Les Églises Chrétiennes de Dieu
[250]
La Lecture de la Loi avec Esdras et Néhémie [250]
(Édition1.0 19980711-19980711)
La Restauration sous Esdras et Néhémie avait une
grande signification. Autant la façon que le moment qu'elle
a été faite étaient dans la mise en œuvre de la loi biblique et le système du
Jubilé. Ce système a également de l'importance pour nous aujourd'hui.
Courriel: secretary@ccg.org
(Copyright ã 1998 Wade Cox)
Tr. 2003
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La
Lecture de la Loi avec Esdras et Néhémie [250]
Néhémie a entrepris la restauration des murs de la
ville de Jérusalem après avoir demandé la permission du roi de retourner et de
reconstruire la ville et ce, à partir de Nisan (bab. Nisanu) dans la
vingtième année d'Artaxerxès II (Néh. 2:1-20). Il est retourné et il a organisé
la restauration et ce, malgré l'opposition des ennemis de Juda.
Les sacrificateurs, sous le Souverain
Sacrificateur, ont commencé la construction à la porte des brebis et la
restauration de la ville a été faite par le peuple, en divisions (voir Néh.
3:2-32; Et voir l'étude Le Signe de Jonas et l'Histoire de la
Reconstruction du Temple [013]).
Le mur a été fini le vingt-cinqième jour du sixième
mois, Elul, en cinquante-deux jours, pendant le règne d'Artaxerxès II dans la
vingtième année de son règne. C'était l'année de la restauration du mur qui a
commencé en Nisan avec le décret de restaurer les murs et la ville.
Malgré les opinions du contraire, cette année-là,
commençant en octobre 386 et terminant en octobre 385 BCE (avant l'ère
actuelle), (d'après le Calendrier Civil babylonien), n'était pas une année
Sabbatique. Elle chevauchait la Trente-neuvième année du neuvième jubilé avant
le ministère du Messie. La naissance du Messie a eu lieu à peu près en 5 BCE
dans le jubilé de 24 BCE à 27 CE (ère actuelle).
Comment le savons-nous et comment pouvons-nous déterminer
le Sabbat et les jubilés à partir d'autres sources bibliques.
La Détermination du
Jubilé à partir d'autres textes
Il y a deux textes qui peuvent être utilisés pour
déterminer le jubilé et comparés aux textes à Esdras et Néhémie où nous trouvons
enregistrée la Lecture de la Loi.
Une référence est dans l'Ancien Testament et
l'autre est l'accomplissement, dans le Nouveau Testament, d'une prophétie de
l'Ancien Testament par le Messie.
La référence dans l'Ancien Testament est à Ézéchiel
1:1-3
Ézéchiel 1:1-3 1La trentième année, le cinquième jour du quatrième mois, comme j'étais parmi les captifs du fleuve du Kebar, les cieux s'ouvrirent, et j'eus des visions divines. 2Le cinquième jour du mois, c'était la cinquième année de la captivité du roi Jojakin, 3la parole de l'Éternel fut adressée à Ézéchiel, fils de Buzi, le sacrificateur, dans le pays des Chaldéens, près du fleuve du Kebar; et c'est là que la main de l'Éternel fut sur lui. (LSG)
Les détails de cette vision sont donnés dans l'étude
La
Signification de la Vision d'Ézéchiel [108]. Le calcul place la trentième année du
calendrier sacré dans la cinquième année de la captivité de Jojakin ou 594 BCE.
Le raisonnement est trouvé dans la Table ajoutée.
Ainsi, basé sur une reconstruction du temps selon
Ézéchiel, le jubilé est tombé en 574/3 et, de là, en 524/3 aussi et, par
conséquent, en 74/3 et en 24/3 dans les siècles avant l'ère actuelle et en
27/28 et 77/78 dans les siècles de cette ère.
Cette vue est renforcée par un autre fait principal
de la prophétie impliquant le Messie.
Après le commencement de la quinzième année de
Tibère, qui ne pourrait pas avoir été plus tôt que l'année civile débutant en octobre
27 CE, Jean le Baptiste a commencé à prêcher et il a commencé à baptiser (Luc
3:1-22). L'Esprit Saint a appelé Jésus de Nazareth pour être baptisé par Jean
un jour ou l'autre après que Jean a commencé son ministère. Autrement dit,
après octobre 27 CE.
Après son baptême, Christ est allé au désert et il
a été tenté pendant quarante jours (Luc 4:1-2).
Après son retour, un accomplissement peu compris et
significatif de la prophétie a eu lieu.
Luc 4:13-21 13Après l'avoir tenté de toutes ces manières, le
diable s'éloigna de lui jusqu'à un moment favorable. 14Jésus, revêtu
de la puissance de l'Esprit, retourna en Galilée, et sa renommée se répandit
dans tout le pays d'alentour. 15Il enseignait dans les synagogues,
et il était glorifié par tous. 16Il se rendit à Nazareth, où il
avait été élevé, et, selon sa coutume, il entra dans la synagogue le jour du
sabbat. Il se leva pour faire la lecture, 17et on lui remit le livre
du prophète Ésaïe. L'ayant déroulé, il trouva l'endroit où il était écrit: 18L'Esprit
du Seigneur est sur moi, parce qu'il m'a oint pour annoncer une bonne nouvelle
aux pauvres; Il m'a envoyé pour guérir ceux qui ont le cœur brisé, 19Pour
proclamer aux captifs la délivrance, et aux aveugles le recouvrement de la vue,
pour renvoyer libres les opprimés, pour publier une année de grâce du Seigneur.
20Ensuite, il roula le livre, le remit au serviteur, et s'assit.
Tous ceux qui se trouvaient dans la synagogue avaient les regards fixés sur
lui. 21Alors il commença à leur dire: Aujourd'hui cette parole de
l'Écriture, que vous venez d'entendre, est accomplie. (LSG)
Le Messie était retourné en Galilée après ses
quarante jours dans le désert et, à Nazareth, il a
accompli cette prophétie de Dieu dite par Ésaïe. Le texte se trouve à Ésaïe
61:1-2 et il est aussi un composé d'Ésaïe 58:6.
Ésaïe 61:1-2 1L'esprit du
Seigneur, l'Éternel, est sur moi, car l'Éternel m'a oint pour porter de bonnes
nouvelles aux malheureux; Il m'a envoyé pour guérir ceux qui ont le cœur brisé,
pour proclamer aux captifs la liberté, et aux prisonniers la délivrance; 2Pour publier une année de grâce de l'Éternel, et un
jour de vengeance de notre Dieu; Pour consoler tous les affligés; (LSG)
Les textes de Luc omettent les mots pour guérir
les cœurs brisés. Les mots pour libérer ceux qui sont blessés sont
un composé d'Ésaïe 58:6 qui a été permis dans les lectures (voir la Companion Bible, n. à Luc 4:18). Ce terme, Année de grâce du Seigneur, est
identifié par Bullinger comme se référant au Jubilé, dans le texte d'Ésaïe, et
il dit que c'est soit un Jubilé ou il est simplement appelé ainsi parce que
c'est l'année que le ministère de Christ a commencé. Il est difficile de voir
comment cela peut être le commencement du ministère de Christ parce que Christ
n'a commencé son ministère qu'après la Pâque de 28 CE, quand Jean le Baptiste a
été mis en prison (Matthieu 4:12-17; Marc 1:12-14; Jean 3:23-24). Il a prononcé
ces paroles en Galilée, mais après sa tentation et avant la Pâque et avant que
Jean ait été mis en prison. Luc 3:18-20 a une référence au fait que Jean est en
prison mais c'est une insertion au récit du texte. La mention de
l'emprisonnement n'est pas dans le texte comme un indicateur de temps, mais
plutôt dans le sens d'une action complète future. La séquence est comme un
récit englobant les nombreux actes de Jean et son ministère, car il a précédé
le Messie et son ministère, bien qu'ils se soient chevauchés au niveau des
détails. L'activité dans Luc 4:1-20 est après sa tentation et avant le miracle à
Cana et avant qu'il ait choisi ses apôtres et qu'il soit allé à Jérusalem
pendant la période de la Pâque, du 1er Nisan et processus de
Sanctification jusqu'à la fin de la période (voir l'étude La Sanctification du Temple de
Dieu [241]).
Ainsi, la Lecture d'Ésaïe a eu lieu dans une année
de jubilé, s'il est comparé avec le
temps dans Ézéchiel et la Bible Naves Topical se réfère à ces textes comme faisant référence au Jubilé (voir
Jubilé, p. 755). C'est aussi l'Année de la Liberté (ibid, voir Ézéchiel 46:17). Donc, Christ a proclamé le Jubilé en 27
CE, avant le commencement de l'année, le 1er Nisan, et après les
activités de Jean le Baptiste et son baptême et le procès de Satan lors de la
tentation dans le désert. Son ministère a alors commencé dans la première année
du dixième jubilé depuis la restauration d'Esdras et de Néhémie. Si sa
restauration suivante commence à partir du jubilé de 2027/28, la restauration
millénaire de 2028 commencera la cinquantième période de jubilés ou le
jubilé des jubilés depuis cette restauration et après quarante jubilés dans
le désert depuis le Messie. Le Messie arrivera avant le jubilé de 2027/8 car le
temps sera abrégé (voir l'étude Le Signe de Jonas et l'Histoire de la
Reconstruction du Temple [013]). Ce texte concernant
le Messie est de la sorte le deuxième témoin relatif à Ézéchiel et confirme que
les commentaires et les périodes de temps dans Néhémie étaient à propos du
système Sabbatique et du Jubilé.
La loi doit être lue durant l'année Sabbatique et
ce, conformément à Deutéronome 31:9-12. Cet événement a lieu à chaque septième année,
soit l'année Sabbatique. Comment pourrions-nous réconcilier cette contradiction
apparente dans les textes bibliques ? La réponse se trouve dans le texte à
Néhémie et Esdras. Il y a deux fêtes des Tabernacles mentionnées dans Esdras.
Une est à Esdras 3:4-6. Le texte dit qu'ils ont observé les Tabernacles et les
Nouvelles Lunes, mais que les fondations du temple n'étaient pas posées (le
verset 6). Nous savons d'après les lettres araméennes dans le papyrus
d'Éléphantine que Darius II a ordonné une Pâque en 419 BCE. C'était antérieur
aux donations faites pour la dédicace du Temple dans la cinquième année
(apparemment de Darius II) (réf. J.B. Pritchard The Ancient Near East... (L'Ancien Proche-Orient...), Vol. 1, Princeton, 1958, p. 278-279). Ainsi,
les fêtes étaient observées et Esdras a noté que Juda a observé les Tabernacles
avant l'achèvement du Temple, pratiquement dès leur retour et bien avant cette
lecture de la Loi aux Tabernacles.
Comment pourrions-nous réconcilier les deux textes
et la séquence dans Néhémie ? La réponse se trouve dans la séquence du temps
trouvée dans Néhémie. D'une lecture superficielle du texte de Néhémie, il
semble que la construction du mur a commencé dans la vingtième année
d'Artaxerxès, après qu'il a publié le décret en Nisan. C'était ainsi en
mars/avril de 385 BCE. Le fait est qu'il a été achevé en cinquante-deux jours,
soit le vingt-cinqième jour du sixième mois (appelé Elul). En conséquence, la
construction a commencé le cinquième mois, le deuxième ou troisième jour du mois.
L'intervalle n'est pas de quelques mois. Il touche
à la période de temps entre Nisan de la vingtième année d'Artaxerxès II, en
385, quand Néhémie a été fait gouverneur, et la Lecture. Le texte commençant à
Néhémie 5:14 a une référence aux douze ans suivants jusqu'à la Trente-deuxième
année. Donc, les activités reliées à la Lecture de la Loi pourraient être
arrivées dans la période intervenante jusqu'à la Trente-deuxième année
d'Artaxerxès II qui est l'année du jubilé commençant à la Fête des Trompettes
du jubilé, selon le calendrier civil babylonien, et c'est, en fait, ce qui est
arrivé.
La vingtième année d'Artaxerxès II a commencé en
septembre/octobre ou au Nouvel An du Calendrier Civil babylonien, le mois de
Teshritu ou Tishri qui est préservé dans le nom du Calendrier juif; le mois
des débuts de l'année 386 BCE. La demande a été faite et le consentement
d'Artaxerxès a été donné en Nisan ou Nisanu de 385, au milieu de la
vingtième année babylonienne.
Bullinger soutient qu'il y a eu un espace de plusieurs
années entre les événements à Néhémie 7:73 et ceux à Néhémie 8:1 que nous
considérerions pour être arrivés dans la période postérieure. C'est le cas ou
les événements mentionnés à Néhémie 7:4 et 7:73 recouvrent la même période
prolongée de temps. Il se peut que la deuxième alternative soit le cas et que
les événements à Néhémie 7:73 se réfèrent à l'établissement de la nation en
préparation pour les assignations et les restaurations sous le jubilé, ce
septième mois, comme nous le verrons.
La Trente-deuxième année d'Artaxerxès II a commencé
le 1er octobre 374 BCE, qui était le septième mois du Calendrier
Sacré, mais la fin de l'année pour des buts de jubilé et le temps de sonner le
Jubilé aux Expiations, cette année-là. La Trente-troisième année a commencé au
septième mois de 373/2. Ainsi, la Trente-deuxième année d'Artaxerxès II a
commencé durant l'année du neuvième Jubilé avant le ministère du Messie. La
Lecture de la Loi pourrait avoir eu lieu soit dans la Quarante-neuvième année,
l'année Sabbatique, soit dans l'année du Jubilé en soi. Nous verrons qu'elle a
eu lieu dans l'année du Jubilé. Le compte rendu de l'événement par Néhémie a
été fait dans la douzième année, apparemment juste avant le 1er
Nisan de l'année suivante, soit 373 BCE. Nous examinerons les calendriers
ci-dessous.
Le texte dans le chapitre 5 de Néhémie parle de la
rédemption de leurs gens et ainsi, il semble que la rédemption des gens soit
faite dans la période subséquente à la construction. C'est une période de
restauration trouvée dans un jubilé (voir Néh. 5:8-11).
Le chapitre 6 de Néhémie retourne ainsi à une
période longtemps avant les activités du chapitre 5 qui semblent être dans la
restauration du jubilé pendant la Trente et unième année et le début de la
Trente-deuxième année d'Artaxerxès II. L'harmonie des activités est dans la
Table en annexe.
Dans la Companion Bible, Bullinger se rend
correctement compte que ces activités autour de la lecture de la loi touchent à
l'année Sabbatique, mais son harmonie à l'Annexe 58 de la Companion Bible est complètement fausse, comme une comparaison avec l'Annexe le
montrera.
Les dates données dans la Soncino pour les
activités des douze années de Néhémie (réf. Soncino, p. 213) sont en désaccord
même avec les autorités rabbiniques plus anciennes (voir Seder Olam Rabbah 30)
et leur avis que la mort d'Esdras vers 321 BCE est considérée comme étant
survenue la même année que celle d'Alexandre le Grand. Le commentaire semble
être une tentative de joindre les rangs des interprétations Protestantes
modernes et d'éviter la condamnation évidente du Judaïsme rabbinique faite par
la prophétie et la destruction de Jérusalem à la fin des soixante-dix semaines
des années de Daniel 9:25 (qui est mal traduit dans la KJV, mais non pas dans
la RSV ; voir la Soncino).
La fin de la Douzième année de Néhémie était dans
la Trente-troisième année d'Artaxerxès II qui a commencé, selon le calendrier
civil à l'Est, en octobre ou au septième mois, sous le système babylonien.
Néhémie avait achevé les activités dans la Trente-deuxième année quand il a
enregistré les activités, après les années du Sabbat et du Jubilé en 375/4 et
374/3 BCE compté des Expiations aux Expiations. Il a écrit après Tishri 374 et
apparemment avant Nisan en 373. Toute la restauration avait eu lieu quand il a
écrit.
Un autre facteur important est le temps de son
rappel à Babylone et son retour à Jérusalem. Néhémie enregistre à Néhémie 13:6b
qu'il est absent au cours de la période de la destruction ou de l'apostasie
d'Éliaschib.
Dans la Trente-deuxième année, il est revenu de
Babylone. Il avait été là quelque temps avec Artaxerxès. La formulation dans
Néhémie pourrait être interprétée comme indiquant qu'il n'était pas présent à
la lecture de la loi et la séparation de la multitude mélangée (Néh. 13:3-6).
Éliaschib était toujours le Souverain Sacrificateur et il avait établi Tobija
dans une chambre du Temple. On n'avait pas correctement pris soin des
sacrificateurs et ce n'est pas évident dans le texte du chapitre 8 à propos de
la Lecture de la Loi. Le texte indique plus probablement qu'il n'était pas
présent durant l'apostasie d'Éliaschib et qu'il est revenu pour cette
restauration. Avant cela de Néhémie 13:4 étant le sujet du texte quand
tout cela eut lieu du verset 6.
De cela nous comprenons, basé sur le calendrier
babylonien, que Néhémie doit être retourné à Babylone pour le Nouvel An. Il est
revenu quand il a entendu parler des problèmes à Jérusalem suite à la Lecture
de la Loi. Les gens étaient sans doute mécontents. Cela explique la raison pour
laquelle le Souverain Sacrificateur n'a pas lu la Loi et la restauration a été
laissée à Esdras, le Scribe, et plus tard mise en application par Néhémie, le
gouverneur. Nous verrons plus tard quelle était la séquence réelle.
La conclusion est que la loi a été lue et la
restauration a eu lieu dans l'année du Jubilé de 375/4-374/3 BCE, soit du
septième mois de l'année Sabbatique au septième mois de l'année du Jubilé.
D'après les registres, nous voyons que la Lecture
de la Loi a commencé aux Trompettes et continué le jour suivant. De cela, nous
pouvons déduire que les Trompettes sont tombées un vendredi cette année-là et,
de là, qu'elles ont été suivies par un Sabbat. Les Trompettes ne sont jamais un
festival de deux jour dans le texte de la Bible, sauf quand elles précèdent ou
suivent le Sabbat. Les dates de la fête et de la Lecture de la Loi confirment
cette proposition, comme nous le verrons.
Apparemment, au septième mois, la nation entière
était organisée, le temple était restauré et les sacrificateurs étaient en
place avec leurs vêtements (Néh. 7:73). Cela semble contredire le texte à
Néhémie 13:11. Peut-être que le temps des activités dans Néhémie 7:73 est antérieur
et l'intervalle entre les activités se trouve entre le chapitre 7 et le
chapitre 8 de Néhémie. Nous examinerons cela plus loin.
Néhémie 7:73 Les
sacrificateurs et les Lévites, les portiers, les chantres, les gens du peuple,
les Néthiniens et tout Israël s'établirent dans leurs villes. Le septième mois
arriva, et les enfants d'Israël étaient dans leurs villes.(LSG)
Ainsi, la Lecture a lieu plus tard. Israël avait
apparemment été organisé pour cet événement. Les explications de ce texte sont
assistées en se référant aux commentaires rabbiniques.
Néhémie 8:1-18 1Alors tout le
peuple s'assembla comme un seul homme sur la place qui est devant la porte des
eaux. Ils dirent à Esdras, le scribe, d'apporter le livre de la loi de Moïse,
prescrite par l'Éternel à Israël….
La restauration de la nation était essentielle pour
la restauration de la loi en entier. La Soncino commente le verset 1 :
Avec les murailles achevées et un sentiment de sécurité
nationale restauré, les leaders prennent des mesures pour établir la
consolidation nationale en exposant au peuple le Code Divin auquel leur
existence collective était liée.
Le terme hébreu traduit place est, en
réalité, large place. La Soncino commente qu'il "peut s'agir de la
même place qu'à Esdras 10:9 que l'on dit être devant la maison de Dieu
entre le mur oriental et la partie du sud-est du Temple".
Il est considéré qu'Esdras, le scribe et le
sacrificateur, a été le fondateur du Keneseth Haggedolah ou la Grande
Assemblée qui aurait formé la liaison entre les prophètes et les premières
écoles des rabbins (voir Soncino, n. à v. 1). Cette vue est nécessaire parce
qu'il n'y a aucune liaison directe ou autorité dans le temps pour les systèmes
Pharisaïques ou Rabbiniques.
La Soncino soutient que le fait qu'Esdras n'ait pas
été inclus dans la liste de ceux qui ont reconstruit le mur signifie qu'il
était trop vieux pour le travail dur. Cela peut à peine avoir été le cas s'il
est mort en 321 BCE selon les traditions. On lui a donné le décret pour le
ravitaillement des Lévites et la rénovation du Temple dans la septième année
d'Artaxerxès II. Le Temple avait été là depuis sa construction dans la sixième
année de Darius II, mais sans son plein attirail. Il n'a pas eu tous les
vêtements des sacrificateurs (Néh. 7:70-71), avant cette période finale menant
aux événements de la Trente-deuxième année d'Artaxerxès. La Soncino semble
hésiter entre le record ancien et les versions Protestantes modernes et échoue
à expliquer le problème, comme les commentaires préliminaires à propos du
verset 1 l'indiquent (voir aussi l'étude Le Signe de Jonas et l'Histoire
de la Reconstruction du Temple [013]).
Il n'y a aucune indication du tout qu'Esdras soit
d'un âge avancé ici. Il n'était certainement pas le Souverain Sacrificateur.
Pour cette raison, il est spéculé qu'il peut avoir été de retour à Babylone au
cours de cette période de la construction du mur (réf. Soncino). Quel que soit
le cas, il était dans une position de sacrificateur, d'enseignant et de scribe
de la loi pour exécuter cette fonction. Il semble avoir assumé le rôle de
leader de fait quand Éliaschib a été en défaveur à cause de sa profanation du temple.
Ce que nous voyons ici est une révolution
religieuse où le Souverain Sacrificateur et son personnel avaient laissé tomber
les gens et la restauration se produisait sans eux en l'absence du
Tirshatha ou gouverneur qui était à Babylone, mais avec sa connaissance
(voir Néh. 13:4-5, 6-7). Il semble qu'il était absent. Selon Néhémie 13:6, il
semble qu'au début de la Trente-deuxième année, il a demandé la permission de
retourner à Jérusalem, probablement pour la restauration religieuse pour
restaurer le Temple et ce, après les problèmes mentionnés sous Éliaschib
jusqu'à ce temps. Il est néanmoins enregistré qu'il a personnellement contribué
une somme d'argent substantielle et des marchandises pour la restauration et la
rénovation du Temple et du sacerdoce. C'était en octobre 374 du Nouvel An
babylonien, puisque le Nouvel An babylonien suivant de Teshritu ou Tishri a
commencé la Trente-troisième année d'Artaxerxès II. Toute l'activité avait été
achevée avant le septième mois ou Tishri de 373. Nous pourrions assumer de
ci-dessous que Néhémie est retourné en Tishri, avant les Tabernacles et
apparemment à temps pour la période des Trompettes. Ainsi Néhémie 13:6 doit
être conçu pour indiquer qu'il est retourné pendant la Trente-deuxième année et
la formulation est maladroite dans la traduction ou il y a une autre
explication.
2Et le sacrificateur Esdras apporta la loi
devant l'assemblée, composée d'hommes et de femmes et de tous ceux qui étaient
capables de l'entendre. C'était le premier jour du septième mois. 3Esdras
lut dans le livre depuis le matin jusqu'au milieu du jour, sur la place qui est
devant la porte des eaux, en présence des hommes et des femmes et de ceux qui
étaient capables de l'entendre. Tout le peuple fut attentif à la lecture du
livre de la loi…..
Le texte ici est littéralement avec la
compréhension pour entendre. Le concept n'est pas simplement "tous
sauf les enfants", comme la Soncino le voit, mais plutôt ceux qui ont la
capacité d'agir sur ce qu'ils entendaient et de l'intérioriser. La Bible
utilise ce concept d'entendre sans comprendre à propos des aveugles
spirituellement (voir Proverbes 20:12; 28:9; Eccl. 1:8; Ésaïe 33:15; Matthieu
13:13-15; Luc 8:10; Actes 28:26-27; Romains 10:17; Galates 3:2,5). Entendre est
de la foi.
Le terme Premier jour concernant les
Trompettes a la signification qu'il s'agit d'une activité de deux jours. Le
Premier Jour était la Fête des Trompettes et la Nouvelle Lune. Cet événement a
annoncé la restauration. Pouvons-nous fournir des preuves à l'appui du moment
en question et que pouvons-nous en apprendre ?
Les temps des Nouvelles Lune à Jérusalem pour 375
BCE ont été:
·
Le 12 septembre à 18h40, le
jour Julien 1584709
·
Le 12 octobre 18h05, le jour
Julien 1584739
Le premier jour du mois a donc été le 13 septembre
et le 13 octobre et, de là, le jour Julien suivant dans les deux cas.
1 Tishri a été le 13 septembre en 375 BCE. Cela a
commencé l'année du Jubilé jusqu'à ce qu'il soit sonné aux Expiations en 374
BCE.
Les temps des Nouvelles Lunes à Jérusalem pour 374
BCE ont été:
·
Le 1er septembre à
06h27, le jour Julien 1585062
·
Le 1er octobre à
06h29, le jour Julien 1585092
De là, d'après les lois standard, le 1er
Tishri a été le 1er octobre en 374 BCE.
Les calculs quant à 374 BCE déterminent un certain
nombre de questions très sérieuses cachées ou ignorées par les autorités
rabbiniques.
Il semble qu'il y a eu une politique plus ou moins
délibérée de dissimulation entre les autorités rabbiniques et le Christianisme
dominant pendant des siècles. La vraie situation enlève tout doute et prouve
que les deux côtés sont dans l'erreur et condamnés par leurs traditions. Cela
démontre cependant la fidélité du système Judaïque pour avoir gardé le Sabbat
et la semaine intacte au cours de la période entière.
La détermination du calendrier en se référant
uniquement à Tishri, déterminé par l'équinoxe, est démontrée comme étant fausse
ici. L'équinoxe tombe en septembre et, cette année-là, cela aurait placé la
Nouvelle Lune trop tôt en Nisan, selon les lois généralement admises du
calendrier quant à l'équinoxe en Nisan. Cependant, les Trompettes n'auraient
pas été un vendredi, mais un dimanche dans ce cas, ce qui serait beaucoup plus
problématique. Cependant, si les lois standards pour Nisan sont suivies ici,
telles que comprises par la première Église et telles qu'observées dans la
période du Temple, selon les lois des Sadducéens, et aussi par les Samaritains,
le 1er octobre devient ainsi les Trompettes et il tombe, comme nous
nous y attendrions d'après la formulation du texte, un vendredi. Cependant, il
y a un certain nombre d'autres fictions qui sont aussi détruites ici.
On comprend ainsi que la restauration a eu lieu
l'année du jubilé, au cours de la période du septième mois jusqu'au Dernier
Grand Jour et les restaurations ont été faites, comme nous nous y serions
attendus, conformément à la loi. Il semble, d'après le texte dans Néhémie,
qu'ils en sont venus à entièrement comprendre cette question seulement pendant
l'année Sabbatique et à la mettre en œuvre seulement le septième mois du Jubilé
lui-même et apparemment en opposition au Souverain Sacrificateur et à son
entourage. Cela explique aussi peut-être pourquoi le Temple est d'importance
secondaire à cette restauration, dans la Lecture de la Loi.
Il est démontré que le système d'ajournements est
faux car la Nouvelle Lune est arrivée à 06h29. Des Sabbats consécutifs sont
également impliqués. On voit ainsi que le système de conjonction était en
place, comme nous nous y attendrions de notre connaissance des systèmes
Sadducéens et Samaritains en opération à la fin de la période du Temple et du
Mishnah, quant aux Sabbats consécutifs et aussi à l'Expiation.
Donc, les activités indiquées ici dans Néhémie ont
rapport à la restauration et à ce que nous nous attendrions lors d'un Jubilé,
après une année Sabbatique. La préparation de l'année Sabbatique était reliée
au Jubilé et a marqué une grande période de restauration dans l'histoire
judaïque.
Le texte démontre qu'à cette occasion, les
Trompettes ont été suivies par un deuxième jour. La Bible est silencieuse à
propos d'un festival des Trompettes de deux jours et les Rabbins essayent
d'insinuer que c'était un Rosh Hashanah de deux jours pour justifier leurs
traditions. La Soncino dit que c'était Rosh Hashanah, le Nouvel An, un jour de
sainte convocation et cite Lévitique 23:24. Elle est cependant commodément
silencieuse à propos de la direction explicite de Dieu qu'Abib ou Nisan devait
être le début des mois et, de là, le Nouvel An en Israël (Exode 12:2). Rosh
Hashanah, le Nouvel An babylonien en Tishri, n'a pas été introduit avant la
période post-Mishnaique et ce, à partir du 3ème siècle après la mort
de Christ (voir Kohn, The Sabbatarians of Transylvania).
Le verset 3 dit qu'Esdras a lu la loi jusqu'à midi.
Cela ne doit pas être interprété que les gens n'ont pas continué après midi. La
Soncino soutient que c'est soit que les explications ont été continuées par
d'autres à partir de là ou il y a eu une pause en raison de la chaleur du midi.
Le texte continue à expliquer exactement ce qui est arrivé. L'estrade
mentionnée ici était, en fait, une estrade élevée sur laquelle se trouvaient
quatorze sacrificateurs.
4Esdras, le scribe, était placé sur une
estrade de bois, dressée à cette occasion. Auprès de lui, à sa droite, se
tenaient Matthithia, Schéma, Anaja, Urie, Hilkija et Maaséja, et à sa gauche,
Pedaja, Mischaël, Malkija, Haschum, Haschbaddana, Zacharie et Meschullam. 5Esdras
ouvrit le livre à la vue de tout le peuple, car il était élevé au-dessus de
tout le peuple; et lorsqu'il l'eut ouvert, tout le peuple se tint en place. 6Esdras
bénit l'Éternel, le grand Dieu, et tout le peuple répondit, en levant les
mains: Amen! amen! Et ils s'inclinèrent et se prosternèrent devant l'Éternel,
le visage contre terre. 7Josué, Bani, Schérébia, Jamin, Akkub,
Schabbethaï, Hodija, Maaséja, Kelitha, Azaria, Jozabad, Hanan, Pelaja, et les
Lévites, expliquaient la loi au peuple, et chacun restait à sa place. 8Ils
lisaient distinctement dans le livre de la loi de Dieu, et ils en donnaient le
sens pour faire comprendre ce qu'ils avaient lu…..
La séquence était que les gens se sont levés pour
la bénédiction et la loi a été ensuite lue et expliquée aux gens par les sacrificateurs
et les Lévites pendant la lecture (quelques noms apparaissent de nouveau dans
9:4 et 10:10 et suiv.). Le sens est compris comme étant à l'attention ou porter
attention à la lecture de la loi et ne pas parler (voir Job 32:16). Ainsi, ce
n'est pas simplement une question de lire la Torah, les cinq premiers livres de
la Bible, ou même seulement un, comme certains ont fait, à savoir le texte de
Deutéronome. On doit expliquer la Loi, précepte sur précepte, ligne sur ligne,
un peu ici, un peu là (Ésaïe 28:10-13). Ces préceptes de la Loi ont été compris
d'ailleurs, tel qu'expliqué par Moïse, comme nous voyons d'Hébreux 9:19.
Le Texte au verset 8 indique que tous les
sacrificateurs présents avaient accès à la loi et l'ont expliquée. Cela a
peut-être été fait par l'assignation de temps aux individus ou des sujets
spécifiques ont été répartis parmi les sacrificateurs.
9Néhémie, le gouverneur, Esdras, le
sacrificateur et le scribe, et les Lévites qui enseignaient le peuple, dirent à
tout le peuple: Ce jour est consacré à l'Éternel, votre Dieu; ne soyez pas dans
la désolation et dans les larmes! Car tout le peuple pleurait en entendant les
paroles de la loi. 10Ils leur dirent: Allez, mangez des viandes
grasses et buvez des liqueurs douces, et envoyez des portions à ceux qui n'ont
rien de préparé, car ce jour est consacré à notre Seigneur; ne vous affligez
pas, car la joie de l'Éternel sera votre force…..
Ce jour est décrit comme Saint et une fête du Seigneur.
Ce n'était donc pas le Sabbat hebdomadaire, qui n'aurait eu besoin d'aucune
explication, mais le premier jour était un jour de Fête. Allez, mangez des viandes grasses et buvez
des liqueurs douces, et envoyez des portions à ceux qui n'ont rien de préparé est une ordonnance quant aux fêtes et à l'approvisionnement des
pauvres. Néhémie est enregistré comme étant présent pour la Fête des Trompettes
et le texte à Néhémie 13:6 doit être vu pour indiquer qu'il est revenu de
Babylone pendant la Trente-deuxième année. Cela ne pouvait pas être l'année
suivante car il a dit la Trente-deuxième année. La Trente-troisième a commencé
à la Nouvelle Lune de Tishri 373 qui était le Nouvel An babylonien. Néhémie
indique que tout est arrivé dans la Trente-deuxième année et, pour harmoniser
les deux textes, il a dû revenir pour Tishri de 374. Il serait revenu pour cet
événement très important et son support avait évidemment été obtenu
précédemment. Il déclare qu'il n'avait pas été là pendant les événements qui
ont précédé la Trente-deuxième année.
Donc, il y a trois alternatives entourant les
événements et les textes concernant les Trompettes de 374 BCE.
1. L'alternative probable est que Néhémie est revenu pour les Trompettes et
la Restauration. Le reste du texte semble indiquer aussi ce fait.
2. Alternativement, le Livre de Néhémie, son texte, pourrait l'avoir inclus
parce qu'il a envoyé sa contribution et ses ordres pour les approvisionnements
des sacrifices, tel qu'exigé par la Loi, mais il est lui-même arrivé le Jour
des Trompettes ou après les Trompettes et avant les Tabernacles et a été ainsi
inclus dans le registre des activités. Il était toujours le Tirshatha ou le
gouverneur, qu'il soit à Babylone ou à Jérusalem.
3. La troisième alternative est qu'il est arrivé à la séparation, après les
Tabernacles, et qu'il a ensuite établi le temple et il est mentionné dans le
texte par déférence. C'est une alternative qui pourrait être interprétée à
partir du texte à Néhémie 13:3-6 lorsque lu de façon isolée et en tenant compte
qu'il était là quelques jours dans la Trente-deuxième année. Cependant, lorsque
lu en conjonction avec le chapitre 7, il semble que le chapitre 13 obscurcit
l'intention lorsqu'il est interprété de cette façon.
Le calendrier est cependant exact pour déterminer
le mois et l'année et il ne laisse aucune place pour l'erreur. Cela ne peut pas
être l'année précédente qui commence de l'année civile à Babylone et l'année
suivante commence aux Trompettes, selon le calendrier Civil des Babyloniens
importé en Judée par la populace et adopté par les Pharisiens et par les
traditions Rabbiniques postérieures héritées d'eux.
Si la période de temps a été prise de Nisan à Nisan
par déférence pour le temps biblique,
les activités ont alors eu lieu de mars à octobre en 374 BCE et il n'y a aucun
problème du tout. Bernard Grun (The Timetable of
History (Le Calendrier de
l'Histoire), 3ème édition, Touchstone, 1991, p. 14) enregistre la mort de Darius II en 405 BCE, appuyant
cette affirmation; (voir W. Stein, Kulturfahrplan). C'est, en fait, la
solution réelle et cela a des conséquences de grande envergure pour le système
Rabbinique. La position actuelle du gouvernement égyptien est que Darius II
était mort au printemps de 404 BCE (Ministère égyptien du Tourisme http://www.touregypt.net/index.htm).
Le Dictionnaire Classique d’Oxford ("Artaxerxès II",
3ème éd., 1996, p. 182; voir P. Briant, De Cyrus à Alexandre,
1996) établit le règne d'Artaxerxès de 405/404 à 359/358. La solution est très
simple et très importante pour le Judaïsme moderne, le Christianisme et
l'Islam.
Le Calendrier Civil babylonien n'a pas été utilisé
dans les références d'Esdras et Néhémie. C'est ce à quoi on s'espérerait dans une
vraie restauration religieuse. Les références sont à l'année Sacrée commençant
en Nisan. Les périodes de temps sont toutes basées sur Nisan à Nisan et, de là,
l'année commençait en Nisan et les références dans Néhémie ont rapport à
Néhémie retournant au début de la Trente-deuxième année, en comptant à partir
de son appropriation à la mort de son père Darius II. Néhémie est retourné un
jour ou l'autre après le 1er Nisan et à temps pour préparer le
temple et participer aux Festivités, comme Esdras l'a enregistré. C'était une
vraie restauration de Dieu.
Les implications de ce fait sont d'une grande
envergure, en effet. Cela explique probablement pourquoi les dates de son
appropriation et les détails sont si mal exposés par le Judaïsme et le
Christianisme également. Cela démontre que le calendrier babylonien et le
Nouvel An babylonien sont une caractéristique de la période post-temple du
Judaïsme rabbinique hérité des rabbins babyloniens. Leur système de calendrier
n'a aucun rapport et n'a jamais eu un rapport avec le vrai système du Temple.
Pour cette raison, le Judaïsme est en accord avec le système Protestant et
essaye de placer la construction du Temple et la prophétie de Daniel dans le
règne de Darius I, au lieu de Darius II, malgré l'indication claire du Livre
d'Esdras et l'indication des premiers écrits rabbiniques, qui font d'Esdras un
contemporain d'Alexandre le Grand, les deux étant morts en 321 BCE. Le fait de
la question est que le système de calendrier Hillel et le Rosh Hashanah sont
une fabrication anti-biblique du Judaïsme Rabbinique babylonien et ils n'ont
aucun rapport avec le système de la Bible, tel que restauré ici par Esdras et
Néhémie, et utilisé pendant la période du Temple. Rosh Hashanah et ce
calendrier sont autant païens que les dieux grecs placés avec lui dans le
temple par Antioche Épiphanes. C'était ce faux système d'adoration à Jérusalem
dans le Temple qui a rendu nécessaire la construction par Onias IV du Temple à
Héliopolis, conformément à l'instruction de Dieu à Ésaïe 19:19.
Les gens à la Restauration d'Esdras et de Néhémie
ont pleuré parce qu'ils n'avaient pas suivi les lois de Dieu et ils n'avaient
pas observé les lois bien qu'il soit enregistré qu'ils avaient observé la fête
des Tabernacles et la Pâque (voir Esdras 3:4). La réaction ressemble à celle de
Josias dans 2Rois 22:11,19. Le devoir du prince est de fournir les sacrifices à
partir de l'impôt du Prince. C'est donc probablement Néhémie, comme Tirshatha
(ou gouverneur), qui parle au verset 10 (contrairement à l'affirmation de la
Soncino).
11Les Lévites calmaient tout le peuple, en
disant: Taisez-vous, car ce jour est saint; ne vous affligez pas! 12Et
tout le peuple s'en alla pour manger et boire, pour envoyer des portions, et
pour se livrer à de grandes réjouissances. Car ils avaient compris les paroles
qu'on leur avait expliquées…..
Par leur étude et malgré leur chagrin à la
réalisation de leur négligence de la Loi, ils ont néanmoins trouvé de la joie dans
la Loi et la générosité de Dieu. Ils auraient dû lire la Loi à chaque année
Sabbatique et non pas, comme ici, seulement au Jubilé. Il n'y a aucun registre
d'un événement comparable ou d'une activité de type Jubilé dans les années
subséquentes. La Loi a été lue cette année-là et cela marque autant les
activités de la lecture que la restauration. Il devrait aussi être considéré
que la Loi est peut-être lue aux Tabernacles du Jubilé, au lieu, mais plus
probablement en plus, du début du Jubilé, au septième mois de la
Quarante-neuvième année, soit la Sabbatique.
13Le second jour, les chefs de famille de
tout le peuple, les sacrificateurs et les Lévites, s'assemblèrent auprès
d'Esdras, le scribe, pour entendre l'explication des paroles de la loi. 14Et
ils trouvèrent écrit dans la loi que l'Éternel avait prescrite par Moïse, que
les enfants d'Israël devaient habiter sous des tentes pendant la fête du
septième mois, 15et proclamer cette publication dans toutes leurs
villes et à Jérusalem: Allez chercher à la montagne des rameaux d'olivier, des
rameaux d'olivier sauvage, des rameaux de myrte, des rameaux de palmier, et des
rameaux d'arbres touffus, pour faire des tentes, comme il est écrit…..
Les espèces ici, comme le rameau de myrte ou
hadas shoteh, étaient distinctes du lulab ou le rameau de
palmier employé dans les cérémonies religieuses. L'olivier sauvage est
littéralement l’arbre à huile (voir Ésaïe 41:19; et Soncino).
Ce texte à propos des Tentes est trouvé à Lévitique
23:40. C'est donc la Torah qui a été lue et non pas juste Deutéronome.
16Alors le peuple alla chercher des rameaux,
et ils se firent des tentes sur le toit de leurs maisons, dans leurs cours,
dans les parvis de la maison de Dieu, sur la place de la porte des eaux et sur
la place de la porte d'Éphraïm. 17Toute l'assemblée de ceux qui
étaient revenus de la captivité fit des tentes, et ils habitèrent sous ces
tentes. Depuis le temps de Josué, fils de Nun, jusqu'à ce jour, les enfants
d'Israël n'avaient rien fait de pareil. Et il y eut de très grandes
réjouissances. 18On lut dans le livre de la loi de Dieu chaque jour,
depuis le premier jour jusqu'au dernier. On célébra la fête pendant sept jours,
et il y eut une assemblée solennelle le huitième jour, comme cela est ordonné.
(LSG)