et le Parlement a fait du démenti de la Trinité un crime capital en 1648. Cependant, John Biddle (1616-1662), désigné souvent comme le père de l'Unitarianisme anglais, a publié A Twofold Scripture Catechism (Un Catéchisme des Écritures à deux volets) en 1654. L'Unitarianisme est devenu généralisé en Angleterre, au dix-septième siècle. Professeur Bronowski, dans la série télévisée The Ascent of Man (La montée de l'homme), va jusqu'à dire que la Révolution Industrielle a été le produit des penseurs Unitaires. Malgré son emprisonnement et son exil dans les Îles Scilly (1654-1658), Biddle a réunis des disciples.
La mort de Biddle en 1662 et l'Acte d'Uniformité ont arrêté le mouvement en qualité d'organisation pour le culte. Cependant, les demandes de l'intention littérale des Écritures ont mené tous les grands penseurs du jour à rejeter le Trinitarianisme. Cela a inclus Milton. Thomas Firmin (1632-1697), un riche marchand de tissus, a promu la littérature de 1691-1705. Le Parlement a essayé de la supprimer. Cependant, les grands philosophes sont entrés dans l'arène en la personne de John Locke (1632-1704). Sir Isaac Newton avait aussi suivi Milton dans l'Unitarianisme, suite à un examen des Écritures.
Ces grands penseurs ont été suivis par William Whiston (1672-1752), qui a succédé à Newton à Cambridge, comme professeur Lucasien en 1703, et qui a été privé de sa chaire en 1710, à cause de son Unitarianisme. Le traité de Samuel Clarke (1675-1729) The Scripture Doctrine of the Trinity (la Doctrine Biblique de la Trinité) a été aussi important pour l'exposition du problème. L'objection à la co-éternalité du fils y a été faite pour la première fois, introduisant une position quasi-Binitaire. Quand l'Académie de Manchester (plus tard l'Université de Manchester Oxford) a été ouverte en 1786, son premier principal fut Thomas Barnes, qui était un Unitaire.
L'Université Presbytérienne à Carmarthen était le continuateur d'une série d'académies, dont la première a été fondée par Samuel Jones, jadis un membre de l'Université Oxford de Jésus et un des 2,000 ministres expulsés en 1662 (ERE, p. 523).
Joseph Priestly (1733-1804) était un autre Unitaire. L'ami de Priestly, Theophilus Lindsey (1723-1808), a démissionné de son poste de curé de Catterick sur les Tees, après l'échec d'une pétition Parlementaire et il a ouvert une chapelle Unitaire sur la rue Essex, à Strand, en 1774. C'était la première chapelle depuis beaucoup d'années - peut-être depuis la suppression de l'Église des Étrangers.
Il a utilisé la liturgie anglicane adaptée à l'adoration du Père seulement. La nomination de Thomas Belsham (1750-1829) en 1789, comme professeur de théologie à une université d'Hackney, a promu la cause Unitaire en ouvrant simplement les Écritures à l'étude. Cela fut fait à travers The Unitarian Society for promoting Christian knowledge and the Practice of Virtue by the Distribution of Books (la Société Unitaire pour promouvoir la connaissance Chrétienne et la pratique de la Vertu par la distribution de Livres). Lindsey, Priestly et Belsham étaient ses leaders.
En 1813, par les efforts de William Smith (1756-1835), un membre du Parlement pour Norwich et le grand-père de Florence Nightingale, l'abrogation des clauses de l'Acte de Tolérance, qui rendaient illégale la profession de l'Unitarianisme, a permis l'avancement de l'Unitarianisme. L'Unitarianisme de ces gens niait aussi la doctrine de l'âme (voir ERE, p. 524). Thomas Southwood Smith (1788-1861) a aussi bien fait comprendre ses idéaux Unitaires à Byron, Moore, Wordsworth et Crabbe.
Les opinions de Smith avaient déjà été manifestées plus tôt par un des aumôniers de Cromwell (ERE, ibid.). Les batailles légales du dix-huitième siècle ont vu des changements dans la loi touchant les fiducies des Églises. Ceux-ci ont aussi eu un impact profond sur la façon que les Églises Unitaires se sont organisées.
L'Unitarianisme moderne, tel que celui promu par James Martineau (1805-1900) et l'école moderne, sape la fonction Messianique de Jésus Christ. Il n'est pas entièrement basé sur les Écritures, mais sur l'interprétation de l'Écriture aussi, à cause de cela. Son exposition de la reconstruction Tübingen des origines du Christianisme, publiée dans la Westminster Review (Revue de Westminster) et mentionnée dans la ERE (p. 525) est importante, comme l'est sa justification philosophique de la communion de l'esprit humain avec le Divin. L'Unitarianisme radical cherche à tort à nier l'existence pré-incarnée de Christ.
John James Tayler (1797-1869) a produit la première discussion formelle sur la question Johannine, en Angleterre, dans Attempt to ascertain the character of the Fourth Gospel (Tentative de vérifier le caractère du Quatrième Évangile) (London, 1867). Une longue série d'érudits avaient plaidé pour la révision du texte et du Nouveau Testament. George Vance Smith a été invité à se joindre aux Réviseurs de la Bible (1870). Un de ceux-ci était James Drummond (1835-1918), un Unitaire érudit. Il était un théologien qui a produit des œuvres significatives comme The Jewish Messiah (le Messie Juif) (1877), Philo Judaeus (1888) et Inquiry into the Character and Authorship of the Fourth Gospel (Enquête sur le Caractère et le Droit d'Auteur du Quatrième Évangile) (1903). John Relly Beard (1800-1876) a ouvert la voie aux dictionnaires modernes de la Bible avec son People’s Dictionary of the Bible (Dictionnaire Populaire de la Bible).
Il y a eu d'autres Unitaires importants comme Edgar Taylor, Samuel Sharpe, H. A. Bright, William Rathbone Greg, Francis William Newman, Frances Power Cobbe, Ralph Waldo Emerson, Theodore Parker et Max Müller. La ERE donne aussi de l'information sur les églises et leur distribution. En examinant la Bible pour son intention, sans la théologie grecque des écoles Alexandriennes et Cappadociennes, certains des plus grands penseurs des temps modernes ont adopté l'Unitarianisme, comme étant le système original de la Bible.
Le mouvement Baptiste du
Septième Jour
Les Unitaires Sabbatariens sont devenus visibles en Angleterre au dix-septième siècle, bien que certains voient une continuité historique de temps beaucoup plus anciens. La théologie purement biblique était à la base du mouvement Traskite mené par John Traske, autour de 1616, à Londres. Hamlet Jackson a introduit le Sabbat au groupe par l'étude biblique.
L'interprétation littérale des Écritures a conduit ce groupe Puritain aux lois lévitiques de l'alimentation aussi. Il est pensé que ses disciples ont formé le noyau de l'église Baptiste Sabbatarienne de Mill Yard, tandis que d'autres verraient ses origines dans des mouvements précédents. L'église est devenue plus en vue en 1661, à cause de la prédication de John James à propos de la Cinquième Monarchie; il a été exécuté pour trahison. L'église avait été influencée non seulement par la synagogue juive à Amsterdam, mais par le mouvement messianique populaire de Sabbetai Zwi.
Comme beaucoup de Baptistes Généraux du temps, l'église était totalement Unitaire, comme cela a été exposé par des auteurs comme Edouard Elwall, au début des années 1700. Le calendrier biblique et la célébration de la Pâque, le 14 Nissan, continuent aujourd'hui, bien qu'avec la mort du Pasteur Albourne Peat, le témoignage Unitaire ait commencé à se dissiper (en 1992).
Quoique l'évidence historique soit insuffisante, il est probable que la plupart, sinon toutes les autres premières églises Baptistes du Septième Jour, en Angleterre, étaient Unitaires aussi. La première exception claire a été l'église de Pinner's Hall, fondée par Frances Bampfield, en 1676. Cette église était Calviniste dans sa perspective et, quoique Bampfield ne fusse pas tout à fait Trinitaire dans ses vues, il n'était certainement pas Unitaire.
L'amalgamation des Baptistes Particuliers et Généraux a brouillé les cartes des origines Unitaires des Baptistes Sabbatariens. Les Trinitaires ont été plus directs dans la production de déclarations de croyances; les documents ne reflètent donc pas la ténacité de la position Unitaire. Les Unitaires ont eu tranquillement tendance à ignorer les déclarations de croyances.
En effet, encore aujourd'hui, Mill Yard n'accepte rien d'autre que les dix commandements, avec quelques textes du Nouveau Testament à l'appui (Seventh Day Baptists in Europe and America, Vol. 1, American Sabbath Tract Society, Plainfield, New Jersey, 1910, pp. 25-113).
C'est l'erreur principale ou fondamentale de la foi Baptiste du Septième Jour. En ne produisant pas de déclarations détaillées de leurs croyances, ils n'ont pas pu adéquatement publier de déclarations claires. Par conséquent, des déclarations générales détaillées n'ont pas été possibles. Ils ont échoué à mettre à profit leur liberté religieuse et à développer un enseignement doctrinal sain sur la nature de Dieu.
L'Unitarianisme et
l'observance du Sabbat
Presque sans exception, le premier Unitarianisme avait été accompagné par l'observance du Sabbat, car les deux étaient issus du principe de l'interprétation littérale de la Bible. Le Trinitarianisme n'a jamais été accompagné par l'observance du Sabbat, avant la Réformation. Après la Réformation, c'est devenu un fait que certains Trinitaires observaient le Sabbat et que certains Unitaires observaient le dimanche, mais pas en règle générale. L'Unitarianisme moderne qui observe le dimanche est aussi aberrant que tout autre système observant le dimanche.
En Asie
L'expérience du Sabbat en Asie était principalement non-Trinitaire, jusqu'à ce que les Jésuites commencent leur travail de missionnaire. Les Nestoriens et les missionnaires africains (voir La Distribution Générale des Églises observant le Sabbat [122]) ont suivi l'église primitive jusqu'en Perse, en Inde et, ensuite, en Chine. L'observance du Sabbat Unitaire a posé une menace sérieuse au Bouddhisme et elle a été proscrite par le Bouddhisme. En règle générale, les Églises observant le Sabbat en Asie étaient aussi non-Trinitaires. Elles observaient les lois de l'alimentation et rejetaient aussi la confession et le purgatoire. Les divisions de ces églises ont suivi, principalement, les Conciles de Constantinople et de Chalcedon.
Les Chinois avaient connu le système Chrétien depuis longtemps et, comme ailleurs, le Sabbat était un signe d'interprétation littérale de la Bible. En 781, il était déjà bien établi (voir l'étude La Distribution Générale des Églises observant le Sabbat [122]). L'observance du Sabbat a été courante et bien établie en Chine et ce, jusqu'à la montée de la Rébellion Taiping de 1850 (ibid.).
L'expérience des États-Unis
Les Églises de Dieu observant le Sabbat aux États-Unis sont bien documentées et elles ne seront pas traitées ici. Les Églises de Dieu ont grandi du système d'église anglais et de l'influence européenne.
Adventisme du Septième Jour
Le mouvement Adventiste du Septième Jour était principalement et officiellement Unitaire jusqu'en 1931, à la mort d'Uriah Smith. Mais l'adoption officielle a tardé à venir et elle est provenue du ministère. Les penseurs Unitaires Adventistes étaient James White, R. F. Cottrell aîné et fils, D. T. Bordeau jusqu'à sa démission, D. M. Canright, J. N. Andrews, Loughborough, John Matteson, A. C. Bordeau, A. T. Jones, W. W. Prescott et Uriah Smith.
D'autres mouvements Adventistes ont été :
1. Les Adventistes Évangéliques; et
2. Les Adventistes Chrétiens.
Ils ont tous mal compris la nature de la résurrection et du jugement. Ces deux derniers étaient des Millenialistes d'interprétation littérale des textes bibliques, tandis que les Adventistes du Septième Jour retenaient le Millenialisme céleste.
L'Adventisme a été officiellement généralement Unitaire biblique jusqu'en 1931, lorsque l'influence d'Uriah Smith a cessé et les Trinitaires, présents depuis longtemps, ont commencé à prendre le contrôle. Uriah Smith a été qualifié d'Arien par ses successeurs.
Ellen G. White a soi-disant été parmi les premiers à introduire les concepts Trinitaires à l'Adventisme du Septième jour dans Desire of Ages (Désir des Âges) (1898, p. 530), apparemment non-édité et contre la vue exprès de l'église (selon The Spirit of prophecy de M. L. Andreasen, discours du 30 novembre 1948). Parmi les Adventistes, il y a eu d'autres écoles de pensée.
M. L. Andreasen (ibid.) dit qu'ils ont suspecté que c'était une erreur d'édition, mais il est allé la trouver pour lui parler et confirmer qu'il en était ainsi. Ceci n'a pas été produit par lui avant 1948. En raison des opinions et des doctrines des anciens de l'église jusqu'en 1931, on a suspecté ce texte d'être une édition frauduleuse. L'adhérence Chrétienne, de laquelle James White venait, était Unitaire. Par la suite, ils se sont joints à d'autres pour devenir l'Église Unie de Christ. Les doctrines étaient plus bibliques que celles de ce qui est devenu l'Église Unitaire Universaliste. Cette église n'a aucune relation véritable avec les doctrines Unitaires subordinationistes des églises observant le Sabbat.
L'église Adventiste a été Unitaire ou, comme les Adventistes le disent maintenant, Arienne, jusqu'en 1931. Cependant, l'Arianisme, tel qu'il est défini par les Trinitaires, proclame l'Esprit comme une création du fils. Cette doctrine peut bien être une invention des Trinitaires, étant donné que les commentaires que nous avons d'Arius ne contiennent aucune trace de cette doctrine. Cependant, tel qu'il est défini par le Trinitarianisme, l'Arianisme n'est pas l'Unitarianisme biblique, ni la doctrine soutenue par Smith ou par aucune des ères de l'église, incluant l'Église de Dieu (Septième Jour) ou les églises subséquentes.
Il est important de noter que la dénomination Adventiste du Septième Jour n'est officiellement devenue Trinitaire qu'après la publication de Questions on Doctrine (Questions sur la doctrine), en 1958. Andreasen a écrit une série de lettres en protestation de cette adoption finale. Il y a donc eu une période de transition entre 1931 et 1958. La Déclaration française des croyances Adventistes était toujours Unitaire en 1938, selon une copie du manuel de l'église de cette année-là, en la possession du docteur Thomas Mcelwain, qui a étudié au séminaire Adventiste, en France, de 1968 à 1973. En commentant le manuel, il a observé que le séminaire était Trinitaire, mais que les congrégations étaient encore Unitaires, à ce moment-là.
Le mouvement Adventiste du début des années 1800 (1842-1844) a vu des Trinitaires en assez grands nombres attirés dans le système du Sabbat. Certains n'ont jamais vraiment abandonné le modèle Trinitaire. Cela devait s'avérer fatal pour le premier système Adventiste pur, après Smith, en 1931, quand les Trinitaires dans le mouvement ont pris le contrôle de l'Adventisme, principalement à travers les aspirations du ministère.
Le désir de plaire au Protestantisme américain a été un facteur contribuant au problème. Cela devait également mener au Binitarianisme dans les Églises de Dieu au vingtième siècle et, conséquemment, aux erreurs et aux divisions multiples dans les systèmes actuels.
L'Église de Dieu (Septième Jour)
L'Église de Dieu (Septième Jour) était un système biblique Unitaire d'observance du Sabbat qui, en règle générale, n'observait pas les Jours Saints, mais il a été reconnu pour le faire dans quelques secteurs (par exemple au Chili).
Elle est maintenant renversée par les Trinitaires parmi son ministère et succombera probablement, quoique le pouvoir des votes de ses membres, par opposition au ministère, puisse la sauver de la capitulation rapide constatée dans l'Église Universelle de Dieu (Worldwide Church of God). En 1997, l'Église de Dieu (Septième Jour) a annoncé qu'elle était Binitaire.
L'Église Universelle de Dieu (autrefois Église de Dieu de la Radio)
Herbert Armstrong a commencé à écrire pour la revue