Les Églises Chrétiennes de Dieu
[199]
La Brebis Perdue et l'Enfant Prodigue [199]
(Édition
1.1 19970510-19990526)
Les paraboles dans Luc 15 ont une grande signification qui n'est pas bien appréciée. Plusieurs appliquent la parabole de l'enfant prodigue aux pécheurs entêtés, mais ils ne comprennent pas la portée et le symbolisme puissant de ces paraboles. Plusieurs ne comprennent pas non plus qu'elles sont étroitement liées et que la parabole centrale, qui est elle-même une clef, est trouvée seulement dans Luc.
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(Copyright ã 1997, 1999 Wade Cox)
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La
Brebis Perdue et l'Enfant Prodigue [199]
Luc 15 est directement destiné
à l'explication du concept du péché et du repentir à deux classes de gens - les
pécheurs et ceux qui ont profité d'eux. Une troisième classe était présente
aussi, soit les Pharisiens ; il y avait donc des pécheurs et ceux qui sont
justes à leurs propres yeux.
Cette leçon de Christ, qu'on
retrouve dans Luc, est divisée en trois parties. La première section est la
parabole de la brebis perdue; la deuxième section est la parabole de la femme qui
a perdu de l'argent; et la troisième section est la parabole de l'enfant
prodigue. Chaque parabole est une section étroitement liée du tout, qui
explique l'amour, la miséricorde et le pardon de Dieu.
La première section de la
brebis perdue est facilement comprise. Les six premiers versets lient
l'audience, à savoir les publicains et les pécheurs, à la brebis perdue et la
recherche qui est faite par le berger. Ceux des Pharisiens qui étaient justes à
leurs propres yeux ont murmuré, parce qu'ils ne voyaient pas qu'il était
nécessaire de recevoir ou même de manger avec des pécheurs. Christ s'adresse à
ces gens d'attitude pharisaïque au verset 7 ; ils sont le vous à qui il parle.
Le texte du verset 7 élève le
sens du royaume physique au royaume céleste spirituel et lie la parabole à
l'Armée loyale et à la rédemption des pécheurs perdus. Le point central ici est
identifié comme étant le repentir. Comme nous le verrons, les trois paraboles
sont concernées par le repentir.
Luc 15:1-7 1 Tous les publicains et les gens de mauvaise vie s'approchaient de Jésus pour l'entendre. 2 Et les pharisiens et les scribes murmuraient, disant: Cet homme accueille des gens de mauvaise vie, et mange avec eux. 3 Mais il leur dit cette parabole: 4 Quel homme d'entre vous, s'il a cent brebis, et qu'il en perde une, ne laisse les quatre-vingt-dix-neuf autres dans le désert pour aller après celle qui est perdue, jusqu'à ce qu'il la retrouve? 5 Lorsqu'il l'a retrouvée, il la met avec joie sur ses épaules, 6 et, de retour à la maison, il appelle ses amis et ses voisins, et leur dit: Réjouissez-vous avec moi, car j'ai retrouvé ma brebis qui était perdue. 7 De même, je vous le dis, il y aura plus de joie dans le ciel pour un seul pécheur qui se repent, que pour quatre-vingt-dix-neuf justes qui n'ont pas besoin de repentance. (LSG)
Le problème est que tous ont
péché et sont privés de la gloire de Dieu, cependant, plusieurs ne l'ont pas
vu. Même après sa conversion, Paul a continuellement affirmé qu'il était
irréprochable dans la loi (Philippiens 3:6). C'était un problème central de la
secte des Pharisiens et du système qu'ils ont embrassé.
Nous voyons, par le sens de
l'Armée céleste, que la rédemption du système entier est en jeu et que le
repentir est offert à tous les pécheurs. C'est le sens développé dans ces
paraboles, mais il n'est pas compris ou reconnu, à cause de la vue du monde
Chrétien dominant et de la compréhension des doctrines concernant le jugement
et la résurrection.
Christ est souvent vu dans la
première section comme l'homme qui est à la recherche de la brebis perdue. Pour
le faire, il doit laisser les quatre-vingt-dix-neuf autres dans le désert et
aller à la recherche de celle-ci. Il le fait
jusqu'à ce qu'il la trouve. Cette recherche est la même recherche que celle
que la femme entreprend à partir du verset 8. Nous avons affaire ici à une
recherche de la brebis perdue, qui s'est égarée de l'Armée que le berger est
forcé de laisser dans le désert. Ce désert est une place où les
quatre-vingt-dix-neuf autres peuvent s'alimenter librement ; il n'est donc
pas infertile. La recherche continue jusqu'à ce que la brebis soit retrouvée.
Aucune n'est considérée comme perdue. Cela s'étend à l'Armée entière. Quand la
brebis est retrouvée, il y a une réjouissance avec le Messie, qui revient à la
maison avec la brebis et célèbre avec ses amis et ses voisins. On voit aussi le
sens de cette réconciliation dans la troisième section concernant l'enfant
prodigue ; ce sens s'étend plus loin que ce qui est généralement pensé.
Luc 15:8-10 poursuit avec la
section de la femme qui cherche ses trésors. Nous avons affaire ici avec
l'Esprit Saint, qui est symbolisé par la femme qui balaie sa maison pour
restaurer le plein montant de son trésor.
Luc 15:8-10 8 Ou quelle femme, si elle a dix drachmes, et qu'elle en perde une, n'allume une lampe, ne balaie la maison, et ne cherche avec soin, jusqu'à ce qu'elle la retrouve? 9 Lorsqu'elle l'a retrouvée, elle appelle ses amies et ses voisines, et dit: Réjouissez-vous avec moi, car j'ai retrouvé la drachme que j'avais perdue. 10 De même, je vous le dis, il y a de la joie devant les anges de Dieu pour un seul pécheur qui se repent. (LSG)
Cette section concernant
l'Esprit montre que la maison est balayée avec soin et mise en ordre, pour que
la pièce de valeur puisse être retrouvée et restaurée. Cette section de la
parabole, qui se retrouve seulement dans Luc, utilise le concept des
drachmes aux versets 8 et 9. L'autre terme est pièces d’argent (utilisé dans Matthieu 26:15; 27:3,5,9; Actes
19:19).
La drachme a moins de valeur, mais elle semble avoir une relation
avec l'impôt qui était une didrachma ou une drachme double
(Matthieu 17:24).
L'utilisation de dix pièces
d'argent n'est pas accidentelle. Il semble y avoir ici une parabole touchant à
l'Armée déchue et à leur conversion. Le prix pour Christ était celui d'un
esclave, soit trente pièces d'argent. Cela représentait une pièce pour chacune
des entités composant le conseil intérieur des élohim, comme nous le voyons
dans Apocalypse 4 et 5. Il consistait en les vingt-quatre anciens, les quatre
créatures vivantes, plus l'agneau à leur tête et le Dieu Très Haut. Ils étaient
donc trente. Christ a déclaré qu'un tiers de l'Armée s'est rebellé avec Satan.
Ce concept est probablement représenté ici dans les dix, comme un tiers des
trente. L'Esprit Saint doit donc nettoyer la maison pour restaurer les pièces
perdues.
Ce point a été apparemment
compris, puisque la première église a pensé que certains parmi l'armée déchue
qui étaient responsables des villes et des nations, s'étaient repentis et
avaient permis à l'église d'être établie dans leurs secteurs.
Nous passons maintenant à la
troisième section de l'enfant prodigue. Dans cette section, l'homme est dépeint
comme ayant deux fils. Cette section traite de l'homme qui est Dieu le Père. Le symbolisme est ici réduit aux
caractéristiques limitées des leaders des Armées, à savoir Christ et Satan. La
place lointaine est le désert du péché et la place de trafic et de
marchandises, pour laquelle Satan a été condamné et il est tombé en disgrâce
(voir Ésaïe 14:12-19; Ézéchiel 28:12-19). Examinons maintenant le texte du
point de vue que Dieu a un fils fidèle et obéissant et un fils prodigue ou
entêté et regardons ensuite les réactions du Père lorsqu'Il a affaire à l'Armée
et que ceux-ci se repentent. Cette attitude n'est pas ce à quoi nous nous
attendrions, ni ce que nous pourrions faire nous-mêmes dans les mêmes
circonstances.
Luc 15:11-32 11 Il dit encore: Un homme avait deux fils. 12 Le plus jeune dit à son père: Mon père, donne-moi la part de bien qui doit me revenir. Et le père leur partagea son bien. 13 Peu de jours après, le plus jeune fils, ayant tout ramassé, partit pour un pays éloigné, où il dissipa son bien en vivant dans la débauche. 14 Lorsqu'il eut tout dépensé, une grande famine survint dans ce pays, et il commença à se trouver dans le besoin. 15 Il alla se mettre au service d'un des habitants du pays, qui l'envoya dans ses champs garder les pourceaux. 16 Il aurait bien voulu se rassasier des carouges que mangeaient les pourceaux, mais personne ne lui en donnait. 17 Étant rentré en lui-même, il se dit: Combien de mercenaires chez mon père ont du pain en abondance, et moi, ici, je meurs de faim! 18 Je me lèverai, j'irai vers mon père, et je lui dirai: Mon père, j'ai péché contre le ciel et contre toi, 19 je ne suis plus digne d'être appelé ton fils; traite-moi comme l'un de tes mercenaires. 20 Et il se leva, et alla vers son père. Comme il était encore loin, son père le vit et fut ému de compassion, il courut se jeter à son cou et le baisa. 21 Le fils lui dit: Mon père, j'ai péché contre le ciel et contre toi, je ne suis plus digne d'être appelé ton fils. 22 Mais le père dit à ses serviteurs: Apportez vite la plus belle robe, et l'en revêtez; mettez-lui un anneau au doigt, et des souliers aux pieds. 23 Amenez le veau gras, et tuez-le. Mangeons et réjouissons-nous; 24 car mon fils que voici était mort, et il est revenu à la vie; il était perdu, et il est retrouvé. Et ils commencèrent à se réjouir. 25 Or, le fils aîné était dans les champs. Lorsqu'il revint et approcha de la maison, il entendit la musique et les danses. 26 Il appela un des serviteurs, et lui demanda ce que c'était. 27 Ce serviteur lui dit: Ton frère est de retour, et, parce qu'il l'a retrouvé en bonne santé, ton père a tué le veau gras. 28 Il se mit en colère, et ne voulut pas entrer. Son père sortit, et le pria d'entrer. 29 Mais il répondit à son père: Voici, il y a tant d'années que je te sers, sans avoir jamais transgressé tes ordres, et jamais tu ne m'as donné un chevreau pour que je me réjouisse avec mes amis. 30 Et quand ton fils est arrivé, celui qui a mangé ton bien avec des prostituées, c'est pour lui que tu as tué le veau gras! 31 Mon enfant, lui dit le père, tu es toujours avec moi, et tout ce que j'ai est à toi; 32 mais il fallait bien s'égayer et se réjouir, parce que ton frère que voici était mort et qu'il est revenu à la vie, parce qu'il était perdu et qu'il est retrouvé. (LSG)
Examinons ce qui arrive ici.
Le deuxième fils ne pouvait pas attendre la libéralité qui devait lui être
accordée. Étant en forme de Dieu, il a cherché à saisir l'égalité avec Dieu.
Christ, le fils aîné, n'a pas cherché à saisir cette égalité (voir Ésaïe
14:12-19; Ézéchiel 28:12-19 et Philippiens 2:5-8).
Ézéchiel 28:12-19 12 Fils de l'homme, Prononce une complainte sur le roi de Tyr! Tu lui diras: Ainsi parle le Seigneur, l'Éternel: Tu mettais le sceau à la perfection, Tu étais plein de sagesse, parfait en beauté. 13 Tu étais en Éden, le jardin de Dieu; Tu étais couvert de toute espèce de pierres précieuses, De sardoine, de topaze, de diamant, De chrysolithe, d'onyx, de jaspe, De saphir, d'escarboucle, d'émeraude, et d'or; Tes tambourins et tes flûtes étaient à ton service, Préparés pour le jour où tu fus créé. 14 Tu étais un chérubin protecteur, aux ailes déployées; Je t'avais placé et tu étais sur la sainte montagne de Dieu; Tu marchais au milieu des pierres étincelantes. 15 Tu as été intègre dans tes voies, Depuis le jour où tu fus créé Jusqu'à celui où l'iniquité a été trouvée chez toi. 16 Par la grandeur de ton commerce Tu as été rempli de violence, et tu as péché; Je te précipite de la montagne de Dieu, Et je te fais disparaître, chérubin protecteur, Du milieu des pierres étincelantes. 17 Ton cœur s'est élevé à cause de ta beauté, Tu as corrompu ta sagesse par ton éclat; Je te jette par terre, Je te livre en spectacle aux rois. 18 Par la multitude de tes iniquités, Par l'injustice de ton commerce, Tu as profané tes sanctuaires; Je fais sortir du milieu de toi un feu qui te dévore, Je te réduis en cendre sur la terre, Aux yeux de tous ceux qui te regardent. 19 Tous ceux qui te connaissent parmi les peuples Sont dans la stupeur à cause de toi; Tu es réduit au néant, tu ne seras plus à jamais! (LSG)
Satan doit être enlevé et
changé, de sorte que cet être ne sera plus désormais. Il y a donc un processus
de restauration qui doit être entrepris avec l'Armée, afin de s'occuper aussi
d'elle dans le jugement final (voir l'étude
Le Jugement des Démons
[080]).
Christ est demeuré ferme et
loyal et il a toujours été du côté de Dieu. Cependant, nous avons vu dans la
première section, qu'il a dû partir pour récupérer les brebis qui étaient
perdues. Cela a été fait par l'exemple et le sacrifice de soi. On ne peut donc
pas lire les trois paraboles de façon isolée, comme les gens essayent de le
faire. Ce texte, dans Luc, représente la séquence complète, mais la parabole ne
devait pas être entièrement comprise avant que les démons n'aient la chance de
se repentir.
Philippiens 2:5-11 5 Ayez en vous les sentiments qui étaient en Jésus Christ, 6 lequel, existant en forme de Dieu, n'a point regardé comme une proie à arracher d'être égal avec Dieu, 7 mais s'est dépouillé lui-même, en prenant une forme de serviteur, en devenant semblable aux hommes; et ayant paru comme un simple homme, 8 il s'est humilié lui-même, se rendant obéissant jusqu'à la mort, même jusqu'à la mort de la croix. 9 C'est pourquoi aussi Dieu l'a souverainement élevé, et lui a donné le nom qui est au-dessus de tout nom, 10 afin qu'au nom de Jésus tout genou fléchisse dans les cieux, sur la terre et sous la terre, 11 et que toute langue confesse que Jésus Christ est Seigneur, à la gloire de Dieu le Père. (LSG)
Dans Luc 15:13, nous voyons
que, peu de temps après avoir reçu la puissance et la richesse, Satan est allé
dans un pays lointain et il a gaspillé sa substance par une vie de débauche.
C'est essentiellement le message dans Ézéchiel et Ésaïe. Dans le récit
détaillé, il a entraîné un tiers de l'Armée (Apocalypse 12:4).
L'utilisation du terme
substance (KJV) ou propriété (RSV) est
ousia (SGD 3776). Ce mot est dérivé de SGD 5607 ousa, qui signifie être.
Il est utilisé seulement ici à Luc 15. Ainsi, tandis qu'il signifie la propriété ou la
substance, le sens est dérivé d'être ou du sens d'avoir. Le mot est rendu par
bien à Luc 15:12, mais c'est le seul temps que le mot est traduit de cette
manière, comme c'est le seul temps qu'il est traduit par substance dans la KJV.
Ce terme ousia n'est pas simplement
un terme matériel, comme les traducteurs du Nouveau Testament l'utiliseraient.
Son utilisation principale vient de la philosophie et il est dérivé du sens
Platonique d'être. Il se rapporte directement à la Divinité et il est venu à
être utilisé par l'Église Chrétienne pour signifier la Divinité unifiée, où
Dieu est trois hypostases dans un ousia. En fait, les deux termes signifient la
même chose. L'un est Stoïque et l'autre est Platonique. Les deux signifient l'existence réelle ou l'essence d'être; ce dont une chose est
constituée (voir Early Christian Doctrines (Première Doctrines Chrétiennes) de J. Kelly, Harper et Row, 1978, p. 129,
140 et suiv.). Dans son œuvre, Kelly explique le développement de la théorie de
Dieu à partir de Rome et de l'Occident dans ce système Platonique et explique
aussi les déviations de cette vue (voir ibid., p. 129, 140-142, 158-159,
233-234, 247-250, 253-254, 264-268).
Les Gnostiques ont entretenu
une théologie pluraliste, où ils ont enseigné, comme Irénée l'a indiqué (Adv. Her., 3.16.5), que Christ était composé de
deux ousia ou substances distinctes (Kelly, p. 142).
L'utilisation du terme, dans Luc,
n'est donc pas accidentelle. Le terme ne se réfère pas à la substance
matérielle seulement, mais Christ utilise plutôt une allégorie puissante pour
établir que le fils en question a gaspillé la substance de son être, qui peut
seulement, d'après son utilisation en grec classique, être prise pour signifier
son essence spirituelle. Ce point semble être délibérément caché.
Le problème réel ici est que
la substance d'être, qui a été donnée au deuxième fils, est venue à être vue
comme étant limitée à Christ, qui a existé éternellement avec le Père, qui ne
pouvait jamais être sans Sa Parole ou logos. Un examen approprié de cette
parabole détruit la théologie de Nicée du quatrième siècle. Par conséquent,
tous les arguments en rapport à l'ousia et aux hypostases avancés jusqu'à ce
temps-là (incluant l'époque d’Origène et de Paul de Samostata, etc.) ont dû
être attaqués. Athanasius l'a fait après Nicée, à partir d'environ 362 CE. La
vue de la divinité était en jeu.
Il vaut la peine ici
d'expliquer comment Arius et Eusebius de Ceasarea se sont élevés, en contraste
aux écrits d'Athanasius au quatrième siècle, pour essayer d'expliquer comment
Christ participait à la Divinité. Kelly (p. 243) fournit un résumé utile que
nous pouvons utiliser ici. Arius et Eusebius de Caesarea étaient d'avis que la
Parole:
Ne pouvait pas être
divine parce que Son être provenait du Père; puisque la nature divine est
incommunicable, Il doit être une créature et tout statut spécial qu'Il a doit
être en raison de Son rôle comme l'agent du Père dans la création.
...[l'approche d'Athanasius était]...De l'avis de tout le monde, le Père a
utilisé la Parole comme Son organe de création, mais il est absurde de supposer
qu'Il a eu besoin d'un intermédiaire. D'autre part, par sa camaraderie avec
Christ, l'homme a été fait divin et il est devenu l'enfant de Dieu. De là, la
Parole Elle-même doit être intrinsèquement divine, puisque autrement, Il
(Christ) n'aurait jamais pu communiquer la vie divine aux hommes. Comme il l'a
dit, ‘la parole n'aurait jamais pu nous avoir divinisés s'Il était simplement
divin par la participation et n'était pas Lui-même la Divinité essentielle,
l'image véritable du Père (Early Christian Doctrines (Premières Doctrines Chrétiennes) de J. Kelly, Harper et Row, 1978, p. 243)
Nous voyons par ce texte que
la compréhension des deux parties était mauvaise. La participation à la nature
divine était un fait biblique, selon 2Pierre 1:4.
2Pierre 1:3-4 3 Comme sa divine puissance nous a donné tout ce qui contribue à la vie et à la piété, au moyen de la connaissance de celui qui nous a appelés par sa propre gloire et par sa vertu, 4 lesquelles nous assurent de sa part les plus grandes et les plus précieuses promesses, afin que par elles vous deveniez participants de la nature divine, en fuyant la corruption qui existe dans le monde par la convoitise, (LSG)
Arius et Eusebius étaient donc
dans l'erreur, puisque la nature divine a été étendue par le Père et qu'elle ne
dépendait pas de l'activité du fils, autrement que comme un don conditionnel,
suite à son sacrifice fidèle et obéissant. Leur compréhension a été limitée par
la philosophie grecque, qui ne comprenait pas l'amour agape de Dieu.
En affirmant que le Fils doit
exister éternellement à côté du Père, les Trinitaires et Athanasius ont cherché
à lier ensemble le Père et le fils et à exclure les autres fils de Dieu. Leur
théologie a provoqué plus tard une attaque sur l'authenticité même de 2Pierre.
Cette parabole dans Luc, par
sa structure et ses termes, montre que l'ousia de l'enfant prodigue a été
gaspillé, mais qu'il provenait de son héritage du Père, de la même manière que
le fils fidèle était toujours avec le Père et participait à l'héritage du Père.
Il était l'héritier du Père, mais les deux fils avaient une part de l'héritage.
De cette façon, nous sommes tous des héritiers avec le Messie, qui est le fils
aîné ou prõtotokos de la création. La Trinité est donc complètement fausse et la nature
divine est partagée par les fils de Dieu.
Il semble y avoir peu de doute
dans l'esprit de quiconque que le Père ici est Dieu (voir la
Companion Bible n. au v. 11),
puisque toutes les croyances considèrent que la parabole fait référence à la
relation entre Dieu et Ses fils. Mais la plupart des gens ne comprennent pas
que l'Armée entière est, et a toujours été, composée des fils de Dieu, comme
Christ est un fils de Dieu.
Conformément à la loi, le fils
aîné devait conserver une portion double de l'héritage, mais l'héritage a été
partagé, même si l'aîné était détesté (Deutéronome 21:17).
Quelque temps après son
départ, l'enfant prodigue a commencé à être dans le besoin. Il s'est mis au
service d'un citoyen d'un pays étranger. Il s'est mis au service du citoyen,
comme une forme d'esclavage. C'est aussi en contraste avec Philippiens 3:20.
Philippiens 3:20 Mais notre cité à nous est dans les cieux, d'où nous attendons aussi comme Sauveur le Seigneur Jésus Christ, (LSG)
Ce mot cité est politeuma, qui signifie citoyenneté.
Ce fils prodigue (qui signifie,
en réalité, libertin ou gaspilleur) n'était plus un citoyen du Père, ayant
adopté une autre citoyenneté. C'était l'œuvre de l'Armée déchue, divorcée de
Dieu, qui a produit les Nephilim qui n'ont aucune résurrection (Ésaïe 26:14;
voir n. à la Companion Bible et aussi
l'étude Les Nephilim [154]).
La très grande famine dans ce
territoire était en raison du fait qu'il n'était pas gouverné selon les lois du
Père (Deutéronome 28; voir l'étude Les
Bénédictions et les Malédictions [075]).
Il a alors été envoyé pour
alimenter les pourceaux. Le symbolisme ici est qu'il était impur rituellement
et spirituellement.
Le terme a commencé à être dans le besoin s'applique à la séparation des
fils de Dieu ou à la rupture de leur relation avec Dieu – car, c'est seulement
au verset 24 qu'ils commencent à être joyeux.
Cette désolation totale et
cette faim sont une réalisation qu'il est coupé de la maison et de la famille
de son Père et le résultat est la désolation. Il périssait d'après son
affirmation emphatique au verset 17.
À la fin, il se rend compte
qu'il a péché contre le ciel et devant Dieu (verset 18). Cette confession et
son repentir sont suffisants pour le restaurer à l'amour du Père. Mais il n'a
pas correctement compris la nature du Père ; il a cherché simplement à
être comme un des serviteurs embauchés (mercenaires). Le terme comme tes serviteurs se réfère à la
condition de l'Armée, avant la rédemption finale et la mise en œuvre du plan
complet du salut. Cette ignorance a causé la rébellion en premier lieu. L'Armée
loyale a démontré la foi, bien qu'il ne leur ait pas été entièrement révélé.
Cette doctrine insidieuse, que
l'Armée n'avait pas la même substance que celle de Christ et que tous ceux de
l'Armée n'étaient pas les fils de Dieu au même sens que Christ, a été enseignée
à partir du quatrième Concile de Lateran en 1215. À partir de ce concile,
l'Église Catholique a enseigné que l'Armée, appelée les Anges comme une corruption du terme pour Messagers, a été créée ex-nihilo (ou de rien) et qu'elle ne
pouvait pas posséder la substance du Père de la même manière que Christ la
possédait (voir l'étude Le Socinianisme,
l'Arianisme et l'Unitarianisme [185]).
La vérité de la question est
que tous ceux qui vivent dans la maison de Dieu, possédant l'Esprit Saint, sont
fils de Dieu. Nous voyons ici que le fils prodigue a été restauré à son
ancienne condition. On lui a donné la première robe (tunique) et un anneau a
été mis à son doigt. On nous donne à tous une robe (tunique) qui est lavée dans
le sang de l'Agneau et cela s'étend à l'Armée céleste entière, même jusqu'à et
incluant Satan. La première robe est traduite ici la plus belle robe,
mais il semble qu'on lui a donné la robe qu'il avait en premier ou de la
première qualité. Autrement dit, la robe du salut, qui est lavée dans le sang
de l'Agneau, est d'une première qualité ou qualité uniforme, de sorte que tous
participent également à la citoyenneté de Dieu.
À ce point, ils ont tué le
veau gras et commencé à se réjouir. Les fils ont commencé à être dans le besoin
à cause de leur aliénation et l'Armée entière n'avait pas été joyeuse depuis le
temps de leur séparation et pendant toutes ces années gaspillées. Le fils a été
vu ici comme étant mort et rendu à la vie ; il était perdu et il a été
retrouvé. Tous étaient sous la peine de mort et tous ont été sauvés par le
désir du Père et les efforts des fils, sous celui qui était le vigneron loyal
dans les champs.
La restauration est effectuée
grâce aux efforts du fils aîné dans les champs. Il revient et entend la musique
et la danse et il semble qu'il ne comprend pas entièrement la signification du
repentir et de la restauration du fils.
Cette colère de la part du
fils ressemble à celle de Jonas à propos de Ninive et de son repentir. Le Père
prie le fils. Le fils répond "Voici, il y a tant
d'années que je te sers, sans avoir jamais transgressé tes ordres" (ou désobéi à ton commandement; entolen). Il dit aussi "et jamais tu ne m'as donné un chevreau pour que je me réjouisse avec
mes amis".
Cette section traite de la
question entière du bouc Azazel et de l'Expiation qu'il a faite pour les
nations, en tant que Messie. Ses amis qui sont, selon ses propres paroles,
l'Église (Jean 15:14-15), n'ont jamais eu de réjouissances pendant ce temps
qu'il a travaillé dans les champs, parce qu'ils ont été persécutés, comme il
l'a été, en faisant l'œuvre du Père.
Ce contraste est fait pour
montrer la miséricorde du Père, plutôt que de critiquer le fils. Le fils se
réfère clairement au fils prodigue comme
Ton fils, en référence au Père. Le fils, qui peut ici seulement être
Christ, dit : "Et quand ton fils est arrivé, celui qui a
mangé ton bien avec des prostituées, c'est pour lui que tu as tué le veau gras!"
Ce texte est écrit comme un
reproche au Père pour Sa clémence qui semble injuste. Le fils prodigue a dévoré
les biens du Père avec des prostituées. C'est une référence à Jude 6 et à
Genèse 6:4. Le bien est le bios (SGD 979), qui est un mot
signifiant la vie ou l'état actuel d'existence et, par implication, il est
considéré comme signifiant les moyens de subsistance. Mais, dans ce cas, il
signifie littéralement la vie de l'Esprit émanant de Dieu.
Ce mot est distinct de SGD
2198 zao, qui est un verbe principal
pour vivre. Il est utilisé pour l'esprit des eaux vivantes, parce que ce qu'il
avait au départ était distinct et considéré comme étant différent du don final
de Dieu, qui est la vie éternelle à un plus haut niveau.
Dieu répond à Christ en
faisant la déclaration suivante et souvenez-vous que c'est Christ qui parle ici
en l'Esprit.
Mon enfant, lui dit le père, tu es toujours avec moi, et tout ce que j'ai est à toi; mais il fallait bien s'égayer et se réjouir, parce que ton frère que voici était mort et qu'il est revenu à la vie, parce qu'il était perdu et qu'il est retrouvé. (LSG)
Ce texte devrait être comparé
avec celui de Romains 9:4-5 et Matthieu 20:14 quant au commentaire de Dieu que tout ce que J'ai est à toi.
Christ se sert de cette
parabole pour mettre dans sa propre bouche les paroles que l'attitude
pharisaïque utiliserait lorsqu'elle serait confrontée avec le fait du repentir
des fils de Dieu. Christ dit ici, avant le repentir de quiconque dans l'Armée
et avant sa mort, qu'une telle miséricorde leur a été étendue en vertu de
l'amour du Père. Sachant cela, il n'a pas reculé et il est mort crucifié sur un
pieu pour eux, sachant aussi qu'ils nous persécuteraient avant qu'ils ne se
soient repentis.
Leur repentir se produit à la
deuxième résurrection, à la fin, quand Christ revient des champs. Ainsi, la
deuxième résurrection produit la réconciliation de toute la création.
Quand nous serons
confrontés avec le repentir de l'Armée, y compris Satan, assurons-nous que nous
ressemblerons ou posséderons l'amour du Père et que nous ne serons pas jaloux
comme le fils aîné. Christ a lui-même exposé et compris ce point et nous le
devrions aussi.
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