Les Églises Chrétiennes de
Dieu
[165]
L'Immortalité [165]
(Édition
1.1 19960601-19980605)
Beaucoup de Chrétiens ont grandi avec le concept d'une Divinité
Chrétienne Trinitaire qui a été introduit plusieurs siècles après Christ et les
apôtres et ils l'ont accepté sans poser de questions et sans le vérifier dans
la Bible. Paradoxalement, la Bible n'enseigne pas la Trinité. Les apôtres n'ont
jamais même entendu le mot "trinité" et ils n'ont certainement jamais
enseigné une Divinité composée de trois parties. Un concept relié d'une
Divinité duelle co-éternelle a été introduit et propagé par Herbert Armstrong
au vingtième siècle. Cette étude examine la base de la doctrine binitaire (ou
plus exactement, dithéiste) d'Armstrong et la trouve déficiente. L'étude
soutient l'enseignement unitaire de la Bible, à savoir qu'il n'y a qu'un seul
vrai Dieu.
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(Copyright ã 1996, 1998 Wade Cox)
Tr. 2003, 2007
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L'Immortalité [165]
Le Christianisme moderne (à l'exception de ses théologiens) suppose que
la vue soutenue autant par le Trinitarianisme que la forme dithéiste du
Binitarianisme, à savoir que Christ est co-éternel avec le Père, est la vue
biblique. Le Binitarianisme cherche à affirmer que, bien que Christ soit
co-éternel avec le Père, il était d'une façon ou d'une autre subalterne et
ainsi un Dieu moindre, mais qui a néanmoins éternellement existé. D'après cette
logique, il était et il est ainsi un vrai Dieu, égal dans la Divinité avec
l'autre vrai Dieu à qui le statut de Père a été alloué. Il a assumé le statut
de Fils et ainsi il y avait à l'origine deux Dieux
qui ont éternellement existé ou depuis l'éternité avant le début de la
création, spirituelle ou physique. Cette position est gardée très chèrement et
elle est défendue en ayant recours à la manipulation la plus extraordinaire des
mots clairs des textes.
De façon intéressante, cette position, que Christ est un Dieu
co-éternel, est attribuée à la première église par ceux qui la défendent d'un
point de vue laïc mais elle n'est pas celle des théologiens qui reconnaissent
que la première position de l'église était tout à fait différente, à savoir
Unitaire subordinationiste. Une grande partie de l'ignorance du Protestantisme
moderne entourant la question de l'immortalité de Christ provient de la
dépendance singulière sur la KJV (Version Autorisée du Roi James) en anglais
(la Louis Segond est une traduction française de la KJV) qui a été délibérément
mal traduite dans quelques textes pour obscurcir la vraie intention des versets
ou même pour insérer des contrefaçons évidentes dans les textes, soit dans la
traduction anglaise soit dans le Textus Receptus sur lequel elle est
basée, pour soutenir le point de vue Trinitaire (et, par extension, Binitaire
moderne).
Il est important de comprendre la façon que l'immortalité est conférée à
Jésus Christ pour comprendre comment cette même immortalité est conférée aux
élus. Pour examiner la question, nous examinerons d'abord les textes bibliques
d'un certain nombre de traductions. Après avoir établi les prémisses sur
lesquelles la Bible semble être basée, nous les évaluerons subséquemment en
rapport à la compréhension des premiers théologiens de l'église.
Ce qui émergera est que nous verrons que les apôtres étaient Unitaires.
C'est-à-dire ils ont cru qu'il n'y avait qu'un seul vrai Dieu. Ils ont cru que Christ n'était
pas le Seul Vrai Dieu, mais un produit du Seul Vrai Dieu, et que le Seul Vrai
Dieu est autant le Père de tous que le Seigneur de tous. Nous verrons que la
position que Christ a est une position déléguée qui provient de l'amour
constant du Père. Les élus partageront cette position qui implique
nécessairement l'immortalité, de la même manière que Christ partage
l'immortalité et le pouvoir de Dieu. Nous verrons que c'était la vue des
prophètes et des premiers anciens de l'église, qui étaient les disciples des
apôtres, que l'humanité deviendrait des élohim, comme Christ a été oint un
élohim par son élohim qui est le Seul Vrai Dieu. Nous verrons que cette
position est la vraie base du Monothéisme.
Ce point est clairement exposé par les apôtres. Jean est clair (Jean
17:3 et 1Jean 5:20).
Jean 17:3 Or, la vie éternelle, c'est qu'ils te
connaissent, toi, le seul vrai Dieu, et celui que tu as envoyé, Jésus Christ. (LSG)
On voit les prémisses faites ici comme étant :
·
Le sujet est la vie éternelle. La vie éternelle est de ce fait conférée
à partir d'une base.
·
La base est qu'ils (les élus ou ceux qui recherchent la vie éternelle)
connaissent le Seul Vrai Dieu et Jésus Christ qu'Il a envoyé.
·
Les mots clairs du texte distinguent deux êtres. Le premier est le Seul
Vrai Dieu. Le deuxième est Jésus Christ qu'Il a envoyé.
De ce texte, nous pouvons déduire la chose suivante :
·
La vie éternelle dépend d'une connaissance du seul vrai Dieu et de Son
délégué ou messager;
·
Ce délégué est Jésus Christ;
·
Jésus Christ n'est pas le seul vrai Dieu; et
·
Ne pas comprendre la différence entre le seul vrai Dieu et Son messager
Jésus Christ ou confondre la question de l'existence de plus d'un seul vrai
Dieu implique une connaissance inadéquate suffisante pour disqualifier le
candidat de la vie éternelle. C'est l'implication, puisque la vie éternelle est
le sujet de la phrase et la connaissance des deux entités et de leur statut est
le conditionnel, c'est-à-dire la vie éternelle dépend de cette connaissance.
Le point principal de ce texte consiste aussi en ce qu'il n'y a qu'un
seul Vrai Dieu. Christ n'est pas de
ce fait un vrai Dieu.
Est-ce que ce point est accidentel ? Apparaît-il ailleurs et est-il
appuyé par d'autres textes ? Que pourrions-nous en déduire ?
1Jean 5:20 Nous savons
aussi que le Fils de Dieu est venu, et qu'il nous a donné l'intelligence pour
connaître le Véritable; et nous sommes dans le Véritable, en son Fils Jésus
Christ. (LSG)
La formulation de ce texte, parmi d'autres, a été utilisée pour
démontrer le fait que Christ n'est pas le Seul Vrai Dieu, tant par la première
Église que par l'Église Unitaire du Moyen Âge et de la Réformation. De fausses
interprétations lui ont été données pour essayer d'affirmer l'utilisation de
l'article, c'est-à-dire Le Dieu comme
s'appliquant à Jésus Christ dans le texte grec. Au cours des siècles, le
Nouveau Testament a seulement utilisé l'article défini lorsqu'il se référait à
Dieu le Père, comme Le Dieu. Ce texte
de 1Jean 5:20 a été mal traduit pour qu'il puisse être déduit que l'article
défini fait référence à Christ. Les compilateurs du commentaire de Heydock de
1851 de la Douay-Reims, une version
anglaise de la Bible, ont mentionné une telle réfutation des Unitaires de
l'Europe de l'Est, de temps en temps appelés Sociniens par les Catholiques, durant la période de la Réformation.
La Douay-Reims a été compilé de toute façon de la Vulgate (voir n. à 1Jean 5:20
dans le commentaire de Heydock).
La Bible de Jérusalem donne une traduction plus claire du texte.
Nous savons aussi que le Fils de Dieu est venu,
et nous a donné le pouvoir
de connaître le vrai Dieu.
Nous sommes dans le vrai Dieu,
comme nous sommes dans [S]on Fils, Jésus Christ.
C'est le vrai Dieu,
c'est la vie éternelle.
Le verset 21 dit :
Petits enfants prenez garde aux faux dieux.
Ce concept, à savoir que le Vrai Dieu est la vie éternelle, est répété
ici. Christ est distinct ici du vrai Dieu. Il est désigné comme le Fils de
Dieu. Nous sommes dans le vrai Dieu comme nous sommes dans le Fils de Dieu.
Donc, nous sommes autant dans le Père, qui est le vrai Dieu que dans Son fils
qu'Il a envoyé. Inversement, nous verrons qu'ils sont aussi en nous.
Christ prend soin, par l'entremise de Jean, de faire ce point parce que
c'est Jean qui a dû avoir affaire à l'hérésie qui a essayé d'élever Christ à
une modalité co-éternelle avec Dieu. Elle est devenue le signe avant-coureur du
Trinitarianisme et de son prédécesseur incohérent, le Binitarianisme.
Cependant, aucune de ces vues n'a été celle des anciens ou des membres de
l'église apostolique ou des disciples au deuxième siècle.
Le concept du seul vrai Dieu est tiré du Shema (Deut. 6:4).
Shema Yishroel Jehovah
Elohenu Jehovah Ehad
C'est traduit Écoute Israël !
L’Éternel notre Dieu est le seul Éternel. Les Trinitaires doivent extraire
ce qu'ils peuvent de ce texte. Ils prétendent que le mot pour Dieu ici est
Élohim, ce qui n'est pas le cas. Le mot Elohenu est un dérivé singulier
d'Éloah. Élohim est un dérivé pluriel du singulier Éloah. Elohenu, comme dérivé
singulier, ne peut pas être associé à Élohim.
Éloah est le Père (Prov. 30:4-5; voir les Interlinéaires). Éloah est
l'objet de l'adoration dans le Temple pour qui il a été construit (Esdras 4:24
à 7:24). Esdras a établi le culte dans la maison d'Éloah à Jérusalem et établi
des magistrats et des juges en Israël et dans les pays au-delà de la rivière pour juger ceux qui connaissent la
Loi d'Éloah (Esdras 7:25-28).
Le Premier Commandement sous ses sept principes et le Shema sont
examinés dans l'étude Le Premier
Commandement: le Péché de Satan [153].
Tel que noté dans l'évangile de Jean, Christ explique la manière que
l'immortalité lui est conférée par le Père. C'est logiquement nécessaire que
cela ait dû être expliqué pour que nous puissions le comprendre afin de nous
qualifier pour l'immortalité. Le texte dans Jean 5:17-47 contient un certain
nombre de prémisses significatives. Le premier point traite du statut de fils
comme égalité.
Jean 5:17-18 Mais Jésus leur répondit: Mon Père agit
jusqu'à présent; moi aussi, j'agis. 18A cause de cela, les Juifs
cherchaient encore plus à le faire mourir, non seulement parce qu'il violait le
sabbat, mais parce qu'il appelait Dieu son propre Père, se faisant lui-même
égal à Dieu. (LSG)
Le premier point consiste en ce que les Juifs ont considéré qu'il
s'était fait égal à Dieu en prétendant que Dieu était son Père. C'est la même
accusation qui est faite aux élus quand ils déclarent que la Bible les destine
à devenir des élohim (selon Zach. 12:8).
Zacharie 12:8 En ce jour-là, l'Éternel protégera les habitants
de Jérusalem, Et le faible parmi eux sera dans ce jour comme David; La maison
de David sera comme Dieu, Comme l'ange de l'Éternel devant eux. (LSG)
Zacharie 12:8 montre que l'élohim d'Israël est l'Ange de Jéhovah. Cet
ange ou élohim est à la tête de la maisonnée du roi. Le texte développe celui
de Genèse 48:14-16.
Genèse 48:14-16 Israël étendit sa main droite et la posa
sur la tête d'Éphraïm qui était le plus jeune, et il posa sa main gauche sur la
tête de Manassé: ce fut avec intention qu'il posa ses mains ainsi, car Manassé
était le premier-né. 15Il bénit Joseph, et dit: Que le Dieu en
présence duquel ont marché mes pères, Abraham et Isaac, que le Dieu qui m'a
conduit depuis que j'existe jusqu'à ce jour, 16que l'ange qui m'a
délivré de tout mal, bénisse ces enfants! Qu'ils soient appelés de mon nom et
du nom de mes pères, Abraham et Isaac, et qu'ils multiplient en abondance au
milieu du pays! (LSG)
Donc l'élohim d'Israël était l'Ange de la Rédemption. C'est examiné dans
les études L'Ange de YHVH [024]
et La Déité de Christ
[147]. Cette position a été celle des apôtres et de leurs
disciples, comme nous le verrons.
Les Psaumes montrent que l'élohim d'Israël était un élohim subalterne.
Psaume 45:6-7 Ton trône, ô Dieu, est à toujours; Le sceptre
de ton règne est un sceptre d'équité. 7 Tu aimes la justice, et tu
hais la méchanceté: C'est pourquoi, ô Dieu, ton Dieu t'a oint D'une huile de
joie, par privilège sur tes collègues. (LSG)
Le texte dans Deutéronome montre que l'élohim d'Israël, qui était Jéhovah,
a reçu Israël comme sa portion quand le Dieu Très Haut a divisé les nations
entre les fils de Dieu (RSV; beny eliym
MMM) ou les anges de Dieu (aggelon theou,
LXX). Ce texte a été changé par les Sopherim un jour ou l'autre après Christ
dans ce qui est maintenant le Texte Masorétique (voir la Companion
Bible et la Soncino pour le texte modifié).
Les élohim étaient donc les fils de Dieu. Ils avaient accès au trône
avant et après la création physique. Il y avait de multiples Étoiles du Matin
dans ce groupe et Satan était un des fils de Dieu (Deut. 32:8 (RSV); Job 1:6;
2:1; 38:4-7). Les élohim formaient un conseil (voir The Psalms: Their Origin and
Meaning (Les Psaumes : Leur Origine et Signification) par Sabourin SJ, Alba
House, New York, p. 72-74 pour une analyse de ce concept). On trouve ces textes
dans Psaume 82:1,6; 86:8; 95:3; 96:4-5; 97:7,9; 135:5; 136:2; 138:1.
L'élohim d'Israël a été élevé au-dessus de ses collègues (Psaume
45:6-7). Les collègues étaient le conseil des Élohim. Cet élohim, mentionné
dans le Psaume, est identifié comme Jésus Christ à Hébreux 1:8-9.
Hébreux 1:8-9 Mais il a dit au Fils: Ton trône, ô Dieu est éternel; Le sceptre de ton
règne est un sceptre d'équité; 9Tu as aimé la justice, et tu as haï
l'iniquité; C'est pourquoi, ô Dieu, ton Dieu t'a oint D'une huile de joie
au-dessus de tes égaux. (LSG)
Nous pouvons établir à partir de ces textes que le Messie était le Grand Ange de Jéhovah qui était le deuxième
Dieu d'Israël. On le voit de l'utilisation de Jéhovah et son Jéhovih supérieur
ou Jéhovah des Armées. C'est compris par le traitement des termes 3068 et 3069
dans le Dictionnaire Hébreu de Strong. Les termes n'étaient jamais prononcés et
DHS 3068 est traduit Adonai et DHS 3069 est traduit Élohim afin de ne pas
confondre les deux êtres. Les termes se référant à Jéhovah et à son supérieur
Jéhovah des Armées sont trouvés, par exemple, dans Zacharie 2:8-9.
Zacharie 2:8-9 Car
ainsi parle l'Éternel des armées: Après cela, viendra la gloire! Il m'a envoyé
vers les nations qui vous ont dépouillés; Car celui qui vous touche touche la
prunelle de son oeil. 9Voici, je lève ma main contre elles, Et elles
seront la proie de ceux qui leur étaient asservis. Et vous saurez que l'Éternel
des armées m'a envoyé. (LSG)
Nous voyons ici que l'entité Jéhovah a été envoyée par Jéhovah des
Armées. Les deux sont des êtres distincts : Un est le messager, l'autre
est le Dieu suprême. Ce sens est évident ailleurs (voir aussi l'étude Les Élus en tant qu'Élohim
[001]).
Le texte dans Hébreux montre que Christ a été promu au-dessus de ses
collègues par son incarnation et son activité comme fils physique. Ce concept a
été développé dans le Livre d'Esther où Mardochée est une représentation du Messie (Esther 3:1;
5:11; 10:2) (voir
l'étude Commentaire sur Esther
[063]).
Dieu n'était pas préoccupé par les anges fidèles. Ils apprenaient par
leur fidélité dans l'exercice de leur ministère envers nous, comme esprits
gardiens. C'était avec les descendants d'Abraham qu'Il a été ensuite concerné.
En conséquence, le Souverain Sacrificateur a dû devenir comme l'un d'entre eux
pour les comprendre et les amener au salut.
Hébreux 2:16-18 Car assurément ce n'est pas à des anges qu'il
vient en aide, mais c'est à la postérité d'Abraham. 17En
conséquence, il a dû être rendu semblable en toutes choses à ses frères, afin
qu'il fût un souverain sacrificateur miséricordieux et fidèle dans le service
de Dieu, pour faire l'expiation des péchés du peuple; 18car, ayant
été tenté lui-même dans ce qu'il a souffert, il peut secourir ceux qui sont
tentés. (LSG)
La KJV traduit le texte par la
nature d'anges. La RSV traduit le texte ainsi :
Hébreux 2:16-18 Car sûrement ce n'est pas avec les anges qu'il est
concerné, mais avec les descendants d'Abraham. 17 Donc il a dû être
fait en tous points comme ses frères, pour qu'il puisse devenir un souverain
sacrificateur charitable et fidèle dans le service de Dieu, et faire
l'expiation pour les péchés des gens. 18 Car, parce qu'il a lui-même
souffert et qu'il a été tenté, il est capable d'aider ceux qui sont tentés.
(RSV)
La KJV essaye de faire paraître que Christ n'avait pas la forme des
anges. Cela a été fait par la manipulation de beaucoup de textes pour montrer
que Christ était d'une façon ou d'une autre un autre vrai Dieu, comme cela
avait été développé par les Athanasiens au Concile de Nicée en 325 EC et formulé
au Concile de Constantinople en 381 EC. Le texte d'Hébreux a été discuté en
détail à Nicée. Les Trinitaires étaient préoccupés par le concept que Christ
avait été créé et ils se sont battus contre la déclaration explicite dans
Hébreux que Christ a été fidèle à Celui
qui l'a fait. Ce texte a été traduit
fidèle à celui qui l'a établi en français à cause de la théologie
Trinitaire (Hébreux 3:2 - voir aussi Hébreux 1:2).
Hébreux 3:2 Jésus, qui
a été fidèle à celui qui l'a établi, comme le fut Moïse dans toute sa
maison.(LSG)
Le mot traduit établi est SGD
4160 poieo qui est fabriquer ou créer ou faire. C'est le
seul temps que ce mot est traduit ainsi. Le sens de la nomination de Christ est
trouvé dans Hébreux 5:5-10.
Hébreux 5:5-10 Et Christ ne s'est pas non plus attribué la gloire de devenir souverain
sacrificateur, mais il la tient de celui qui lui a dit: Tu es mon Fils, Je t'ai
engendré aujourd'hui! 6Comme il dit encore ailleurs: Tu es
sacrificateur pour toujours, Selon l'ordre de Melchisédek. 7C'est
lui qui, dans les jours de sa chair, ayant présenté avec de grands cris et avec
larmes des prières et des supplications à celui qui pouvait le sauver de la
mort, et ayant été exaucé à cause de sa piété, 8a appris, bien qu'il
fût Fils, l'obéissance par les choses qu'il a souffertes, 9et qui,
après avoir été élevé à la perfection, est devenu pour tous ceux qui lui
obéissent l'auteur d'un salut éternel, 10Dieu l'ayant déclaré (établi) souverain sacrificateur selon
l'ordre de Melchisédek. (LSG)
Christ n'a donc pas toujours été le Souverain Sacrificateur. Il a été nommé Souverain Sacrificateur par
Dieu après qu'il se soit qualifié. C'est la raison pour laquelle le Livre
d'Hébreux a été résisté par les Modalistes et ceux qui ont cherché à élever
Christ au niveau de vrai Dieu. Le Livre d'Hébreux a été enlevé du canon par
plusieurs qui ont cherché cela (voir l'étude
La Bible [164]
pour une explication du développement du canon). Bien qu'il fut un fils, il a
appris par ce qu'il a souffert et, ayant été perfectionné, il est devenu la
source du salut éternel pour tous ceux qui lui obéissent. Donc il n'était pas
la source du salut éternel jusqu'à ce que cela lui ait été conféré par le Père.
Aussi, le statut de fils est vu comme étant une particularité après
l'incarnation, selon Hébreux. Ainsi Christ a eu un statut élevé après sa
réduction et sa souffrance. Le sens de l'accusation de se rendre égal à Dieu en revendiquant le statut de
fils a été rejeté par les apôtres. Divers textes nient l'égalité de Christ à
Dieu et montrent son rapport avec le Père. Beaucoup de ceux-ci ont été changés
par les Trinitaires dans les textes anglais. Le sens de Philippiens 2:6 a été
changé significativement dans la KJV.
Philippiens 2:6 Qui, étant en forme de
Dieu, n'a pas vu cela comme un vol d'être égal à Dieu, (traduction de
la KJV)
On lui a donné le sens que Christ n'a pas considéré un vol d'être égal à
Dieu. Toutefois, le sens est que ce n'était pas une chose à saisir que d'être
égal à Dieu. Autrement dit, l'Armée déchue a voulu l'égalité avec Dieu. Christ
n'a pas fait ainsi, mais il est devenu obéissant jusqu'à la mort. Nous voyons
ce sens dans la RSV et d'autres textes (voir aussi le Nouveau Testament
grec-anglais Interlinéaire de Marshall).
Philippiens 2:6-11 lequel,
quoiqu'il
fut en forme de Dieu, n'a pas vu l'égalité avec Dieu comme une chose à être
saisie, 7mais il
s'est dépouillé lui-même, en prenant une forme de serviteur, en devenant
semblable aux hommes; et ayant paru comme un simple homme, 8il s'est
humilié lui-même, et il est devenu obéissant jusqu'à la mort, même jusqu'à la mort de la croix. 9C'est
pourquoi Dieu l'a grandement élevé, et lui a donné le nom qui est au-dessus de
tout nom, 10 pour qu'au nom de Jésus chaque genou fléchisse, au ciel et sur la terre
et sous la terre, 11 et chaque langue confesse que Jésus Christ est
Seigneur, à la gloire de Dieu le Père. (Traduction de la RSV)
Le Nouveau Lexique grec-anglais (New
Thayer’s Greek-English Lexicon) de Thayer
montre aussi la nature du mot développé comme saisi (SGD 725 harpagmos)
(p. 74).
Jean 1:1 a été malmené de la même façon (voir les études La Déité de Christ
[147] et aussi Le Premier
Commandement: le Péché de Satan [153]). La New
World Translation (Nouvelle
Traduction du Monde) essaye de rectifier la traduction avec Dans [le] commencement la Parole était et la Parole était avec Dieu et
la Parole était un Dieu. Le texte parle du Dieu (ton Theon) et d'un Dieu
(theos sans l'article défini). L'article indéfini doit être déduit ici dans le
grec. Nous examinerons maintenant ce texte plus entièrement. Le texte grec lit
:
W< •DP± µ< Ò
8`(@H,
En arche en ho logos,
Dans [?] commencement était la parole [ou l'énonciation divine],
6"4 Ò 8`(@H µ< BDÎH JÎ< 2,`<,
kai ho
logos en pros ton theon
et la parole était vers Dieu
6"4 2,ÎH µ< Ò
8`(@H
kai theos en ho
logos
et [un] dieu était la parole
ou :
et la parole était un dieu.
L'article défini est absent de la première clause En arche. C'est peut-être plus correctement dans un commencement. L'article défini est exprimé dans le grec
tandis que l'article indéfini est toujours déduit, étant absent dans le grec.
La préposition pros en grec signifie
vers. Elle ne signifie pas spécifiquement avec. Donc l'utilisation de base des
prépositions est : pros signifiant
vers, en signifiant dans et ek signifiant de (pro = auparavant, avant; meta = après; epi = en haut; huper =
sur; pepi = à propos de; eis = à l'intérieur de; appo = de (provenance); dia = par, à travers; hupo = sous; kata = en bas).
L'utilisation de pros ton theon ici, dans Jean 1:1,
signifie que la parole était vers ou avec le Dieu dans le sens que ce theos
a regardé vers ou était du côté de ou
était un subordonné loyal du Dieu. Ce
logos était aussi un dieu. Cette
signification est totalement inacceptable pour les Trinitaires. Le texte est de
ce fait traduit comme il l'est. Cependant, on peut voir les significations dans
un certain nombre de sources.
La Kingdom Interlinear
Translation of the Greek Scriptures (Traduction Interlinéaire du Royaume des Écritures Grecques) montre les
constructions mentionnées ci-dessus. Aussi le texte de Jean 1:1 peut être
comparé à d'autres textes grecs ayant la même construction. Un exemple de cela
dans la littérature grecque est trouvé dans l'œuvre de Xenophon (Anabasis, 1:4.6). Le texte est traduit Mais la place était un marché et il est
compris comme signifiant qu'il y
avait d'autres marchés; pareillement Jean 1:1 peut amener à déduire qu'il y
avait d'autres élohim ou theoi, ce que nous comprenons des Psaumes, etc.
L'Annexe de la Kingdom Interlinear Translation (Traduction Interlinéaire du Royaume) traite de ces textes et donne la liste
des traductions de Jean 1:1 des autres Bibles. The Complete Bible - An American Translation (La Bible Complète - une Traduction américaine)
traduit l'expression par divin, à savoir :
Dans le commencement la Parole existait. La Parole était avec Dieu et la Parole
était divine (la réimpression de 1943). Docteur James Moffatt traduit le
texte ainsi : Le Logos a existé au
commencement même, le Logos était avec Dieu, le Logos était divin (A
New Translation of the Bible (Une Nouvelle
Traduction de la Bible), éd. 1935). L'utilisation de theos incite ici ces traducteurs à utiliser le terme divin parce qu'il est clair que le theos mentionné dans le texte est distinct du ton theon ou ho theos qui est l'être le Dieu par opposition au Dieu qui est le logos. C'est le même
sens que Jean utilise dans 17:2-5 (en particulier au v. 3). La Kingdom
Interlinear soutient que le texte aurait pu être traduit par et la Parole était un dieu en cohérence avec l'utilisation de
Xenophon. Ils notent que le verbe copulatif
était et l'expression un dieu
forment l'attribut de la phrase. L'inférence de l'article défini pour que theos
s'applique au logos et pour que la phrase devienne et la Parole était Dieu, impliquant que le logos était le Dieu
avec qui la phrase déclare que le logos était, est linguistiquement irrationnel
et contre l'utilisation naturelle des mots du texte. Le Guide à la Grammaire du Testament Grec (Handbook
to the Grammar of the Greek Testament) de Green
soutient que la règle générale est que dans la phrase simple, le Sujet prend
l'article et l'Attribut l'omet. Les exemples fournis par Green pour
expliquer cette situation, comme la
parole est vérité, la parole était
dieu et Dieu est amour, sont
notés dans l'annexe de la Kingdom
Interlinear pour être une
admission fortuite que la Parole dans Jean 1:1 n'est pas le même dieu que le Dieu avec qui on dit que la parole est
(p. 1159).
À l'intérieur des règles de la langue, telles qu'identifiées, cela
semble être le cas. Docteur A. T. Robertson a déclaré que :
Dieu et amour ne sont pas des termes
convertibles, pas plus que Dieu et Logos ou Logos et chair... L'absence de l'article est ici
délibéré et essentiel pour la vraie idée (A Grammar of the Greek New
Testament (Une Grammaire
du Nouveau Testament Grec), p. 768; Voir The Kingdom Interlinear (Le Royaume Interlinéaire), ibid.).
L'avis de Robertson est appuyé par Dana et Mantey (Manual
Grammar (Grammaire
Manuelle), p. 140, voir le Kingdom Interlinear, ibid.). Les
listes de Robertson montrent que l'omission de l'article défini dans l'attribut
peut être, non pas selon n'importe quelle règle générale, mais pour un but
spécifique à l'extérieur de cette règle (ibid., p. 1159). Jean le fait souvent
(Jean 1:4,9,20,21,25,49; 3:28; 4:29,42; 5:35; 6:14,35,48,50,51,58,63,69;
7:26,40,41; 8:12; 10:7,9,11,14,24; 11:25,27; 14:6; 15:1,5; 18:33; 20:31; 21:24)
et les traducteurs insèrent souvent l'article indéfini avant le nom de
l'attribut (Jean 4:19,24,25; 10:33; 12:6).
Ainsi, de cette utilisation, aucune objection ne peut être soulevée à l'insertion de l'article indéfini un avant theos dans l'attribut de Jean 1:1 (voir ibid., p. 1160). Les diverses traductions donnent la même construction d'attribut avec theos, trouvé dans Actes 28:6, pas comme s'il était Dieu mais un dieu. Ainsi, les mêmes règles de Grammaire sont brisées et traduites entièrement à l'opposé dans ces deux textes par les traducteurs trinitaires (voir la KJV, la RSV, la LSG, la Version de Westminster (1948), la Traduction de Moffatt, An American Translation (Une Traduction américaine), la Traduction de Spencer (1946) (voir The Kingdom Interlinear, ibid.). La vraie idée serait que le Logos ou la Parole n'est pas Dieu ou le Dieu, mais le fils de Dieu. Il est par conséquent un dieu ou un élohim qui constitue le conseil de Dieu, étant formé de Ses fils. C'est le sens entier des Psaumes et de la structure des chapitres 4 et 5 d'Apocalypse. Jean qualifie la structure entière de l'évangile à Jean 17:3 et réitère la compréhension à partir de 1Jean 5:20. L'Écriture supporte entièrement cette vue et rejette de façon écrasante la traduction et l'explication trinitaire. C'était la vue de la publication The New Testament, in an Improved Version, upon the Basis of Archbishop Newcome’s New Translation: with a Corrected Text (Le Nouveau Testament, dans une Version Améliorée, sur la Base de la Nouvelle Traduction de l'Archevêque Newcome : avec un Texte Corrigé), Londres, 1808. Cette version a longtemps précédé Russell et les éditeurs du Royaume Interlinéaire (